dimanche 15 juillet 2018

La semaine en bref #28





Lundi:
 Pas de nouvelles de l'essai envoyé vendredi. Je vois bien sur Instagram que mon éditrice a d'autres chats à fouetter, mais je suis sur des charbons ardents. 
Comme prévu, la fermeture de mon compte Hellocoton entraîne une baisse sensible de mes visites quotidiennes. Tant pis: pour parler marketing, l'utilisatrice-type de la plateforme telle qu'elle est aujourd'hui ne fait pas du tout partie de mon coeur de cible. Du coup, je me fends du premier billet intime assumé de ce qui devrait être une longue série. 
 Ce soir, on teste "Le bureau des légendes". La réalisation est... très française et assez convenue, mais j'apprécie l'absence d'esbrouffe qui la démarque des séries américaines du même type. On garde. 

vendredi 13 juillet 2018

Don de plasma: comment, pourquoi?





Le sang n'est pas le seul produit biologique que collectent les centres de la Croix-Rouge. Certains sont également équipés pour les dons de plaquettes ou de plasma, moins connus car plus longs à effectuer mais tout aussi nécessaires. Or en décembre 2017, un très beau centre a ouvert rue des Alexiens, à deux pas de chez mon coiffeur, dans un endroit facile à atteindre pour moi lorsque je suis à Bruxelles. J'avais donc décidé cet été de tester le don de plasma. J'ai fait une première tentative début juin. Mais comme j'étais inconnue de la Croix-Rouge belge (même si j'avais déjà une carte de l'Etablissement Français du Sang), j'ai dû commencer par effectuer un don de sang ordinaire pour qu'ils vérifient que tout allait bien chez moi. Et hier, j'y suis retournée pour faire enfin mon premier don de plasma. 

jeudi 12 juillet 2018

Les conversations absurdes #36


CHOUCHOU: Il faut que je trouve un truc à me mettre sur la tête. 
MOI: Une kippa? Un entonnoir? Un pot de fleurs? 
CHOUCHOU: Non, un chapeau. 
MOI: Ah. Ben tu as déjà ton bonnet pour l'hiver, et pour l'été, on peut te chercher une casquette ou... 
CHOUCHOU: Non, mais pas pour me protéger contre la pluie ou le soleil, pour porter à l'intérieur.
MOI, interloquée: A l'intérieur? 
CHOUCHOU, très ferme: A l'intérieur. 
MOI: ... 
CHOUCHOU: Pour le look, tu vois. J'en ai marre que mon crâne ressemble à un aérodrome pour mouches. 
MOI, avec une infinie patience: Chouchou, il n'y a qu'un type de gens qui portent des chapeaux en intérieur sans avoir l'air ridicule: les membres de la noblesse anglaise pourvus d'un vagin, à l'occasion des cérémonies officielles. Je suis navrée de t'informer que tu ne corresponds à aucun point de cette description. 
CHOUCHOU, buté: Je m'en fous, je veux un chapeau. 

EGALEMENT CHOUCHOU, plus tard, alors que je viens de lui signifier mon absence totale d'intérêt pour le prochain Robocop: Tu n'as vraiment aucun goût.

mercredi 11 juillet 2018

Resist! au Bozar





Partant de la fin des années 60, l'expo Resist! dresse un panorama des mouvements protestataires à travers le monde jusqu'à nos jours: la révolte étudiante en France au mois de mai 68, le printemps de Prague, le Cordobazo contre la dictature en Argentine, le mouvement Provo aux Pays-Bas, les manifestations anti-guerre du Vietnam  et la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis, pour arriver finalement à la campagne Remain anti-Brexit et à l'occupation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Elle se focalise beaucoup sur l'iconographie de la révolte, la manière dont les photographes  (essentiellement) choisissent de représenter cette dernière. Les documents nombreux et variés, parmi lesquels beaucoup de vidéos, occupent plusieurs très grandes salles où l'on peut circuler à son aise... et se casser le dos en tentant de lire titres et légendes écrits tout petit à hauteur des yeux d'un enfant de trois ans. 

Clairement, le thème est d'actualité. Ou devrais-je dire "reste d'actualité"? J'imagine que cette exposition est censée être inspirante. Pour ma part, elle a juste réussi à me déprimer. Cinquante ans - que dis-je, des siècles! qu'on proteste contre certains problèmes, et on n'est toujours pas sortis des ronces. L'esclavage puis la ségrégation ont été abolis, mais les personnes de couleur sont toujours considérées comme des citoyens de seconde zone et violentées voire abattues sans provocation par des policiers auxquels on se contente de donner une tape sur les doigts. Les droits (encore très insuffisants) qu'on tenait acquis pour les femmes sont remis en cause dans de nombreux pays dits civilisés. Le mariage pour tous gagne du terrain, mais les homosexuels demeurent des cibles jusque dans une ville soi-disant aussi tolérante que Bruxelles. Mais le pire de tout à mon sens, c'est la lutte des classes, LE domaine dans lequel la situation ne fait que s'aggraver d'année en année tandis que les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. 

