mardi 18 septembre 2018

Les conversations absurdes #46


CHOUCHOU, contemplant son nouveau bonnet d'un air satisfait: Petit à petit, mon look se construit. 
MOI, hagarde après 10h de veille informatique sur Mangkhut et ses ravages: ...Sérieusement? Là tout de suite, ton apparence, c'est ton souci principal? 
CHOUCHOU, très fier de lui: Mon apparence est TOUJOURS mon souci principal. 
MOI: Misère, je vis avec une blogueuse mode et beauté.

lundi 17 septembre 2018

La variable Mangkhut





Hier matin, je venais juste de me lever quand ma soeur m'a contactée par Messenger pour me demander quand on partait en Asie. C'est assez rare qu'elle vienne me parler sur les réseaux sociaux; du coup, ça m'a mis la puce à l'oreille. J'ai tapé: "Jeudi". Et dix secondes après: "Pourquoi?". Et vingt secondes après: "Y'a un problème?". J'ai attendu sa réponse quelques minutes en me disant: "C'est idiot, tu ne vas pas googler «cause annulation vacances en Asie cette semaine»" et en essayant de ne pas imaginer des horreurs. J'avais bien vu sur Twitter une courte vidéo d'un fils et son père jetés à terre contre un muret par le vent et un commentaire sur un typhon qui ne rigolait pas, mais mon cerveau n'a pas fait le rapprochement tout de suite. 

dimanche 16 septembre 2018

La semaine en bref #37





Lundi:
 J'ai la mauvaise idée de regarder la vidéo publiée hier sur mon IGTV, ce que je n'avais pas fait jusqu'ici parce que je ne supportais pas ma voix. Ma voix, ha! C'est un peu le dernier de mes soucis par rapport à ma tête. Ni shampouinée ni coiffée et filmée sous l'angle le moins flatteur du monde, je me fais peur toute seule. Plus jamais ça. 
Pas de machines d'affranchissement automatique, et 56 (I kid you not) personnes devant moi au bureau de poste de la porte de Namur, alors que je veux juste acheter UN pauvre timbre. C'est vraiment parce que la carte d'anniversaire de Darklulu doit partir aujourd'hui. 
 Pour me récompenser de ma patience angélique, je m'emmène ensuite boire un chocolat chaud et lire le dernier Flow français à l'Ultime Atome. 

samedi 15 septembre 2018

[BRUXELLES] Strokar Inside





Jusqu'à cet été, face au Pêle-Mêle d'Ixelles, il y avait un Delhaize caverneux où je n'aimais pas faire mes courses parce qu'on n'y trouvait jamais ce qu'on cherchait. Mais récemment, le supermarché est parti s'installer un peu plus loin, et dans ses locaux vacants s'est installée une "foire urbaine du street art", à la fois galerie d'exposition, boutique et bar. Depuis le 6 septembre, on peut y admirer des dizaines de grandes fresques et d'installations réalisées par des artistes aux styles variés - certains proches de la peinture classique, d'autres purement de l'école des graffiti de rue. L'architecture du niveau supérieur (autrefois un parking) est particulièrement bien exploitée, et même les déchets ramassés dans la rampe d'accès ont servi à confectionner une oeuvre ironique sur la société de consommation. 

mercredi 12 septembre 2018

"On ne peut plus rire de rien"





Cette petite phrase, vous l'avez déjà entendue. Généralement, elle sort de la bouche de quelqu'un qui vient de lancer une blague raciste, homophobe ou autre joyeuseté excluante, à qui on l'a fait remarquer et qui s'en offusque en levant les yeux au ciel. C'est vrai, quoi, si on ne peut plus se moquer des minorités, où va-t-on?

Ce à quoi j'ai envie de répondre: "Euh, vers un monde plus bienveillant?". 

mardi 11 septembre 2018

La petite raclette du lundi soir





C'est une amie suisse qui nous a fait découvrir ce truc merveilleux: la raclette à la bougie. Parce que quand on est seul ou en couple, on ne va pas allumer un gros appareil électrique. Mais ces petits machins individuels, c'est juste parfait. Pendant des mois, j'ai guetté le retour set de 2 en rupture temporaire. Il a fini par arriver chez nous juste à l'orée de l'été, et on l'a quand même étrenné vite fait avant que la température ne grimpe trop. Puis on l'a remisé au fond d'un placard pour quelques mois. Samedi dernier, en préparant la liste des courses: j'ai dit: "Tiens, et si on prenait de quoi faire une petite raclette?". Et hier soir, on a officiellement ouvert la saison d'automne à grands renforts de fromage coulant et de charcuterie.

dimanche 9 septembre 2018

La semaine en bref #36





Lundi:
Au saut du lit, envoyer un texto à Attila pour lui souhaiter une bonne rentrée en terminale. Je croise les doigts pour qu'il soit bien accepté en prépa véto.
 Comme chaque fois que je suis professionnellement désoeuvrée, le matin, je fais des tonnes de trucs utiles pour compenser, et l'après-midi, je me tape des courses pas excitantes: aller à la Poste payer un rein pour l'acheminement d'une carte carrée, donner l'autre rein à la caissière du Brico contre quatre piles boutons, m'infliger H&M pour la seconde fois en quelques jours histoire d'échanger des T-shirts trop petits, chercher vainement des baskets de ville pas trop moches.

samedi 8 septembre 2018

Les conversations absurdes #45


MOI: Je suis triste. J'aime pas être triste.
CHOUCHOU: Regarde encore le discours de Barack Obama.
MOI: ...
MOI: ...
CHOUCHOU: Imagine que Barack Obama est un petit lapin.

(OK, là j'ai ri.)

Le minimalisme appliqué au thé





S'il est un domaine dans lequel je me suis souvent laissée déborder sans remords, c'est bien le thé! Abonnement ou tests de diverses box, achat systématique à titre de souvenirs dès que je voyage... Mais arrivée au stade où mes réserves occupaient deux grandes étagères d'une petite cuisine à Bruxelles, et trois petites étagères d'une cuisine minuscule à Monpatelin, je me suis dit que c'était ridicule et qu'il fallait que ça cesse. Surtout que le thé, c'est un peu comme les chaussures autrefois: je me laisse facilement séduire en magasin, et en réalité, au quotidien, je bois toujours les 3-4 mêmes variétés. 

vendredi 7 septembre 2018

Les conversations absurdes #44


Je viens de servir un risotto aux asperges. Chouchou s'empare de la boîte de fleur de sel. 
MOI: Goûte avant de saler. Il ne devrait pas y en avoir besoin. 
Chouchou s'exécute. 
CHOUCHOU: Ah, c'est vrai que c'est déjà très goûtu; tu as mis quoi dedans?
MOI: Beaucoup de poivre. En général, ça élimine le besoin de sel. 
Chouchou saisit le paquet de parmesan râpé et en renverse la quasi-totalité dans son assiette. 
MOI: Par contre, je n'ai toujours pas trouvé ce qui pourrait éliminer le besoin de fromage. 
CHOUCHOU, catégorique: Un autre fromage. 

