lundi 21 mai 2018

La semaine en bref #20





Lundi:
Reçu le relevé de droits d'auteur de mon éditeur principal. Excédent stationnaire depuis 3 ans; seulement un dixième de ce que je touchais entre 2010 et 2012. Bon, je me plains pas, il en reste encore. (Enfin si, je me plains, parce que comme tout le monde, je préfère toucher beaucoup de sous que juste un peu!)
 La semaine dernière, j'hésitais à allumer la clim; là, j'hésite à rallumer le chauffage.

Mardi:
 Le vieux pote de JdR devenu contrôleur principal aux impôts me fournit gentiment la réponse à la question qui nous tarabuste, mes collègues et moi, depuis que nous avons découvert l'existence d'une case dédiée spécialement aux droits d'auteur: où noter le détail des cotisations sociales déductibles? La notice n'est pas claire pour les gens qui déclarent leurs revenus en ligne. En fait, la réponse est: nulle part. Je remercie abondamment et fais circuler l'info.
 Dans la foulée, arrivée de l'appel de cotisations IRCEC-RAAP. Décidément, quel joli mois de mai! En même temps, il vaut mieux que tous ces trucs nous tombent dessus au printemps plutôt qu'au coeur de l'hiver, sinon je crois qu'on finirait tous pendus.
 Je sors récupérer une feuille de soins chez mon généraliste, acheter du pain et boire un coup au bar de la Place. Passant devant un buisson couvert de fleurs rouges très particulières, je me rends compte que j'ai oublié mon appareil photo à la maison, et je me sens subitement toute nue (comme la plupart des gens sans leur smartphone, j'imagine).

Mercredi:
 Toulon-Aix en bus LER: 23€ l'aller-retour et moins d'1h15 de trajet. Alors qu'en train, c'est pas loin de 45 € quand on prend son billet à la dernière minute, et 2h dans le meilleur des cas. Bon, ben le choix est vite fait.
 Sur le conseil d'un contrôleur avec qui j'ai discuté la semaine dernière, je fais l'emplette d'une carte Zou qui me permettra d'avoir de grosses réducs sur tous mes trajets en TER et en bus LER dans la région Paca. Je me demande bien pourquoi j'en entends parler aujourd'hui seulement, mais bref.
 Très très contente de passer une journée avec Isa, que je n'avais pas vue depuis ma visite à Avignon pour la fête de la musique l'an dernier. Je la promène dans le centre-ville en essayant d'éviter les travaux sur le cours Mirabeau et aux abords de la Rotonde; on fait du lèche-vitrines en papotant à bâtons rompus; on déjeune dans la cour de Jacquou le Croquant que je fréquente depuis maintenant 25 ans et où c'est toujours la même dame qui officie derrière les fourneaux; on se découvre progressivement en cours de journée comme le soleil tape de plus en plus fort; et on finit par un goûter anglais au Book in Bar avant de rentrer chacune dans ses pénates.
 A la gare de Toulon, le TER pour Monpatelin a 40 mn de retard, ce qui me laisse le temps de faire un saut au nouveau KFC de la place de la Liberté pour y acheter un sachet de leur poulet frit - la seule junk food dont je raffole encore.
★ Deuxième fois en une semaine que j'avais un billet en Une de Les Influenceuses; ça se ressent dans les stats du blog!
 Sur Skype, Chouchou me dit que je lui manque. Je demande: "Il te faut des bisous, c'est ça?". Il répond: "Il me faut surtout toi au bout des bisous". Vous comprenez pourquoi je suis obligée d'aimer cet homme?

Jeudi:
 Mon cousin me contacte pour savoir si je pourrais lui traduire un contrat de vente automobile depuis l'allemand. Las, j'ai fait espagnol deuxième langue, comme lui (et même depuis l'espagnol, je ne m'aventurerais pas à traduire des trucs auxquels je ne comprends déjà que dalle en français).
 J'espère que la troisième mouture de ma déclaration de revenus sera la dernière. Et je note bien la manière correcte de m'y prendre pour l'an prochain.
 L'éditrice qui m'avait dit il y a quinze jours que même si le prochain tome de la série que je traduis pour elle ne tombait pas d'ici fin mai, elle me trouverait une autre trad, m'annonce qu'en fait elle n'a rien pour moi. Et pour des raisons diversezévariées, je ne peux guère solliciter mes autres contacts en ce moment. Ce qui signifie que pour la première fois depuis 20 ans, je vais me retrouver au chômage technique, et pendant un mois entier. Je ne suis pas du tout à deux doigts de l'attaque de panique (si).

Vendredi:
 L'arrivée dans ma boîte à lettres du livre "Les métiers imaginaires" financé par le dernier Kickstarter d'Anne Montel est mon unique rayon de soleil de la journée.
 Tiens, j'ai une page de traductrice sur Goodreads. Illustrée d'une photo vieille de 8 ans, prise à une soirée chez mon éditeur principal. J'étais brune; je portais des lunettes Paul & Joe et la fameuse petite robe Zara rouge popularisée par Eléonore Bridge; j'avais encore un menton, deux chats et un père. Parfois, je voudrais bien rembobiner.

Samedi:
 Ma déprime est à son comble. Je refuse de Skyper avec Chouchou, manque me fâcher avec mon amie la plus proche et envisage de supprimer le blog puis de disparaître des réseaux sociaux. Bonjour, je m'appelle Armalite et mon estime de moi est entièrement liée au fait d'être un membre productif (et rémunéré) de la société.
 En milieu d'après-midi, malgré l'absence de TER, je me décide à aller faire un tour à Toulon pour récupérer quelques bouquins et lire un moment avec un thé Miami Beach à la terrasse du Chadao. Puis je rentre chez moi, saute le dîner et me mets au lit avec un Xanax.
 Ah, et puis pour achever de pourrir mon groove: la marchande de chichi fregi part bientôt à la retraite, et personne ne prendra sa suite.

