mardi 20 novembre 2018

L'automne de l'angoisse 2/2





En septembre 2017, j'écrivais un billet pour me réjouir d'être, depuis un an environ, débarrassée de l'anxiété chronique qui m'avait longtemps pourri la vie en se manifestant pour l'essentiel sous forme d'hypocondrie.

Après ça, j'ai eu encore six mois de tranquillité environ. Puis mes crises d'angoisse ont réapparu, déclenchées par de tout autres causes mais toujours aussi suffocantes. Au lieu de me persuader que j'étais en train de mourir d'un cancer à la moindre petite douleur inexpliquée, j'ai commencé à flipper gravement pour l'état du monde d'une part et pour ma carrière d'autre part.

dimanche 18 novembre 2018

La semaine en bref #45





Lundi:
 Je prépare un cake salé en utilisant cette recette (et en remplaçant les olives noires, dont je ne raffole pas, par les petits restes du poulet rôti de ce week-end). C'est HYPER bon.
 Pour la première fois de ma vie, j'achète un nom de domaine - en m'étonnant des différences de tarifs selon qu'on veut un .fr, un .net, un .com, un .online... La palme de la terminaison la plus ruineuse revient, évidemment, à .porn.
 Yoga progress report: je commence à faire un chaturanga passable; mes talons effleurent désormais le sol en chien tête en bas, et ma transition de l'arbre (ou de n'importe quel autre équilibre sur une jambe) au guerrier 3 est d'une fluidité merveilleuse. Par contre, mon aigle ressemble toujours à un vautour déplumé, et mon corbeau décolle à peine du sol.
 A deux heures du matin, Chouchou m'accuse d'émettre des ondes anti-croustillons. Je ne sais même pas ce que c'est, les croustillons. 

vendredi 16 novembre 2018

L'automne de l'angoisse (1/2)





C'est peu dire que je viens de vivre un mois difficile. 

Alors que j'étais en pleine déprime post-voyage raté, combinée à une actualité méga anxiogène et à une confrontation avec ma terreur phobie sévère des souris, je me suis pour la troisième fois cette année retrouvée au chômage technique. Et contrairement aux deux fois précédentes, aucun boulot n'a miraculeusement atterri dans ma boîte mail au bout d'une semaine à peine. Les jours passaient, et tous les messages que j'envoyais me revenaient avec plus ou moins la même réponse: "Désolé(e), mais nous avons déjà du mal à satisfaire les demandes de nos collaborateurs réguliers". Pourquoi? En gros, parce que les traducteurs littéraires sont de plus en plus nombreux alors que les maisons d'édition favorisent de plus en plus la création française en raison d'un coût moindre - et que par ailleurs, comme nos charges ne cessent d'augmenter, chacun de nous a besoin de bosser de plus en plus pour maintenir son niveau de vie.

mardi 13 novembre 2018

Revue de presse internet - novembre 2018






Toutes mes récentes lectures m'en ont persuadée: on ne contrera pas le réchauffement climatique en se contentant de modifier nos habitudes de consommation individuelle.

Par contre, une tentative d'action intéressante: la montée en puissance d'une justice climatique mondiale.

Marie-Claire a soumis les enfants de la rédaction à un nouveau test sur la présence de produits toxiques dans leur organisme. Résultat: ils sont tous contaminés.

Ca va plutôt à l'encontre de mes croyances, mais cet article très documenté affirme que manger bio ne diminue pas le risque de cancer(en anglais)

Très pertinent: Internet et la brutalisation du débat public.

Les fausses images utilisées pour propager des stéréotypes négatifs au sujet des migrants. (en anglais)

Une chouette infographie pour expliquer le fonctionnement de la mémoire.

Après avoir longtemps utilisé "auteure", j'ai récemment adopté "autrice", et voici pourquoi.

lundi 12 novembre 2018

Les conversations absurdes #50


Devant le pilote de "A discovery of witches". 
MOI, agacée: Rhââââ, mais y'en a marre des vampires élégants et taiseux, quel cliché, putain! Jamais on nous en fout un jovial et grassouillet, pour changer un peu? 
CHOUCHOU, toujours prêt à aider: Les loups-garous sont comme ça. 
MOI, interloquée: Les loups-garous sont joviaux et grassouillets? 
CHOUCHOU, catégorique: Absolument. Tu crois que ça sert à quoi, tout ce poil? C'est pour planquer leur bide et leur bonne humeur.

dimanche 11 novembre 2018

La semaine en bref #44





Lundi:
Pour valider mon Museum Pass, je dois télécharger un portrait en ligne. Les deux premières fois, l'application me dit: "Nous ne reconnaissons pas de visage sur cette photo". Je suis quoi, un fantôme?
★ Le reste de ma journée de chômeuse technique: ajuster le rembourrage de mon oreiller orgasmique, ranger le linge sec, vider et remplir le lave-vaisselle, préparer un gâteau au yaourt qui refuse de lever une brique vaguement comestible, faire la séance de yoga la plus difficile depuis le début du programme de 30 jours, aller me promener au parc en quête de jolies couleurs d'automne, lire deux bédés chez Filigranes, racheter du lait, préparer ma soupe de gnocchi aux légumes pour le dîner, m'ennuyer ferme devant l'épisode 304 de "This is us".  Au secours.

samedi 10 novembre 2018

Les conversations absurdes #49


CHOUCHOU: Tiens, tu as mis du céleri dans la salade?
MOI: Il en restait au frigo, je ne voulais pas le gaspiller.
CHOUCHOU: Mais tu détestes ça!
MOI: Bah, à force d'en mettre dans mes fonds de soupe, j'ai fini par m'habituer plus ou moins. 
CHOUCHOU, une lueur d'espoir dans le regard: Du coup...
MOI, fermement: Pour le fenouil, c'est toujours non. 


