lundi 31 décembre 2018

Décembre 2018






Mon cultivateur de bonnes habitudes

Lectures de Décembre 2018





ROMANS: 
- Broadway Limited #2: Un shim sham avec Fred Astaire (Malika Ferdjoukh) ♥︎♥︎♥︎
- Papa est en bas (Sophie Andriansen) ♥︎♥︎♥︎
- The parents (Caroline Hulse) ♥︎♥︎♥︎
- Les mystères de Larispem T3: L'élixir ultime (Lucie Pierrat-Pajot) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- La somme de nos folies (Shih-Li Kow) ♥︎♥︎♥︎
- Truly devious (Maureen Johnson) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- The lightkeeper's daughters (Jean E. Pendziwol)
- Chronicles of the One T1: Year One (Nora Roberts) ♥︎♥︎♥︎
- The kiss quotient (Helen Hoang) ♥︎♥︎
- Hygge & kisses (Clara Christensen) ♥︎
- The afterlife of Holly Chase (Cynthia Hand) ♥︎♥︎♥︎
- Manuscrit zéro (Yoko Ogawa)
- Le bruit du dégel (John Burnside)
- The lives we touch (Eva Woods) ♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA:
- Astérix chez les Belges (Uderzo/Goscinny)* ♥︎♥︎♥︎
- Achille Talon et l'appeau d'Ephèse (Greg)* ♥︎♥︎
- Je n'irai pas à Okinawa (Aurélia Aurita)* ♥︎♥︎
- Astérix chez les Helvètes (Uderzo/Goscinny)* ♥︎♥︎
- Eclats d'âme T4 (Yuhki Kamatani) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Chat Bouboule (Nathalie Jomard) ♥︎♥︎♥︎
- Le loup en slip T3 (Lupano/Itoïz) ♥︎♥︎♥︎
- Les carnets de Cerise et Valentin (Chamblain/Neyret) ♥︎♥︎
- March comes in like a lion T11 (Chica Umino) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- La fille du temple aux chats T1 (Makoto Ojiro) ♥︎
- Souvenirs de la mer assoupie (Shin'ya Komatsu) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Strangers in paradise XXV #1-8 (Terry Moore) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Bonjour l'angoisse: Mes années lycée (Lucile Gomez) ♥︎♥︎
- Heartbroken chocolatier T1-3 (Setona Mizushiro) ♥︎♥︎♥︎
- Isabella Bird T4 (Taiga Sassa) ♥︎♥︎♥︎
- Heartbroken chocolatier T4 (Setona Mizushiro) ♥︎♥︎

DIVERS:
- Les petites épiceries de mon enfance (Lee Mekyeoung) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Take the slow road: Scotland (Martin Dorey) - en cours
- Almost everything: Notes on hope (Anne Lamott) ♥︎♥︎
- Les riches heures de Jacominus Gainsborough (Rebecca Dautremer) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Ici reposent tous les oiseaux (Drillon/Freyss) ♥︎♥︎♥︎
- Le Japon: 100 instants de voyage (Edith Silva) ♥︎♥︎♥︎♥︎




Mon cultivateur de bonnes habitudes

dimanche 30 décembre 2018

La semaine en bref #51





Lundi:
J'ai passé la moitié de la nuit réveillée, d'abord à réfléchir à un problème de probabilités, ensuite à m'émerveiller d'avoir compris la solution et qu'elle me paraisse aussi évidente rétrospectivement. Mon rythme biologique est flingué (je n'ai émergé que vers 10h40 ce matin), mais je me sens super intelligente.
 Les choses qui fâchent, maintenant: budget prévisionnel sur l'ensemble de 2019. En plus du texte en attente qui va m'occuper tout le mois de janvier, il faudra que j'en traduise 6 autres pour m'en sortir de justesse, et au moins 7 si je veux avoir un peu de marge pour voyager. Cela dit, 2018 a été ma plus mauvaise année depuis le début de ma carrière, et j'en ai quand même fait 8 - donc, ça devrait être jouable.
 Réflexions sur "Love actually": 1/ Il y a quand même beaucoup, beaucoup de nichons dans ce film. 2/ Dans la moitié des couples, le mec a quasiment le double de l'âge de la fille. 3/ Le Premier Ministre qui fait muter une de ses collaboratrices parce qu'il en pince pour elle: vous trouvez ça normal? 4/ Le meilleur ami du marié, l'écrivain chiant, le futur Jojen Reed qui tombent tous amoureux sans avoir jamais eu une seule conversation avec la nana concernée: vous trouvez ça sain? 5/ 2-3 semaines pour apprendre à jouer de la batterie ou à parler portugais: vous trouvez ça réaliste?

jeudi 27 décembre 2018

Le verre à moitié plein





Alors que, faisant le bilan de l'année écoulée, je ronchonnais que sans être catastrophique, 2018 avait quand même été assez pourrie, j'ai eu comme un sentiment de déjà entendu. Je suis allée relire mes récaps des années précédentes. 2015: Charlie Hebdo et le Bataclan, déjà des soucis de boulot pour Chouchou et moi, la pire dispute de l'histoire de notre couple, le cancer du sein de ma tante, la mort de Yal. 2016: les attentats de Bruxelles et de Nice, une énorme crise professionnelle pour Chouchou, 8 mois d'angoisse ininterrompue pour moi avant ma 2ème coloscopie, la mort de Leonard Cohen, l'élection de Trump. 2017: l'élection de Macron, un gros clash avec ma mère... Du coup, je me dis que  malgré mes périodes de chômage technique et les difficultés financières qui s'en sont suivies,  malgré la déception du voyage à Hong-Kong et le trou noir qui a failli m'avaler fin octobre, 2018 a finalement été dans l'honnête moyenne sur l'Echelle de la Merditude des Choses. Et qu'elle a eu aussi son lot de côtés positifs. 

mardi 25 décembre 2018

"Le Japon: 100 instants de voyage" (Edith Silva)