Dimanche:
 Je teste le fameux masque du Botaniste de Sanoflore. Même préparé avec de l'eau de fleur l'oranger, je ne raffole pas de l'odeur. Par contre, la couleur mauve est sympa; la texture gélifiée se solidifie très vite, et au bout de dix minutes, le masque s'enlève hyper facilement. Sauf sur les sourcils et à la racine des cheveux, où il fait épilation gratuite. Le résultat? Pas mal, mais pour ce qui est de resserrer les pores et de faire la peau douce, je préfère largement le Tony Moly au blanc d'oeuf.
 Je découvre "Estonia", une chanson de Marillion vieille de plus de 20 ans (mais j'ai décroché après le deuxième album du groupe avec Steve Hogarth, donc je ne la connaissais pas). Le refrain me tue; je mets un dixième de seconde à éclater en vrais gros sanglots convulsifs - et comme je suis un peu maso, je l'écoute en boucle pendant une bonne heure. Si je meurs au débotté, merci de passer ce morceau à mes obsèques.

9 commentaires:

Anonyme a dit…

Toi et Isa, la chance!
Ton Chouchou, adorable!
Pour ton méga coup de blues, je vais te sortir la banalité de te concentrer sur ces 2 points positifs que j'ai cité et dont je t'envie énormément ;)
Bisous Nad:)

Ladypops a dit…

De bisous ! Grands, gros, forts, au chocolat, avec pleins de réconfort dedans.

ARMALITE a dit…

@Nad: oui il y avait aussi des choses bien dans cette semaine!
@Ladypops: ...quoi comme chocolat?

The Everyday French Girl a dit…

Je sais qu'on ne s'est vues qu'une fois, mais je viens ici TOUS les jours (sauf quand je suis à l'étranger, et encore, j'essaie quand même !), même parfois au travail, et même (souvent) plusieurs fois par jour. Ce n'est pas rémunéré, mais tu produis du bonheur, de la réflexion, de l'ouverture d'esprit et de la reconnaissance de ma part, à ton égard. Je te lis et je t'apprécie en tant qu'amie, alors s'il te plaît, laisse ton blog ouvert, continue d'écrire, et, même si tu as juré de ne plus remettre les pieds à Toulouse, si d'aventure tu devais y faire un détour, je t'accueillerai à bras ouverts.
(et j'ai adoré ton article sur le royal wedding, je partage vraiment tes impressions)
Plein de poutous <3

Allie a dit…

Ah, encore une réponse à une question (existentielle) que je me posais! Décidément, ton blog est une mine d'informations. Alors je t'en prie, surtout, n'arrête pas!

ARMALITE a dit…

@The Everyday French Girl: merci pour ce gentil message. Je regrette qu'on n'ait pas eu l'occasion de se revoir après l'après-midi très agréable qu'on avait passé ensemble. Je ne crois pas que j'arrêterai mon blog un jour, en tout cas pas dans un avenir proche; mais c'est vrai que ces derniers temps, je me suis posé la question de savoir si j'allais continuer à écrire des choses intimes parce que ça me vaut des réactions pas toujours bienveillantes ou agréables. La plupart des blogueuses que j'aime et suis depuis longtemps ont renoncé à s'exposer de cette façon et je me dis que c'est peut-être tendre le bâton pour me faire battre que de continuer. Et en même temps, moi, c'est ce qui m'intéresse chez les autres, les réflexions personnelles...

ARMALITE a dit…

@Allie: oui, j'ai failli t'envoyer un addenda par mail, puis je me suis dit que si ça se trouve, tu ne t'étais même pas posé la question et que j'allais juste t'embrouiller!

Ladypops a dit…

Blanc, et aux caramel au beurre salé ;)

The Everyday French Girl a dit…

Je comprends ce que tu ressens par rapport à l'évolution des blogs. Même si on ne lisait pas forcément les mêmes, je regrette le virage de ceux que j’aimais -il n'y a que le tien, celui de Géraldine -Café Mode- mais elle poste hélas moins, ce que je comprends, Tendances de Mode, et celui de MadeleineMiranda qui gardent la même direction, même si vos réflexions, votre personnalité évoluent, il y a une constance dans la ligne directrice de vos blogs. Mais Eleonore Bridge a arrêté de poster ses looks, ses jolis intérieurs, ses voyages, sa vision poétique et décalée de la vie, pour s'ériger en bloggeuse "gérer-sa-vie-son-temps-sur-fond-de-valeurs-morales" en mode gourou rentabilité ès temps et blogs, Garance Doré a délégué son blog a une armée de clones qui écrivent à sa place (d'ailleurs son blog a même changé de nom), The Cherry Blossom Girl ne poste que des pubs (celle sur la machine à laver m'a tuée) sur son blog, et son instagram ne met en avant que ses filles, alors que j'adorais ses looks et sa créativité, donc je comprends ton dépit...
De mon côté, je poste moins, car j'ai l'impression que sur ma nouvelle plate-forme, personne ne me lit ("viendez les gens !!!") et que je saoulerais tout le monde avec ma vie, alors que je crève d'envie d'écrire, de recevoir des commentaires et des impressions...
Et oui, j'aimerais CLAIREMENT te revoir. Si je passe par un des coins que tu habites/visites, je te ferai signe !