Les conversations absurdes #43


CHOUCHOU: L'humour est indispensable à notre dynamique de couple. 
MOI: Quelle dynamique? Celle où tu fais des blagues pourries et où je ne ris pas? 
CHOUCHOU, très fier de lui: Exactement!

mercredi 5 septembre 2018

Envies de septembre





un mini trampoline
(je dois me remettre à bouger; je cherche une activité praticable en intérieur avec peu de place, et si possible ludique: le rebounding me tente beaucoup!)

(mais le prix, mandieu mandieu... je vais attendre en croisant les doigts pour qu'elles arrivent au magasin de fins de série de Toulon à l'automne prochain)

ces Stan Smith brodées de feuilles
(qui commencent au 36 et taillent grand; autrement dit, je flotterais dedans...)

ce petit pull dino sobre et de bon goût
(lui, par contre, je pense que je me l'offrirai le mois prochain)

deux billets pour aller voir "Cats" à Bruxelles en mars prochain
(après New York et Londres, ça ne ferait jamais que la 3ème fois...)

"Photo de famille", le dernier film de Vanessa Paradis
(ayant fait l'impasse sur "Sous les jupes des filles" dont la bande-annonce suffisait à m'horripiler, je serai contente de la revoir au cinéma)

"Chroniques de l'île perdue", le nouvel album de mes chouchoux Anne Montel et Loïc Clément

la fin de l'excellente trilogie steampunk "Les mystères de Larispem"

une bougie Woodwick à l'odeur automnale
(celle-là, par exemple)

ces feutres aquarellables aux si jolies couleurs

l'agenda Flow 2019
(le calendrier étant déjà épuisé, je viens juste de le commander même s'il ne me servira pas avant plusieurs mois)

cette mignonne petite lampe de bureau Ikea
(pour remplacer la moche lampe de bureau achetée chez le même fournisseur)

lundi 3 septembre 2018

Pour une fois que j'étais motivée pour bouger...





C'est la rentrée, et j'ai vraiment besoin de me remettre à bouger. Récemment, j'ai donc décidé de tester une nouvelle salle et un nouveau type de cours: le yoga restauratif. Non, je n'imaginais pas un seul instant qu'on allait nous nourrir la tête en bas; j'espérais juste un enchaînement de postures apaisantes pour les organes, ou peut-être une forme de stretching tonique. 

dimanche 2 septembre 2018

La semaine en bref #35





Lundi:
Dans son blog, Ali Edwards reparle de la fois où elle a fait une phlébite suite à un vol long courrier et fini aux urgences avec des caillots de sang dans les poumons. Moi qui avais arrêté de stresser avec ça depuis l'achat de mes chaussettes de contention, voilà que c'est reparti...
 Je sens que l'infusion N°108 du Palais des Thés achetée la semaine dernière ne va pas faire long feu. Dommage que je ne l'ai pas découverte au début de cet été caniculaire, car elle est délicieusement rafraîchissante!

samedi 1 septembre 2018

J'aimerais être le genre de personne





J'aimerais être le genre de personne qui lit de la poésie et qui s'en délecte au lieu de se manquer s'endormir sur la page qu'elle vient de relire 12 fois et de se sentir aussi intellectuellement raffinée qu'un bulot. 

J'aimerais être le genre de personne qui sautait du lit en pleine forme le matin à 5h30 longtemps avant qu'Hal Elrod invente le Miracle Morning. Le genre de personne qui adore courir à cause du shoot d'endorphines et du bol d'air pur. Le genre de personne qui publie des Instagram d'elle bras-dessus bras-dessous avec sa team de crossfit ou contorsionnée en forme de bretzel sur un rooftop à la mode.

Août 2018



vendredi 31 août 2018

Les conversations absurdes #42


Chouchou bondit du lit à l'aube blême (9h38).
CHOUCHOU: En route vers de nouvelles aventures!
MOI: Tu as des rendez-vous à l'extérieur aujourd'hui?
CHOUCHOU: Non. Ce sera un grand voyage intérieur. 

Lectures d'Août 2018





ROMANS/RECITS
- Venise n'est pas en Italie (Ivan Calbérac) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- The bookshop of yesterdays (Amy Meyerson) ♥︎♥︎
- Why Mummy drinks (Gill Sims) ♥︎♥︎♥︎
- Meddling kids (Edgar Cantero)
- Nevermoor: The trials of Morrigan Crow (Jessica Townsend) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le Grand Leader doit venir nous voir (Velina Minkoff) ♥︎♥︎♥︎
- Hannah Green and her unfeasibly mundane existence (Michael Marshall Smith) ♥︎♥︎
- Un million de minutes (Wolf Küper) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Swimming lessons (Claire Fuller) ♥︎
- The Wonderling (Mira Bartok) ♥︎♥︎
- Names for the sea (Sarah Moss)
- Les soeurs Carmines T2: Belle de gris (Ariel Holzl) ♥︎♥︎♥︎
- Les soeurs Carmines T3: Dolorine à l'école (Ariel Holzl) ♥︎♥︎♥︎
- To the lighthouse (Virginia Woolf) - en cours)
La papeterie Tsubaki (Ito Ogawa) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Maybe in another life (Taylor Jenkins Reid) ♥︎♥︎
- Les enfants de ma mère (Jérôme Chantreau)
- On a beautiful day (Lucy Diamond) ♥︎
- Pleurer des rivières (Alain Jaspard) - en cours

