dimanche 22 juillet 2018

Le jugement de mon père





Quelques jours après avoir publié ce billet, je suis allée boire un verre avec Gasparde. On a causé de tout un tas de trucs inoffensifs pendant deux heures: nos voyages, nos lectures, nos connaissances communes ou nos petits dégoûts. Puis, alors qu'on attendait patiemment au bar pour payer, elle m'a lancé sur un ton désinvolte: "Au fait, à propos ton billet de l'autre jour: tu as peur qu'il se passe quoi, au juste, si tu te montres plus vulnérable avec ton entourage? Pourquoi tu crois que les gens vont en profiter pour te faire du mal?". 

vendredi 20 juillet 2018

Les conversations absurdes #37


MOI: Tiens, il a poussé un demi-sachet de parmesan dans la boîte à fromage. 
CHOUCHOU: Oui, je viens de le sortir de mon cartable. 
MOI, méfiante: Est-ce que je veux savoir pourquoi tu te promènes avec un sachet de parmesan entamé? 
CHOUCHOU: Probablement pas. 
MOI: Très bien, parlons d'autre chose.

jeudi 19 juillet 2018

Revue de presse internet - juillet 2018






Faut-il aussi empêcher les animaux de se faire souffrir entre eux? Un article passionnant sur la notion de prédation.

La production de viande et de produits laitiers est plus polluante que l'industrie pétrolière - et elle contribue grandement au réchauffement climatique. (en anglais)

Violences contre les femmes: ras-le-bol du "torture porn" dans les séries télé.

C'est quoi le problème avec un corps féminin musclé?

Curiosité: tout ce qui a été retrouvé au fond d'un canal d'Amsterdam vidé par la municipalité, depuis des lances vieilles de plusieurs millénaires jusqu'à des jetons Pokémon.

Si jamais vous ne savez pas où aller manger en vacances: la liste des 50 meilleurs restaurants du monde

Maintenant, moi aussi, j'ai envie de faire le test pour savoir à quoi ressemble mon microbiome(en anglais)


mercredi 18 juillet 2018

La tasse est déjà cassée





Plus jeune, j'entassais religieusement les jolis objets, comme si mon appartement était un musée où je me devais de collectionner tout ce que je trouvais beau. Nul n'avait le droit d'y toucher de crainte que mes trésors ne s'abîment ou, horreur des horreurs, ne se cassent. Il me semblait qu'un petit bout de moi aurait disparu avec eux, un petit bout de moi qui devait être préservé à tout prix.

Puis la vie est passée par là.

mardi 17 juillet 2018

De la zone de confort et des coups de pied au cul qui nous en éjectent





J'avais prévu de consacrer mon mois de juin à la traduction d'un livre dont la VO n'était finalement pas disponible à ce moment-là, et ne le serait sans doute pas avant début juillet. Confrontée à la perspective d'un mois de chômage technique, j'ai paniqué et battu le rappel des troupes - autrement dit, j'ai contacté toutes les éditrices avec qui j'avais déjà travaillé pour leur demander si elles auraient quelque chose à me proposer en urgence. La réponse était non. Mais deux d'entre elles avec qui je m'entends particulièrement bien ont eu la gentillesse de parler de moi à leurs collègues. Résultat: avant la fin du mois, j'avais deux romans jeunesse au planning de mon été et, pour peu que je rende du bon boulot, l'assurance d'autres commandes à venir pour deux grosses maisons qui pratiquent des tarifs très satisfaisants. 

dimanche 15 juillet 2018

La semaine en bref #28





Lundi:
 Pas de nouvelles de l'essai envoyé vendredi. Je vois bien sur Instagram que mon éditrice a d'autres chats à fouetter, mais je suis sur des charbons ardents. 
Comme prévu, la fermeture de mon compte Hellocoton entraîne une baisse sensible de mes visites quotidiennes. Tant pis: pour parler marketing, l'utilisatrice-type de la plateforme telle qu'elle est aujourd'hui ne fait pas du tout partie de mon coeur de cible. Du coup, je me fends du premier billet intime assumé de ce qui devrait être une longue série. 
 Ce soir, on teste "Le bureau des légendes". La réalisation est... très française et assez convenue, mais j'apprécie l'absence d'esbrouffe qui la démarque des séries américaines du même type. On garde. 

vendredi 13 juillet 2018

Don de plasma: comment, pourquoi?