En 2016, Edith Silva et son conjoint ont passé 5 mois au Japon. Munis d'un Permis Vacances Travail, ils exploré la moitié sud de l'île de Kyushu en mélangeant tourisme et wwoofing dans des exploitations agricoles bios. Tout au long de leur périple entre Yakushima et Tokyo, l'autrice a croqué des situations de leur quotidien, et plus tard, ayant découvert cette forme typiquement japonaise de poésie dans un ouvrage de Natsume Soseki, elle a eu l'idée d'accompagner chacun de ses dessins d'un haïku. Le résultat est ce recueil d'instantanés de voyage dont le graphisme presque enfantin et l'économie de mots se combinent pour créer des vignettes douces, drôles et ultra-dépaysantes. Les notes insérées à la fin éclairent les néophytes sur les particularités de la culture japonaise. Pour ceux qui, comme moi, s'intéressent au sujet depuis longtemps et se sont lassés de lire toujours le même type de récits faits par des Occidentaux, "Le Japon : 100 instants de voyage" est aussi délicieusement rafraîchissant qu'un thé vert glacé par une journée d'été. 

lundi 24 décembre 2018

2018 dans le rétro





Janvier: Je m'inscris sur Goodreads et me fixe un objectif d'un livre par jour cette année (que je réussirai à tenir). Phase Lego: je monte d'abord la boîte Women of Nasa, puis le Combi VW. Gros soulagement, ma tension oculaire n'a pas augmenté. Je finis de rembourser mon crédit immobilier et en profite pour changer mon vieux MacBook que je traînais avec 2 touches cassées depuis un an.

dimanche 23 décembre 2018

Mes lectures préférées de 2018





En 2018, je m'étais fixé sur GoodReads le challenge de lire 365 ouvrages dans l'année, tous genres confondus (alors que les années précédentes, je devais plutôt tourner autour de 250). Résultat, encore plus de belles découvertes que d'habitude. Voici les titres que je retiendrai de cette année littéraire:

ROMANS 
♥︎ Meilleur thriller fantastique retourne-méninges et coup de coeur absolu 2018: The seven deaths of Evelyn Hardcastle
♥︎ Meilleur roman post-apo mystique: The book of M
♥︎ Meilleure approche délicate du deuil et de la reconstruction: Le jardin des bonheurs égarés
♥︎ Meilleure tranche de vie japonaise sereine: ex-aequo La péninsule aux 24 saisons et La papeterie Tsubaki
♥︎ Meilleur roman feel good: The lido

JEUNESSE
♥︎ Meilleur univers fantastique: ex-aequo, Nevermoor et D'encre, de verre et d'acier
♥︎ Meilleure comédie pétillante: Brexit romance

BEDE/MANGA
♥︎ Meilleur carnet intime: ex-aequo Moi aussi je voulais l'emporter (option féminisme) et Solitude d'un autre genre (option maladie mentale)
♥︎ Meilleure allégorie de je-ne-peux-pas-vous-dire-quoi-sinon-je-vous-gâche-la-fin: Motor girl
♥︎ Meilleure fable touchante: Rat et les animaux moches

Et vous, quels livres vous ont le plus marqué en 2018?

La semaine en bref #50





Lundi:
Mise en ligne de ma boutique à 8h30. Presque aussitôt, on me signale un problème au niveau des paiements - mais Chouchou parvient à le résoudre assez vite, et ensuite, tout roule! Merci aux lectrices qui ont déjà fait l'acquisition de mon Cultivateur de Bonnes Habitudes.
 Momox propose de me racheter 0,76€ le tome 2 d'une trilogie pour lequel la demande est "moyenne", et 2,31€ le tome 3 pour lequel la demande est "faible". Euh, OK.
 Plus chiant que la saison 1 de "The marvelous Mrs Maisel", j'ai trouvé: la saison 2 de "The marvelous Mrs Maisel". Quand je pense que j'ai tant aimé "Gilmore girls" et "Bunheads"... 

vendredi 21 décembre 2018

"The kiss quotient" (Helen Hoang)


Stella Lane vient d'avoir 30 ans. C'est une jeune femme brillante, passionnée par son métier d'économètre, mais à la vie amoureuse inexistante car son autisme Asperger lui rend les relations humaines très difficiles. Quand ses parents l'informent qu'ils sont prêts à devenir grands-parents, Stella décidé d'attaquer le problème de manière rationnelle, en embauchant un escort pour lui apprendre à devenir une bonne amante. Cet escort, c'est Michael Larsen, un beau gosse de père suédois et de mère vietnamienne, qui a mis ses rêves de côté et vend son corps un soir par semaine pour résorber les dettes familiales...

Je ne suis pas du tout amatrice de romance. En revanche, je suis toujours intéressée par les romans avec un héros ou une héroïne Asperger, et je gardais un excellent souvenir de "Le théorème du homard". En plus, j'avais lu qu'Helen Hoang était elle-même Asperger, ce qui rendait "The kiss quotient" encore plus attrayant à mes yeux. Mais les cent premières pages, enchaînement de scènes d'intimité sans aucun développement parallèle des personnages, ont bien failli me faire lâcher le livre. J'ai quand même poursuivi par curiosité, et la suite s'est améliorée. Par contre, elle est devenue très très graphique, ce à quoi je ne m'attendais pas du tout. 

Au final, je comprends pourquoi "The kiss quotient" connaît actuellement un gros succès de librairie et a été élu "romance de l'année" par les utilisateurs de GoodReads. Dans son genre, il présente beaucoup de qualités. Bien qu'embarrassée par sa maladresse sociale et paniquée par les relations humaines, Stella jouit d'une excellente estime d'elle-même. Elle est parfaitement autonome, intégrée et consciente de ses qualités. Quant à Michael, c'est un homme viril et sûr de lui en matière de séduction, mais qui traite sa partenaire de façon toujours hyper respectueuse et jamais paternaliste. Dix ans après "Twilight" et cinq après "50 nuances de Grey", franchement, ça fait plaisir. Les scènes de sexe sont parmi les meilleures que j'ai lues, réalistes et excitantes mais jamais vulgaires. J'avoue  cependant que leur multiplication m'a lassée assez vite. Et que le côté ultra-prévisible de la romance n'est toujours pas ma tasse de thé. Mais les amateurs du genre - qui sont probablement plutôt des amatrices - devraient beaucoup apprécier. 

