mercredi 26 avril 2017

10 ans plus tard



Presque dix ans séparent ces photos: la première a été prise le 23 mai 2007 et la seconde le 23 avril 2017 (et, oui, j'étais bien trop chaudement habillée pour la température qu'il faisait ce jour-là). 

Pendant cette décennie, certains choses sont restées les mêmes. Je suis toujours en couple avec Chouchou malgré quelques passages très houleux, et je suis plus amoureuse que jamais; je vis toujours entre Monpatelin et Bruxelles même si la répartition de mon temps a beaucoup évolué; je suis toujours propriétaire de mon petit duplex dont j'aurai fini de payer le crédit dans quelques mois; j'exerce toujours le métier de traductrice littéraire bien que j'aie élargi ma clientèle et les domaines dans lesquels je travaille; je prends toujours du Lutényl pour mon endométriose, ce qui a eu des effets formidables et d'autres assez difficiles à gérer; je teins toujours mes cheveux en roux malgré un détour par des couleurs nettement plus exotiques; je tiens toujours ce blog dont l'audience a décuplé entre-temps, pour mon plus grand bonheur; je suis toujours écolo de gauche et continue à désespérer du vote de mes concitoyens.

A côté de ça... J'ai pris dix kilos, quelques mentons supplémentaires et des cheveux blancs, mais bizarrement, je suis mieux dans ma peau aujourd'hui. J'ai perdu - dans l'ordre chronologique - Brigitte, mes deux chats et mon père. (Et puis aussi Etre Exquis, même s'il n'est techniquement pas mort.) Mais grâce à Facebook, j'ai renoué avec beaucoup de vieux amis que je continue à suivre et parfois à voir avec plaisir. J'ai développé un syndrome d'anxiété aiguë dont je pense que je ne réussirai jamais à me débarrasser. Je suis de plus en plus féministe, et désormais consciente des privilèges que me confère le fait d'être blanche. J'ai cessé de porter des pantalons et d'acheter des tonnes de fringues, de sacs et de chaussures. Globalement, je suis devenue beaucoup moins matérialiste, ce dont je me réjouis. Je n'ai plus de voiture, et ça ne me manque pas vu que j'ai toujours détesté conduire. Je me suis mise à utiliser des MacBook et bien que je les trouve honteusement peu solides pour leur prix, je ne reviendrai jamais en arrière. 

Je n'ai pas remis les pieds aux USA après mon dernier road trip avec les VIP, mais je suis retournée deux fois au Japon; j'ai fait un stage de carnets de voyage au Maroc et pas mal bougé en Europe. J'ai été hyper déçue par Prague et Istanbul; je suis restée passablement indifférente aux charmes de Stockholm, de Barcelone et de Venise; en revanche, j'ai adoré Copenhague, Reykjavik, Helsinki, Brighton, Edimbourg, Budapest, Lisbonne et Porto. J'ai laissé tomber le scrapbooking; je me suis mise au crochet et au geocaching et j'ai arrêté les deux au bout de quelques années; actuellement, mes grandes passions sont les escape games et l'aerial yoga. J'ai eu un passage complètement végétarien, puis je me suis remise à manger de la viande de temps en temps. Je supporte de moins en moins bien le vin rouge et bois de préférence du blanc ou des cocktails. Et aujourd'hui comme il y a dix ans, aucun candidat pour lequel j'ai voté au premier tour des élections présidentielles n'a jamais réussi à accéder au second. 

mardi 25 avril 2017

Les conversations absurdes #9


CHOUCHOU (sur un ton gourmand): Et si on se faisait un massage amoureux?
MOI (pragmatique): On n'a pas d'huile de massage ici.
CHOUCHOU (refusant de lâcher son idée): On a de l'huile d'olive.
MOI: ...Tu nous prends pour des rôtis ou quoi?