BEDE/MANGA
- Le jardin d'hiver (Renaud Dillies/Graziela La Padula) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Isabella Bird T3 (Taiga Sassa) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Death: The high cost of living (Neil Gaiman/Chris Bachalo)* ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Solanin T1 & 2 (Inio Asano)* ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le jour où elle n'a pas fait Compostelle (Marko/BeKa) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Eclats d'âme T3 (Yuhki Kamatani) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le secret de l'ange T3 (Shiki Kawabata) ♥︎♥︎♥︎
- The complete SIP Kids (Terry Moore) ♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- Les grandes filles (Anna Sommer) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Tell me more (Kelly Corrigan) ♥︎♥︎♥︎♥︎

jeudi 30 août 2018

Choses auxquelles je dirai toujours OUI





Du temps avec ma famille
Une traduction (rémunérée) dans mes cordes
Un tour dans une librairie
Un cocktail en bonne compagnie;
une coupe de champagne;
une tasse de thé, même pas terrible
Un nouveau plat ou resto végan
mais aussi une invitation à un barbecue
Une vraie pizza napolitaine
Plus de poivre noir et de parmesan sur mes pâtes;
du gingembre confit et du wasabi avec mes sushi
Un massage du cuir chevelu ou des pieds
Un sauna; un hamman; un jacuzzi
Une activité aérienne: chute libre, parachute ascensionnel, deltaplane, tyrolienne,
ou même juste tour de grande roue ou de chaises volantes dans une fête foraine
Un city trip en Europe
Un concert d'Etienne Daho
Un nouvel album de Muse
Un livre qui parle d'une librairie ou d'une bibliothèque;
une histoire de voyage dans le temps;
une uchronie personnelle
Un film avec Benedict Cumberbatch
Une série avec Kristen Bell
LastWeek Tonight avec Jon Oliver
Un service que je peux rendre assez facilement
Un câlin de mon amoureux ou de mes neveux
Une discussion dans le noir à l'heure où on devrait dormir
Une occasion de faire l'andouille

(Liste non-exhaustive inspirée par la collection d'essais personnels 
"Tell Me More: Stories About the 12 Hardest Things I'm Learning to Say" de Kelly Corrigan)

mercredi 29 août 2018

Neuroplasticity: How to rewire your brain




La neuroplasticité, c'est la capacité du cerveau à se modifier lui-même grâce à des apprentissages qui créent des connexions physiques entre nos neurones, leur permettant de communiquer de nouvelles façons. On a longtemps pensé que cette capacité s'éteignait à l'âge adulte, mais c'est archi-faux.

mardi 28 août 2018

La fracture





La mort de mon père a clairement scindé ma vie en deux. Quand il est parti, j'avais 41 ans et j'attaquais juste l'autre versant de ma vie, la descente graduelle vers l'obscurité qui, tôt ou tard, m'engloutira moi aussi. J'ai laissé au sommet de la montagne mes illusions d'invincibilité, la certitude naïve - déjà bien entamée par le décès de Brigitte - que rien de grave ne nous toucherait jamais, moi et mes proches. Désormais, il ne reste plus personne pour me précéder et me protéger. Et la pente m'entraîne un peu plus vite chaque jour.  

lundi 27 août 2018

Choses auxquelles je dirai toujours NON





Un emploi salarié
N'importe quel boulot où je devrais côtoyer des gens
La maternité
Toute forme de religion
L'homéopathie et la plupart des médecines alternatives
La psychanalyse ou n'importe quelle forme de thérapie basée sur la parole
Les abats autres que les ris ou le foie de veau, les coquillages autres que les St-Jacques
Les plats très piquants
Le fenouil, l'anis, la cannelle, le clou de girofle, la rose, l'hibiscus, la mangue
Du café, du Ricard, de la bière, de la tequila, du mezcal, du whisky, du bourbon
Un 3ème verre d'alcool
La clope
Une soirée en boîte
Un concert sans places assises numérotées
Les manèges gerbants dans les fêtes foraines
La spéléo
Toute activité aquatique autre que trempouiller dans une piscine où j'ai pied
Les vacances "plage et cocotiers", le Club Med'
La bronzette, les séances d'U.V.
Un trek dans le désert
Le camping
Les sandales de touriste allemand, les Crocs, les mocassins
Les strings
Les sourcils dessinés au crayon
La chirurgie esthétique
Le démarchage téléphonique
Les films très violents
Tutoyer mes beaux-parents ou les parents de mes amis
Adopter un chien; avoir des rongeurs ou un aquarium
"Je vous partage"

(Liste non-exhaustive inspirée par la collection d'essais personnels 
"Tell Me More: Stories About the 12 Hardest Things I'm Learning to Say" de Kelly Corrigan)

dimanche 26 août 2018

La semaine en bref #34





Lundi:
★ David et ma soeur me déposent à Matabiau à 9h. Mon train part à 10h48. Je suis extrêmement reconnaissante qu'il y ait désormais du wifi gratuit dans toutes les grandes gares SNCF.
★ Félicitations au salopard de moustique-tigre qui a réussi à me piquer 8 fois sur le mollet droit et 2 fois sur le gauche durant les 37 minutes de ma correspondance à Marseille St-Charles, ça fait une belle moyenne!
★ Le soir, je déprime sec, comme chaque fois que je rentre de Toulouse. Sauf que là, en plus, Chouchou n'est pas avec moi et la connexion est trop mauvaise pour un chat vidéo réconfortant. Bouhouhou.

vendredi 24 août 2018

La partie la plus excitante





Il nous reste moins d'un mois avant le départ pour Hong Kong. Nous avons les billets d'avion, en classe éco mais avec des places convenables; nous avons des passeports tout neufs; j'ai réservé des hôtels pas luxueux mais corrects (celui de Singapour a même une piscine sur le toit!) et situés dans les quartiers qui nous intéressent; je me suis procuré des chaussettes de contention pour ne pas flipper à cause des risques de phlébite pendant le voyage. Miracle des miracles: mon cerveau semble avoir renoncé, sitôt cette dernière source d'angoisse mise derrière moi, à m'en sortir une nouvelle de son chapeau. Là, je me livre à la partie la plus excitante des préparatifs: j'épluche mes guides de voyage et je surfe sur internet pour déterminer ce que nous allons faire une fois sur place.

mardi 21 août 2018

Le prix de l'amour





J'ai passé un week-end formidable avec ma famille, deux jours vraiment parfaits (même si on n'a jamais réussi à regarder "Tanguy"). J'ai eu du temps pour discuter en tête-à-tête avec David et avec ma soeur; mes neveux ont été adorables avec moi, alors qu'à leur âge j'aurais trouvé ça normal qu'ils commencent à s'en foutre un peu de leur vieille tante; on a beaucoup parlé, ri très fort et super bien mangé que ce soit à la maison ou au dehors; ma mère était surprise mais contente de me voir, et en un déjeuner plus un après-midi piscine, j'ai réussi à ne pas me disputer avec elle. J'ai lu royalement 6 pages en 48h, c'est dire!

