lundi 19 mars 2018

Du boulot, de l'Irlande, de la laine et du Japon





Après une journée éprouvante et une nuit blanche, ce n'est rien de dire que je ne suis pas au meilleur de ma forme lorsque je me lève vendredi matin... Pendant que je tente de me convaincre que je ne suis pas du tout épuisée et que mon rendez-vous va très bien se passer (méthode Coué, mon amour), Chouchou descend à la bonne boulangerie conseillée par notre logeuse pour en rapporter croissants et pains au chocolat fort bienvenus puisque j'ai également sauté le dîner d'hier. Un peu rassérénée, je me dirige vers le métro avec une marge suffisante pour pallier tout nouvel imprévu, et arrive donc avec une demi-heure d'avance. Histoire de tuer le temps, je fais un tour à la Fnac voisine de chez mon éditrice et y achète deux mangas (le T8 de "March comes in like a lion", qui vient juste de sortir, et le premier d'"Artiste", dont le thème culinaire pourrait me plaire). 

Malgré mon appréhension initiale et ma grande fatigue, la rencontre se passe pour le mieux. Mon interlocutrice et moi avons la même conception d'une bonne traduction et du meilleur moyen de gérer certaines difficultés bien précises. Je la félicite très sincèrement pour ses choix éditoriaux depuis qu'elle a pris ce poste. Du coup, elle me fait emporter deux bouquins que j'avais repérés en librairie mais pas encore achetés, et m'offre même un tote bag frappé du logo de la maison pour les transporter. On papote ensemble une heure; le temps de se quitter, on est passées au tutoiement et rassurées toutes les deux, je crois. Je vais me défoncer sur le bouquin qu'elle m'a confié pour qu'elle ait envie de m'en donner d'autres, parce que ce qu'elle fait est vraiment pile poil dans la direction vers laquelle je souhaite m'orienter. 

J'envoie un texto à Chouchou, resté à l'appart' pour bosser, et lui donne rendez-vous du côté des Halles. Arrivée la première sur les lieux, je cherche un endroit vaguement inspirant et pas hors de prix pour déjeuner. Ce sera le pub irlandais Mc Bride's, qui me rappellera nos vacances d'octobre dernier. Le serveur est très beau gosse si on aime les rouquins barbus - et je ne suis pas la seule à l'avoir remarqué, comme en témoignent les graffiti énamourés dans les toilettes des filles! Quand Chouchou me rejoint, il commande des bangers and mash et moi un full irish breakfast. Comme d'habitude, il a mieux choisi que moi: son plat est délicieux alors que tout est trop cuit dans mon assiette. Je reste également un peu perplexe devant mon boudin noir pané et frit, mais soit. 

Nous passons à la boutique Lego voisine racheter un assortiment de mini-MTLM. J'aurais bien pris une mini-Armalite aussi, mais il y a vraiment très peu de choix en visages et cheveux de femme, et rien qui me satisfasse. Puis cap sur le Centre Pompidou, où je n'ai encore jamais eu l'occasion de mettre les pieds. Je suis intéressée par l'exposition des oeuvres de Sheila Hicks, une artiste textile dont j'adore le travail. Si ses grandes pièces sont extrêmement spectaculaires, je suis surtout fascinée par les dizaines de petits tissages qui recouvrent tout un mur de la salle, et que je trouve très inspirants! Nous prenons plein de chouettes photos. Et c'est heureux, parce qu'ensuite, en montant au sommet du bâtiment pour profiter de la fameuse vue de Paris, nous nous rendons compte que celle-ci est bloquée par d'épaisses vitres en plexiglas qui ont fort mal vieilli. Grmbl.

C'est le moment où l'adrénaline de mon rendez-vous du matin reflue d'un coup, me laissant à moitié morte debout. Chouchou joue de son iPhone pour nous trouver un salon de thé à proximité. Nous allons nous poser au Queen Ann, dont la déco est bof et le thé vert préparé avec de l'eau bouillante (pourquoi, mais pourquoi?). Le crumble pomme-fraise-rhubarbe que nous partageons rattrape un peu le coup. Je bouquine jusqu'à 17h40, puis donne le signal du départ: nous avons rendez-vous pour dîner à 18h30 dans un resto qui ne se trouve pas juste à côté. "Euh, si, c'est à 5 mn de marche", me détrompe Chouchou en consultant sa Google Maps. J'ai un gros doute. "Tu es sûr?" Il est sûr, et nous guide jusqu'à Hôtel de Ville où, pour le coup, nous arrivons fort en avance. 

J'en profite pour passer dans une  Xème pharmacie essayer de dégoter le fameux masque du botaniste Sanoflore. Ici non plus, ils ne l'ont pas, mais je trouve des dentifrices Marvis en format voyage, alors je suis contente quand même. Jusqu'à ce qu'on découvre qu'il n'y a aucun établissement nommé Karaage-Ya à l'emplacement indiqué par la Google Maps. Une petite vérification sur leur site: ils sont à côté du métro Grands Boulevards, à plusieurs stations et un changement de ligne d'ici. Et bien entendu, je n'ai pas le numéro de portable de Shermane dans mon nouveau téléphone, donc, impossible de la prévenir. On court, mais au final, on a quand même dix bonnes minutes de retard. Argh. 

Comme son nom l'indique, le Karaage-Ya est spécialisé dans le poulet frit. Shermane et Chouchou partagent un énorme menu pour 2 à 15€ par personne tandis que j'opte pour le bentô plus une entrée d'aubergines au miso (mon péché mignon). Sans surprise, Chouchou a ENCORE mieux choisi que moi et se bâfre d'un assortiment délirant sur lequel je m'efforce de ne pas loucher avec envie. Au moins, mes aubergines sont fabuleuses. Tout comme le cadeau d'anniversaire en avance offert par Shermane: une bédé au très beau graphisme dont l'action se déroule à Hong-Kong et un infuseur à thé en forme de George-Arthur. Je suis gâtée! On traîne deux bonnes heures sur place, puis Chouchou et moi décidons de rentrer à pied histoire d'éliminer quelques-unes des calories consommées aujourd'hui avec un tel mépris pour nos futurs AVC. Je croise les doigts pour réussir à dormir correctement cette nuit, et de fait, je suis si fatiguée qu'une fois au lit, matelas trop mou ou pas, je m'endors presque immédiatement. 

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour,
Peux-tu me dire où tu as trouvé des dentifrices marvis à Hotel de ville s'il te plait ?
Et le masque du botaniste, il me semble qu'on le trouve dans les boutiques Mademoiselle bio y'en a moins que de pharmacie, mais quand même une dizaine à Paris je crois (pour une autre visite)...
Merci,
Cécile

ARMALITE a dit…

@Cécile: Je pense que c'était une des deux pharmacies à proximité du carrefour rue de la Verrerie/rue des Archives. Je n'ai vu que des petits formats mais ils avaient peut-être aussi les grands.

Anonyme a dit…

Merci ! Oui je vois bien ces pharmacies, j’ira Jeter un œil demain.
Cécile