lundi 28 mai 2018

La semaine en bref #21





Lundi:
Alors qu'on discute du tome 1 de sa nouvelle série sur Messenger, je fais une blague à base de flan au caramel que ma copine Andoryss qualifie de "meilleure blague de l'année" et qu'elle promet de caser dans son tome 2. J'ai toujours envie de me pendre, mais hé, au moins je reste drôle. 

Mardi:
 Ayant dû m'aventurer dans un coin inconnu de Monpatelin pour déposer un colis dans un point relais, je découvre l'existence d'un jardin doté de balançoires, d'une volière et d'un enclos avec trois chèvres qui se foutent éperdument de la clôture électrique censée les contenir. On dirait moi la semaine dernière devant ma déclaration de revenus en ligne.

Mercredi:
 Après des mois passés à me proposer des emplois improbables (genre, qui exigent des compétences informatiques et/ou sociales), LinkedIn voudrait maintenant que je me connecte avec Edouard Philippe. Pour une raison qui m'échappe, je crois que ce site me veut du mal.
 Solange (ma voisine de 92 ans) se plaint de ne pas supporter le médicament à base de morphine prescrit pour ses douleurs articulaires. Je consulte la notice: en effet, elle collectionne l'intégralité des effets secondaires. Je lui apporte tout ce qu'il me reste de Doliprane pour qu'elle puisse tenir jusqu'à l'ouverture de la pharmacie demain. Même si elle a encore toute sa tête, elle décline beaucoup physiquement depuis un an ou deux; j'appréhende le jour où je rentrerai à Monpatelin et où elle ne sera plus là.

Jeudi:
 Le TGV dans lequel j'avais réservé une place étant annulé en raison de la grève, je dois partir de chez moi à 7h pour prendre celui d'avant, et je me retrouve avec plus de quatre heures à tuer dans Paris. J'en profite pour tester un excellent resto d'udon recommandé par Shermane, le Sanukiya, puis pour découvrir la nouvelle librairie de manga ambiance Studio Ghibli, Le Renard Doré. Après ça, craignant de ne pas avoir le temps de goûter peinarde chez Teathétcha, je vais bouquiner à l'étage de l'Etoile du Nord avec un pamplemousse pressé en attendant le départ de mon Thalys.
 Comme toujours, l'arrivée à Bruxelles est un peu déprimante: il pleut, et cette fois, l'appartement est vide car Chouchou se fait une soirée jeu de plateau avec de vieux copains.

Vendredi:
 3ème année que je sèche les Imaginales. Le festival ne me manque pas; pourtant, je lui conserve beaucoup de sympathie et ça m'attriste de voir qu'il ne rémunère pas les interventions des auteurs comme préconisé par la loi.
 Un éditeur jeunesse contacté en début de semaine, et à qui ma copine B. a dit du bien de moi, me répond qu'il me confiera une trad "dès que possible". J'espère que ce sera possible très vite (genre, d'ici le 1er juin), mais même dans le cas contraire, un nouveau client dans un secteur que j'adore, c'est toujours extrêmement bon à prendre. Et ça me remonte un peu le moral avant le week-end.
 Lancement du plan "Remise en forme après le laisser-aller abyssal de cet hiver".

Samedi:
 Entre l'arrestation d'Harvey Weinstein et le "oui" massif au référendum irlandais sur le droit à l'avortement, ça aura été une bonne semaine pour la cause des femmes.
 Idée de challenge photo: à chaque passage au supermarché, faire poser Chouchou avec un fruit ou un légume de la manière la plus absurde possible. Aujourd'hui, le concombre.
 Le Vegan Street Festival a attiré beaucoup de monde; du coup, je n'ai pas le courage de faire la queue pour un des burgers au chanvre à l'odeur pourtant super alléchante. A la place, on va se chercher... des rouleaux de printemps vegan au Knees to Chin voisin. Et on les mange à la maison avec la première soupe froide de l'année.
 Super déçue par le film "A wrinkle in time". Je crois que j'ai trop pris l'habitude que les histoires pour enfants aient aussi un sous-texte plus adulte qui leur donne de l'épaisseur. Bref, on ne tient même pas une demi-heure avant de basculer sur la fin de la saison 11 de "The Big Bang Theory" qu'on n'avait pas encore vue.

Dimanche:
 Un jour, il faudra que mon-cerveau-ce-troll m'explique pourquoi il est pris d'une irrépressible envie d'allumer le four chaque fois que la température dépasse les 30°. Son excuse aujourd'hui: "Nous voulons manger des frites de patate douce". (Oui, tant qu'à faire, mon-cerveau-ce-troll utilise le nous majestatif.)
 Alors, "Melrose", euh, comment dire? NON. Pas même pour la performance d'acteur de Benedict.
 Les propos de Macron (qui refuse de céder d'un iota devant les grévistes et manifestants divers) et de Collomb (qui parle de supprimer le droit à manifester) me mettent dans une rage noire. Ils ont visiblement oublié que les élus sont là pour exécuter la volonté du peuple et non l'inverse. A ce train-là, d'ici la rentrée de septembre, la France est devenue une dictature.

1 commentaire:

Anneso a dit…

Complètement d'accord avec ton dernier propos: Collomb est cinglé ou quoi? Mais qu'il dégage ce vieux con !