lundi 20 août 2018

La semaine en bref #33






Lundi:
Réveillée un peu avant 7h par un énorme orage. Je n'ai pas bien dormi du tout et le ciel est d'un jaune flippant... En l'absence d'onduleur chez moi, je me dépêche de débrancher mon MacBook - tant pis, je bosserai sur batterie ce matin. Je fais également péter les croissants d'urgence, ceux que j'achète à la bonne boulangerie de Monpatelin et congèle pour quand j'ai besoin d'un remontant. 
 Vers midi, l'orage s'arrête, mais ma ligne ADSL tombe en rade. Je finis mon quota de pages, relis "Death: The high cost of living" que j'aime toujours autant 24 ans après sa parution, refais ma colo, et pouf! Un peu avant 17h, la ligne est rétablie.
 Ma copine éditrice m'informe qu'elle préfère confier la trad du fameux roman de nature à quelqu'un dont c'est la spécialité, ce qui me semble la meilleure décision vu que je ne connais que dalle au genre et que j'aurais beaucoup galéré pour parvenir à un résultat juste moyen. A la place, elle me propose un thriller australien bien davantage dans mes cordes. 

dimanche 19 août 2018

[TOULON] Joana Vasconselos: Exagérer pour inventer à l'Hôtel des Arts





Je n'avais encore jamais entendu parler de cette artiste portugaise, aussi l'exposition en cours a-t-elle été pour moi l'occasion d'une très belle découverte. Joana Vasconselos s'empare d'objets culturellement significatifs - azulejos, virgule Nike, pièce de Tetris, ou urinoir -, les sort de leur contexte et les subvertit avec beaucoup de fantaisie. J'ai particulièrement apprécié ses créations au crochet, colorées et délirantes. Il faut admirer aussi la "Valkyrie" conçue exprès pour l'Hôtel des Arts: une gigantesque guirlande de cravates, de chemises, de costumes et de ceintures d'hommes, nommée "It's raining men", qui se drape sous les plafonds et dans la cage d'escalier. De l'art contemporain accessible même aux réfractaires comme moi! 

vendredi 17 août 2018

Le portrait craché





Ce billet est en accès protégé. Si vous avez un compte Google, vous pouvez me demander une autorisation d'accès en cliquant sur ce lien. J'accepterai toutes les demandes dont il me sera possible d'identifier l'auteure - soit parce que je la connais personnellement, soit parce que c'est une commentatrice habituelle, soit parce qu'elle a un profil Facebook, un compte Twitter ou Instagram vérifiable... N'hésitez pas à assortir votre demande d'un petit mot pour me permettre de vous situer si vous pensez que ce sera nécessaire.

Je suis désolée pour la difficulté de la manoeuvre, mais si vous lisez le billet concerné, vous comprendrez pourquoi je ne souhaite pas le laisser en accès public - et Blogger ne permet pas de verrouiller un billet spécifique avec un mot de passe. Par contre, une fois autorisée, vous aurez la possibilité de laisser des commentaires, non pas ici (ils seront fermés) mais à la suite du texte vers lequel vous serez envoyée, en cliquant sur le mot COMMENTAIRES à la fin. Merci pour votre compréhension! (Et pour votre patience, le procédé est nouveau pour moi et j'espère que je vais m'en sortir...)

jeudi 16 août 2018

Les zones d'ombre





Depuis plus de 14 ans, je suis blogueuse et lectrice de blogs. Je m'intéresse peu aux catégories dans lesquelles on trouve les fameuses "influenceuses": la mode, la beauté ou le lifestyle. Ce que je viens chercher sur internet et que j'essaie de donner aussi, c'est de l'intime. Mais le genre d'intime dont on ne discute pas forcément même avec ses proches. Les versants sombres de la personnalité. Les moments peu glorieux. Les vérités difficiles. Les sentiments honteux. Les sujets tabous. 