Before 2018 ends





Même si j'ai depuis plusieurs années cessé de participer à l'orgie consumériste des fêtes, j'aime cette période qui m'offre une occasion de faire le bilan de l'année écoulée et de me fixer un cap pour la suivante. Cette fois, mes intentions pour 2019 étant déjà très claires, il ne me reste qu'à attaquer une dernière liste de tâches dont l'exécution me facilitera l'année à venir:

jeudi 20 décembre 2018

Les conversations absurdes #51


MOI: Je supporte de moins en moins les gens dans la vraie vie. Chaque fois que je dois voir quelqu'un, je stresse avant, pendant et après. Ce qu'il me faudrait comme plan B de carrière, c'est gardienne de phare. Juste la mer autour et du bon wifi. 
CHOUCHOU: Sinon, tu peux postuler pour devenir concierge de l'hôtel Overlook pendant l'hiver. 
MOI: Dans un hôtel, y'a des gens. C'est un peu le but. 
CHOUCHOU, patiemment: L'hôtel Overlook, c'est celui de "The shining".
MOI: Ah. Donc au lieu de détester les gens en silence, tu veux que je les massacre à coups de hache. L'option "limiter les contacts à internet" me semblait plus conviviale.

[EDIT] Pour éviter toute méprise: "les gens" =/= "mes amis". 

mardi 18 décembre 2018

"Souvenirs de la mer assoupie" (Shin'ya Komatsu)


Lisa mène une vie paisible à Cap Verdredi, une petite ville blanche et ensoleillée au bord de la mer. Elle essaie d'apprendre à jouer du violon de verre trouvé sur la plage d'Aoûtia, se délecte des histoires fantastiques du marchand de limonade, rencontre un voyageur en parapluie volant, découvre le vent en canette et les coquillages siestacés qui projettent leurs rêves sous forme de mirage...

Avec son graphisme enfantin et sa dominante bleu azur, "Souvenirs de la mer assoupie" nous transporte dans un cadre qui n'est pas sans rappeler certains films de Miyazaki. Ici, pas d'histoire véritable, juste des tranches de vie empreintes de poésie onirique. C'est plein de douceur, et si rafraîchissant qu'on ne peut que regretter la brièveté de ce joli recueil. 

Traduction d'Aurélien Estager

lundi 17 décembre 2018

[2019] Un Cultivateur de Bonnes Habitudes





Comme beaucoup de gens sans doute, lorsque je me suis fixé un but, visualiser ma progression m'aide à rester motivée. Il y a quelques années, je découvrais le principe de l'habit tracker: un calendrier conçu pour marquer chaque jour où l'on a pratiqué une activité dont on souhaite faire une habitude. Qu'il s'agisse de faire un jogging quotidien, de pratiquer l'italien sur Duolingo ou même de s'abstenir de fumer, chaque petit rond noir apparaît comme une victoire qui incite à poursuivre les efforts. A l'aube de 2019, faute de trouver un habit tracker correspondant à mes besoins, j'ai décidé de bidouiller le mien. Et puisque j'avais dans l'idée de créer une boutique Le rose et le noir depuis un moment déjà, j'ai pensé que ça ferait un bon produit-test, peu cher et pas compliqué à mettre en vente techniquement. 

dimanche 16 décembre 2018

La semaine en bref #49





Lundi:
Les réactions à la publication de mon billet sur la réforme du PAS me confortent dans l'idée qu'un de ces jours, je prendrai sans doute un engagement syndical. Utiliser mes compétences pour aider ma communauté professionnelle m'apporte une énorme satisfaction. 

Mardi:
★ Nancy Pelosi est l'impératrice de la badassitude. J'ai eu un mini-orgasme en l'écoutant remettre Trump à sa place.
★ Pour mon prochain anniversaire, je me réveillerai chez ma soeur à Toulouse et je m'endormirai à Bruxelles avec Chouchou. J'aurai donc vu tous mes gens préférés dans la même journée: le meilleur cadeau du monde.
★ Il y a deux ans et demi, après les attentats du Bataclan et ceux de l'aéroport de Zaventem, je faisais une fixation sur les marchés de Noël comme terrain potentiel d'un nouveau drame, et je me souviens très distinctement m'être dit: "C'est pas le moment d'aller visiter Strasbourg pendant les fêtes". Si mes angoisses commencent à se réaliser, autant vous prévenir: on va tous finir bouffés par des hordes de souris aux yeux rouges et aux crocs acérés.

[NOEL 2018] Des idées de romans à offrir aux ados






10-13
"Nevermoor" (série, 1 tome paru). Mon coup de coeur absolu de l'année en littérature jeunesse. Morrigane Crow est condamnée par sa naissance à mourir le jour de son 11ème anniversaire. Peu avant les fatidiques douze coups de minuit, un homme étrange nommé Jupiter Nord l'emmène dans un royaume où il tient un hôtel fabuleux, peuplé de personnages hauts en couleurs. Et bien que Morrigane ne se connaisse aucun pouvoir, il la pousse à tenter le concours d'entrée d'une école de magie aussi prestigieuse que sélective...
"Le Club de l'Ours Polaire" (série, 2 tomes parus). Stella, 12 ans, rêve de marcher sur les traces de son père adoptif, un célèbre explorateur des mondes gelés. Hélas, cette carrière est interdite aux filles...  Aventure et amitié dans un royaume peuplé de créatures féériques. Les couvertures embossées sont superbes.
"Le célèbre catalogue Walker & Dawn" (histoire complète). Dans les années 1900. Embarqués bien malgré eux dans une histoire de meurtre, quatre gamins pauvres originaires de Louisiane traversent le pays en voyageurs clandestins...
"Les Doldrums" (série, 2 tomes parus). Petit-fils d'explorateurs disparus en Antarctique, Archer Helmsley monte un plan pour retrouver ses grands-parents avec l'aide de ses amis Adélaïde, ancien petit rat de l'Opéra à la jambe de bois, et Oliver le cerveau tête-en-l'air.
"Isidore et les autres" (histoire complète): Pas facile de grandir dans une famille de génies où on est le seul enfant normal. Et peut-être la seule personne vraiment équilibrée qui ancre toutes les autres. Contemporain, frais, juste et touchant.