Bref, une expo très intéressante, qui donne à réfléchir mais ne fait pas nécessairement du bien au moral. (Ni au dos ou aux yeux.) A la sortie, vous aurez l'occasion d'exprimer et d'afficher vos propres revendications sur un mur dédié. 





au Bozar jusqu'au 26 août 2018
Entrée tarif normal: 10€

mardi 10 juillet 2018

Redevenir humaine





Par défaut, je me méfie des gens que je ne connais pas. Je pars du principe qu'il y a de fortes chances qu'ils abusent de ma gentillesse ou cherchent à profiter de mes faiblesses. J'ai de très bonnes raisons "historiques" pour ça. A mes yeux, les autres sont avant tout des menaces, des dangers potentiels. Du coup j'ai, à dessein, choisi un métier extrêmement solitaire, et ça fait 25 ans que je limite mes rapports humains au maximum. Une fois de temps en temps, j'apprends à connaître quelqu'un d'intéressant sur internet, et je finis par me sentir suffisamment en confiance pour avoir envie de le rencontrer en vrai. Mais même à ceux que je considère comme mes proches, je ne dévoile pas tout. Pas tous les faits, et surtout, pas tous les sentiments qui les accompagnent.

dimanche 8 juillet 2018

La semaine en bref #27





Lundi:
★ Après un mois de glandouille pour cause de vacances et de chômage technique, je suis soulagée de reprendre le boulot (et de me rendre compte que, ça va, je n'ai pas perdu la main). Mais ces quelques semaines auront été riches en enseignements.
★ Je passe la soirée à écouter le podcast dans lequel Dax Shepard reçoit Kristen Bell. Au tout début, ils sont en train de se disputer pour de vrai, et l'irritation de Kristen est très palpable, mais elle reste toujours calme et aimante. Sa vision du couple et de la vie en général, qu'elle développe pendant presque deux heures à travers diverses anecdotes, est une merveille de sagesse pragmatique et bienveillante. Chaque fois que je me dis que je ne pourrais pas aimer cette fille davantage, elle trouve un moyen de me prouver le contraire.

mardi 3 juillet 2018

Envies de juillet





l'épisode de Parts Unknown consacré à Hong Kong
(histoire d'avoir encore plus de mal à attendre fin septembre)

un burger asiatique au Baogo
(recommandé par Solaena et Vincent)

un cocktail chez Chemistry and Botanic's
(mais il faut aussi que je retourne au LIB tester leur nouvelle carte...
trop de bars, pas assez de vendredi soirs)

l'expo Resist! au Bozar
(on a déjà celles du Mima et du nouveau Centre Pompidou en retard)

les feux d'artifice de Laeken un vendredi soir
(j'adore les feux d'artifice, mais dans les grandes occasions genre jour de l'An ou fête nationale,
il y a bien trop de monde pour moi)

ce mini ventilateur de table jaune pour poser à côté de mon MacBook
(même à Bruxelles, il paraît qu'on crève de chaud en ce moment...)

cette parure de lit paon en soldes
(je l'ai déjà commandée)

cette couverture en laine d'une teinte jade bien plus soutenue en réalité
(c'est celle que je n'ai pas pu rapporter d'Ecosse, et j'en rêve depuis)

une double peau d'agneau brune pour mettre sur mon canapé
(je suis totalement amoureuse de la simple que j'ai achetée pour l'utiliser comme descente de lit)

le tome 3 de la série de SF "Wayfarers" de Becky Chambers
(même si je n'ai pas tellement aimé le 2)

lundi 2 juillet 2018

La semaine en bref #26





Lundi:
J'arrive chez Capoue pour m'offrir une glace par cette première belle journée d'été à Bruxelles. "Bonjour, je voudrais un pot avec deux boules..." Je n'ai même pas le temps d'indiquer les parfums: "Vous êtes de Marseille, non?" me coupe la vendeuse. A cent kilomètres près, oui. Repérée deux jours d'affilée. L'accent du Midi est puissant en moi. 
 Je meurs d'envie de bouquiner avec un thé glacé à la terrasse du Stam, mais celle-ci est squattée par une horde d'amateurs de foot les yeux rivés à un écran plat qui hurle. Comme toutes les autres terrasses du quartier, d'ailleurs. Vivement que ça se termine. 

dimanche 1 juillet 2018

Juin 2018



Lectures de Juin 2018





ROMANS
- Le rêve de Ryôsuke (Durian Sukegawa) ♥︎♥︎♥︎♥︎
The man who didn't call (Rosie Walsh) ♥︎♥︎♥︎♥︎
Girl made of stars (Ashley Herring Blake) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The memory shop (Ella Griffin) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Ton année parfaite (Charlotte Lucas) ♥︎♥︎
- Dans la forêt (Jean Hegland)
- A thousand paper birds (Tor Udall) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Summer of salt (Katrina Leno) ♥︎♥︎♥︎
- Daisy's vintage cornish camper van (Ali McNamara) ♥︎♥︎
- Viens ici que je t'embrasse (Griet Op de Beeck) ♥︎♥︎♥︎
- The mermaid and Mrs Hancock (Imogen Hermes Gowar) - en cours
- Brexit romance (Clémentine Beauvais) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Les Suprêmes chantent le blues (Edward Kelsey Moore) ♥︎♥︎♥︎
- Un petit carnet rouge (Sofia Lundberg) ♥︎

BEDE
- Les beaux étés T4: Le repos du guerrier (Zidrou/Jordi Lafebre) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- La soutenable légèreté de l'être (Eléonore Costes/Karensac) ♥︎
- Qu'est-ce qui monte et qui descend? (Knl) ♥︎♥︎♥︎
- Aspirine (Joann Sfar) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Comment être une femme élégante (Sol Diaz) ♥︎♥︎
- L'obsolescence programmée de nos sentiments (Zidrou/Aimée de Jongh) ♥︎♥︎♥︎
- My lesbian experience with loneliness (Kabi Nagata) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Dans la bulle de Brune (Bruna Vieira/Lu Cafaggi) ♥︎♥︎
- Presque maintenant (Cyril Bonin) ♥︎♥︎♥︎
- March comes in like a lion T9 (Chica Umino) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- My solo exchange diary T1 (Kabi Nagata) ♥︎♥︎
- Le secret de l'ange T2 (Shiki Kawabata) ♥︎♥︎
- Gloutons & dragons T5 (Ryoko Kui) ♥︎♥︎♥︎