mercredi 15 août 2018

Les mollets ++


Mon généraliste, à qui j'ai parlé de ma crainte de faire une phlébite lors de notre voyage en Asie, m'a prescrit des bas de contention. Munie de mon ordonnance, je me rends à la pharmacie de Monpatelin pour les acheter. 
PHARMACIEN (jeune, grand, chauve): Vous savez quelle taille il vous faut?
MOI, gaiement: Pas du tout, c'est la première fois que je vais en mettre. Mais j'ai de gros mollets, et mon docteur m'a prévenue qu'il faudrait sans doute les faire sur mesure.
PHARMACIENNE (quinqua, blonde, lunettes), montant immédiatement sur ses grands chevaux: Ah, non, les bas de contention sur mesure, c'est très pénible pour nous.
MOI, un rien estomaquée: ...Pardon?
PHARMACIENNE, remontée comme un coucou suisse: Oui, c'est la galère pour les commander, et les clients ne sont jamais contents, je préfère éviter. 
MOI, poliment mais fermement: D'accord, mais il me faut des bas de contention, de préférence à ma taille. 
PHARMACIEN: Je vais mesurer.
Il s'accroupit près de moi avec un mètre-ruban et encercle d'abord ma cheville, puis mon mollet à l'endroit le plus large. Cela fait, il consulte la table des tailles à l'arrière d'un paquet de bas lambda. 
PHARMACIEN: Alors, 22 et 43cm... Ah oui, ça va être compliqué, votre tour de cheville correspond à une taille 2 et votre tour de mollet à une taille 4.
MOI, me concentrant sur ma respiration: Comme je disais, j'ai de gros mollets. Et encore, honnêtement, j'aurais dit qu'ils faisaient plus de 43cm de circonférence. 
PHARMACIEN, bien embêté: Si je vous donne une taille 2, vous ne les monterez pas au-delà de la cheville; si je vous donne une taille 4, ils flotteront autour de votre cheville et ils ne serviront à rien. 
MOI, avec une pointe d'agacement mal contenue: Du coup, on fait quoi? Il me faut des bas de contention. 
Perdu, il se tourne vers sa collègue qui est en train de servir une autre cliente. 
PHARMACIENNE, sur un ton autoritaire: Regarde dans la gamme "Mollets ++", ça devrait passer. 
Il part vérifier avec la démarche dynamique d'un Gaston Lagaffe.
PHARMACIEN, mollement: On n'en a pas en réserve, je fais quoi? 
PHARMACIENNE, sentant bien qu'elle ferait mieux de prendre les choses en main: Je vais appeler le fournisseur. (A moi) Vous voulez quoi comme couleur? Noir ou naturel? 
MOI: Je m'en fous, ce qu'il y a. C'est pas pour faire un défilé de mode, juste pour prendre l'avion. 
PHARMACIENNE: Et les mesures, c'était quoi déjà?
PHARMACIEN à mémoire de poisson rouge: Euh, je ne sais plus. 
Elle s'accroupit devant moi et recommence la cérémonie de mesurage tandis que je souris fixement et que les autres clients se retiennent de loucher sur mes mollets surdéveloppés. Elle note les chiffres obtenus, consulte un dépliant puis décroche le téléphone et compose un numéro.
PHARMACIENNE, d'une voix forte: ALLO? OUI, ICI LA PHARMACIE BIDULE, IL ME FAUDRAIT DES BAS DE CONTENTION TAILLE 2, MOLLETS ++. Noir ou naturel, peu importe. Ah, zut. (S'adressant à moi:) Vous partez quand?
MOI: Il me les faut au plus tard le 29 août.
PHARMACIENNE: Ca ne va pas aller; ils sont en rupture et ne seront pas réapprovisionnés avant le 5 septembre.
MOI, levant les sourcils: Et il n'existe qu'un seul fabricant?
PHARMACIENNE: Non, mais l'autre est plus cher et vous ne serez pas remboursée intégralement.
MOI, décidée à conclure coûte que coûte: Tant pis, il me faut des bas de contention. 
Elle reprend son téléphone et fait un autre numéro. 
PHARMACIENNE: ICI LA PHARMACIE BIDULE, IL ME FAUDRAIT DES BAS DE CONTENTION TAILLE 2, MOLLETS ++.
A ce stade, toute retenue oubliée, l'intégralité des employés et des clients scrute mes jambes d'un air intrigué pour vérifier à quoi ça ressemble, des mollets ++. 
PHARMACIENNE: Ah, super, mettez-m'en deux paires. 
MOI: Il ne m'en faut qu'une. 
PHARMACIENNE: Non mais comme ça j'aurai du stock au cas où. (Au téléphone:) Ah, il ne vous en reste qu'une? Mais comment ça se fait?
MOI, marmonnant entre mes dents: Il doit y avoir une épidémie de mollets ++. 
PHARMACIENNE: Bon, ben envoyez-la-moi. (Elle raccroche et revient vers moi.) Voilà, j'aurai vos bas samedi. Taille 2, mollets ++, c'est bon jusqu'à 44cm de circonférence. 
MOI: Laissez-moi juste vérifier quelque chose. 
Je prends le mètre-ruban et me baisse en tentant de me convaincre que cette situation n'est pas DU TOUT humiliante.
MOI: Alors en fait, mon tour de mollet, c'est plutôt 45 cm. 
PHARMACIEN, vexé: Vous avez mesuré de quel côté?
MOI, glaciale: Le même que vous. 
PHARMACIENNE, cherchant désespérément un argument: Non mais là, on est en fin de journée; ils ont dû gonfler.
MOI, de marbre: Non, je suis grosse dès le matin. 
Silence gêné pendant quelques instants.
PHARMACIENNE, évitant mon regard: Alors, vous prenez les taille 2, mollets ++, ou pas? 
MOI, faisant une dernière tentative: Du sur mesure, ce serait sans doute mieux. 
PHARMACIENNE, remontant sur ses grands chevaux: Ah non, le sur mesure, c'est trop pénible pour nous. 
MOI, résignée: Bon, ben apparemment, je prends les taille 2, mollets ++. 
PHARMACIENNE, soulagée: Ca fera 12,50€ de dépassement, à me régler tout de suite. Merci et à samedi. 

dimanche 12 août 2018

La semaine en bref #32





Lundi:
A l'heure où on devrait dormir au lieu de discuter, la question brûlante du jour: pour aller avec la future barbe longue de Chouchou, vaut-il mieux le génie de De Vinci ou la magie de Gandalf?

Mardi:
 Miracle! Après 12 ans d'allers-retours mensuels, il y a enfin du wifi dans le Bruxelles-Nice! Par contre, pas de clim' alors que le train est bondé, avec des gens assis par terre entre les voitures. Et le trajet dure 6h30 - un peu long pour une séance de sauna.
 Le prochain TER pour Monpatelin passe dans 50 mn. Ca me laisse le temps de descendre chez Sushi Shop pour dîner vite fait en terrasse, et d'arriver chez moi à la même heure que si j'avais pris le bus-qui-me-file-mal-au-coeur.

vendredi 10 août 2018

Les ratés de la déconstruction





Je suis devenue très militante ces dernières années. En partant des causes qui me tenaient déjà à coeur de base (le féminisme et l'environnement), j'ai lu et discuté sur beaucoup d'autres sujets et fait ce qu'on appelle un travail de déconstruction: c'est-à-dire, appris à reconnaître les préjugés que m'avait inculqués la culture dominante, et essayé de les dépasser. Ca a bien marché dans pas mal de domaines. Par exemple, je suis désormais consciente de mes privilèges de personne blanche, cisgenre et (plus ou moins) hétéro; je m'efforce d'écouter les minorités qui sortent de ce cadre et de me comporter en alliée envers elles. Non, je ne comprends toujours pas la transexualité et non, je n'ai aucune expérience des discriminations raciales, mais j'ai foi en la parole des concerné(e)s et je gueule chaque fois que je peux pour qu'on leur fasse une juste place. 

jeudi 9 août 2018

Les conversations absurdes #41


Sur Skype:
CHOUCHOU: Tu as vu la dernière photo de renard de @kpunkka? 
CHOUCHOU: Le renard bleu.
MOI: Brun. Ce renard est brun.
CHOUCHOU, sûr de lui: Bleu. 
MOI, lourdement ironique: Oui, car les mammifères à poil bleu, c'est tellement répandu dans la nature. D'ailleurs, quel bleu, au juste? Turquoise? Azur? Marine? 
CHOUCHOU, intraitable: Bleu foncé. 
MOI: C'est ça. Tellement foncé qu'on jurerait du brun, dis donc.

Plus tard, sur Messenger:
CHOUCHOU, refusant de lâcher l'affaire: Même @kpunkka dit qu'il est bleu.
MOI:  Typologiquement, c'est possible, parce qu'il existe bien une couleur de poil qu'on qualifie de bleu - et qui est d'ailleurs plutôt une teinte de gris - chez les chats, les chiens et sans doute d'autres espèces. Mais toi, tu parlais littéralement. Et littéralement, ce renard est brun.
CHOUCHOU:

CHOUCHOU: Il est BLEU.
MOI, morte de rire: Je t'aime. La prochaine fois que je suis fâchée contre toi, tu n'auras qu'à me susurrer "bleu", ça devrait passer très vite.

mercredi 8 août 2018

Les conversations absurdes #40


CHOUCHOU: Tu as vu, j'ai rasé mes cheveux mais je laisse pousser ma barbe. Et je vais m'acheter une brosse exprès. 
MOI: Une brosse à barbe? Ca existe, ça? 
CHOUCHOU: Oui madame. C'est en poil de sanglier.
MOI: Une brosse à barbe. En poil de sanglier. Décidément, j'en apprends tous les jours. 
CHOUCHOU: Sinon y'a aussi la version vegan. En poil de tofu. 