Adventure Rooms Provence: Gangs of Alcatraz




La toute première salle d'Adventure Rooms Provence, "Réveil difficile", que Chouchou et moi avions jouée il y a deux ans, restait l'échec le plus cuisant de notre carrière d'évadés. Certes, ce n'était que notre 4ème escape game et le premier qu'on faisait à deux seulement, mais tout de même, on avait juré de revenir dès que possible pour faire leur seconde salle. Et cette fois, on s'est dit qu'on allait en profiter pour enrôler un couple d'amis novices mais très désireux de tester le concept...

Dans "Gangs of Alcatraz", il s'agit bel et bien de s'évader, puisque les joueurs ont été confondus avec des malfrats très dangereux et enfermés par erreur dans une prison de haute sécurité, à San Francisco. Un agent extérieur qui croit à leur innocence tente de les aider en neutralisant les caméras de sécurité et en leur fournissant des indices - mais attention, ils n'ont qu'une heure pour profiter de cette opportunité! Et la tâche s'annonce ardue, puisque la salle affiche un taux de réussite d'à peine 20%...
Pour notre part, très en avance sur la première moitié des énigmes, nous avons ensuite perdu beaucoup de temps avec deux manipulations bien précises, et il nous a manqué dans les vingt ou trente secondes pour terminer. Un peu rageant, mais nous nous sommes bien marrés et nous avons vu la totalité du jeu, ce qui est l'essentiel pour moi. 

Que dire de "Gangs of Alcatraz"? Pour les joueurs qui ont déjà fait "Réveil difficile", il présente de nombreux points communs avec cette première salle, ce qui à titre personnel m'a un peu déçue: j'aurais préféré quelque chose de complètement différent. Pour les autres, aucun souci: le scénario, bien que difficile, est calibré de façon à ce que tout le monde ait toujours quelque chose à faire et que personne n'ait le temps de s'ennuyer. Par rapport au scénario "moyen", "Gangs of Alcatraz" comporte peu de fouille mais beaucoup de gadgets à utiliser - les geeks apprécieront particulièrement. Il y avait trop de codes et de cadenas pour moi, mais là encore, c'est l'appréciation de quelqu'une qui commence à avoir fait vraiment beaucoup de salles et n'est plus intéressée que par les mécanismes de jeu très originaux. Les débutants ou les joueurs n'ayant qu'une poignée d'autres escape games à leur actif s'éclateront sûrement. Nos amis, en tout cas, se sont beaucoup amusés (et moi aussi, malgré les réserves suscitées). 

Petit détail ultra sympa: en fin de partie, tous les participants reçoivent, en plus de rafraîchissements offerts par la maison, une jolie "médaille" en métal frappée du logo de la salle. C'est un souvenir assez génial; j'aurais adoré qu'on m'en donne un similaire dans tous les escape games où je suis passée - ça ferait vraiment une chouette collection. Si vous êtes curieux ou déjà séduits, sachez qu'Adventure Rooms Provence devrait ouvrir, toujours dans le centre de Toulon, un troisième scénario d'ici la fin de l'été.

42 bis rue Victor Clappier
83000 Toulon

Pour nous remercier de notre fidélité et de mes articles, j'ai reçu une réduction de 50% sur le prix normal de ce jeu. 

lundi 24 avril 2017

C'était la semaine où... (#16)