13-18
"D'encre, de verre et d'acier" (série, 1 tome paru). Autre gros coup de coeur de cette année. A la fin du XIXème siècle, Elsa, qui vit dans un monde scripté, se lance à la poursuite des ravisseurs de sa mère dans le monde réel. Elle atterrit à Venise, dans un foyer destiné aux adolescents exceptionnellement doués pour les sciences. Avec Leo l'as de la mécanique, Faraz l'achimiste et Porzia la scriptologue, elle découvre un complot de grande envergure... Un monde steampunk qui excite l'imagination, et une intrigue sans temps mort.
"Les mystères de Larispem" (trilogie entièrement publiée): Dans un Paris steampunk éblouissant, qui a pris son indépendance pour devenir une cité-état, une jeune provinciale naïve, une bouchère noire au caractère affirmé et l'orphelin dont elle supervise l'apprentissage sont impliqués bien malgré eux dans les manigances d'une société secrète d'aristocrates dont le sang véhicule le pouvoir de contrôler autrui.
"Les soeurs Carmines" (trilogie entièrement publiée). De la fantasy urbaine gothique, avec une narratrice différente à chaque tome: d'abord une adolescente monte-en-l'air, puis une séductrice psychopathe et pour finir, une enfant qui parle avec les esprits. Morbide et drôle dans un registre grinçant.
"L'Anti-Magicien" (série, 2 tomes parus): Kelen est l'héritier d'une des familles les plus puissantes de sa cité et de son royaume - mais hélas pour lui, arrivé à l'âge de son premier duel, il ne manifeste de pouvoir dans aucune des sept formes de magie existantes. Dans sa lutte pour survivre, il trouve deux alliés de choc: une mystérieuse vagabonde nommée Furia et un chacureuil féroce répondant au nom de rakis. Une série de fantasy très sympathique, dont chaque tome se déroule dans un lieu différent.
"Le Passageur" (série, 1 tome paru). Matéo, jeune Rom sédentarisé, est le seul garçon à posséder le don de voir les fantômes - et l'obligation de les aider à trouver le repos s'il ne veut pas devenir fou. C'est ainsi qu'il se retrouve projeté à l'époque de la Commune, durant la semaine sanglante... Un héros atypique et une plongée mouvementée dans une période de l'Histoire souvent méconnue.
"Brexit romance" (histoire complète): Une comédie très actuelle, légère et féroce à la fois, entre romances simulées pour contrer le Brexit et romances réelles qui viennent foutre le bazar. Clémentine Beauvais est décidément un grand talent de la littérature jeunesse française.
"Ensemble à minuit" (histoire complète): A NewYork au moment de Noël. Après avoir été témoins d'un accident qu'ils n'ont rien fait pour empêcher, deux ados décident de relever le défi de faire sept bonnes actions désintéressées avant le Nouvel An. Une jolie leçon de vie jamais moralisatrice.
"La course au bonheur" (histoire complète): Dans un monde où la magie permet d'échapper à ses problèmes en payant un prix élevé, quatre adolescents enchaînent mensonges et manipulations pour tenter de trouver le bonheur. Un roman assez noir à l'intrigue prenante.
"Juniper Lemon ou la stratégie du bonheur" (histoire complète): En deuil de sa soeur aînée décédée quelques mois plus tôt dans un accident de voiture, Juniper se force malgré tout à poursuivre la rédaction de son "Index du Bonheur". Une héroïne attachante pour un roman au message beau et fort.
"J'ai égaré la lune" (histoire complète qui fait suite à "J'ai avalé un arc-en-ciel" mais peut très bien se lire indépendamment): Laissant sa petite amie aux Etats-Unis, Capucine part étudier un an au Japon, où elle va vivre dans une colocation ambiance "L'auberge espagnole". Drôle et feel good.
"Et ils meurent tous les deux à la fin" (histoire complète): Prévenus par le service téléphonique Death-Cast qu'ils vont mourir dans la journée, Mateo le geek introverti et Rufus l'orphelin tête brûlée se rencontrent par l'intermédiaire d'une app et décident de vivre à fond leurs dernières heures. Un roman touchant et surprenant, qui incite à la réflexion.

Je vous encourage, dans la mesure du possible, à effectuer vos achats dans une librairie indépendante. Mais si vous avez pour une raison quelconque décidé de commander plutôt sur Amazon suite à mes recommandations, ce serait très gentil de passer par les liens affiliés inclus dans ce billet: cela me permettra de toucher une petite commission sous forme de bon d'achat, que je réinvestirai dans d'autres lectures à commenter et partager!

mercredi 12 décembre 2018

Intentions pour 2019





Comme tous les ans en décembre, j'avais commencé une liste d'objectifs concrets pour l'année prochaine. Mais je me suis vite rendu compte que, hormis pour des voyage que je n'étais pas certaine d'avoir les moyens de faire, je n'avais pas grand-chose de concret à y noter. La seconde moitié de 2018 a été très compliquée et j'ai devant moi un gros travail de reconfiguration mentale et d'adaptation matérielle pour affronter (à peu près) sereinement le ralentissement de ma carrière et la baisse abrupte de revenus qui l'accompagne. Au final, donc, peu d'intentions mais qui toutes vont nécessiter un investissement important de ma part, et que je ne pourrai jamais vraiment cocher sur une To Do List. 

lundi 10 décembre 2018

Prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu: ce qui va se passer pour les indépendants





La première chose à savoir au sujet de cette réforme, c'est que les auteurs et autres catégories de travailleurs indépendants ne vont pas en bénéficier (excepté sur un point que j'aborderai plus bas). Oui, ça aurait été génial que nos clients retiennent la part des impôts sur le revenu et ne nous versent que l'argent qu'on pouvait joyeusement dépenser en putes et en coke. Et ça aurait été encore plus génial que, les mois où on n'a aucune rentrée d'argent, on n'ait pas non plus de sortie sous forme d'un prélèvement du Trésor Public. Mais nos clients, éditeurs ou autres, ne sont pas habilités à jouer les tiers collecteurs pour les sommes avec lesquelles ils rétribuent nos services. 