dimanche 5 août 2018

La semaine en bref #31





Lundi:
 Ayant ressorti la centrifugeuse pour préparer une soupe froide tomate/poivron rouge/pastèque/fraises, je m'étonne: "Il marche très bien cet appareil, je ne comprends pas pourquoi on ne s'en était pas servis depuis si longtemps". Après, devant la quantité de chair gaspillée et la chiantise du nettoyage, la mémoire me revient.
Au bout de presque 12 ans de vie commune, je finis par craquer et par hurler à Chouchou que s'il commence encore une seule phrase par "Y'a une série qui faisait ça très bien, c'était Les Sopranos...", je le passe par la fenêtre.

vendredi 3 août 2018

Envies d'août





(et puis, on peut planter l'emballage qui contient des graines de fleurs)

cette adorable affiche qu'on dirait conçue pour Chouchou et moi
(justement il y a de la place sur le mur au-dessus de notre lit...)

une commande sur le site Comme avant 
(je suis surtout intéressée par le déo naturel rechargeable, mais aussi par la brosse à dents en bambou et le dentifrice solide)

ce pin's amoureux coquin et rigolo signé Coucou Suzette
(leur site regorge de goodies merveilleusement féministes)

ce kit de broderie face de poulpe, ou cette licorne disséquée 
(en fait, tous les patrons d'OddAnaStitch roxent méchamment)

cette robe violette Cora Kemperman
(qui n'est pas de saison, mais l'automne sera vite là - dit-elle en croisant ses doigts glissants de transpiration)

un test combiné ADN + microbiome
(c'est cher, mais je trouve ça super intéressant; cela dit, est-ce vraiment une bonne idée pour une angoissée dans mon genre?)

une représentation d'ALICE (in Wonderland) par le HK Ballet
(malheureusement, ça ne colle pas avec nos dates de voyage)

jeudi 2 août 2018

Les conversations absurdes #39


Nous finissons de dîner à La Meute.
CHOUCHOU, repoussant son assiette d'un air très satisfait: Hé ben tu vois, j'ai bien fait de prendre la sauce Choron au lieu de la mayo; c'était vraiment beaucoup plus léger.
MOI: Je ne me rends pas compte, je ne sais pas ce qu'il y a dans la sauce Choron. 
CHOUCHOU: C'est une Béarnaise à la tomate. 
MOI: Je ne sais pas non plus ce qu'il y a dans la Béarnaise vu que je n'en mange jamais. 
CHOUCHOU: C'est une sauce à base de beurre. 
MOI: Donc - et corrige-moi si je me trompe -, tu es en train de me dire que le beurre est nettement moins gras que l'huile? 

mercredi 1 août 2018

Le stress du voyage au long cours





Dans la nuit d'avant-hier, j'ai rêvé qu'en arrivant à l'adresse de notre hôtel à Singapour, on trouvait un carré de trottoir vide, un gros paquet de cartons pliés et des instructions de montage pour une "maisonnette cosy". Ce qui vous donne une petite idée de mon état d'esprit vis-à-vis de ce voyage en Asie dont je rêve pourtant depuis des années. 

mardi 31 juillet 2018

Juillet 2018




Lectures de Juillet 2018





ROMANS/RECITS
- Les jours de Vita Gallitelli (Helene Stapinski) ♥︎♥︎♥︎
- The cactus (Sarah Haywood) ♥︎♥︎♥︎
- La course au bonheur (Maggie Lehrman) ♥︎♥︎♥︎
- La ferme de la cousine Judith (Stella Gibbons) ♥︎♥︎
- Man (Kim Thuy) ♥︎♥︎♥︎
- Les Doldrums (Nicholas Gannon) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Notes from a small island (Bill Bryson)
- The Lido (Libby Page) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- La vieille dame qui avait vécu dans les nuages (Maggie Leffler) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Les Doldrums T2: La malédiction des Helmsley (Nicholas Gannon) ♥︎♥︎♥︎
- Tout sur mon chien (Alejandro Palomas) ♥︎♥︎♥︎
- Les soeurs Carmines T1: Le complot de corbeaux (Ariel Holzl) ♥︎♥︎♥︎
- Ivy & Abe (Elizabeth Enfield) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA
- Mimikaki (Yarô Abe) ♥︎♥︎
- L'atelier des sorciers T2 (Kamome Shirahama) ♥︎♥︎♥︎
- Sorceline T1 (Sylvia Douyé/Paola Antista) ♥︎♥︎
- Une histoire d'hommes (Zep) ♥︎♥︎♥︎
- 1h25 (Judith Forest) ♥︎
- Drôles de femmes (Julie Birmant/Catherine Meurisse) ♥︎♥︎♥︎
- Le monde selon Zach (Jean Rousselot/Stéphane Massard) ♥︎
- I love this part (Tillie Walden) ♥︎♥︎♥︎
- Birdcage castle T1 (Minami Toutarou) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Birdcage castle T2 (Minami Toutarou) ♥︎♥︎♥︎♥︎

lundi 30 juillet 2018

La semaine en bref #30





Lundi:
On a récupéré nos lunettes Polette. Chouchou est ravi d'y voir de nouveau: il n'osait plus porter de lentilles et ses vieilles lunettes n'étaient plus du tout adaptées. Et puis, il adore le look de sa monture Linden en bois (moi aussi, d'ailleurs).
 Test du dentifrice solide Lush. Le principe me convient très bien, mais je n'aime pas le goût de fraise un peu chimique. J'essaierai probablement d'autres marques.
 Histoire de se mettre en condition pour cet automne, on regarde l'épisode de "Parts Unknown" consacré à Singapour. Ca donne faim. Et lieu à une discussion animée sur les régimes autoritaires.

dimanche 29 juillet 2018

[BRUXELLES] Get up, stand up! au MIMA





Je ne pense pas avoir manqué une seule expo du MIMA depuis son ouverture, il y a deux ans. C'est le seul musée d'art contemporain dont je ressors toujours ravie. "Get up, stand up!", qu'on peut visiter actuellement, propose un panorama d'affiches contestataires datant de la période 1968-1973, riche en protestations sociales un peu partout à travers le monde. Les différentes salles sont consacrées à la révolte étudiante de mai 68, en France, aux manifestations contre la guerre du Vietman aux Etats-Unis, ainsi qu'à l'émergence du féminisme, du Black Power et du mouvement écologiste. 