Le sang n'est pas le seul produit biologique que collectent les centres de la Croix-Rouge. Certains sont également équipés pour les dons de plaquettes ou de plasma, moins connus car plus longs à effectuer mais tout aussi nécessaires. Or en décembre 2017, un très beau centre a ouvert rue des Alexiens, à deux pas de chez mon coiffeur, dans un endroit facile à atteindre pour moi lorsque je suis à Bruxelles. J'avais donc décidé cet été de tester le don de plasma. J'ai fait une première tentative début juin. Mais comme j'étais inconnue de la Croix-Rouge belge (même si j'avais déjà une carte de l'Etablissement Français du Sang), j'ai dû commencer par effectuer un don de sang ordinaire pour qu'ils vérifient que tout allait bien chez moi. Et hier, j'y suis retournée pour faire enfin mon premier don de plasma. 

jeudi 12 juillet 2018

Les conversations absurdes #36


CHOUCHOU: Il faut que je trouve un truc à me mettre sur la tête. 
MOI: Une kippa? Un entonnoir? Un pot de fleurs? 
CHOUCHOU: Non, un chapeau. 
MOI: Ah. Ben tu as déjà ton bonnet pour l'hiver, et pour l'été, on peut te chercher une casquette ou... 
CHOUCHOU: Non, mais pas pour me protéger contre la pluie ou le soleil, pour porter à l'intérieur.
MOI, interloquée: A l'intérieur? 
CHOUCHOU, très ferme: A l'intérieur. 
MOI: ... 
CHOUCHOU: Pour le look, tu vois. J'en ai marre que mon crâne ressemble à un aérodrome pour mouches. 
MOI, avec une infinie patience: Chouchou, il n'y a qu'un type de gens qui portent des chapeaux en intérieur sans avoir l'air ridicule: les membres de la noblesse anglaise pourvus d'un vagin, à l'occasion des cérémonies officielles. Je suis navrée de t'informer que tu ne corresponds à aucun point de cette description. 
CHOUCHOU, buté: Je m'en fous, je veux un chapeau. 

EGALEMENT CHOUCHOU, plus tard, alors que je viens de lui signifier mon absence totale d'intérêt pour le prochain Robocop: Tu n'as vraiment aucun goût.

mercredi 11 juillet 2018

Resist! au Bozar





Partant de la fin des années 60, l'expo Resist! dresse un panorama des mouvements protestataires à travers le monde jusqu'à nos jours: la révolte étudiante en France au mois de mai 68, le printemps de Prague, le Cordobazo contre la dictature en Argentine, le mouvement Provo aux Pays-Bas, les manifestations anti-guerre du Vietnam  et la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis, pour arriver finalement à la campagne Remain anti-Brexit et à l'occupation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Elle se focalise beaucoup sur l'iconographie de la révolte, la manière dont les photographes  (essentiellement) choisissent de représenter cette dernière. Les documents nombreux et variés, parmi lesquels beaucoup de vidéos, occupent plusieurs très grandes salles où l'on peut circuler à son aise... et se casser le dos en tentant de lire titres et légendes écrits tout petit à hauteur des yeux d'un enfant de trois ans. 

Clairement, le thème est d'actualité. Ou devrais-je dire "reste d'actualité"? J'imagine que cette exposition est censée être inspirante. Pour ma part, elle a juste réussi à me déprimer. Cinquante ans - que dis-je, des siècles! qu'on proteste contre certains problèmes, et on n'est toujours pas sortis des ronces. L'esclavage puis la ségrégation ont été abolis, mais les personnes de couleur sont toujours considérées comme des citoyens de seconde zone et violentées voire abattues sans provocation par des policiers auxquels on se contente de donner une tape sur les doigts. Les droits (encore très insuffisants) qu'on tenait acquis pour les femmes sont remis en cause dans de nombreux pays dits civilisés. Le mariage pour tous gagne du terrain, mais les homosexuels demeurent des cibles jusque dans une ville soi-disant aussi tolérante que Bruxelles. Mais le pire de tout à mon sens, c'est la lutte des classes, LE domaine dans lequel la situation ne fait que s'aggraver d'année en année tandis que les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. 

Bref, une expo très intéressante, qui donne à réfléchir mais ne fait pas nécessairement du bien au moral. (Ni au dos ou aux yeux.) A la sortie, vous aurez l'occasion d'exprimer et d'afficher vos propres revendications sur un mur dédié. 





au Bozar jusqu'au 26 août 2018
Entrée tarif normal: 10€

mardi 10 juillet 2018

Redevenir humaine





Par défaut, je me méfie des gens que je ne connais pas. Je pars du principe qu'il y a de fortes chances qu'ils abusent de ma gentillesse ou cherchent à profiter de mes faiblesses. J'ai de très bonnes raisons "historiques" pour ça. A mes yeux, les autres sont avant tout des menaces, des dangers potentiels. Du coup j'ai, à dessein, choisi un métier extrêmement solitaire, et ça fait 25 ans que je limite mes rapports humains au maximum. Une fois de temps en temps, j'apprends à connaître quelqu'un d'intéressant sur internet, et je finis par me sentir suffisamment en confiance pour avoir envie de le rencontrer en vrai. Mais même à ceux que je considère comme mes proches, je ne dévoile pas tout. Pas tous les faits, et surtout, pas tous les sentiments qui les accompagnent.

