vendredi 30 juin 2017

Où je monte sur un bateau et m'ennuie devant des photos à Oslo




Endormie après 1h, réveillée à 6: ça pique un peu ce matin. / Au moins, la grosse chaleur est retombée; je peux même ressortir blouson et collants. / C'est dingue le nombre de jeunes pères qu'on voit se balader seuls avec leurs tout petits enfants dans cette ville. / Les flamants roses au-dessus de l'abribus du port d'Aker Brygge: pourquoi? / Grâce aux Day Pass d'hier qui courent jusqu'à 11h15, le voyage d'une heure et demie jusqu'à Drobak ne va nous coûter que 2€ chacun - plus 7,30€ le retour, ce qui sera franchement raisonnable pour peu que mon estomac descende de ce ferry aussi plein qu'il y est monté. / Si le niveau de la Baltique monte ne serait-ce que d'une Armalite (soit 1,54m), toutes ces jolies maisons vont se retrouver les pieds dans l'eau. 







1h10 à Drobak, c'est juste le temps de photographier le conciliabule de sirènes sur le port, se dire que les habitants ne doivent pas avoir d'autre occupation que repeindre leurs façades pimpantes tous les 3 mois et entretenir leurs ravissants rosiers, avaler des boreks et un des meilleurs cheesecakes aux fraises de ma vie dans une mignonne boulangerie qu'on croirait tout droit sortie d'un roman de Jenny Colgan, admirer la bibliothèque à l'arrache et passer en trombe devant la boutique du Père Noël pour ne pas se retrouver coincés là jusqu'au soir. / On tient une demi-heure sur le pont supérieur du ferry avant de se replier à l'intérieur en se disant qu'on ressortira juste avant l'arrivée à Oslo pour photographier les îles autour. Et puis on s'endort comme deux petites crottes pour ne se réveiller qu'à l'entrée d'Aker Brygge. 




Pendant que Chouchou discute ferme au téléphone avec un client, je bouquine à une table devant le Museet for Samtidskunst. / Je viens de survivre à 3h de bateau, je vais bien survivre à un petit musée d'art contemporain. / ...Je survis mais je m'ennuie pendant l'expo photo Snap dont le sujet (l'art du portrait depuis 1880 à aujourd'hui) avait pourtant tout pour me plaire. / Par contre, la salle avec les moitiés inférieures de gens qui rampent par terre ou jaillissent des murs, bizarrement, j'aime bien. Je comprends que dalle, mais j'aime bien. 







En fait, autant les quartiers périphériques sont superbes, autant le centre d'Oslo est moche et inintéressant. / Je me réjouissais de visiter le D og A, musée de design et d'architecture - hélas, il est entre deux expos. / Bon, ben on va lire un peu (et reposer nos pieds) sur la pelouse face à la rivière en attendant l'ouverture du bar tiki que j'ai repéré hier. / Chez cos, j'essaie une robe magnifique, avec une coupe asymétrique et un imprimé de monstera bleu foncé sur fond kaki. Il reste du 38 grand maxi, et miracle! Je rentre dedans, mais... je suis un peu serrée à la poitrine, et ça poche dans le dos. Elle était soldée à -70%; je la repose en pleurant presque et en disant à Chouchou: "Viens, allons noyer mon chagrin dans l'alcool". 





Du moins le cocktail que je commande chez Aku aku est-il délicieux: un Missionary's downfall préparé sur une base de rhum bien pimenté qui forme un contrepoint agréable au sucré des fruits. / 16 000 pas en ayant passé la moitié de la journée assis à fond de cale, c'est pas mal du tout. / Ce soir, on se régale de linguine à la Funambuline. Et demain, on fait grasse mat'!

1 commentaire:

mmarie a dit…

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'Oslo est furieusement photogénique. Et que tu me donnes une intense envie d'y retourner.
Le bâtiment de l'opéra, à fleur d'eau, est dans mon souvenir à voir si on goûte l'architecture contemporaine.

Merci pour ce compte-rendu, et ses prédécesseurs ! j'y prends beaucoup de plaisir - et j'en ai besoin ;-)