...pour une fois, c'était chouette de ne pas faire 7h de train à côté de quelqu'un qui avait un chien/puait la clope/puait tout court/passait son temps à renifler sans se moucher/envahissait benoîtement mon espace personnel. 
...j'ai poussé un soupir de soulagement encore plus grand que d'habitude en constatant que la résidence n'avait pas brûlé en mon absence, qu'il n'y avait pas eu de dégâts des eaux et que je n'avais pas dans mon courrier la moindre injonction de payer, avec des majorations de retard, un truc pour lequel je n'avais jamais reçu d'appel de paiement initial et dont je n'étais de toute façon pas redevable (mes démêlés avec le Trésor Public au sujet de la taxe pro ont duré des années et m'ont traumatisée à vie).
...Gentil Généraliste a confirmé mon hypothèse haute: d'après ma description, mes gros vertiges du mois dernier étaient très vraisemblablement dus à la formation d'un cristal dans mon oreille gauche. Impressionnant et pénible mais tout à fait bénin, donc.
...comme je lui disais que j'allais le libérer pour ses autres patients, il m'a répliqué: "Ne vous pressez pas, je suis toujours heureux de discuter avec vous". J'adore cet homme, et je vais pleurer quand il prendra - bientôt, sans doute - une retraite amplement méritée.
...ma première prise de sang de l'année a confirmé que ma ferritine était remontée à un niveau très acceptable (grâce à la cure de fer végétal d'un mois terminée une semaine avant?). Mon TCMH reste un peu trop bas, mais je survivrai probablement.
...j'ai découvert avec tristesse que mon deuxième arbre préféré, celui qui faisait des fleurs roses à chaque printemps devant l'ancienne école primaire, avait été abattu. Il ne me semblait pas malade et il ne gênait pas la circulation, alors, pourquoi? 
...on a goûté les pizzas napolitaines de Marco et compris pourquoi la recette figurait au patrimoine immatériel de l'Unesco. Les raviolis à la truffe que j'avais pris après n'étaient pas dégueu non plus. En plus, on a pu manger en terrasse pendant que les commerçants du marché remballaient leurs étals autour de nous. Le bonheur. 
...pendant le repas, je me suis tout à coup exclamée: "Oh, regarde, c'est Daniel Herrero!" en désignant un grand type à tignasse blanche et bandeau rouge qui passait dans la rue Paul Landrin. "Qui ça?" m'a demandé Chouchou, qui s'intéresse au sport encore moins que moi. 
...en essayant de nous évader de la salle Gang d'Alcatraz d'Adventure Provence Rooms, je me suis rendu compte que je ne savais pas où était Recife et que je plaçais Pyongyang dans le mauvais pays. Pas bravo pour ma nullité en géo. 
..."Bravo, y'a que vous qui êtes raisonnable" m'a félicitée le serveur du Chamo en posant trois énormes coupes de glace devant Chouchou, Gaby et Seb, et un Strawberry Daiquiri bourré d'alcool devant moi. Euh, définissez "raisonnable"? 
...j'ai failli ne jamais trouver mon nouveau bureau de vote: il y avait une adresse marquée sur ma carte d'électeur et une autre sur internet, aucun bâtiment visible à ces deux adresses sur Google Maps et seulement des immeubles d'habitation à l'endroit désigné par le plan de la ville. Heureusement qu'on a croisé dans la rue des gens qui en revenaient et qui ont pu nous indiquer le bon endroit. 
...sur place, parce qu'il était habillé tout en noir avec sa gueule de repris de justice et qu'il se tenait raide comme un piquet près de la sortie en attendant que je sorte de l'isoloir, tout le monde a pris Chouchou pour un vigile et l'a salué poliment en sortant. Non, en fait, c'est juste un Belge. 
...on a fait le marché du dimanche matin et rapporté le premier melon de la saison (bien mûr et sucré, mais un peu trop aqueux), des asperges vertes beaucoup moins chères qu'à Bruxelles, deux sublimes saucissons aux cèpes et aux noisettes et une délicieuse tartinade d'artichauts. 
...j'ai traité mon courrier en souffrance et fait ma déclaration de revenus 2016 à l'Agessa. Journée de merde pour journée de merde, autant qu'elle soit productive!
...je n'ai pas sauté de joie à l'annonce du résultat du premier tour, mais je me suis dit que ça aurait pu être pire. Je comprends mes nombreux amis qui s'abstiendront ou voteront blanc dans 15 jours, et je respecte leur choix. Moi, ça me fera encore plus mal qu'avec Chirac en 2002, mais je voterai Macron. Pour préserver l'Europe d'une part, et protéger les cibles traditionnelles du FN d'autre part. 

