dimanche 3 décembre 2017

C'était la semaine où... (#48)




...malgré une pluie battante et le fait que Chouchou ne bossait pas à la maison ce jour-là, je suis allée finir la relecture du tome 3 d'"Archer & Bennett" au Living Room avec un monstrueux scone à l'abricot.

...mon TGV arrivait à Toulon à 18h40. Le bus et le TER que j'aurais pu prendre pour rallier Monpatelin partaient tous les deux à 18h40. Théoriquement, j'aurais donc dû les rater et devoir attendre l'un ou l'autre des suivants. Mais, magie de la ponctualité SNCF! Mon TGV avait à peine 10 mn de retard et le TER une bonne demi-heure; j'ai donc pu le prendre tranquillement et arriver chez moi plus tôt que si les trains avaient tous été à l'heure.

...comme mon frigo était vide et que le resto de sushis local ne fait pas les livraisons, j'ai commandé une pizza Savoie - crème fraîche, pommes de terre, reblochon, lardons. Une pizza tartiflette, donc. Je présente toutes mes excuses à Shermane pour m'être moquée récemment de ses nouilles aux raviolis.

...dans ma boîte à lettres, j'ai trouvé un courrier de l'IRCEC me signalant que je n'avais pas joint de RIB à mon TIP et qu'ils ne pouvaient donc pas l'encaisser. Quand je pense que j'hésitais entre accuser la Poste d'avoir perdu mon courrier et accuser l'IRCEC d'être organisés comme des branquignols. J'ai bien fait de la boucler, pour une fois. (Et j'ai fini par payer en ligne avec deux bonnes semaines de retard, ha ha.)

...je suis allée à la Poste chercher mon calendrier de l'avent Theodor. Le carton était énorme. Tellement énorme que cinq minutes plus tard, traversant le marché pour me diriger allègrement vers le Carrefour Market, je me suis étonnée de ne pas me sentir encombrée. Normal, j'avais laissé le bouzin au pied du guichet le temps d'envoyer quelques colis, et je l'avais complètement oublié. Ca m'a donné l'occasion de rebrousser chemin en courant avec mon chariot rose derrière moi. L'important, c'est de rester digne en toutes circonstances.

...la boulangère m'a révélé qu'elle était d'origine portugaise, et nous avons échangé nos meilleures adresses de pastéis de nata à Lisbonne. La dame du primeur m'a longuement complimentée sur ma nouvelle coupe de cheveux, et nous nous sommes moquées ensemble des gens qui achètent des tomates vertes et des fruits d'été pas mûrs. La caissière du Carrefour Market, la dame qui tient le stand d'olives et la vendeuse de ma fleuriste ont toutes été charmantes avec moi, comme d'hab'. Pour un peu, j'en oublierais que les Monpatelinois ont voté à 66% pour l'extrême-droite aux dernières présidentielles.

...j'ai acheté le dernier album des Brigitte. C'est mon deuxième CD du mois de novembre et, euh, de l'année 2017. Grosse grosse chialade sur "Mon intime étranger", sautillements dans tout le salon sur "Zelda" (la femme de Fitzgerald, pas la copine de Link). Un excellent investissement, et du coup, j'ai passé tout l'après-midi à écouter en mode aléatoire ce "Nues" et leur premier album, "Et vous, tu m'aimes", donc j'ai été surprise de me rendre compte qu'il avait déjà 6 ans. Et qu'elles en avaient sorti deux autres entre-temps.





...j'ai entamé la traduction d'un roman feel good dont je sens qu'il va boucler très agréablement mon année de travail. 


...je m'étais juré de ne jamais aller voir de concert à l'AB. Je suis une mamie, il me faut des fauteuils numérotés pour arriver au dernier moment et être sûre d'y voir quand même. Pas de bol: les deux artistes que j'aimerais voir en concert l'an prochain - ceux dont j'ai récemment acheté le CD, donc -  passent tous les deux dans cette salle.

...une bédé que j'ai traduite a été prise dans la sélection jeunesse d'Angoulême 2018. (Sans que j'y sois pour quoi que ce soit, notez bien.)