samedi 30 juin 2018

50 (tiny) reasons to stay alive





Les longues journées de juin. Les écureuils qui jaillissent devant moi quand je ne m'y attends pas et que je peux suivre des yeux quelques secondes à peine, en retenant mon souffle, avant qu'ils disparaissent. Me glisser dans des draps en lin tout propres. Un thé glacé presque pas sucré quand j'ai très soif. Partir en voyage. Rentrer de voyage. Le crépitement des bougies avec une mèche en bois. Les solos de guitare de Steve Rothery. Manger une fondue avec des amis en Suisse. Espérer lire un jour la suite de Nana. Les jolis timbres sur les cartes postales envoyées de l'étranger. Le bruit du ressac et l'odeur de l'air marin. La neige en ville quand personne n'a encore marché dedans. Les phares qui me font rêver d'y passer une nuit. Les rassemblements de montgolfières à Albuquerque ou en Cappadoce. Les cabanes dans les arbres. L'odeur de lanoline des peaux et de la laine de mouton. Les pivoines quand elles sont largement épanouies, juste avant que leurs pétales commencent à tomber. Les ciels de traîne. Faire des bulles de savon. Une occasion de porter du Russian Red. La légère ivresse après deux cocktails. Les vraies pizzas napolitaines. Le ventre doux et l'impossible mignonnitude des chatons. Les belles couvertures des romans anglais. Une pinte d'Orchard's Thief ou de Thistly Cross après une longue journée. Marcher seule dans une ville inconnue. Le crépitement des touches des vieilles machines à écrire. Les aquarelles de Jennifer Orkin Lewis alias August Wren. Les émaux cristallins de Maggie Zerafa. Un nouveau numéro de Oh Comely. Les nuits de pleine lune. Les chansons des années 80 qui me font retomber en adolescence l'espace de quatre minutes. Les feux de cheminée. Les chaises volantes, surtout celles du Tivoli. Les magasins Lagerhaus en Scandinavie. Le rouge cerise et le bleu sarcelle. Les terrasses sur le toit des immeubles. Faire du trampoline. Les fous rires la nuit dans le lit. Les chants d'oiseaux le matin au réveil. L'île de Skye. Faire pousser des plantes (ou réussir à les maintenir en vie plus de quelques mois). Un texto d'Attila. Un cadeau bien choisi. La satisfaction d'avoir rendu un vrai service. Petrichor - le mot et l'odeur. "Glorious" d'Andreas Johnson. Les compliments des gens avec qui je bosse. Connaître la fin de Game of Thrones.

jeudi 28 juin 2018

Noir c'est noir





La semaine où Kate Spade et Anthony Bourdain se sont donné la mort, tous les gens qui les connaissaient de près ou de loin s'en sont attristés. C'est assez terrible de penser que même la réussite professionnelle, l'accomplissement artistique, l'aisance matérielle, une famille à laquelle on tient ne suffisent pas à enrayer les pulsions suicidaires.

Moi, j'étais moins attristée que choquée de me rendre compte à quel point une partie de moi les enviait d'avoir eu le courage d'en finir.

mercredi 27 juin 2018

Concombre power: 2 recettes estivales au blender





Pour les jours de flemme et/ou de grosse chaleur, deux plats très frais qui ne nécessitent aucune cuisson, sont consommables immédiatement et se marient bien ensemble:

SOUPE CONCOMBRE-AVOCAT
Pour 2 personnes en plat principal ou 4 personnes en entrée
- 1 concombre épluché et émincé
- 1 avocat bien mûr, épluché et coupé en morceaux
- 2 yaourts nature au lait entier 
- zeste et jus d'un demi-citron bio
- 1 cuillère à café de fleur de sel
- poivre, blanc si possible
- une pincée de piment en poudre
- quelques feuilles de menthe fraîche (optionnel)
- 200 ml d'eau glacée pour consommer immédiatement, ou d'eau à température ambiante si on peut mettre au moins une heure au frigo avant de servir

RILLETTES THON-RICOTTA
- 140g de miettes de thon au naturel très bien égouttées
- 140g de ricotta
- un demi-concombre épluché, épépiné et coupé en morceaux
- 6 radis coupés en morceaux
- zeste d'un demi-citron bio
- une demi-cuillère à café de fleur de sel
- poivre, blanc si possible
- une pincée de piment en poudre

Pas de photo car à la maison, ils ont disparu trop vite pour que j'en prenne une! Du coup: crédit photo

mardi 26 juin 2018

[BRUXELLES] Escape Prod: Le secret du Manneken Pis





On avait vraiment aimé les deux premières salles d'Escape Prod, l'Evasion des Dalton et Blacksad, détective privé. Du coup, quand les organisateurs m'ont contactée pour me proposer de tester leur nouveau jeu, j'ai dit oui tout de suite. Surtout que cette fois, il ne s'agissait pas d'un escape game stricto sensu, mais d'un jeu de piste en extérieur. J'ai réuni les suspects habituels et cherché une date où on était tous libres en priant pour qu'il fasse beau ce jour-là. Et pour une fois, les dieux de la météo m'ont exaucée: dimanche, on avait un ciel légèrement couvert mais sans menace de pluie, et 18° - le temps parfait pour s'agiter sans se retrouver immédiatement en nage.