Avez-vous participé au concours pour gagner une bédé sur mon blog lecture? Vous avez jusqu'à demain soir!

dimanche 23 avril 2017

A voté




Il y a une ou deux semaines, lors d'une de nos nombreuses discussions d'avant les élections, Chouchou (qui, bien que partageant mes convictions écolos, se situe beaucoup plus au centre que moi pour toutes les questions économiques), s'est légèrement énervé suite à une de mes diatribes sur le thème: "Je veux de la justice sociale, merde!". Visiblement, il ne comprenait pas que je m'enflamme pour des mesures qui au final me concernent assez peu. 

C'est vrai que je suis blanche avec un nom bien français et pas le moindre ancêtre étranger aussi loin que remontent mes connaissances généalogiques. C'est vrai que je suis en couple hétéro et désormais trop vieille pour avoir besoin d'avorter. C'est vrai que je ne suis pas salariée et que depuis le début de ma carrière, je n'ai pas droit aux allocations chômage et finance déjà à grands frais ma propre mutuelle ainsi que ma retraite complémentaire. C'est vrai que je gagne assez bien ma vie pour être imposée à 20% sur mes revenus et n'avoir bénéficié d'aucune prestation sociale depuis une bonne vingtaine d'années. C'est vrai que je n'ai pas d'enfants et que pour mon usage personnel, il me suffit que la Terre reste habitable pendant un demi-siècle dans le meilleur des cas. Alors, que m'importe le traitement réservé aux homosexuels, aux racisés et aux jeunes femmes encore fertiles? Que m'importe qu'on démantèle un droit du travail qui ne m'a jamais protégée? Qu'on foute la sécu en l'air puisque je fais partie des gens qui auront de toute façon les moyens de se soigner dans le privé? Qu'on bousille l'environnement pour les générations suivantes? 

Hé bien, en fait, ça m'importe beaucoup. 

Je ne vote pas juste pour ma gueule. Je vote pour un idéal de société. Et mon idéal de société, c'est que tout le monde bénéficie des mêmes droits et des mêmes opportunités; que chacun puisse pratiquer sa sexualité et/ou sa religion en paix tant qu'il n'emmerde pas ses voisins; que la classe moyenne ne soit pas écrasée par des riches qui ont déjà plus de fric qu'ils ne pourront en dépenser dans toute une vie; que le travail cesse d'être considéré comme une valeur et une nécessité alors qu'il l'est de moins en moins, et que ce qu'il en reste soit partagé équitablement et rémunéré à sa juste valeur; que la collectivité prenne soin des pauvres, des malades, des handicapés et des vieux; qu'on mette toute nos formidables ressources scientifiques et intellectuelles au service d'un développement durable plutôt que du pillage de ressources qui touchent à leur terme. Je vote parce que je ne veux plus être une privilégiée, parce qu'il me semblerait juste que tout le monde partage ce qui est actuellement une immense chance alors que ça devrait être la norme. 

Par ailleurs, je pense que ce serait une énorme connerie de sortir de l'Europe. Oui, elle a grand besoin d'être réformée, mais un Frexit pourrait sonner le glas d'une institution nécessaire au maintien d'un ordre mondial déjà bien trop ébranlé par les dictateurs et les fous. 

Ce matin, après avoir beaucoup hésité et tergiversé, j'ai voté Benoît Hamon. Sans illusions: je sais qu'il ne passera pas le premier tour et que je vais déprimer sec ce soir devant les résultats. Mais en mon âme et conscience, je n'ai pas réussi à faire autre chose. 

vendredi 21 avril 2017

Les conversations absurdes #8


CHOUCHOU (gêné): J'ai vu que tu avais des glaces dans ton congélateur, et, euh...
MOI (indulgente): Tu en veux une? J'ai sorbet fraise, sorbet melon ou cônes caramel beurre salé.
CHOUCHOU: Sorbet fraise.
MOI: Tiens.
CHOUCHOU (saisi du besoin de se justifier): Comme ça, j'élimine le sucre.
MOI (avec une moue sceptique): Je sais que le sorbet c'est moins sucré que la vraie glace, mais...
CHOUCHOU (sentencieux): Non, non, j'élimine TON sucre. Pour ne pas que tu sois tentée.

mardi 18 avril 2017

April blues




C'est vraiment pas la joie en ce moment. 