jeudi 8 novembre 2018

Yoga With Adriene: mon coup de foudre bien-être



La vidéo d'Halloween 

Développer une pratique quotidienne du yoga est un de mes objectifs récurrents depuis des années, mais aussi un de ceux qui se dérobent à moi le plus obstinément. J'ai pris mon premier cours en salle il y a plus de 20 ans, et depuis, je n'ai pratiqué que de manière sporadique, alors même que je suis absolument convaincue des bienfaits du yoga - dans l'absolu mais surtout pour moi. Physiquement, je sais que ça m'aide à préserver ma souplesse articulaire, à dénouer les tensions induites par mon mode de vie ultra-sédentaire et les nombreuses heures passées chaque jour assise devant un ordinateur, et que même si les types de yoga que j'affectionne ne sont pas les plus toniques, ils sollicitent un peu ma musculature et contribuent à renforcer mon core. Mais la vraie magie du yoga, c'est ce qu'il me fait mentalement: il me rappelle de respirer profondément, apaise mes angoisses, me permet de prendre du recul vis-à-vis de mes soucis, ramène mon esprit dans une réalité aussi concrète qu'immédiate et le reconnecte à mon corps.

mercredi 7 novembre 2018

Ces choses que je ne m'autorise pas





Je ne m'autorise pas à trop me soucier de mon apparence - à me laisser abattre par l'expansion de mon tour de taille, la dégringolade de mes chairs ou le blanchissement de mes cheveux. On en est tous plus ou moins là aux abords de la cinquantaine; se prendre la tête pour un phénomène aussi inéluctable est une souffrance inutile. Mieux vaut accepter que je vieillis, comme tout le monde, et qu'il y a des préoccupations autrement plus importantes. 

lundi 5 novembre 2018

La semaine en bref #43





Lundi:
★ Je deviens dingue à tourner en rond chez moi sans bosser. Du coup, malgré la pluie battante, je prends le bus pour me rendre chez Maisons du Monde, où je teste les modèles de fauteuils qui iraient bien dans le coin de mon bureau, et chez Zôdio, où j'achète des cadres pour les dessins d'artistes acquis ces dernières années (j'ai hâte de récupérer le dernier en date, signé Lou Bonelli!).

dimanche 4 novembre 2018

Envies de novembre





les tomes 5 de deux de mes séries de bédé préférées, "Les vieux fourneaux" et "Les beaux étés"
(qui sortent le même jour - trop de bonheur d'un coup)

la suite en VO de la géniale série jeunesse "Le club de l'ours polaire"

...et celle de la non moins géniale "Nevermoor"
(et là, je m'aperçois avec horreur que je n'ai jamais pris la peine de rédiger une critique du premier tome - une omission que je me ferai un devoir de réparer à cette occasion)

"Les crimes de Grindelwald" au cinéma
(même si j'ai été déçue par le film précédent, et malgré la présence de Johnny Depp dans le rôle-titre: oui, je me suis laissée séduire par la bande-annonce)

un nouveau Nokia
(le mien aura bientôt l'âge de passer son bac et ne tient plus trop la charge, mais ça devient dur de trouver un téléphone qui ne fasse que téléphoner!)

une bougie Pyropet dragon ou licorne
(je viens de faire brûler un oiseau et c'est rigolo comme tout)

cette "robe de voyage" qui semble tellement parfaite
(le tissu stretch épais! les poches secrètes!)

le calendrier de l'avent "Thé et confitures" de Natures & Découvertes
(mais ce que je voudrais vraiment, c'est que Lupicia en fasse un...)

le brunch dominical de Louise Factory
(nous n'avons testé aucun nouveau brunch à Bruxelles depuis le début de l'année; il nous reste moins de deux mois pour remédier à cet état de fait scandaleux)

l'expo Mucha au musée du Luxembourg
(je passe brièvement à Paris en fin de mois pour l'inauguration du salon du livre jeunesse de Montreuil - et ça ne sera même pas un mardi!)

vendredi 2 novembre 2018

Momox: pour vous débarrasser facilement des livres, CD, DVD et jeux vidéo dont vous ne voulez plus





J'ai souvent parlé ici de mes difficultés à évacuer 95% des bouquins que j'ai lus - un peu parce que je n'ai pas la place de les garder et un peu parce que, relisant rarement, je ne vois pas l'intérêt de m'encombrer. Sauf que quand je débarque chez des bouquinistes avec des sacs entiers d'ouvrages parus très récemment et d'apparence neuve (pardon de lire vite et d'être soigneuse), ils me regardent comme si je les avais volés dans le seul but de les revendre. Je ne sais pas ce qui me vexe le plus, qu'on mette en doute mon honnêteté maladive ou qu'on pense qu'il est impossible de lire autant et en abîmant si peu ses bouquins. Bref. 

jeudi 1 novembre 2018

Ambivalence immobilière





Y'a des gens qui ont une relation amour-haine avec certains de leurs amis ou des membres de leur famille, voire avec leur partenaire.

Moi, j'ai ça avec mon appartement.

J'ai souvent dit que si c'était à refaire, je ne l'achèterais pas, parce que c'est loin d'avoir été l'économie qu'on me faisait miroiter et que ça m'a plus ou moins enchaînée à Monpatelin ces 15 dernières années.

Mais à côté de ça, dans les périodes où ça allait mal avec Chouchou, j'ai toujours su que j'avais un endroit où me réfugier en cas de besoin. Et maintenant que j'ai fini de le payer, je peux respirer un peu du côté financier (même s'il faudrait que j'investisse dans quelques travaux de rafraîchissement).

mardi 30 octobre 2018

Lectures d'Octobre 2018





ROMANS/NOUVELLES:
- We rose up slowly (Jon Gresham) ♥︎
- The Uncommoners T1: The crooked sixpence (Jennifer Bell)
- Le discours (Fabrice Caro) ♥︎♥︎♥︎
- Valentine ou la belle saison (Anne-Laure Bondoux) ♥︎♥︎♥︎
- The nearest faraway place (Hayley Long) ♥︎♥︎♥︎
- Soy sauce for beginners (Kirstin Chen) ♥︎♥︎
- Two dark reigns (Kendare Blake) ♥︎♥︎
- L'échiquier de jade (Alex Evans)
- Nine perfect strangers (Liane Moriarty) ♥︎♥︎
- Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell (James Lovegrove) - en cours
- La marelle (Samantha Bailly) ♥︎♥︎♥︎
- Coeur battant (Axl Cendres) ♥︎♥︎
- La soirée de Mrs Dalloway (Virginia Woolf) ♥︎♥︎
- Words in deep blue (Cath Crowley) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The disreputable history of Frankie Landau-Banks (E. Lockhart) ♥︎♥︎♥︎
- The Sunday lunch club (Juliet Ashton) ♥︎♥︎♥︎
- Wundersmith: The calling of Morrigan Crow (Jessica Townsend) - en cours