...une soi-disant Alice Guérin m'a téléphoné sur ma ligne fixe pour m'informer qu'il y avait "un problème sur mon dossier de prévoyance santé". Je lui ai sèchement demandé pour quel organisme elle travaillait, ce qu'elle s'était bien gardée de préciser. "J'allais vous le dire, c'est la *insérer ici nom vague et bidon avec le mot santé dedans*, ne soyez pas si agressive." Je lui ai répondu que je n'avais qu'un nombre réduit d'interlocuteurs pour ma santé et que son organisme n'en faisait pas partie, et je lui ai raccroché au nez. J'ai une haine viscérale des gens qui me dérangent en plein boulot pour essayer de me vendre quelque chose avec des méthodes douteuses. En plus, mon banquier devait m'appeler pour une histoire d'assurance habitation, et deux conversations téléphoniques dans la même journée, c'est deux de trop pour moi. N'empêche, en m'observant de l'extérieur pendant que je remballais cette fille, j'ai eu l'impression d'entendre mon père, avec une voix juste un peu plus haut perchée. #channelingDad

...la SNCF m'a fait un coup inédit. Forcée d'acheter des billets de train avec l'envoi par courrier comme unique mode de retrait possible, je me suis rendu à un guichet trois semaines plus tard pour signaler que je ne les avais pas reçus. Au début, la vendeuse ne trouvait même pas le dossier: la référence était inconnue du système. Par contre, elle trouvait les billets de train de mon homonyme toulonnaise, qui avaient été mis par erreur sur mon compte - j'ai ainsi appris que l'autre moi partait passer Noël à Caen. Il a fallu un coup de fil au central pour débloquer mon dossier. Qui était indiqué en retrait dans un distributeur. Sauf que quand j'ai essayé de le retirer avec ma Visa, le distributeur m'a répondu qu'aucun dossier n'était lié à cette carte - forcément, vu que j'avais réglé par Paypal. Je vous la fais courte, parce qu'au total ça a pris presque une heure, mais en fin de compte, la vendeuse m'a émis des duplicatas appelés passe-partout, QUE J'AI DU REPAYER. Après ça, j'ai fait une réclamation en ligne pour que la SNCF me rembourse les premiers billets dont la réservation avait merdé. Temps estimé avant que le virement soit effectué: deux mois. Mais la vendeuse était très sympa, et on a bien rigolé ensemble. "Avouez qu'on ne vous l'avait encore jamais fait, ce coup-là." "Non, en effet, vous êtes ma première fois." "J'espère que ça vous a plu." "Vous savez ce qu'on dit, plus c'est long, plus c'est bon."

...l'éditrice que mes délais avaient affolée cet été m'a recontactée pour établir le contrat du bouquin qu'elle me proposait. Sans que je lui demande rien, elle a indiqué un prix du feuillet supérieur de 80 cts à celui que j'avais dans cette maison la dernière fois que j'ai bossé pour eux, il y a presque deux ans. Ca ne me rendra pas riche, mais c'est surtout ça de pris. Surtout que lorsque je réclame une augmentation, en général, on trouve toujours trouze mille raisons pour ne pas me la donner. Décidément, cette année 2017 se conclut très positivement niveau boulot.

...apparemment, il est tombé quelques flocons à Toulon samedi matin, mais je me suis levée assez tard et je n'ai rien vu du tout à Monpatelin. Dimanche, le soleil, le ciel bleu et les températures à deux chiffres avant la virgule étaient déjà de retour.

1 commentaire:

shermane a dit…

Excuses plus qu’acceptées : je n’aurais même pas repéré la redondance (et puis la redondance alimentaire, elle s’annule…)

Ce que tu racontes sur la démarcheuse me rassure : j’ai sévèrement rabroué une agente immobilière venue avec deux jeunes stagiaires et me balançant son pitch sans même se présenter, ni elle, ni son agence. Quel exemple à ne pas donner aux jeunes filles -_- Je m’en suis voulue de passer pour la Cerbère, mais au moins, on est deux.

Hourra pour l’éditrice qui est revenue !