lundi 25 juin 2018

La semaine en bref #25




Lundi:
★ Très chouette expo temporaire sur le développement des transports à la Scottish National Portrait Gallery. J'aime particulièrement les propos de ce photographe qui, après avoir crashé son avion 9 fois et s'être fait virer par l'armée, a continué à voler dans le civil et à prendre des clichés en se penchant hors de son appareil: selon lui, il suffisait de s'attacher la jambe droite avec un bout de corde pour que ce soit "parfaitement sûr"!
★ Pendant qu'on est là, on jette un coup d'oeil à la partie moderne de l'expo permanente. Je suis fascinée par un tableau intitulé "Trois oncologues" et censé représenter les ténèbres qu'ils excisent du corps de leurs patients. J'aime aussi beaucoup le portrait de Tilda Swinton par John Byrne
★ Le midi, nous retournons au White Hart, le plus vieux pub d'Edimbourg, que nous avions bien aimé lors de notre séjour précédent. Nous trouvons la portion de bangers and mash (saucisses-purée) un peu chiche cette fois, et en repartant, j'oublie mon foulard sur le dossier de ma chaise. C'était un de mes préférés; j'espère que la gérante l'adoptera et l'aimera. 
★ Qu'il pleuve comme il y a deux ans ou qu'il fasse très beau comme aujourd'hui, deux heures passées au café du Waterstones de Prince's Street, à la table devant la baie vitrée qui donne pile sur le château, sont toujours une excellente idée. Un thé vert, un scone, un manga génial repéré par Chouchou: le bonheur. 
★ Le soir, nous retournons chez Henderson's, ZE resto vegan d'Edimbourg que nous avions adoré lors de notre séjour précédent. Nous trouvons la portion de tofu teriyaki (très bon) et celle de galettes de haricots noirs (trop sèches) un peu chiches. Tout est décidément moins bien la seconde fois. A part peut-être le sexe. Au moins, je n'oublie rien sur place en repartant.

dimanche 24 juin 2018

Miscellanées écossaises





LES HEBERGEMENTS QU'ON A ADORES:

- A Glasgow, cet appartement lumineux dans une maison georgienne, avec une cuisine et une salle de bain super bien équipées et un lit très confortable, à la limite entre le centre-ville et le quartier étudiant où se trouvent un beau parc et l'un des principaux musées de la ville. 
- A Edimbourg, cette superbe et très grande chambre avec salle de bain en suite, dans l'appartement d'une artiste qui a tout décoré avec un goût impeccable. Elle se trouve dans la Ville Neuve, à un quart d'heure de marche de la gare de Waverley en ligne droite ou moins de dix minutes de la station de bus. 
- Sur l'île de Skye: cet éco-studio attenant à la maison des propriétaires, un couple de dames adorables. Frigo garni à mort, lit queen size et couette archi-moelleuse, chauffage par le sol dans la salle de bain, baie vitrée avec une vue sublime sur le loch en contrebas, calme à toute épreuve. La tannerie Skyeskyns, dont je recommande fortement la visite, est à moins de 300 mètres. 
- Près de Fort William: cet hostel plutôt destiné aux randonneurs, mais qui convient très bien aussi pour un séjour d'une nuit quand on est juste de passage et qu'on ne veut pas exploser son budget. Accueil d'une gentillesse incroyable (la dame parle français), immenses parties communes comprenant entre autre une buanderie toute équipée, chambres fonctionnelles mais très correctes. Un rapport qualité-prix imbattable dans la région.

vendredi 22 juin 2018

[EDIMBOURG] Panda & Sons: un barbier? Non, un bar à cocktails!





Derrière une pimpante façade de barbier se cache un bar façon speakeasy - ces établissements clandestins qui, à l'époque de la Prohibition, étaient souvent planqués en sous-sol derrière une fausse cloison.

jeudi 21 juin 2018

Blues post-écossais





Durant nos vacances, j'ai passé peu de temps sur internet: juste de quoi poster mes Instagram chaque soir et rédiger mes comptes-rendus sur le vif pour ne rien oublier. Je n'ai guère prêté attention à l'actualité, et inutile de dire que déconnecter ainsi m'a fait presque autant de bien que les paysages sublimes que nous traversions et les gens adorables que nous rencontrions. Ce fut certainement le voyage le plus peace and love de ma vie jusqu'ici. 

mercredi 20 juin 2018

[EDIMBOURG] Department of mysteries: Prophecies quest





Ca faisait très longtemps que j'avais envie d'essayer un escape game Harry Potter, mais tous ceux qu'on aurait pu faire lors de nos déplacements nécessitaient une équipe de 3 voire 4 personnes minimum. Du coup, lorsque j'ai appris qu'il en ouvrait un à Edimbourg deux mois avant notre séjour là-bas, je me suis empressée de réserver une session. Qui a donc eu lieu lundi en fin d'après-midi. 

lundi 18 juin 2018

[ECOSSE] Où je ne vais pas tarder à devenir sociable si ça continue comme ça





Samedi matin. Après une nuit moyenne (nos matelas n'étaient vraiment pas terribles) et un petit-déjeuner si copieux que nous avons des restes à emporter pour un en-cas, nous quittons notre oubliable Air B'n'B et roulons en direction d'Armadale, le point de départ du ferry qui relie Skye au continent. Celui de 10h40 était plein quand nous avons réservé, et d'ici à celui de 12h10, nous avons le temps de faire un tour au château local. Ce dernier était en si mauvais état faute d'entretien que les autorités ont dû le démolir aux trois quarts et que ses ruines sont inaccessibles, mais les jardins abritent un musée dédié au clan MacDonald qui a principalement dirigé l'île pendant des siècles. Si je suis intéressée par l'histoire de Skye, je trouve l'expo bavarde et assez indigeste. Nous notons cependant, avec un certain amusement, que le Celte ressemble fort à la langue des Grands Anciens imaginée par Lovecraft - ou l'inverse, plus probablement. Et je retiens une ligne du chant de guerre des MacDonald: "Be strong, nurse your wrath" ("Sois fort, nourris ta colère"). Si je me fais créer un blason un jour, ça pourrait bien être ma devise. Nous faisons également un tour dans le jardin botanique luxuriant, qui contient de très beaux spécimens d'arbres, mais la pluie battante ne nous incite hélas pas à nous attarder.

samedi 16 juin 2018

[ECOSSE] Où je me découvre de nouveaux super-pouvoirs pourris





En me réveillant, je suis une fois de plus stupéfaite par la vue depuis notre studio Air B'n'B. Cet endroit est extraordinairement beau et paisible, un vrai coup de coeur à l'encontre de tous mes goûts habituels d'über-citadine. Nous en discutons avec Chouchou tout en retournant à pied vers Skyeskyns, et nous nous disons que nous aimerions bien revenir ici une semaine entière pour écrire le matin et visiter l'île en profondeur l'après-midi. A l'occasion de ses 50 ans ou des miens, par exemple - ce serait un chouette moyen de marquer le coup. 