BEDE/MANGA:
- Chroniques de l'île perdue (Loïc Clément/Anne Montel) ♥︎♥︎
- The ancien magus' bride T9 (Kore Yamakazi) ♥︎♥︎♥︎
- Bouillon (Olivier Milhaud/Sandra Cardona) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- March comes in like a lion T10 (Chica Umino) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Ma vie d'artiste (Mademoiselle Caroline) ♥︎♥︎♥︎
- Kamakura diary T1 (Akimi Yoshida)* ♥︎♥︎♥︎
- Moi en double (Navie/Audrey Lainé) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- La cantine de minuit T4 (Yaro Abe) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- L'atelier des sorciers T3 (Kamome Shirahama) ♥︎♥︎
- Kamakura diary T2 (Akimi Yoshida) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Quand j'avais ton âge (Katja Klengel) ♥︎♥︎
- Kamakura diary T3 (Akimi Yoshida) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Kamakura diary T4 (Akimi Yoshida) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Kamakura diary T5 (Akimi Yoshida) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Kamakura diary T6 (Akimi Yoshida) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Kamakura diary T7 (Akimi Yoshida) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Gloutons & dragons T6 (Ryoko Kui) ♥︎♥︎♥︎
- It's a magical world (Bill Watterson)* ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le secret de l'ange T4 (Shiki Kawabata) ♥︎

lundi 29 octobre 2018

Conseils à mon Moi futur pour affronter l'hiver





Chère Moi de fin octobre 2018,

Alors ça y est, on est repassé à l'heure d'hiver; il fait de nouveau nuit au milieu de l'après-midi et tu n'as plus qu'une envie: dormir jusqu'en mars prochain. N'écoute pas ton ourse intérieure! L'an dernier, tu as traversé cette saison déprimante le sourire aux lèvres. Au cas où tu aurais déjà oublié comment tu as accompli cet exploit, je m'en vais te rafraîchir la mémoire avec quelques conseils testés et approuvés par Toi-Même (la meilleure garantie de qualité au monde):

dimanche 28 octobre 2018

La semaine en bref #42





Lundi:
Le proverbe "Jamais deux sans trois" se vérifie sur le coup des 16h30. Me voilà repartie dans les champs monpatelinois, que je commence à très bien connaître. Au moins, il fait encore jour cette fois. 
 En revenant, je croise une de mes voisines dans le village (l'ex-femme du Gros Con, qui a racheté sa part de leur appartement). On avait fini par sympathiser à l'avant-dernière assemblée générale. Et alors qu'on a siégé ensemble au conseil syndical pendant 10 ans, hors contexte, je suis infoutue de la reconnaître. Non, je ne suis pas physionomiste. Du tout. 
 De cet article lu ce matin, j'ai retenu deux astuces naturelles pour éloigner les souris: le laurier et l'huile essentielle d'eucalyptus. Mon primeur étant fermé cet après-midi, j'achète un flacon de la seconde à la pharmacie et rentre chez moi imbiber des chiffons que je fourre ensuite dans mes placards. Heureusement que ça fait partie des rares odeurs que j'aime bien.
 Dans la foulée, j'envoie un mail à la voisine qui gère la copropriété avec moi pour lui signaler le problème, et elle me répond immédiatement qu'il y a aussi des souris (enfin, au moins une) chez elle. Nous convenons de faire dératiser l'ensemble de la résidence. 

jeudi 25 octobre 2018

Quit while you're ahead?





Aujourd'hui fait partie de ces jours de plus en plus nombreux où je ne vois plus du tout l'intérêt de continuer.

Le monde actuel me terrifie. L'avenir s'annonce pire. Mes lectures les plus récentes ont fait évaporer mes dernières réserves d'espoir qu'on finisse par redresser un peu la barre. Je sais bien que je ne suis pas devin et qu'on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise, que beaucoup de gens se battent contre le réchauffemement climatique, la montée des fascismes, la persistance du sexisme, du racisme ou de l'homophobie. Je suis aussi, à tort ou à raison, persuadée que leurs efforts ne sont que gouttes d'eau dans un océan empoisonné. Que le capitalisme est une machine inarrêtable dont les dérives monstrueuses vont tous nous broyer beaucoup plus tôt qu'on ne veut le croire.

dimanche 21 octobre 2018

La semaine en bref #41





Lundi:
Premier train en retard de plus de 20 mn, correspondance ratée, deuxième train en retard de 10 mn: un voyage ordinaire vers Monpatelin, où je suis accueillie par une magnifique pluie d'automne. 
 Je défais mes bagages en prenant bien garde à isoler les textiles, qui passent aussitôt en machine avec séchage à 60° ou filent sur le balcon dans un sac poubelle. Oui, je suis toujours en train de flipper ma race au sujet des punaises de lit. En avoir rapporté à Bruxelles serait déjà moche, mais ici, ce serait carrément la cata. 
 Quand je me pose enfin avec le sentiment du devoir accompli, un des pans de mon long gilet d'intérieur kaki renverse le verre de jus d'abricot plein à ras bord posé à côté de mon MacBook. S'en suivent quelques minutes de séchage/nettoyage frénétiques, mais heureusement, la bête ne semble pas avoir souffert. 

samedi 20 octobre 2018

My best of Toulon 2018




Quand je dis "Best of", entendons-nous bien: je n'ai pas tout testé. Il ne s'agit pas d'un palmarès exhaustif, juste des adresses que j'aime, que je fréquente régulièrement et que je suis prête à recommander les yeux fermés. Toutes se situent dans le centre-ville et sont à distance de marche les unes des autres. J'actualise cette liste d'année en année. 

DEJEUNER
Cuisine italienne sublime; pâtes maison préparées le jour même avec des produits importés d'Italie,  et pizza napolitaine dont la recette figure au patrimoine de l'Unesco. Le restaurant s'est dédoublé depuis peu en récupérant un second local situé juste derrière le premier. Terrasse (couverte en hiver). Réservation fortement conseillée. 
Cuisine fraîcheur avec les produits du marché voisin. Déco fantaisiste et colorée. Plats légers et souvent inventifs. Mais le meilleur, ce sont les desserts de Gilles, qu'on peut également savourer l'après-midi avec un thé Mariage Frères ou un chocolat chaud maison. Terrasse presque toute l'année.
O garden, 6 rue Emile Zola (à côté de la cathédrale)
Mon coup de coeur le plus récent. Cuisine multi-culturelle et healthy, avec de grandes salades variées et délicieuses - ma préférée: la Pattaya, d'inspiration asiatique. Service un peu lent aux heures de pointe, mais ça vaut la peine d'attendre. Terrasse quand la météo le permet.

vendredi 19 octobre 2018

Revue de presse internet - octobre 2018






L'importance de parler de la banlieue normalement, expliquée par une journaliste 

"Ne laissons pas l'espace public aux mains de connards homophobes", ou pourquoi personne ne doit s'arroger le droit de dicter aux autres ce qu'ils peuvent être ou non dans la rue.