dimanche 9 décembre 2018

La semaine en bref #48





Lundi:
Quand je lui dis au revoir sur le seuil de la salle de bain, Darklulu se serre contre moi et fond en larmes. Du coup, moi aussi (mais je n'ai pas dormi et je suis hyper mal dans ma tête; ça amenuise toujours mes défenses émotionnelles). Je promets de revenir très vite. 
 Mon premier train a 50 minutes de retard, et je loupe ma correspondance à Marseille. Comme il est déjà 14h, je vais au Monop' Daily me chercher un truc à manger. Hélas, le rayon frais est vide "en raison des gilets jaunes qui bloquent l'approvisionnement". Pour la première fois depuis dix ans, je finis donc chez McDo. Bon, une salade César et une petite Evian ne devraient pas trop entamer mon espérance de vie. 
 Quand j'arrive enfin à Monpatelin (après un temps de trajet plus long que lorsque je viens de Bruxelles pourtant située deux fois plus loin...), j'ai le plaisir de découvrir un avis de dératisation des parties communes daté du 19 novembre, une seule minuscule crotte de souris dans mes placards de cuisine et zéro fourmi morte sur mon oreiller - vive l'hibernation. 

jeudi 6 décembre 2018

Ce que la Kindle a changé dans ma vie de lectrice





Après avoir été longtemps réfractaire à l'utilisation d'une liseuse, en fin d'année dernière, j'ai récupéré  à titre d'essai la vieille Kindle d'une amie qui m'en a gentiment fait cadeau (merci encore, Ness!). Et j'ai commencé à acheter des livres en numérique, principalement pour une question de commodité et de prix, mais je ne parvenais pas à me résoudre à les lire sur cet appareil minuscule qui se tenait d'une seule main: ce n'était pas juste l'odeur et la sensation du papier qu'on m'enlevait, c'était carrément une gestuelle adoptée près d'un demi-siècle plus tôt. Les premiers mois, je me suis donc tué les yeux à lire sur mon iPad dont le poids et la taille l'apparentaient davantage à un ouvrage classique. Puis, notre voyage en Asie approchant, j'ai décidé d'emporter mon MacBook pour pouvoir bloguer confortablement sur place, et MacBook + iPad, c'était juste redondant: un excès de poids inutile à trimballer, et un appareil de plus à sortir au passage de la sécurité dans les aéroports. Je me suis dit que ce serait une bonne occasion d'enfin tester la Kindle dans des circonstances où je n'aurais pas d'échappatoire possible à moins de renoncer à lire (glups). 

Concours: "Le vieux qui tirait les cartes" (Keziah Frost)


A 73 ans, Norbert Zelenka se retrouve fauché et seul avec son chihuahua, Ivy. Tout est foutu, pense-t-il. C'est compter sans le Club de Carlotta, trois retraitées très dynamiques bien décidées à le sortir de l'impasse en lui trouvant une nouvelle vocation. Se pliant à leur petit jeu, Norbert devient bien malgré lui le voyant de la ville...

Ca faisait longtemps que je n'avais pas organisé de concours ici! A l'approche des fêtes, j'ai envie d'offrir à l'une d'entre vous ce roman feel good traduit par mes soins, et dans lequel Noël tient une place particulière. Pour gagner "Le vieux qui tirait les cartes", indiquez-moi dans les commentaires de ce billet le titre du dernier livre qui vous a fait chaud au coeur et que vous recommanderiez aux amateurs du genre. Clôture du concours lundi 10 décembre à midi; tirage au sort et annonce de la gagnante le lendemain. Envoi en Europe seulement. 

Bonne chance à toutes!

mercredi 5 décembre 2018

Où je m'interroge sur le mouvement des gilets jaunes





A l'apparition des gilets jaunes, j'ai grogné: "Y'a pas des trucs un peu plus importants que le prix de l'essence au sujet desquels manifester en ce moment?". Oubliant que, si c'est un non-problème pour moi qui n'ai pas de voiture et souhaite ardemment qu'on cesse d'exploiter les énergies fossiles, beaucoup de gens aux revenus modestes ne peuvent pas aller travailler en transports en commun et n'ont pas les moyens de se payer un véhicule hybride ou électrique.

mardi 4 décembre 2018

Envies de décembre





le nouvel album de Vanessa Paradis
(je voulais l'acheter en MP3 dès sa sortie, mais Amazon ne m'a pas permis de le faire depuis la Belgique parce que j'ai un compte français)

la suite de Wreck-It Ralph au cinéma
(on s'est refait le premier il n'y a pas longtemps et c'était toujours aussi bien)

ce tome "bonus" de la série "Les carnets de Cerise"
(qui raconte à deux voix les aventures de l'héroïne et de son nouveau petit frère avant leur départ pour un voyage en famille autour du monde)

des chaussettes en cachemire Boden
(puisque je ne vais pas pouvoir retourner à Helsinki de sitôt et que les grosses chaussettes en laine achetées là-bas ne vont pas tarder à me lâcher)

cette couverture lestée, censée produire un effet "hug" et améliorer la qualité du sommeil
chez les personnes souffrant d'autisme, de TDAH, d'anxiété...
(mais c'est quand même un sacré budget!)

ce jubilatoire sweat-shirt brodé
(dans la nouvelle collection, j'aime aussi beaucoup celui avec les renards)

cette bougie Petrichor à la cire de soja
(mon mot préféré de la langue française, et aussi une odeur que j'adore)

ces jolies assiettes à dessert de chez Anthropologie
(histoire que mes gâteaux les plus ratés aient honte de n'avoir pas fait un petit effort!)

cette recette de choux de Bruxelles poêlés
(j'adore les choux de Bruxelles, faites-moi un procès)

du gras et du sucré international: croustillons belges sur un marché de Noël
et bolo rei à la boulangerie portugaise près de chez nous

lundi 3 décembre 2018

La semaine en bref #47





Lundi:
Maintenant, quand je tente de m'asseoir sur mes talons, le contact s'établit entre mes fesses et mes pieds. La question étant de savoir si les ligaments de mes genoux commencent enfin à s'assouplir avec tout ce yoga, ou si les chocolats chauds-tartines de ces dernières semaines ont juste fait pousser mes fesses vers le bas.