vendredi 15 juin 2018

[ECOSSE] Où un pirate nous conduit à bon port





Après une mauvaise nuit, nous pique-niquons dans notre chambre et nous mettons en route vers 9h30.  En faisant marche arrière pour sortir du parking, nous entendons un "crac" de mauvais aloi: nous venons de heurter un muret très bas que le radar de recul ne nous a pas signalé. C'est juste du plastique griffé et fendu sur quelques centimètres au-dessus d'un feu arrière et nous avons une assurance illimitée, mais tout de même, ça ajoute à la pression déjà élevée de cette journée. 

jeudi 14 juin 2018

[ECOSSE] Où Napoléon roule en Béhème





Mardi matin, après deux nuits passées dans un très bel appartement Air B'n'B au premier étage d'une maison georgienne et une journée sur la piste des fresques de street art de Glasgow, nous refaisons nos bagages et nous rendons à la station de bus de Buchanan pour y prendre la navette vers l'aéroport. £8 pour un trajet d'un quart d'heure contre £12 le voyage aéroport d'Edimbourg-Glasgow centre qui dure une heure et quart, mais bref. 

Revue de presse internet - juin 2018






Economie: la seule chose qui ruisselle, c'est la pauvreté.

Politique de l'immigration: faut-il être un héros pour être traité avec dignité?

Un sujet qui m'intéresse beaucoup en ce moment: que devient le plastique que nous jetons? (en anglais)

Ingénieux: des routes fabriquées à partir de plastique et de verre recyclés.

Pourquoi, à partir du collège, la lecture devient un "truc de fille".

Pas besoin de faire les choses parfaitement, il suffit de les faire tout court - ou encore: le perfectionnisme n'est qu'une forme de procrastination et de crainte de se montrer vulnérable (en anglais)

mercredi 13 juin 2018

Les conversations absurdes #35


MOI, d'humeur amoureuse: Tu es mon Précieux. (Une pause.) Mais je te promets que je ne vais pas aller te jeter dans la Montagne du Destin.
CHOUCHOU, dûment reconnaissant: C'est très aimable à toi. 
MOI: De toute façon, le Mordor, comme destination de road trip, ça doit pas être terrible. Je parie que les orcs roulent à gauche. Et qu'il n'y a rien de géotaggé. 
CHOUCHOU:Bien sûr que si. (Mimant le geste de se prendre en photo avec un smartphone tendu à bout de bras:) Moi à la forteresse de Durthang. Moi avec ma copine Arachne. Oh, je suis arrivé à la Tour de Sauron; regardez, y'a pas un chat!


mardi 12 juin 2018

[GLASGOW] Une journée sur la Mural Trail





Glasgow n'est pas particulièrement belle; j'irais même jusqu'à dire que je l'ai trouvée encore plus moche que Cologne qui occupait depuis quelques mois le sommet de mon hit-parade personnel. Ses façades traditionnelles mal entretenues, couleur de rouille ou de suie, se mélangent à nombre d'immeubles modernes massifs et sans charme. De plus, en ce moment, le centre-ville est littéralement éventré par des travaux de construction ou de rénovation des chaussées. Autant dire que les photos un peu jolies se méritent.

dimanche 10 juin 2018

La semaine en bref #23





Lundi:
Une invitation à tester un jeu de piste en extérieur: la semaine commence bien! Même si, disponibilité des suspects habituels oblige, on ne peut caler ça qu'après notre retour d'Ecosse.
 Flash info: le thé vert à la framboise du Palais des Thés est particulièrement délicieux glacé.
 Je me présente à la Croix-Rouge pour faire un don de plasma; on me répond que comme je ne suis pas enregistrée dans leurs fichiers en Belgique, je dois d'abord faire un don de sang normal histoire qu'ils vérifient si tout va bien, puis attendre quinze jours  pour le don de plasma. Mais le centre de la rue des Alexiens est super beau et confortable, avec du personnel aux petits soins. I'll be back.
 Au fil de la journée, le pincement que j'ai senti au-dessus de la fesse gauche ce matin en me levant s'étend et s'intensifie jusqu'à devenir un lumbago très respectable. En fin de soirée, je suis quasiment paralysée, en mode baleineau échoué sur la plage.  

samedi 9 juin 2018

Un road trip light en Ecosse





L'an dernier à la même époque, je vous faisais part de ma résolution de ne plus voyager désormais qu'avec un bagage cabine, et vous donnais mes astuces pour m'alléger. Cette année, j'ai franchi une étape supplémentaire, troquant mon habituelle valise d'une contenance de 35l contre un sac à dos 30l pour me sentir plus mobile et toujours moins encombrée.

mardi 5 juin 2018

[BRUXELLES] Charlemagne Palestine: AA SSCHMMETTRROOSSPPECCTIVVE




Pour être honnête, bien qu'il se vante (très copieusement) de son talent et de sa célébrité dans la présentation de cette expo, je n'avais jamais entendu parler de Charlemagne Palestine avant que le Bozar ne décide d'exposer une rétrospective de son travail sur un demi-siècle. Cela dit, je ne peux pas précisément prétendre être au taquet en matière d'art contemporain. Ce n'est donc pas la réputation de l'artiste qui m'a intriguée et attirée, mais bien les photos des montagnes de peluches colorées qui constituent une bonne partie des installations. J'ai pensé qu'à défaut d'autre chose, ce serait très photogénique (oui, je suis superficielle; lapidez-moi à coups de nounours).