De plus en plus de politiciens européens sans enfants: ce que ça dit de l'évolution de notre société. (en anglais)




La traductrice historique d'Astérix, qui vient de mourir, parlait de sa conception du métier dans cette très intéressante interview.

mercredi 17 octobre 2018

La punition





En octobre 2012, mon père était très malade. Mais parce que je voulais passer notre anniversaire de couple avec Chouchou, le mardi 16, au lieu de faire un crochet par Toulouse comme prévu, je suis remontée directement de Monpatelin à Bruxelles. Ma mère n'ayant prévenu personne (ce dont je m'étonnerai éternellement, étant donnés son incapacité à garder un secret et son besoin de discuter de tout avec tout le monde), j'ignorais que mon père était sous respirateur depuis la veille.

lundi 15 octobre 2018

La semaine en bref #40





Lundi:
Couchée hier avant 21h, debout ce matin avant 6h. Hé ben, à cette heure-là, il fait nuit, il fait froid et y'a rien à glander si on essaie de ne pas réveiller le conjoint qui dort encore dans la pièce voisine.
 Au cours des dernières 24h, j'ai eu des interactions avec Sebastien de Castell sur Goodreads, Pénélope Bagieu et Peng Shepherd sur Twitter. Les réseaux sociaux, ça a quand même des aspects formidables.
 Il se peut que j'aie légèrement pété un plomb chez Filigranes avec toutes les nouveautés parues ces dernières semaines. Mais bon, n'ayant lu que deux pauvres bouquins pendant les vacances, je dois mettre les bouchées doubles pour rattraper mon retard et atteindre mon objectif Goodreads 2018.
 Le sweat d'intérieur tout mou-tout doux que j'avais repéré à Hong Kong n'est pas vendu à l'Uniqlo de la Monnaie. Le Nong Cha où je comptais me ravitailler en You Zi Hua Cha est exceptionnellement fermé, et le Peck 47 a retiré mon sandwich préféré (le Wild Belgian) de sa carte. Tant pis, c'est une belle journée d'octobre et je vais profiter de ce dernier répit avant de me remettre au travail.

dimanche 14 octobre 2018

Les enseignements du voyage





Déjà plus d'une semaine que nous sommes rentrés d'Asie. S'il n'a pas toujours été facile, et si j'ai plusieurs fois maudit mon choix de Hong Kong comme destination principale, ce voyage fut riche en enseignements aussi bien pour Chouchou que pour moi. 

★ J'ai surmonté ma peur des vols long courrier. Je m'étais bien organisée contre les risques de phlébite, et le choix d'une compagnie un peu plus chère mais réputée pour la qualité de ses services s'est révélé très payant. J'ai découvert que dans de bonnes conditions, j'arrivais désormais à dormir en avion. Par ailleurs, notre périple a renforcé ma conviction que choisir un vol direct dans la mesure du possible et n'emporter qu'un bagage cabine était la formule idéale pour moi. Je retiens aussi que pour un voyage organisé longtemps à l'avance, une assurance tous risques aide beaucoup à moins flipper avant le départ et constitue donc un excellent investissement. 

samedi 13 octobre 2018

Les conversations absurdes #48


Nous cherchons que faire cet après-midi. 
MOI: Y'a bien un marché aux plantes vertes aux Halles St-Géry, mais on a assez de plantes pour le moment... 
CHOUCHOU: Et puis toi dans un marché aux plantes vertes, c'est un peu Barbe-Bleue lâché dans une école primaire: "Venez chez moi que je vous tue..."

mercredi 10 octobre 2018

Les conversations absurdes #47


MOI: Tu as l'air contrarié, mon coeur. Que t'arrive-t-il?
CHOUCHOU, les sourcils froncés et le ton théâtral: Je suis emporté par un tourbillon de sentiments contradictoires. 
MOI, sans me troubler: Houlà, à ce point? Au sujet de quoi? 
CHOUCHOU, le visage fermé: De manière générale. 
MOI: Mais encore? 
CHOUCHOU, marmonnant dans sa barbe: En fait, je crois que j'ai chopé la crève. 

mardi 9 octobre 2018

Envies d'octobre





(entre la matière, la couleur et l'ampleur de la jupe, si j'étais certaine qu'elle m'aille, je me jetterais dessus malgré son prix)

ce cardigan parfait pour la saison

"Bridge of clay", le nouveau roman de Markus Zusak
(l'auteur de "La voleuse de livres", un de mes livres préférés de tous les temps)

...et la suite de l'excellente série "Le Projet Starpoint"
(enfin!)

la première saison de "The Romanoffs"

...et celle de "A discovery of witches"
(l'histoire semblait prometteuse mais le bouquin m'est tombé des mains au bout de 50 pages tant je trouvais le style insupportable - un problème qui devrait disparaître à l'écran!)

une glace à l'azote liquide chez Mister Marius
(pour peu qu'il fasse encore assez beau à Toulon dans la seconde partie du mois)

des pailles en bambou nettoyables et biodégradables
(j'ai commencé à refuser les pailles en plastique dans les bars et les restos, mais j'aime bien boire à la paille et ce serait cool de pouvoir le faire sans polluer)

ce masque de nuit parfumé à la lavande
(celui que j'ai est en satin et m'irrite les yeux)

une inscription sur un site de house sitting
(mais ils sont nombreux et généralement payants, comment choisir?)