dimanche 8 juillet 2018

La semaine en bref #27





Lundi:
★ Après un mois de glandouille pour cause de vacances et de chômage technique, je suis soulagée de reprendre le boulot (et de me rendre compte que, ça va, je n'ai pas perdu la main). Mais ces quelques semaines auront été riches en enseignements.
★ Je passe la soirée à écouter le podcast dans lequel Dax Shepard reçoit Kristen Bell. Au tout début, ils sont en train de se disputer pour de vrai, et l'irritation de Kristen est très palpable, mais elle reste toujours calme et aimante. Sa vision du couple et de la vie en général, qu'elle développe pendant presque deux heures à travers diverses anecdotes, est une merveille de sagesse pragmatique et bienveillante. Chaque fois que je me dis que je ne pourrais pas aimer cette fille davantage, elle trouve un moyen de me prouver le contraire.

mardi 3 juillet 2018

Envies de juillet





l'épisode de Parts Unknown consacré à Hong Kong
(histoire d'avoir encore plus de mal à attendre fin septembre)

un burger asiatique au Baogo
(recommandé par Solaena et Vincent)

un cocktail chez Chemistry and Botanic's
(mais il faut aussi que je retourne au LIB tester leur nouvelle carte...
trop de bars, pas assez de vendredi soirs)

l'expo Resist! au Bozar
(on a déjà celles du Mima et du nouveau Centre Pompidou en retard)

les feux d'artifice de Laeken un vendredi soir
(j'adore les feux d'artifice, mais dans les grandes occasions genre jour de l'An ou fête nationale,
il y a bien trop de monde pour moi)

ce mini ventilateur de table jaune pour poser à côté de mon MacBook
(même à Bruxelles, il paraît qu'on crève de chaud en ce moment...)

cette parure de lit paon en soldes
(je l'ai déjà commandée)

cette couverture en laine d'une teinte jade bien plus soutenue en réalité
(c'est celle que je n'ai pas pu rapporter d'Ecosse, et j'en rêve depuis)

une double peau d'agneau brune pour mettre sur mon canapé
(je suis totalement amoureuse de la simple que j'ai achetée pour l'utiliser comme descente de lit)

le tome 3 de la série de SF "Wayfarers" de Becky Chambers
(même si je n'ai pas tellement aimé le 2)

lundi 2 juillet 2018

La semaine en bref #26





Lundi:
J'arrive chez Capoue pour m'offrir une glace par cette première belle journée d'été à Bruxelles. "Bonjour, je voudrais un pot avec deux boules..." Je n'ai même pas le temps d'indiquer les parfums: "Vous êtes de Marseille, non?" me coupe la vendeuse. A cent kilomètres près, oui. Repérée deux jours d'affilée. L'accent du Midi est puissant en moi. 
 Je meurs d'envie de bouquiner avec un thé glacé à la terrasse du Stam, mais celle-ci est squattée par une horde d'amateurs de foot les yeux rivés à un écran plat qui hurle. Comme toutes les autres terrasses du quartier, d'ailleurs. Vivement que ça se termine. 

dimanche 1 juillet 2018

Juin 2018



Lectures de Juin 2018





ROMANS
- Le rêve de Ryôsuke (Durian Sukegawa) ♥︎♥︎♥︎♥︎
The man who didn't call (Rosie Walsh) ♥︎♥︎♥︎♥︎
Girl made of stars (Ashley Herring Blake) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The memory shop (Ella Griffin) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Ton année parfaite (Charlotte Lucas) ♥︎♥︎
- Dans la forêt (Jean Hegland)
- A thousand paper birds (Tor Udall) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Summer of salt (Katrina Leno) ♥︎♥︎♥︎
- Daisy's vintage cornish camper van (Ali McNamara) ♥︎♥︎
- Viens ici que je t'embrasse (Griet Op de Beeck) ♥︎♥︎♥︎
- The mermaid and Mrs Hancock (Imogen Hermes Gowar) ♥︎♥︎♥︎
- Brexit romance (Clémentine Beauvais) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Les Suprêmes chantent le blues (Edward Kelsey Moore) ♥︎♥︎♥︎
- Un petit carnet rouge (Sofia Lundberg) ♥︎

BEDE
- Les beaux étés T4: Le repos du guerrier (Zidrou/Jordi Lafebre) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- La soutenable légèreté de l'être (Eléonore Costes/Karensac) ♥︎
- Qu'est-ce qui monte et qui descend? (Knl) ♥︎♥︎♥︎
- Aspirine (Joann Sfar) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Comment être une femme élégante (Sol Diaz) ♥︎♥︎
- L'obsolescence programmée de nos sentiments (Zidrou/Aimée de Jongh) ♥︎♥︎♥︎
- My lesbian experience with loneliness (Kabi Nagata) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Dans la bulle de Brune (Bruna Vieira/Lu Cafaggi) ♥︎♥︎
- Presque maintenant (Cyril Bonin) ♥︎♥︎♥︎
- March comes in like a lion T9 (Chica Umino) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- My solo exchange diary T1 (Kabi Nagata) ♥︎♥︎
- Le secret de l'ange T2 (Shiki Kawabata) ♥︎♥︎
- Gloutons & dragons T5 (Ryoko Kui) ♥︎♥︎♥︎