lundi 4 juin 2018

La semaine en bref #22





Lundi:
 Le gros avantage de cette chaleur, c'est qu'elle me jette hors du lit très tôt le matin, et que j'ai donc terminé ma journée de travail vers 15h - ce qui me permet de profiter de mon après-midi pour, par exemple, aller lire des bédés chez Filigranes. 
C'est assez fréquent que les auteurs des bouquins que je lis likent mes Instagram sur le compte de L'Annexe, mais suite à ma critique de son roman, Michaël Uras a carrément pris la peine de m'envoyer un mail pour me remercier.

dimanche 3 juin 2018

Hors-série Flow Magazine: "50 ways to draw your beautiful ordinary life"





Ca fait des années que je me dis que je devrais dessiner régulièrement. Certes, j'ai eu une brève période "portraits de chaussures à l'aquarelle", et j'ai illustré quelques carnets de voyage. Mais trop intimidée par mon absence de technique et les choses superbes que font des gens bien plus doués que moi, je n'ai jamais osé me mettre réellement à l'urban sketching, et je n'ai pas non plus réussi à appliquer mon auto-discipline pourtant non négligeable à la tenue d'un Hobonichi parce qu'en matière de créativité, je ne supporte pas la contrainte.

samedi 2 juin 2018

Les conversations absurdes #34


CHOUCHOU: Ce qui était formidable dans les Sopranos, c'est qu'on montrait la vie de ces mafieux dans ce qu'elle avait de plus trivial. On les voyait à l'hôpital, au supermarché... 
MOI: Même les gangsters doivent se nourrir. 
CHOUCHOU: Non mais c'était pas "Le parrain", avec le type qui joue de la trompette derrière toi, quoi. 
MOI: En même temps, dans la vraie vie, si un type joue de la trompette derrière toi, c'est que tu es clairon dans un orchestre.

ERRATUM: Nekonezumi, qui travaille réellement dans un orchestre, me signale qu'en fait, devant le type qui joue de la trompette, il y aurait plutôt le clarinettiste.

jeudi 31 mai 2018

Lectures de Mai 2018





ROMANS
- Une mère (Alejandro Palomas) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Calpurnia (Jacqueline Kelly) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The art of baking blind (Sarah Vaughan) ♥︎♥︎
- Ailleurs si j'y suis (Antoine Laurain) ♥︎
- La singulière aventure de Pénélope Vermillon (Valija Zinck) ♥︎♥︎
- L'abandon des prétentions (Blandine Rinkel)
- Saints for all occasions (J. Courtney Sullivan) ♥︎♥︎
- Traveler (L.E. DeLano) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Lettres à l'ado que j'ai été (Collectif) ♥︎
- Bye-bye, vitamines (Rachel Khong) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Passeuse de rêves (Lois Lowry) ♥︎♥︎♥︎
- Everything about you (Heather Child)
- Made you up (Francesca Zappia) ♥︎♥︎♥︎
- Dreamer (L.E. DeLano) ♥︎♥︎
- A lite too bright (Samuel Miller)
- Que du bonheur (Rachel Corenblit) ♥︎
- Heureusement que le chien, lui, est un type bien (Lorenza Ghinelli) ♥︎♥︎
- Le Passageur T1: Le coq et l'enfant (Andoryss) ♥︎♥︎♥︎
- La maison à droite de celle de ma grand-mère (Michaël Uras) ♥︎♥︎♥︎
- The plastic magician (Charlie N. Holmberg) ♥︎♥︎
- Emergency contact (Mary H.K. Choi) ♥︎♥︎♥︎
- Juniper Lemon ou la stratégie du bonheur (Julie Israel) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The eye of the North (Sinéad O'Hart)

BEDE
- Le secret de l'ange T1 (Shiki Kawabata) ♥︎♥︎♥︎
- Rat et les animaux moches (Sibylline/Capucine/Jérôme d'Aviau) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Eclats d'âme T2 (Yuhki Kamatani) ♥︎♥︎
- Notes 11: Un royaume magique (Boulet) ♥︎♥︎♥︎
- Whispering T1 (Yôko Fujitani) ♥︎♥︎
- Retour aux sources T1 (Yuo Hsuan) ♥︎♥︎
- Je vais rester (Trondheim/Chevillard) ♥︎♥︎♥︎
- Moins qu'hier, plus que demain (Fabcaro) ♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- Adulthood is a myth (Sarah Andersen) ♥︎♥︎♥︎
- First, we make the beast beautiful (Sarah Wilson) - en cours
- The little book of life hacks (Yumi Sakugawa) - en cours
- Love is... T2 (Puuung) ♥︎♥︎♥︎♥︎

mercredi 30 mai 2018

[BRUXELLES] Eden Foodie, ça rime avec healthy





Ouvert en septembre dernier à deux pas des communautés européennes, Eden Foodie est la création de trois amis qui souhaitaient proposer un lieu où tout le monde pourrait trouver de quoi se régaler:  les gourmands comme les obsédés du fitness et du manger-sain, les carnivores comme les végétariens ou les végans, ceux qui sont toujours pressés comme ceux qui ont envie de se poser un moment au calme. Par contraste avec les autres restaurants du quartier, à la carte courte et souvent spécialisée, c'est un lieu où l'on peut venir en groupe sans se soucier des préférences de chacun - car vraiment, il y en a pour tous les goûts et tous les modes de vie. 

mardi 29 mai 2018

Les conversations absurdes #33


Nous discutons de la vulnérabilité de l'appareil génital masculin. 
MOI (un peu navrée pour lui): C'est quand même pas très ergonomique, tout ce bouzin qui pendouille à l'extérieur, à un endroit où il peut se cogner contre n'importe quoi. 
CHOUCHOU: C'est moderne. 
MOI (ricanant): Moderne? Ca n'a pas évolué d'un iota depuis l'apparition de l'être humain sur Terre!
CHOUCHOU (imperturbable): Absolument, moderne. C'est comme le centre Pompidou: l'architecture interne est exposée à l'extérieur. 

lundi 28 mai 2018

La semaine en bref #21





Lundi:
Alors qu'on discute du tome 1 de sa nouvelle série sur Messenger, je fais une blague à base de flan au caramel que ma copine Andoryss qualifie de "meilleure blague de l'année" et qu'elle promet de caser dans son tome 2. J'ai toujours envie de me pendre, mais hé, au moins je reste drôle. 