lundi 8 octobre 2018

SECRET SANTA 2018: Un swap de Noël





La fin de l'année approchant tout doucement (oui, déjà!), j'ai envie de vous proposer une ronde de surprises de Noël. Le principe? La première inscrite envoie un paquet à la deuxième, qui envoie un paquet à la troisième, et ainsi de suite jusqu'à la dernière qui envoie un paquet à la première. Si vous êtes tentée, voici la marche à suivre:

dimanche 7 octobre 2018

[HONG KONG + SINGAPOUR] Conclusion et bilan du voyage





Si vous avez suivi mon récit au jour le jour, vous avez sans doute l'impression que je n'ai rien apprécié de mon dernier voyage, ou presque. C'est vrai que beaucoup de choses m'ont déçue et rebutée, et que je vais en tirer la leçon. De toute évidence, les climats tropicaux ne me valent rien: je les éviterai à l'avenir. Les mégalopoles qui m'électrisaient quand j'étais plus jeune me tapent désormais sur les nerfs; le grouillement humain, le non-respect de mon espace personnel, le vacarme et la pollution m'agressent au-delà du supportable. Je ne dis pas que je vais subitement devenir amatrice de grands espaces déserts, mais quand je vois combien j'ai apprécié notre road trip dans les highlands écossais, et notamment la solitude magnifique de l'île de Skye, j'en déduis que les prochaines fois, je devrais peut-être m'orienter sur des vacances moins urbaines, plus tranquilles. Pour l'an prochain, j'ai un projet au Canada qui se passerait un tiers (un quart?) du temps dans une grande ville et le reste sur la route à visiter des endroits calmes voire isolés. A suivre!

samedi 6 octobre 2018

[HONG KONG] Où même la dernière journée est ratée





Ce matin, je me lève ravie à l'idée de rentrer en Europe, et je sifflote presque de joie en faisant nos bagages. Nous n'avons pas besoin d'un sac supplémentaire par rapport à l'aller: j'ai bazardé en cours de route mes quatre guides papier, mes produits de toilette format mini et deux T-shirts que je n'allais pas remettre, ce qui a libéré un peu de place dans mon sac à dos, et la petite valise de Chouchou n'était pas pleine en arrivant. Mais comme j'ai acheté pas mal de masques cosmétiques imprégnés de liquide, j'ai décidé de mettre la valise en soute histoire d'éviter tout problème. J'y fourre donc notre linge sale (bon courage au curieux qui s'y intéresserait de trop près) et nos liquides ou assimilés. Puis je mets mon MacBook dans le sac à dos que Chouchou trimballe toujours avec lui en journée: notre hôtel est très peu sécurisé, avec bagages en attente laissés dans le couloir et porte d'entrée toujours grande ouverte, et je ne veux pas prendre le moindre risque avec mon laptop. Le reste de nos affaires se répartit naturellement et sans souci. 

vendredi 5 octobre 2018

[MACAO] Où est il est vraiment temps que ça se termine





Grâce à notre repérage d'hier soir, nous arrivons au terminal des ferries sans encombre et très en avance, ce qui grâce à la procédure de Standby (attribution des places libres en dernière minute) nous permet de nous caser sur celui de 12h au lieu du 12h30 pour lequel nous avions réservé. Le Turbojet est très différent des petits ferries que nous avons pris jusqu'ici pour passer de Hong Kong Island à Kowloon, ou même pour aller à Cheung Chau: c'est un monstre dans lequel les places sont numérotées, où on doit attacher sa ceinture et éviter de se déplacer pendant le voyage comme en avion. J'ai pris un anti-nauséeux pour éviter le mal de mer, et le trajet se déroule sans encombre. 

jeudi 4 octobre 2018

[HONG KONG] Où je sombre dans l'alcool et le shopping pour noyer ma frustration





Encore trois jours ici. J'ai atteint le stade où j'ai vraiment envie de rentrer. De retrouver mon quotidien, d'avoir des journées moins remplies et plus paisibles. C'est bien, parce que ça me permet de réaliser qu'une vie nomade ne serait pas du tout faite pour moi. J'aime partir, mais j'aime tout autant revenir. Rester sans attaches et sans repères pendant des mois - je ne crois pas que j'y arriverais.

mercredi 3 octobre 2018

[HONG KONG] Où on s'échappe de la ville pour la journée





Hier soir après l'extinction des feux, j'ai soudain été prise de la trouille irrationnelle que la clim', qu'on laisse en marche pendant la nuit, foute le feu à l'hôtel, et je n'ai pas réussi à m'endormir avant d'avoir mis au point et répété plusieurs fois dans ma tête un plan d'évacuation optimal. Comme en plus je me suis réveillée spontanément à 7h30, je ne suis qu'à moitié reposée. Vers 10h, nous quittons l'hôtel et descendons à pied jusqu'aux quais pour prendre le Star Ferry jusqu'à Central et, de là, un autre ferry jusqu'à l'île de pêcheurs de Cheung Chau. Moins de 2€ pour une heure de trajet, c'est assez hallucinant. Après avoir vaguement regardé Hong Kong Island recéder derrière nous, je me plonge dans le bouquin que j'ai commencé le premier jour des vacances - il est génial et je voudrais bien le finir.

mardi 2 octobre 2018

[HONG KONG] Où on retombe sur nos pattes par inadvertance





Malgré la rusticité des lits, nous avons bien dormi tous les deux. En milieu fin de matinée, nous prenons le métro jusqu'à Diamond Hill, dans le nord de Kowloon, pour y découvrir un écrin de verdure niché sous un échangeur autoroutier et cerné par les gratte-ciel: le jardin zen Nan Lian. Contraste aigu entre le cadre hyper-urbain, la foule de visiteuses piaillantes (Chouchou est quasiment le seul homme que j'aperçois) et la sérénité qui se dégage des sublimes bonsaïs, du musée de la menuiserie japonaise ou de la cascade au moulin. Juste à côté, le couvent de Chi Lin abrite dans son enceinte des mares aux nénuphars survolées par des essaims de libellules mutantes et de gigantesques statues de Bouddha dorées à l'or fin. Chouchou me demande de prendre sa photo sous un auvent mais tient à faire lui-même les réglages de son appareil en m'utilisant comme doublure lumière. Pour me mettre à sa hauteur, je grimpe sur une petite margelle, et un garde se précipite vers moi en vociférant. Je saute à terre en bredouillant: "Sorry, sorry!" Après le vol de taxes à Singapour, voilà que je fais dans le vandalisme religieux à Hong Kong.

lundi 1 octobre 2018

Septembre 2018



[SINGAPOUR-HONG KONG] Où le retour à Hong Kong ne se révèle pas des plus plaisants