samedi 28 juillet 2018

Les conversations absurdes #38


CHOUCHOU, s'arrêtant devant un restaurant: Oh, un KipKot! Ca fait longtemps que j'ai envie d'essayer. C'est un resto de poulet rôti. (Il déchiffre le menu et prend un air déçu.) Ah, mais ils ne vendent que du poulet par quart ou par demi. 
MOI (qui connais bien le bonhomme depuis le temps que je le pratique): ...Et toi, en fait, tu espérais des nuggets ou une autre recette transformée sans petits os. Comme tu ne veux manger de la pastèque ou des raisins que s'ils n'ont pas de pépins. 
CHOUCHOU, piquant du nez d'un air penaud: C'est ça. (Une pause.) Tu m'aimes quand même?
MOI: Oh, tu sais, hier soir, je t'ai fait conduire pendant trois quarts d'heure pour aller voir un feu d'artifice, et en arrivant sur place, j'ai décrété qu'il y avait bien trop de monde et qu'il fallait qu'on reparte immédiatement. Et tu ne m'as pas fait le moindre reproche, donc bon. 
CHOUCHOU, hochant sagement la tête: Je comprenais très bien. S'il y avait eu des petits os, moi non plus, je n'aurais pas voulu rester.

vendredi 27 juillet 2018

Les jeunes sont les héros d'aujourd'hui





Dans l'actualité de cette semaine, entre la guignolesque affaire Benalla et les  conséquences catastrophiques de la canicule, se cachait un fait divers qui m'a bouleversée. Elin Ersson, une étudiante suédoise de 21 ans, s'est aperçue que dans son avion à destination d'Istanbul se trouvait un homme que les autorités déportaient vers l'Afghanistan, où il risquait la mort. Alors, elle a refusé de s'asseoir pour empêcher l'appareil de décoller tant qu'on n'aurait pas fait débarquer ce monsieur. Les autres passagers ont commencé à l'insulter parce qu'elle les mettait en retard; l'un d'eux a même tenté de lui arracher son téléphone avec lequel elle filmait et diffusait la scène en direct. Elin était très secouée; elle savait qu'elle risquait une amende et même une peine de prison, et sans doute se doutait-elle aussi que même si sa protestation aboutissait, l'homme serait déporté ultérieurement. Mais elle a gardé un calme admirable et, à travers ses larmes, répété fermement que la vie d'un homme valait plus que la gêne occasionnée aux passagers. Elle a tenu bon assez longtemps pour avoir gain de cause, et maintenant, elle va affronter les conséquences de son incroyable droiture morale. 

mardi 24 juillet 2018

[LILLE] Un brunch chez Tamper





Samedi dernier, donc, nous sommes allés passer la journée à Lille avec un couple d'amis. Nous avions prévu de bruncher dans un endroit un peu excentré qui, finalement, n'ouvrait qu'à 15h ce jour-là. Dépités, nous avons rebroussé chemin vers la vieille ville. Et ce faisant, nous sommes passés devant un restaurant d'aspect plutôt sympathique, qui affichait un menu de brunch alléchant et avait encore une table de 4 disponible. Nous avons poussé la porte, et nous ne l'avons pas regretté!

lundi 23 juillet 2018

La semaine en bref #29





Lundi: 
 Deux morts, plusieurs blessés, des centaines de femmes sexuellement agressées dans la foule, des centre-ville paralysés toute une soirée et des dégâts matériels à n'en plus finir... Ah elle est belle, la liesse populaire. 
Une heure de chat vidéo avec Isa pour causer boulot - je trouve ça nettement plus agréable que le téléphone!

dimanche 22 juillet 2018

Le jugement de mon père





Quelques jours après avoir publié ce billet, je suis allée boire un verre avec Gasparde. On a causé de tout un tas de trucs inoffensifs pendant deux heures: nos voyages, nos lectures, nos connaissances communes ou nos petits dégoûts. Puis, alors qu'on attendait patiemment au bar pour payer, elle m'a lancé sur un ton désinvolte: "Au fait, à propos ton billet de l'autre jour: tu as peur qu'il se passe quoi, au juste, si tu te montres plus vulnérable avec ton entourage? Pourquoi tu crois que les gens vont en profiter pour te faire du mal?". 

vendredi 20 juillet 2018

Les conversations absurdes #37


MOI: Tiens, il a poussé un demi-sachet de parmesan dans la boîte à fromage. 
CHOUCHOU: Oui, je viens de le sortir de mon cartable. 
MOI, méfiante: Est-ce que je veux savoir pourquoi tu te promènes avec un sachet de parmesan entamé? 
CHOUCHOU: Probablement pas. 
MOI: Très bien, parlons d'autre chose.

jeudi 19 juillet 2018

Revue de presse internet - juillet 2018






Faut-il aussi empêcher les animaux de se faire souffrir entre eux? Un article passionnant sur la notion de prédation.

La production de viande et de produits laitiers est plus polluante que l'industrie pétrolière - et elle contribue grandement au réchauffement climatique. (en anglais)

Violences contre les femmes: ras-le-bol du "torture porn" dans les séries télé.

C'est quoi le problème avec un corps féminin musclé?

Curiosité: tout ce qui a été retrouvé au fond d'un canal d'Amsterdam vidé par la municipalité, depuis des lances vieilles de plusieurs millénaires jusqu'à des jetons Pokémon.

Si jamais vous ne savez pas où aller manger en vacances: la liste des 50 meilleurs restaurants du monde

Maintenant, moi aussi, j'ai envie de faire le test pour savoir à quoi ressemble mon microbiome(en anglais)


mercredi 18 juillet 2018

La tasse est déjà cassée





Plus jeune, j'entassais religieusement les jolis objets, comme si mon appartement était un musée où je me devais de collectionner tout ce que je trouvais beau. Nul n'avait le droit d'y toucher de crainte que mes trésors ne s'abîment ou, horreur des horreurs, ne se cassent. Il me semblait qu'un petit bout de moi aurait disparu avec eux, un petit bout de moi qui devait être préservé à tout prix.