Mardi:
 Ayant dû m'aventurer dans un coin inconnu de Monpatelin pour déposer un colis dans un point relais, je découvre l'existence d'un jardin doté de balançoires, d'une volière et d'un enclos avec trois chèvres qui se foutent éperdument de la clôture électrique censée les contenir. On dirait moi la semaine dernière devant ma déclaration de revenus en ligne.

dimanche 27 mai 2018

[PARIS] Le Renard Doré, la nouvelle librairie manga pour les amoureux de l'univers Ghibli



 Désolée pour les photos moches, mon appareil était mal réglé et l'éclairage intérieur pas commode!

Depuis le début du mois, il existe à Paris, tout près de la fac de Jussieu, une nouvelle librairie dédiée aux mangas et à la culture asiatique: Le Renard Doré. Financée partiellement grâce à Ulule, c'est une boutique ravissante à la décoration inspirée de l'univers des studios Ghibli: tapisseries à fleurs, luminaires style Tiffany, miroirs en forme de fenêtres, éléments végétaux qui prennent d'assaut les présentoirs... Au rez-de-chaussée, un très beau choix de mangas classés par thème, avec mise en avant des coups de coeur du maître des lieux, mais aussi plein de papeterie kawaii et les incontournables peluches Totoro. Au sous-sol, une sélection de littérature asiatique, de la vaisselle Rice en mélamine et des ateliers pour petits et grands. 

mercredi 23 mai 2018

Pourquoi "La casa de papel" est une mauvaise série (et pourquoi je l'ai adorée quand même)




"La casa de papel", c'est la série dont tout le monde parle depuis trois mois sur les réseaux sociaux, celle que les gens binge-watchent avec un tel enthousiasme que ça a fini par m'intriguer suffisamment pour que j'y jette un coup d'oeil - et que, malgré des défauts hurlants, je ne décroche pas avant d'être arrivée au bout des deux saisons. 

Si vous avez réussi à passer au travers jusqu'ici, en gros, c'est l'histoire de 8 braqueurs qui ont pris des noms de grandes villes pour protéger leur anonymat et qui, sous la houlette d'un mystérieux génie répondant au sobriquet d'El Profesor, montent le casse du siècle à la Fabrique Nationale de la Monnaie espagnole. Un casse qui va durer plusieurs jours et durant lequel ils garderont plus de 60 personnes en otage afin de garantir la bonne exécution de leur plan tordu à souhait...

mardi 22 mai 2018

Comment occuper utilement un mois de chômage technique





Si je dois rester un mois entier sans bosser, il est hors de question que je passe mes journées à me morfondre en regardant baisser le solde de mon compte bancaire. Improductive sur le plan professionnel, il va falloir que je le sois sur à peu près tous les autres plans possibles pour ne pas sombrer dans la déprime. Quelques idées d'occupations utiles qui ne me coûteront rien:

lundi 21 mai 2018

La semaine en bref #20





Lundi:
Reçu le relevé de droits d'auteur de mon éditeur principal. Excédent stationnaire depuis 3 ans; seulement un dixième de ce que je touchais entre 2010 et 2012. Bon, je me plains pas, il en reste encore. (Enfin si, je me plains, parce que comme tout le monde, je préfère toucher beaucoup de sous que juste un peu!)
 La semaine dernière, j'hésitais à allumer la clim; là, j'hésite à rallumer le chauffage.

dimanche 20 mai 2018

Harry & Meghan: just married!





La monarchie et le mariage sont deux institutions qui ne m'inspirent aucune sympathie. Et en règle générale, je snobe les événements qui mobilisent les foules devant leur écran - genre Eurovision ou élection de Miss France. A la base, je n'avais donc aucune intention de regarder le prince Harry et Meghan Markle s'épouser hier en milieu de journée. Mais j'en étais au 3ème jour d'une déprime sévère qui me voyait gober du Xanax comme des pastilles anti-toux et envisager de partir élever des chèvres dans le Larzac (où j'aurais peut-être retrouvé mon menton). Du coup, histoire de me changer les idées, je me suis quand même connectée au streaming de France 2 vers 12h30. 

vendredi 18 mai 2018

Le faux problème du mérite





Combien d'entre nous, après avoir survécu à une semaine difficile ou résolu un problème épineux, se disent: "J'ai bien mérité une petite récompense" et foncent s'acheter une  robe un peu chère, un vernis de marque ou un joli bibelot? Ne levez pas les yeux au ciel: je ne vais pas partir dans une tirade anti-consumériste. Non, ce qui m'interpelle, c'est cet usage très répandu du verbe "mériter" dans un contexte où il n'a pas du tout sa place. J'ai déployé un effort louable, d'accord. Du coup, je veux me faire plaisir pour rééquilibrer mon bilan comptable (la chiantise de la vie dans une colonne, ses agréments dans l'autre) - soit. Mais à partir du moment où j'ai gagné mon argent, j'ai le droit d'en faire ce que je veux, sans justifier de mes dépenses vis-à-vis de moi-même et/ou du reste de la société. A condition d'avoir les moyens de me l'offrir, je suis tout à fait libre de m'accorder cette fameuse petite récompense. 

mercredi 16 mai 2018

A toutes jambes





Même quand j'étais plus jeune, bien plus légère et vaguement plus conforme aux canons de beauté en vigueur, il y a une partie de mon corps que j'ai toujours détestée: mes jambes. 

mardi 15 mai 2018

Revue de presse internet - mai 2018






Jugez Etienne: en dix minutes, faites une expérience très intéressante sur votre perméabilité aux informations fausses (a.k.a. "fake news").