Nous arrivons à l'aéroport de Changi samedi en début de soirée. Du terminal 2 où nous a laissés le métro, nous prenons un bus jusqu'au 4 d'où partira notre vol. Dans l'ascenseur puis au comptoir d'embarquement, nous discutons avec le couple le plus chargé du monde (je leur demande s'ils déménagent, l'homme me répond "Presque!") qui prend le même vol que nous. Apprenant où nous vivons, ils nous disent qu'ils connaissent la Belgique car ils sont allés plusieurs fois à Francorchamps pour des courses de Formule 1. Un pilote et sa compagne? Ils en ont le look... et les bagages griffés. Après avoir récupéré nos cartes d'embarquement, passé la sécurité très vite sans même sortir nos appareils électroniques de nos sacs et franchi le portillon automatique de l'immigration en quelques secondes, nous décidons de profiter du temps qui nous reste (plus de 3h30 avant le début de notre embarquement) pour retourner aux terminaux 1 et 3 où nous avons repéré plusieurs attractions intrigantes. En effet, Changi est présenté comme un quasi parc d'amusement, plein de divertissements fabuleux et gratuits pour occuper les voyageurs en transit. 

dimanche 30 septembre 2018

Lectures de Septembre 2018





ROMANS/ESSAIS
- Les billes du Pachinko (Elisa Shua Dusapin) ♥︎♥︎♥︎
- The seven imperfect rules of Elvira Carr (Frances Maynard) ♥︎♥︎
- Comme un lundi (Thomas Vinau) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Isidore et les autres (Camille Bordas) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Ordinary people (Diana Evans)
- The psychology of time travel (Kate Mascarenhas) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Crazy rich Asians (Kevin Kwan)
- The empathy problem (Gavin Extence) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Les Vanderbeeker T1: On reste ici! (Karina Yan Glaser) ♥︎♥︎♥︎
- Five years from now (Paige Toon) ♥︎♥︎♥︎
- Camilla et compagnie (Christina Hesselholdt) - en cours
- Hiver à Sokcho (Elisa Shua Dusapin) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The book of M (Peng Shepherd) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Others" is not a race (Melissa de Silva) - en cours

BEDE/MANGA
- Une vie comme un été (Thomas van Steinaecker/Barbara Yelin) ♥︎♥︎♥︎
- A travers (Tom Haugomat) ♥︎♥︎♥︎
- Une mémoire de roi ( Sébastien Martinez/Matthieu Burniat) ♥︎♥︎
- Birdcage castle T3 (Minami Toutarou) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Deux femmes (Song Aram) ♥︎♥︎♥︎
- Motor girl (Terry Moore) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- Hera Lindsay Bird (Hera Lindsay Bird) ♥︎♥︎♥︎
- Belle année (Anaïs Brunet) ♥︎♥︎♥︎
- Le secret du rocher noir (Joe Todd-Stanton) ♥︎♥︎♥︎
- Comme un million de papillons noirs (Laura Nsafou/Barbara Brun) ♥︎♥︎♥︎

[SINGAPOUR] Où je regrette de partir déjà





Pour notre dernier jour à Singapour, nous quittons l'hôtel à 11h30 en laissant nos bagages à la réception et prenons le marché direction Tiong Bahru, un autre quartier chinois voisin de Chinatown dont le marché couvert abrite un food court renommé. Je fais la queue à un des tout premiers stands près de l'entrée, où une longue file d'attente témoigne que le hainanese boneless chicken rice à 2€ la portion n'a pas volé son macaron Michelin. "Euh, donc, c'est un blanc de poulet avec du riz nature?" s'étonne Chouchou quand on récupère nos plateaux. Mais sous la simplicité apparente du plat (version citron pour lui, rôti pour moi), tout est parfaitement cuit, délicatement parfumé avec de la coriandre et autres herbes aromatiques et encore plus délicieux une fois qu'on y a rajouté une sauce au gingembre frais.

samedi 29 septembre 2018

[SINGAPOUR] Où on rencontre un panda exhibitionniste





Aujourd'hui, notre programme se résume en une seule ligne: aller voir des pandas! Nous quittons notre chambre vers 10h30. A la réception de l'hôtel, nous achetons chacun un voucher pour le River Safari, celui des quatre zoos de Singapour qui abrite les précieux nounours. Puis sur le conseil de la réceptionniste, nous descendons prendre la ligne de métro North-South à Dhoby Ghaut; nous descendons 8 arrêts plus tard à Ang Mo Kio et, profitant de la traversée d'un mall pour nous ravitailler dans une boulangerie, nous gagnons une station de bus remarquablement bien organisée où nous prenons le 138. Il est presque midi le temps que nous arrivions sur place: les pandas, ça se mérite! Nous passons aux guichets échanger nos vouchers respectifs, puis faisons un tour de repérage dans la boutique (beaucoup de choix cornéliens en perspective...) avant de nous diriger vers les tourniquets d'entrée. Je valide mon ticket, et derrière moi, j'entends Chouchou protester: "Tu ne m'as pas donné le mien!". "Euh, TON ticket que TU devais récupérer au guichet avec TON voucher que TU as dans TON sac à dos?" Chouchou se met à chanter très fort "La la laaaaa" et rebrousse chemin tandis que je l'attends à l'intérieur. 

vendredi 28 septembre 2018

[SINGAPOUR] Où je m'occupe de mon estomac plutôt que de mon âme





De nouveau, nous avons bien dormi et nous prenons notre temps le matin, si bien qu'il est déjà presque midi lorsque nous quittons l'hôtel. Histoire de ne pas répéter l'erreur d'hier, nous ne tentons même pas de nous rendre à pied jusqu'à notre première destination, pourtant distante d'à peine un peu plus de 2 km à vol d'oiseau: nous nous engouffrons directement dans le métro. Nous émergeons en plein Chinatown, à l'entrée du food court People's Park Complex où nous errons un long moment dans une chaleur étouffante et des odeurs de bouffe grasse mélangées avant de jeter notre dévolu sur des brioches vapeur hyper appétissantes - tellement grosses que nous ne nous sentons pas capables d'en goûter plus de deux chacun, et tellement bon marché que les 4 nous reviennent environ 3€. Une fois de plus, la propreté des tables et du sol est optionnelle, mais à ce prix-là, difficile de se plaindre. Nous arrosons ça d'un cranberry agar pour Chouchou et d'une infusion de gingembre glacée pour moi. Quel régal...