Puis la vie est passée par là.

mardi 17 juillet 2018

De la zone de confort et des coups de pied au cul qui nous en éjectent





J'avais prévu de consacrer mon mois de juin à la traduction d'un livre dont la VO n'était finalement pas disponible à ce moment-là, et ne le serait sans doute pas avant début juillet. Confrontée à la perspective d'un mois de chômage technique, j'ai paniqué et battu le rappel des troupes - autrement dit, j'ai contacté toutes les éditrices avec qui j'avais déjà travaillé pour leur demander si elles auraient quelque chose à me proposer en urgence. La réponse était non. Mais deux d'entre elles avec qui je m'entends particulièrement bien ont eu la gentillesse de parler de moi à leurs collègues. Résultat: avant la fin du mois, j'avais deux romans jeunesse au planning de mon été et, pour peu que je rende du bon boulot, l'assurance d'autres commandes à venir pour deux grosses maisons qui pratiquent des tarifs très satisfaisants. 

dimanche 15 juillet 2018

La semaine en bref #28





Lundi:
 Pas de nouvelles de l'essai envoyé vendredi. Je vois bien sur Instagram que mon éditrice a d'autres chats à fouetter, mais je suis sur des charbons ardents. 
Comme prévu, la fermeture de mon compte Hellocoton entraîne une baisse sensible de mes visites quotidiennes. Tant pis: pour parler marketing, l'utilisatrice-type de la plateforme telle qu'elle est aujourd'hui ne fait pas du tout partie de mon coeur de cible. Du coup, je me fends du premier billet intime assumé de ce qui devrait être une longue série. 
 Ce soir, on teste "Le bureau des légendes". La réalisation est... très française et assez convenue, mais j'apprécie l'absence d'esbrouffe qui la démarque des séries américaines du même type. On garde. 

vendredi 13 juillet 2018

Don de plasma: comment, pourquoi?





Le sang n'est pas le seul produit biologique que collectent les centres de la Croix-Rouge. Certains sont également équipés pour les dons de plaquettes ou de plasma, moins connus car plus longs à effectuer mais tout aussi nécessaires. Or en décembre 2017, un très beau centre a ouvert rue des Alexiens, à deux pas de chez mon coiffeur, dans un endroit facile à atteindre pour moi lorsque je suis à Bruxelles. J'avais donc décidé cet été de tester le don de plasma. J'ai fait une première tentative début juin. Mais comme j'étais inconnue de la Croix-Rouge belge (même si j'avais déjà une carte de l'Etablissement Français du Sang), j'ai dû commencer par effectuer un don de sang ordinaire pour qu'ils vérifient que tout allait bien chez moi. Et hier, j'y suis retournée pour faire enfin mon premier don de plasma. 

jeudi 12 juillet 2018

Les conversations absurdes #36


CHOUCHOU: Il faut que je trouve un truc à me mettre sur la tête. 
MOI: Une kippa? Un entonnoir? Un pot de fleurs? 
CHOUCHOU: Non, un chapeau. 
MOI: Ah. Ben tu as déjà ton bonnet pour l'hiver, et pour l'été, on peut te chercher une casquette ou... 
CHOUCHOU: Non, mais pas pour me protéger contre la pluie ou le soleil, pour porter à l'intérieur.
MOI, interloquée: A l'intérieur? 
CHOUCHOU, très ferme: A l'intérieur. 
MOI: ... 
CHOUCHOU: Pour le look, tu vois. J'en ai marre que mon crâne ressemble à un aérodrome pour mouches. 
MOI, avec une infinie patience: Chouchou, il n'y a qu'un type de gens qui portent des chapeaux en intérieur sans avoir l'air ridicule: les membres de la noblesse anglaise pourvus d'un vagin, à l'occasion des cérémonies officielles. Je suis navrée de t'informer que tu ne corresponds à aucun point de cette description. 
CHOUCHOU, buté: Je m'en fous, je veux un chapeau. 

EGALEMENT CHOUCHOU, plus tard, alors que je viens de lui signifier mon absence totale d'intérêt pour le prochain Robocop: Tu n'as vraiment aucun goût.

mercredi 11 juillet 2018

Resist! au Bozar





Partant de la fin des années 60, l'expo Resist! dresse un panorama des mouvements protestataires à travers le monde jusqu'à nos jours: la révolte étudiante en France au mois de mai 68, le printemps de Prague, le Cordobazo contre la dictature en Argentine, le mouvement Provo aux Pays-Bas, les manifestations anti-guerre du Vietnam  et la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis, pour arriver finalement à la campagne Remain anti-Brexit et à l'occupation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Elle se focalise beaucoup sur l'iconographie de la révolte, la manière dont les photographes  (essentiellement) choisissent de représenter cette dernière. Les documents nombreux et variés, parmi lesquels beaucoup de vidéos, occupent plusieurs très grandes salles où l'on peut circuler à son aise... et se casser le dos en tentant de lire titres et légendes écrits tout petit à hauteur des yeux d'un enfant de trois ans. 

Clairement, le thème est d'actualité. Ou devrais-je dire "reste d'actualité"? J'imagine que cette exposition est censée être inspirante. Pour ma part, elle a juste réussi à me déprimer. Cinquante ans - que dis-je, des siècles! qu'on proteste contre certains problèmes, et on n'est toujours pas sortis des ronces. L'esclavage puis la ségrégation ont été abolis, mais les personnes de couleur sont toujours considérées comme des citoyens de seconde zone et violentées voire abattues sans provocation par des policiers auxquels on se contente de donner une tape sur les doigts. Les droits (encore très insuffisants) qu'on tenait acquis pour les femmes sont remis en cause dans de nombreux pays dits civilisés. Le mariage pour tous gagne du terrain, mais les homosexuels demeurent des cibles jusque dans une ville soi-disant aussi tolérante que Bruxelles. Mais le pire de tout à mon sens, c'est la lutte des classes, LE domaine dans lequel la situation ne fait que s'aggraver d'année en année tandis que les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. 

Bref, une expo très intéressante, qui donne à réfléchir mais ne fait pas nécessairement du bien au moral. (Ni au dos ou aux yeux.) A la sortie, vous aurez l'occasion d'exprimer et d'afficher vos propres revendications sur un mur dédié. 





au Bozar jusqu'au 26 août 2018
Entrée tarif normal: 10€

mardi 10 juillet 2018

Redevenir humaine





Par défaut, je me méfie des gens que je ne connais pas. Je pars du principe qu'il y a de fortes chances qu'ils abusent de ma gentillesse ou cherchent à profiter de mes faiblesses. J'ai de très bonnes raisons "historiques" pour ça. A mes yeux, les autres sont avant tout des menaces, des dangers potentiels. Du coup j'ai, à dessein, choisi un métier extrêmement solitaire, et ça fait 25 ans que je limite mes rapports humains au maximum. Une fois de temps en temps, j'apprends à connaître quelqu'un d'intéressant sur internet, et je finis par me sentir suffisamment en confiance pour avoir envie de le rencontrer en vrai. Mais même à ceux que je considère comme mes proches, je ne dévoile pas tout. Pas tous les faits, et surtout, pas tous les sentiments qui les accompagnent.