Mardi:
 Je sens qu'elle ne va pas me passionner, cette 4ème saison du "Bureau des Légendes". Tout ce que j'ai envie de faire, c'est baffer les deux nouveaux de la sécurité interne. Pour le reste, je bâille beaucoup.

dimanche 2 décembre 2018

Où les casseurs sévissent aussi en province





Je passe le week-end chez ma soeur. En ce samedi après-midi, nous devons nous rendre dans le centre de Toulouse pour faire quelques courses. Nous avons vu aux infos que les manifs de gilets jaunes dégénéraient à Paris, mais nous espérons que ce sera plus calme ici en province. La vraie question, c'est: on y va en voiture ou en métro? Mon beau-frère et Darklulu ces feignasses cosmiques sont pour la première solution; ma soeur et moi trouvons la seconde plus pratique et plus écologique; trop occupé à jouer à Bacon sur son smartphone, Attila n'a pas l'énergie d'avoir une opinion. 

vendredi 30 novembre 2018

Lectures de Novembre 2018





ROMANS
- Le projet Starpoint T2: Le réveil des Adjinns (Marie-Lorna Vaconsin) ♥︎♥︎
- The house with chicken legs (Sophie Anderson) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- The toymakers (Robert Dinsdale) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le triomphe de Thomas Zins (Matthieu Jung)
- The book stops here (Kate Carlisle) ♥︎♥︎
- Ensemble à minuit (Jennifer Castle) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The dreadful tale of Prosper Redding (Alexandra Bracken) ♥︎♥︎♥︎
- Le dernier été (Benedict Wells)
- The Polar Bear Explorers' Club T2: Explorers on Witch Mountain (Alex Bell) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le vieux qui voulait sauver le monde (Jonas Jonasson)
- Villains T1: Vicious (V.E. Schwab) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Villains T2: Vengeful (V.E. Schwab) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The impossible fortress (Jason Rekulak) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The hygge holiday (Rosie Blake) ♥︎♥︎

BEDE/MANGA
- Birdcage castle T4 (Toutarou Minami) ♥︎♥︎
- Le gratte-ciel (Katharina Greve) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Bien normal (Jérôme Dubois) ♥︎
- Paris sous les eaux (Joann Sfar) ♥︎♥︎
- Les beaux étés T5: La fugue (Zidrou/Lafebre) ♥︎♥︎♥︎
- Les vieux fourneaux T5: Bons pour l'asile (Lupano/Cauuet) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- La nef des fous T9: Walking dindes (Turf) ♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- Je reviens vers vous (Olivier Tallec) ♥︎♥︎♥︎
- Boutique Tic Tic (Frédéric Clément) ♥︎♥︎♥︎

mardi 27 novembre 2018

"La forteresse impossible" (Jason Rekulak)


1987. Billy et ses deux meilleurs potes Alf et Clark n'ont qu'une idée en tête: se procurer le numéro de Playboy contenant les photos de Vanna White, la très sexy présentatrice de "La roue de la fortune". Mais ils n'ont que 14 ans, et l'unique buraliste de leur petite ville du New Jersey refusera sûrement de leur vendre le précieux magazine. Après plusieurs tentatives couronnées d'insuccès, le loubard le plus cool de leur lycée suggère un plan ahurissant que le trio décide de mettre à exécution. Billy se porte volontaire pour se rapprocher de Mary, la fille boulotte du buraliste, avec qui il partage l'accès à un Commodore 64 et une passion pour la programmation...

J'avoue: je fais partie des ex-ados des années 80 avec lesquels la carte de la nostalgie joue à fond. A condition qu'il y ait un peu de substance derrière - une bonne histoire, et pas juste une accumulation de clichés. Et de ce point de vue, "La forteresse impossible" a tout bon. Certes, les sympathiques losers qui lui tiennent lieu de héros prennent une décision catastrophique après l'autre, et aucun d'eux ne remportera de prix de féminisme. Mais je les trouve plutôt bien croqués pour  leur âge et leur époque. Billy, le grand échalas, fait le désespoir de sa mère célibataire avec ses mauvaises notes. Alf a la malchance de porter le nom et de présenter une ressemblance certaine avec un extra-terrestre de télévision. Clark est beau gosse mais horriblement complexé par sa main gauche atteinte de syndactylie. Enfants de la classe populaire, ils se révèlent attachants dans leur maladresse naïve et dans l'amitié qui les lie. Mais le vrai bonheur de "La forteresse impossible", c'est la relation entre Billy et Mary, un premier amour qui va se heurter à une complication insoupçonnée. Ensemble, les deux informaticiens en herbe font des étincelles de mignonnitude. Un joli roman ultra-rafraîchissant.

Traduction d'Héloïse Esquié

Nos luttes secrètes





Je n'ai pas un caractère jaloux. Mais à l'ère d'Instagram, il est parfois difficile de ne pas fantasmer sur la vie de parfaits inconnus. Toutes ces filles jeunes et jolies qui passent leur temps à voyager dans le monde entier aux frais des compagnies aériennes ou des offices du tourisme en échange de quelques photos. Ou cette autrice de bédé française désormais installée à Brooklyn qui cartonne professionnellement, enchaîne les belles rencontres, a une super bande de potes et, de "souple comme Goldorak" quand elle a pris son premier cours de yoga, est devenue en à peine deux ans un bretzel humain récemment diplômé prof. 

lundi 26 novembre 2018

[BRUXELLES] Get out: Hantises





Il y a 3 mois, la franchise Get Out, présente dans de nombreuses villes de France et de Belgique, a ouvert une succursale dans le centre de Bruxelles. Invités à tester un de leurs deux scénarios, mon équipe et moi avons opté pour "Hantises", présenté comme le plus adulte et le plus original - une de ces salles d'ambiance qui ont pour but d'effrayer les joueurs.

dimanche 25 novembre 2018

La semaine en bref #46





Lundi:
"Aucun végétal ne pousse dans ce royaume infernal", explique l'autrice avant d'équiper les habitants de bois pour leurs feux et leur mobilier, puis de garnir leurs grilles en fer forgé de plantes grimpantes. J'espère qu'une explication arrive plus tard - genre, les démons menuisiers sont allés piller la dimension voisine et les plantes grimpantes sont l'oeuvre de yarnbombers.
J'ai abandonné "The Romanoffs" et "A discovery of witches" après un épisode seulement, et je trouve les saisons 3 de "This is us" et "The Good Place" bien en-dessous des précédentes; en revanche, la saison 2 d'"Atypical" est un pur bonheur.

samedi 24 novembre 2018

[NOEL 2018] Des idées de bédés à offrir aux grands





Voici une sélection de bandes dessinées à destination des ados et adultes. Ce sont tous des titres sortis ces 6 derniers mois, que j'ai personnellement lus et appréciés. Et parce que je trouve que les débuts de série font des cadeaux un peu frustrants, j'ai choisi de me concentrer sur des histoires complètes en un volume. Quand les descriptions sont très courtes, c'est que j'ai déjà écrit une critique plus détaillée à laquelle vous accèderez en cliquant sur le titre. Prix entre 12 et 30€. 