jeudi 27 septembre 2018

[SINGAPOUR] Où je réalise un rêve





Première bonne nuit de sommeil depuis le début du voyage, ça fait du bien! Nous prenons notre temps ce matin et quittons l'hôtel vers 11h. Pour ce premier contact avec la ville, nous avons décidé de marcher. La chaleur est encore supportable à ce moment-là, mais nous réalisons assez vite que malgré ses larges trottoirs et les nombreuses galeries prévues pour fournir de l'ombre aux piétons, Singapour n'invite pas à la flânerie. D'ailleurs, les rares autres personnes que nous croisons dans les rues semblent essentiellement être des touristes comme nous. Pour autant, le nombre de voitures et autres véhicules en circulation reste assez raisonnable. C'est curieux, on dirait une ville semi-morte. Je ne sais pas comment se déplacent les gens qui justifient la débauche de centres commerciaux et de restaurants. Ont-ils accès à des passages souterrains interdits aux étrangers? Mystère.

mercredi 26 septembre 2018

[HONG KONG-SINGAPOUR] Où nous passons la journée en transit (et où celui de Chouchou en prend un coup)





Chouchou et moi sommes levés depuis belle lurette quand nos réveils sonnent, à 9h. J'ai vaguement dormi deux heures, et lui un peu plus, mais on est crevés tous les deux. Nous nous préparons au radar et quittons l'hôtel après avoir remercié la réception pour le très bon service client. A l'aller, le bus A11 était direct, pas cher (environ 5€) et équipé du wifi mais avait mis plus d'une heure à nous amener à North Point. Pour le retour, comme nous sommes peu chargés, nous optons pour la solution métro Island Line + train Airport Express - avec un changement où il faut marcher plusieurs minutes. C'est un peu plus rapide mais pas démentiellement; ça coûte dans les 13€ et il n'y a pas de wifi dans le train. Pas sûre qu'on ait gagné au change. 

mardi 25 septembre 2018

[HONG KONG] Où je veux rentrer chez moi, et plus vite que ça





Le surmatelas a fait son office; j'ai assez bien dormi et je me réveille très tard, vers 11h30. Chouchou n'a plus qu'un jeu de vêtements propres: il est temps de faire une lessive. Le réceptionniste nous a prévenus que le service de nettoyage de l'hôtel revenait un peu cher et indiqué un pressing dans la ruelle voisine, mais nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre 24h ni même ce soir pour récupérer notre linge car nous serons en vadrouille à l'heure de la fermeture. Du coup, je repère une laverie automatique quelques rues plus loin dans le quartier, et nous partons avec mon sac à dos jaune plein de fringues sales qui puent la transpiration. La laverie est minuscule mais super bien fichue et équipée, avec changeur de monnaie, lessive intégrée, ventilateur mécanique dont des flèches collées au mur mènent jusqu'à l'interrupteur... 

lundi 24 septembre 2018

[HONG KONG] Où un cocktail me coûte plus cher que deux repas





J'ai passé une nuit affreuse. Réveillée à 2h30 après seulement une heure de sommeil, j'ai été saisie d'angoisses horribles. J'ai pris un Xanax et, ne parvenant pas à me rendormir, j'ai surfé sur les toilettes pour ne pas déranger Chouchou avant de finir par me recoucher au lever du soleil. Du coup, ce matin, il est déjà 10h30 quand j'ouvre un oeil. Dès que je me connecte à internet, le site de l'hôtel me demande comment je trouve mon séjour. Je réponds que le matelas est atrocement dur. Moins d'un quart d'heure après, coup de fil de la réception: "Voulez-vous qu'on vous installe un surmatelas une fois que vous serez sortis pour la journée?" Ca, c'est du service client. Nous finissons par décoller vers 13h, l'estomac dans les talons, et mangeons donc au resto de dim sum le plus proche de l'hôtel. Super bonne pioche! C'est une sorte de grande cantine où nous mangeons à une table commune, entourés de gens du coin. Nous cochons les plats que nous voulons sur un dépliant, et on nous les apporte avec de petites additions séparées. Tout est parfumé et savoureux, et mes trois dim sum plus mon thé me reviennent à moins de 10€. 

dimanche 23 septembre 2018

[HONG KONG] Où nous prenons de la hauteur





Je pensais que nous nous écroulerions très tôt hier soir et que nous serions levés à 4h ce matin; du coup, j'avais proposé à Chouchou de faire l'ouverture du tram qui monte au pic Victoria, à 7h pétantes. Et puis finalement, je me suis endormie à minuit passé, et il est 8h30 quand j'émerge ce matin. Comme à la maison, quoi. Et comme à la maison, nous mettons deux bonnes heures à nous préparer avant de mettre enfin le nez dehors. Le temps de prendre le métro jusqu'à Admiralty, de faire un arrêt inopiné dans la sublime boutique de thé TWG et de traverser Hong Kong Park, il est déjà 11h lorsque nous nous plaçons dans la très longue file d'attente pour prendre le tram. Nous mangeons les sandwichs achetés chez Prêt-à-Manger (il y en a partout ici) et bavardons avec une dame allemande et son grand fils. Arrivés au guichet, nous prenons un aller-retour que nous payons avec notre carte Octopus, et nous attendons encore un peu.

La semaine en bref #38





Lundi:
Bonne nouvelle pour commencer la semaine: le contrat du thriller australien que je suis en train de traduire est déjà prêt, ce qui me permet de l'imprimer et de le renvoyer à l'éditeur avec la facture correspondante avant mon départ en vacances.
 A midi pile, nous sommes sur le point de sortir déjeuner au SemSom quand Chouchou reçoit un coup de fil de boulot: "J'en ai pour une demi-heure, voire une heure", me dit-il, navré. "Tant pis, je ne meurs pas de faim, je t'attends." Quand son correspondant finit par raccrocher, il est plus de 14h, et je pourrais dépecer un houmoussier avec les dents.
 Sur le chemin du retour, je passe à la Fnac acheter le premier tome de "Goodnight my love", mais la médiocrité des dessins me fait changer d'avis. A la place, ce sera un roman traduit du danois, que j'entame à la terrasse du Stam avec sans doute le dernier thé glacé de l'année.
 Bientôt des vols directs Bruxelles-Tallinn 3 fois par semaine avec Air Baltic, youhou! J'avais renoncé à découvrir la capitale estonienne en raison du coût et de la durée des vols avec correspondance; du coup, elle revient en tête de liste de nos prochaines destinations de city trips.