Chaque jour, il devient plus probable que Trump déclenche une guerre nucléaire avec la Corée du Nord. J'avais récemment eu l'impression que tous les éléments étaient enfin réunis pour le destituer, mais je suppose que je faisais preuve d'un excès d'optimisme (alors que c'est une denrée de plus en plus rare que je ferais mieux d'économiser, je présume). 

A Présidentielles françaises J-5, je ne sais toujours pas pour qui voter. Hamon dont j'adore le programme mais qui ne passera pas le premier tour, si bien que ça reviendrait à jeter mon bulletin à la poubelle, ou Mélenchon dont la personnalité et les positions internationales me rebutent au plus haut point - l'Europe a grand besoin d'être réformée, mais en sortir constituerait une erreur monumentale. Ne me parlez même pas de Macron dont l'unique mérite, par rapport à Fillon et à Le Pen, est de ne pas être un gros réac sur le plan social. 

Mes angoisses en profitent pour revenir à la charge, plus floues que d'habitude mais non moins suffocantes. Avant-hier, une demi-heure après avoir éteint ma lampe de chevet, je me suis réveillée en hurlant, sous le regard perplexe de Chouchou qui lisait encore. Je n'ai pas la moindre idée pourquoi. J'avais sans doute fait un cauchemar, mais je ne me rappelais de rien. Et le Xanax qui m'avait sauvé la vie il y a quelques années ne me fait plus aucun effet à présent. 

Heureusement, jeudi, je rentre à Monpatelin pour trois semaines - en emmenant Chouchou dans mes bagages, pour une fois. Au minimum, il fera meilleur qu'à Bruxelles, et le soleil m'aidera à voir les choses sous un jour un peu moins sombre. 

dimanche 16 avril 2017

C'était la semaine où... (#15)