"Le gratte-ciel": Bédé-concept qui, étage par étage en commençant par le rez-de-chaussée, montre l'intérieur des appartements et la vie des occupants d'un gratte-ciel. Beaucoup de saynètes se répondent entre elles de manière fabuleuse, tissant des rapports entre voisins souvent cocasses. L'observation sociale est fine et grinçante. Mon coup de coeur le plus récent. 

"Bouillon": Histoire policière et féministe dans le cadre d'un restaurant gastronomique à l'atmosphère Années Folles.  

"Moi en double": Navie paraît joyeuse et épanouie malgré son obésité morbide. Mais à l'intérieur, elle souffre. Un jour, elle a un déclic et décide de reprendre son corps en mains... Témoignage percutant sur l'acceptation de soi. 

"A travers": Une vie d'homme retranscrite sans paroles à raison d'une scène importante par double page, toujours vue "à travers" une fenêtre, un écran ou un objectif. Graphiquement très réussi, narrativement très émouvant. 

"Motor girl": Une héroïne bad ass qui a fait la guerre, un gorille pour meilleur ami, un garage perdu dans le désert, des extra-terrestres qui débarquent, des hommes en noir animés de mauvaises intentions - autant d'éléments disparates qui se combinent de façon magistrale pour parler de syndrome post-traumatique. 

"Une mémoire de Roi": Bédé éducative sur le fonctionnement de la mémoire, qui propose des exercices très simples pour l'améliorer. 

"Le jardin d'hiver": Histoire de solitude urbaine pleine de poésie et frémissante d'espoir. 

"Solitude d'un autre genre": Témoignage ultra touchant d'une jeune Japonaise atteinte d'anxiété sociale qui découvre et tente d'explorer son homosexualité. 

"L'adoption": Bien qu'assez fermé au départ, un papy bourru se laisse totalement conquérir par sa nouvelle petite-fille arrivée d'Amérique du Sud. Une histoire complète en deux tomes, réunis ici dans un coffret et signés Zidrou, le plus humaniste des scénaristes de bédé actuels.

"Rat et les animaux moches": Une fable sur la tolérance magnifiquement illustrée, et le seul ouvrage de cette sélection qui s'adresse aussi bien aux petits qu'aux grands. 

"Moins qu'hier, plus que demain": En histoires d'une page, Fabcaro partage une vision terriblement grinçante du couple de trentenaires-quadras bobos modernes. On rit beaucoup, mais jaune. Romantiques s'abstenir. 

Je vous encourage, dans la mesure du possible, à effectuer vos achats dans une librairie indépendante. Mais si vous avez pour une raison quelconque décidé de commander plutôt sur Amazon suite à mes recommandations, ce serait très gentil de passer par les liens affiliés inclus dans ce billet: cela me permettra de toucher une petite commission sous forme de bon d'achat, que je réinvestirai dans d'autres lectures à commenter et partager!

jeudi 22 novembre 2018

[BRUXELLES] Blitz Tour à l'Ancienne Belgique: Daho impérial





Je ne suis pas une grande fan de l'AB où, faute de places numérotées, mon mètre cinquante-quatre doit arriver dès l'ouverture des portes pour avoir une chance de se poster à un endroit d'où il distinguera autre chose que les omoplates de son voisin de devant. Mais un concert d'Etienne Daho, même par un soir de novembre glacial, ça ne se refuse pas. Surtout quand on y est invitée alors qu'on ne pensait pas avoir d'occasion de voir l'un des shows de cette tournée - celle de l'album "Blitz" qui est peut-être mon préféré de toute la carrière de l'artiste. Le plus abouti, en tout cas, même s'il est difficile de lutter avec les souvenirs de jeunesse rattachés à "La Notte La Notte", "Pop Satori" et, dans une moindre mesure, "Pour nos vies martiennes" et "Paris ailleurs".

mardi 20 novembre 2018

L'automne de l'angoisse 2/2





En septembre 2017, j'écrivais un billet pour me réjouir d'être, depuis un an environ, débarrassée de l'anxiété chronique qui m'avait longtemps pourri la vie en se manifestant pour l'essentiel sous forme d'hypocondrie.

Après ça, j'ai eu encore six mois de tranquillité environ. Puis mes crises d'angoisse ont réapparu, déclenchées par de tout autres causes mais toujours aussi suffocantes. Au lieu de me persuader que j'étais en train de mourir d'un cancer à la moindre petite douleur inexpliquée, j'ai commencé à flipper gravement pour l'état du monde d'une part et pour ma carrière d'autre part.

dimanche 18 novembre 2018

La semaine en bref #45





Lundi:
 Je prépare un cake salé en utilisant cette recette (et en remplaçant les olives noires, dont je ne raffole pas, par les petits restes du poulet rôti de ce week-end). C'est HYPER bon.
 Pour la première fois de ma vie, j'achète un nom de domaine - en m'étonnant des différences de tarifs selon qu'on veut un .fr, un .net, un .com, un .online... La palme de la terminaison la plus ruineuse revient, évidemment, à .porn.
 Yoga progress report: je commence à faire un chaturanga passable; mes talons effleurent désormais le sol en chien tête en bas, et ma transition de l'arbre (ou de n'importe quel autre équilibre sur une jambe) au guerrier 3 est d'une fluidité merveilleuse. Par contre, mon aigle ressemble toujours à un vautour déplumé, et mon corbeau décolle à peine du sol.
 A deux heures du matin, Chouchou m'accuse d'émettre des ondes anti-croustillons. Je ne sais même pas ce que c'est, les croustillons. 