samedi 22 septembre 2018

[HONG KONG] Où je peine à communiquer avec les autochtones





Je suis extrêmement contrariée lorsqu'après une grosse heure de bus, nous débarquons enfin à trois minutes de marche de notre hôtel, l'Ibis de North Point. Le réceptionniste très sympa nous dégote une chambre qui n'a pas été occupée la nuit dernière et qui est donc disponible tout de suite, bien que le check-in ne soit théoriquement possible qu'à partir du début d'après-midi. La chambre elle-même, en revanche, est assez éloignée de ce à quoi nous avait habitués cette chaîne en Europe: minuscule, avec un matelas dur comme de la pierre. Mais elle est propre, bien équipée, et entre deux immeubles en travaux, nous jouissons même d'une (étroite) vue sur la baie. N'étant pas trop fatigués, nous décidons de ne pas faire de sieste et de partir à la découverte de la ville après avoir juste pris une douche et changé de vêtements.

vendredi 21 septembre 2018

[HONG KONG] Où une fois de plus, le problème n'est pas celui que j'attendais





Nous attendions ce moment depuis six mois, durant lesquels j'ai beaucoup angoissé pour une liste de raisons longue comme le bras d'Elastigirl. Mais le grand jour est enfin arrivé, et jeudi en début d'après-midi, nous embarquons pour Hong Kong sur le vol direct de Cathay Pacific. Petite surprise de dernière minute: cette compagnie a une procédure de sécurité supplémentaire par rapport aux autres; même si on n'a pas de bagages à mettre en soute et qu'on a imprimé sa carte d'embarquement à la maison, on est censé passer par le comptoir de la zone d'accueil pour une vérification de passeport (en plus de celle faite par la douane, oui). Heureusement, cette procédure peut, au moins dans ce cas précis, être effectuée près de notre porte d'embarquement - et c'est heureux, car nous n'aurions jamais eu le temps de faire un aller-retour vers l'entrée de l'aéroport. Bref, je n'aurai transpiré que cinq secondes. 

mercredi 19 septembre 2018

Ma liste d'intentions pour Hong Kong et Singapour





Demain, c'est le grand départ! (Enfin, je croise les doigts, mais j'ai pu émettre nos cartes d'embarquement sans que Cathay Pacific me signale le moindre problème sur notre vol, et notre premier hôtel ne m'a pas écrit pour me prévenir qu'il était réduit en miettes et dans l'incapacité de nous accueillir comme prévu.) Je suis hyper excitée et très nerveuse en même temps, au point que j'ai à peine réussi à dormir deux heures cette nuit. Ca fait presque six mois que j'accumule les tensions et les angoisses au sujet de ce voyage, mais dès que j'aurai posé le pied à l'aéroport de Hong Kong, je n'aurai plus qu'à profiter et attaquer ma To Do List. Vous pensiez qu'en vacances, j'allais devenir une personne décontractée et non-orientée objectifs? Vous vous trompiez! Voici quelques-unes de mes intentions pour ce séjour à Hong Kong et Singapour:

mardi 18 septembre 2018

Les conversations absurdes #46


CHOUCHOU, contemplant son nouveau bonnet d'un air satisfait: Petit à petit, mon look se construit. 
MOI, hagarde après 10h de veille informatique sur Mangkhut et ses ravages: ...Sérieusement? Là tout de suite, ton apparence, c'est ton souci principal? 
CHOUCHOU, très fier de lui: Mon apparence est TOUJOURS mon souci principal. 
MOI: Misère, je vis avec une blogueuse mode et beauté.

lundi 17 septembre 2018

La variable Mangkhut





Hier matin, je venais juste de me lever quand ma soeur m'a contactée par Messenger pour me demander quand on partait en Asie. C'est assez rare qu'elle vienne me parler sur les réseaux sociaux; du coup, ça m'a mis la puce à l'oreille. J'ai tapé: "Jeudi". Et dix secondes après: "Pourquoi?". Et vingt secondes après: "Y'a un problème?". J'ai attendu sa réponse quelques minutes en me disant: "C'est idiot, tu ne vas pas googler «cause annulation vacances en Asie cette semaine»" et en essayant de ne pas imaginer des horreurs. J'avais bien vu sur Twitter une courte vidéo d'un fils et son père jetés à terre contre un muret par le vent et un commentaire sur un typhon qui ne rigolait pas, mais mon cerveau n'a pas fait le rapprochement tout de suite. 

dimanche 16 septembre 2018

La semaine en bref #37





Lundi:
 J'ai la mauvaise idée de regarder la vidéo publiée hier sur mon IGTV, ce que je n'avais pas fait jusqu'ici parce que je ne supportais pas ma voix. Ma voix, ha! C'est un peu le dernier de mes soucis par rapport à ma tête. Ni shampouinée ni coiffée et filmée sous l'angle le moins flatteur du monde, je me fais peur toute seule. Plus jamais ça. 
Pas de machines d'affranchissement automatique, et 56 (I kid you not) personnes devant moi au bureau de poste de la porte de Namur, alors que je veux juste acheter UN pauvre timbre. C'est vraiment parce que la carte d'anniversaire de Darklulu doit partir aujourd'hui. 
 Pour me récompenser de ma patience angélique, je m'emmène ensuite boire un chocolat chaud et lire le dernier Flow français à l'Ultime Atome. 

samedi 15 septembre 2018

[BRUXELLES] Strokar Inside





Jusqu'à cet été, face au Pêle-Mêle d'Ixelles, il y avait un Delhaize caverneux où je n'aimais pas faire mes courses parce qu'on n'y trouvait jamais ce qu'on cherchait. Mais récemment, le supermarché est parti s'installer un peu plus loin, et dans ses locaux vacants s'est installée une "foire urbaine du street art", à la fois galerie d'exposition, boutique et bar. Depuis le 6 septembre, on peut y admirer des dizaines de grandes fresques et d'installations réalisées par des artistes aux styles variés - certains proches de la peinture classique, d'autres purement de l'école des graffiti de rue. L'architecture du niveau supérieur (autrefois un parking) est particulièrement bien exploitée, et même les déchets ramassés dans la rampe d'accès ont servi à confectionner une oeuvre ironique sur la société de consommation.