Les médecines alternatives "ne font pas de mal" - vraiment?

Le #sparadrapgate, ou comment les spécificités des personnes de couleur sont ignorées en France.

Parce que les conneries misogynes n'étaient pas encore assez nombreuses, maintenant, il y a
le concept d'incel.

Sur le même sujet: notre conception étriquée de la sexualité fait des ravages.

Mais encore: il y a aussi des femmes incel, et bizarrement, elles ne massacrent personne. (en anglais)

De "Matrix" à Kanye West, le conservatisme nationaliste, blanc et misogyne se propage comme perception éclairée de la réalité. (en anglais)

Avez-vous remarqué que la pop culture est encore plus méprisée quand considérée comme féminine? (en anglais)

La spirale de la consommation, un article très intéressant avec du Diderot et du Pratchett dedans!
(en anglais)

dimanche 13 mai 2018

La semaine en bref #19





Lundi:
Pas de wifi à bord de mon TGV, dont le routeur est en panne, mais ceci mis à part, mon voyage se déroule aussi bien que possible (et du coup, au lieu de glander sur internet pendant des heures, je descends le dernier J. Courtney Sullivan trouvé en e-book pour 1,99€ seulement). 
 "Oh, mais vous avez les cheveux courts maintenant, ça vous va bien, qu'est-ce que vous êtes beeeeeelle!", s'exclame Solange, qui m'a déjà vue dix fois depuis que je les ai coupés. Mais bon, elle a 92 ans et de la DMA.
 "Et vous venez de vous installer dans le coin?" me demande le pizzaïolo de Monpatelin chez qui je me sers exclusivement depuis 17 ans. Il faut croire que, malgré mes lunettes rigolotes, je n'ai pas une tête très mémorable. 
 Sinon, à la rubrique news people, j'apprends qu'un vieux rocker français arborant un anneau dans l'oreille habite juste à côté de chez moi. Connaissant ses opinions politiques, il est sans doute l'autre habitant de ma commune qui n'a pas voté droite dure aux dernières élections. 

vendredi 11 mai 2018

Déficit écologique





Le jour du dépassement écologique, celui où l'humanité a utilisé toutes les ressources naturelles que la Terre peut lui fournir en un an, survient un peu plus tôt chaque année - dans le courant du mois d'août, pour le moment. Mais si on se penche sur le cas précis de la France, l'un des pays où l'on vit le mieux au monde, ce jour, en 2018, c'était... le 5 mai. Ce qui signifie qu'une Française moyenne comme moi, ni très riche ni très pauvre, consomme en une année 3 fois plus de ressources que ce que la Terre ne peut en produire pour elle. Ca calme, non? 

mardi 8 mai 2018

Plaidoyer pour l'ennui





Je supporte très mal de n'avoir rien à faire. Les week-ends où je suis à Bruxelles et où Chouchou est bloqué à la maison par son boulot, je me creuse frénétiquement la tête pour dresser quand même une To Do List, dussé-je la remplir de trucs pas fun tels que "Ménage de la salle de bain" ou "Tri du placard à thé". Si je n'ai aucune activité sympa en vue, qu'au moins je mette mon temps à profit pour faire avancer le schmilblik en me débarrassant de quelques corvées. Je suis une excellente glandeuse, mais ma conception de la glande implique de pouvoir faire une petite croix à la fin - à côté de "Lire le dernier roman de Machin" ou "Tester le masque visage Truc", par exemple. Sinon, j'ai l'impression de perdre mon temps, de ne pas faire suffisamment compter chaque journée qui me rapproche de la mort. Déjà que je ne suis pas en train d'élever la prochaine génération ni de produire l'énergie renouvelable ultime ou de chercher un vaccin contre le cancer, il faut que je puisse justifier d'un accomplissement, même minuscule.

lundi 7 mai 2018

La semaine en bref #18






Lundi et mardi: 
 Le pont, c'est pour les salariés. Moi, ces deux jours-là, je bosse, et je lis des trucs pas terribles - je suis pleine d'admiration pour Tove Jansson, mais je trouve ses nouvelles d'un chiant! 

Mercredi: 
Sur les deux éditeurs qui me devaient des sous à fin avril, un (toujours le même...) ne m'a pas réglée, et l'autre m'a versé 500€ de plus que prévu. J'envoie un mail à la compta pour signaler le bouzin, et une réponse automatique m'informe que mon correspondant est en vacances jusqu'à mi-mai. Bon, ben même si c'est une erreur, ça me fera un peu de trésorerie en attendant.

dimanche 6 mai 2018

Les conversations absurdes #32


CHOUCHOU, se levant avec l'assiette vide qui a contenu des tartines d'"houmous" de haricots noirs et se dirigeant vers le lave-vaisselle: Je suis attaqué par l'houmous!
MOI: Sérieusement? C'est ta nouvelle excuse pour boulotter tout ce qui te tombe sous la dent?  "C'est pas ma faute, c'est l'houmous qui m'a attaqué en se jetant dans ma bouche?".
Les yeux exorbités et la tête renversée en arrière, j'agite les bras en mimant l'agression. 
CHOUCHOU, mort de rire: Le lustre. Je suis attaqué par le lustre. Je me suis cogné la tête en me levant. 

samedi 5 mai 2018

[BRUXELLES] Bao Bang Bang





Déjà un an et demi que Bao Bang Bang, qui propose une carte inspirée de la street food taïwanaise, a ouvert non loin de l'église de la Trinité, dans le quartier du Châtelain. Sa spécialité? Le Gua Bao, une brioche vapeur ici façonnée en forme de gueule ouverte et garnie de plein de trucs délicieux. Hier soir, nous nous sommes précipités dès l'ouverture pour goûter ça.