[NOEL 2018] Des idées de beaux livres à offrir aux enfants de 3 à 12 ans





Voici une sélection de livres illustrés pour les 3-12 ans - ou pour les adultes qui ont gardé une âme d'enfant. Ce sont tous des parutions récentes afin d'éviter les risques de doublons, et la plupart d'entre eux coûtent une vingtaine d'euros. Un ♥︎ signale ceux que j'aime tellement que je les ai achetés pour moi!

Pour les amateurs de grands classiques
Dans la même collection: Le magicien d'Oz, superbement illustré par Benjamin Lacombe, et Les aventures de Pinocchio, non moins superbement illustrées par Justine Brax.
Cette version de La Belle et la Bête avec de ravissantes illustrations en papier découpé de Dinara Mirtalipova.

Pour les passionnés de mythologie
L'atlas des monstres légendaires est merveilleusement complet, avec ses créatures mythologiques présentées par régions du monde. Mon moi de 10 ans aurait tué pour un livre pareil!

Pour les scientifiques de demain
Mes inventions : Léonard de Vinci, un gros popup book éducatif et ludique à la fois qui présente les plus grandes contributions à la science du génie italien. 
Ici reposent tous les oiseaux ♥︎ est le carnet illustré d'un scientifique qui s'est lancé un défi un peu fou: reconstituer mécaniquement des oiseaux de toutes les espèces dans un monde où ils n'existent plus. Poétique et déjanté, un régal même pour les adultes.

Pour les amoureux de la mer
Deux très beaux ouvrages en papier découpé (et, dans le cas du second, animé), pour explorer les fonds marins avec des couleurs franches et des graphismes épurés: Pleine mer d'Antoine Guilloppé et Océan d'Hélène Druvert.

Pour les astronautes en herbe
Style rétro pour ce popup book éducatif qui fait voyager loin, très loin: Pop-up Lune

Pour les coeurs tendres
Les riches heures de Jacominus Gainsborough ♥︎: merveille de douceur et de sagesse, le nouvel album de Rebecca Dautremer raconte la vie d'un petit lapin avec ses joies et ses peines, depuis sa naissance au sein d'une famille nombreuse jusqu'à sa mort paisible. On a juste envie d'habiter dans les dessins avec Jacominus et les siens. 
Les contes du réveil matin: dans un style fort différent de ses romans pour adultes, Michel Bussi narre les poétiques aventures de Corentin, un petit garçon capable de communiquer avec les objets et la nature. C'est très moral sans jamais être moralisateur, et joliment illustré par Eric Puybaret.

Pour occuper tout le monde les jours de grand froid
Trompissime: un livre-jeu cherche-et-trouve dans lequel on piste des éléphants à travers les plus grandes villes du monde. 
To the moon ♥︎ et To the ocean deep: ne vous laissez pas décourager par les titres en anglais; il s'agit de deux livres de coloriage délirants qui se déplient sur une longueur de plusieurs mètres et représentent chacun une tour extraordinaire qui soit s'élance vers la lune soit s'enfonce dans les profondeurs sous-marines. Un vrai régal à détailler, et la possibilité de s'y mettre à toute la famille pour gribouiller pendant des heures, des semaines ou même des mois avant d'exhiber le résultat sur un mur.

Je publierai prochainement une sélection de romans et autres ouvrages pour adolescents. 

Je vous encourage, dans la mesure du possible, à effectuer vos achats dans une librairie indépendante. Mais si vous avez pour une raison quelconque décidé de commander plutôt sur Amazon suite à mes recommandations, ce serait très gentil de passer par les liens affiliés inclus dans ce billet: cela me permettra de toucher une petite commission sous forme de bon d'achat, que je réinvestirai dans d'autres lectures à commenter et partager!

vendredi 16 novembre 2018

L'automne de l'angoisse (1/2)





C'est peu dire que je viens de vivre un mois difficile. 

Alors que j'étais en pleine déprime post-voyage raté, combinée à une actualité méga anxiogène et à une confrontation avec ma terreur phobie sévère des souris, je me suis pour la troisième fois cette année retrouvée au chômage technique. Et contrairement aux deux fois précédentes, aucun boulot n'a miraculeusement atterri dans ma boîte mail au bout d'une semaine à peine. Les jours passaient, et tous les messages que j'envoyais me revenaient avec plus ou moins la même réponse: "Désolé(e), mais nous avons déjà du mal à satisfaire les demandes de nos collaborateurs réguliers". Pourquoi? En gros, parce que les traducteurs littéraires sont de plus en plus nombreux alors que les maisons d'édition favorisent de plus en plus la création française en raison d'un coût moindre - et que par ailleurs, comme nos charges ne cessent d'augmenter, chacun de nous a besoin de bosser de plus en plus pour maintenir son niveau de vie.

jeudi 15 novembre 2018

"Ensemble à minuit" (Jennifer Castle)


New York, juste après Noël. Kendall rentre juste d'un semestre d'études en Europe et appréhende de reprendre les cours dans son ancien lycée. Max, lui, a choisi de reporter d'un an son entrée dans une fac prestigieuse à la plus grande incompréhension de ses proches. Un soir, tous deux assistent à une dispute de couple dans la rue, sans se décider à intervenir ni l'un ni l'autre - et la femme est renversée par un bus sous leurs yeux. Rongés par la culpabilité, ils décident de relever le défi que leur lance une serveuse: faire sept bonnes actions désintéressées avant le Nouvel An...

Dans "Ensemble à minuit", l'autrice montre en alternance le point de vue des deux héros, mais aussi celui des gens qu'ils tentent d'aider. C'est là le trait de génie qui donne toute sa saveur à ce roman jeunesse plein de bonnes intentions comme il en existe pas mal d'autres (non que je m'en plaigne: je suis assez fan du genre). Parfois, Kendall et Max perçoivent leurs tentatives comme ridicules voire indésirables, mais en se glissant dans la peau de leur vis-à-vis, on se rend compte de la véritable portée que peut avoir un geste bien intentionné. Cela fait d'autant plus chaud au coeur que l'histoire se déroule pendant une tempête de neige, et que ses protagonistes adolescents se débattent avec leurs propres problèmes que l'on découvre au fil des chapitres. En aidant les autres, ils finissent par s'aider eux-mêmes, jusqu'à une conclusion bien vue et joliment ouverte. J'ai beaucoup aimé. 

Traduction d'Alice Delarbre

Merci aux éditions Casterman pour cette lecture