mardi 20 mars 2018

Des okonomiyaki, de la pop, un missionnaire et des hamburgés





Couchée à 23h30, j'émerge après une bonne nuit de sommeil et constate qu'il est... 10h40. Ah oui, quand même. Nous nous levons sans plus tarder et nous préparons pour aller déjeuner avec Autre Moi et Junior. La moitié des sorties de la station Opéra sont fermées; nous devons donc faire un grand détour sous la pluie pour gagner la rue des Petits Champs. Kioko est en rupture de stock de sobacha; en revanche, je trouve les deux livres que je voulais chez Komikku. 

Nous arrivons chez Aki un peu en avance et patientons debout dans l'escalier le temps que nos amies nous rejoignent. Cette cantine japonaise, dont l'exiguïté et le service nerveux n'incitent guère à traîner sur place, sert les meilleurs okonomiyaki de la capitale. Autre Moi et Junior ne connaissant pas, j'ai eu envie de leur faire découvrir. Je sens néanmoins une grosse suspicion émaner d'elles quand, après qu'elles ont commandé leur omelette-avec-des-flocons-de-bonite-qui-dansent-sur-le-dessus, Chouchou et moi réclamons plutôt des plats à base de soba. Mais au final, tout le monde se régale. On discute de leurs derniers voyages aux USA et du grand projet de Junior. 

Une fois les plats vides, on court se réfugier au Starbucks voisin pour poursuivre la conversation. Je ne suis pas fan de l'enseigne, mais entre ça et un bistrot parisien où le Coca coûte 5€ et où le serveur tire la tronche, le choix est vite fait! Ici, au moins, les locaux sont jolis, les employés aimables et les toilettes ultra-propres. Pendant qu'on bavarde, Autre Moi qui est assise face aux fenêtres fait remarquer qu'elles sont vraiment très grosses, ces gouttes de pluie, et on se rend compte qu'il neige. Ce dont mon appli météo s'était bien gardée de me prévenir! 

On se quitte vers 15h au métro Pyramides en promettant de se revoir fin novembre quand Chouchou et moi reviendrons à Paris pour le salon de Montreuil. (Et cette fois, on tâchera de réserver suffisamment à l'avance pour faire la salle métro de The Game!) Après ça, nous mettons le cap sur la Porte de Pantin, et plus précisément sur la Philarmonie de Paris qui accueille en ce moment "Daho l'aime pop!". Grosse déconvenue en arrivant: je croyais que c'était une expo de photos prises par Daho, or ses portraits ne constituent qu'une petite partie du bouzin. Le reste est une rétrospective de la pop-rock depuis les années 60. Non seulement je n'en ai rien à secouer, mais l'audioguide - cette invention de Satan - est obligatoire à moins de vouloir juste admirer une série de photos sans aucun commentaire écrit. Je cède de très mauvaise grâce. Du moins tirons-nous quelques bonnes photos de cette expérience. 

Il neige toujours très fort lorsque nous ressortons; les trottoirs sont traîtres et mes boots panthère bien-aimés, absolument pas étanches. Nous reprenons le métro jusqu'à Abbesses pour aller faire les andouilles dans le Photomaton le plus proche. Il déclenche super vite et nous ratons complètement la première prise, ce qui fiche notre série en l'air. En revanche, Chouchou réussit une photo hilarante de moi en train d'attendre dans la rue avec ma capuche rabattue devant le visage façon Palpatine. 

Nous descendons à pied jusqu'à Pigalle où nous faisons l'ouverture du bar tiki Dirty Dick, installé dans une ancienne boîte à strip-tease. La carte est longue et variée, avec des prix plutôt raisonnables; dommage qu'il faille fournir sa propre lampe de poche pour réussir à la déchiffrer étant donnée l'absence d'éclairage. Je ne suis pas sûre que ça mette beaucoup d'ambiance d'empêcher de voir la déco (pourtant assez réussie pour ce que j'en devine péniblement). Alors que j'étais disposée à traîner là un moment et à tester au moins deux cocktails, nous finissons nos verres assez vite et repartons à pied. Avec un plan que j'ai griffonné dans mon carnet en papier de bois d'arbre, parce que l'iPhone de Chouchou s'éteint quand il fait froid - c'est vraiment très pratique la technologie!

Passage quasi-obligé à la librairie La Dimension Fantastique, qui propose d'habitude un grand choix de figurines Funko Pop. Mais là, ils ont été dévalisés, et entre les livres que j'ai achetés et ceux qu'on m'a donnés/offerts, je vais déjà être bien trop chargée au retour pour faire de nouveaux achats. Je voulais passer chez Monop' prendre des salades et dîner à l'appart' afin de compenser les récents excès, mais mon estomac est faible, et nous finissons une fois de plus chez Big Fernand où les haut-parleurs diffusent une compile 80's qui nous fournit matière à une discussion animée. Bon sang, mais qui chantait "The riddle", déjà? Nik K-elquechose. Sitôt rentrée, je me rue sur mon iPad, monte le son et regarde le clip lewiscarrollesque sur Youtube en claironnant à tue-tête. Non, je n'ai rien bu de plus fort qu'un pauvre Missionary Downfall!




3 commentaires:

Anonyme a dit…

Cette photo est merveilleusement réussie !

Mélusine

Jennifer a dit…

Les okonomiyaki de aki ne sont pas mauvais, mais personnellement je préfère du atsu atsu qui est vers l'arrêt quatre septembre, je sais pas si tu connais ce resto ^^

Sylvie a dit…

Le missionnaire m'évoquait autre chose, je n'ai vraiment pas de culture...