...j'ai été ravie d'apprendre que ma série fantastique chouchoute de 2016, "The Raven cycle", allait être adaptée en série télé. Même si je vais être ultra-difficile sur le choix des interprètes, notamment de Ronan.
...grâce aux bons conseils de Funambuline, mon premier risotto aux morilles, bien que dépourvu de fromage, a fait l'unanimité. Il est encore perfectible, mais c'est une tâche à laquelle je m'attellerai volontiers!
...le pilote de "The marvelous Mrs Maisel", la nouvelle série d'Amy Sherman-Palladino, ne m'a inspiré qu'un enthousiasme très modéré. Tout comme celui de "13 reasons why" qui recueille pourtant d'excellentes critiques sur internet.
...Chouchou et moi nous sommes fait un lunch date chez De Noordzee (bon, mais cher pour les conditions dans lesquelles on mange), puis l'expo Eleven women facing war (sobre et poignante) au Parlamentarium. Dire que je me suis remise au travail avec entrain après ça serait un brin exagéré.
...j'ai couiné de joie en recevant et en installant faisant installer par Chouchou ma nouvelle bannière signée Anne Montel. Maintenant, il faudrait que je pimpe un peu ma barre de catégories juste en-dessous.
...le museu Berardo a repris un de mes Instagram en me remerciant chaleureusement. (J'imagine qu'ils n'ont pas lu mon article.) Le même jour, Marie-Lorna Vaconsin a linké sur sa page Facebook le billet que j'ai consacré à son roman; "Stressée de l'horloge" a été Coup de coeur HelloCoton et republié dans la section des contributions extérieures du Huffington Post (avec une accroche qui, que, bref). J'aurais dû jouer au Loto!
...grâce à Nelly qui en avait parlé la veille sur Facebook, on a été se faire tirer le portrait sur le Trône de Fer, installé au Bozar pendant la durée du BIFFF. Aucune file d'attente, photo numérique gratuite et, à ma grande surprise, très réussie du premier coup. Je me trouve étrangement crédible en tyran sanguinaire.
...parmi les nouveautés du Dam Sum, j'ai adoré le 2 (bouchées vapeur à la soupe et à la truffe) et été déçue par le 18 (boeuf au poivre, pas mauvais en soi, mais accompagné de gros bouts d'oignon et de poivron vert semi-croquants qui tuent toute sa subtilité).
...après avoir traversé toute la ville sur un coup de tête pour aller au Cook&Book un soir à 21h30, j'ai découvert que le bloc B, celui qui abrite le rayon étranger que je voulais voir, était fermé à cette heure-là. Déception. Du coup, je me suis offert cette bédé.
...et pour me venger, le lendemain, j'ai acheté deux omnibus chez Pêle-Mêle, plus trois bouquins en anglais chez Waterstones. Non mais ho.
...on a testé un nouveau café près de la place de la Monnaie, le Life is better after coffee. Lumineux, confortable, sympa. On reviendra. Peut-être même pour bosser vu qu'il y a du wifi gratuit.
...j'ai dit à Chouchou: "C'est dommage, il n'est que 17h, sinon je t'aurais proposé qu'on se fasse un fish and chips avant de rentrer". Ce à quoi il m'a répondu très sérieusement qu'il n'était jamais trop tôt pour manger. L'avantage, c'est que ça m'a laissé 6 bonnes heures pour agoniser de l'estomac digérer avant d'aller au lit.
...je me suis copieusement ennuyée devant "Arrival".
...ma tentative de gnocchi de patate douce aux épinards était plutôt ratée. J'ai eu beau rajouter de la farine, ça n'en finissait plus de coller.
...échaudés par notre mauvaise expérience des deux éditions précédentes, nous avons fait l'impasse sur le festival Trolls & Légendes. Du coup j'imagine que cette fois, c'était génial. Des gens parmi vous qui y sont allés?

vendredi 14 avril 2017

Back to Candyland




Il y a un mois environ, alors que j'étais au niveau 1943 dans Candy Crush et 1173 dans Farm Heroes, j'ai fait une fausse manip' qui a obligé Chouchou à remettre à zéro un certain nombre de mes paramètres. Du coup, je n'avais plus la version de Flash Player nécessaire pour faire tourner ces deux jeux über chronophages, et après des années d'esclavage, je me suis dit que c'était l'occasion rêvée pour décrocher - récupérer chaque jour du temps dont je ferais des choses plus intelligentes que combiner un bonbon en sachet avec un bonbon rayé ou aligner des betteraves (à moins que ça ne soit des oignons rouges?) pour assommer des lapins et faire foncer des taureaux sur des coquelicots. 

Quatre ou cinq semaines se sont écoulées, et j'ai dû me rendre à l'évidence: même si je ne présentais pas de symptômes de manque particuliers, je n'étais pas sensiblement plus productive qu'avant. Je ne travaillais pas davantage; je n'avais pas été prise de frénésie ménagère; je ne m'étais pas lancée dans un nouveau hobby ou dans l'écriture d'un roman; je n'étais pas plus motivée pour faire des séances de fitness ou consacrer une demi-heure supplémentaire à la préparation du dîner. Je passais toujours autant de temps devant mon ordinateur; simplement, au lieu de le passer à jouer, je le passais à multiplier les boucles sur mes sites internet habituels et, en l'absence de mises à jour, je recommençais à explorer les sites marchands délaissés depuis des années. Bref, je n'avais éliminé un vice que pour faire de la place à un autre. 

Il paraît que l'être humain ne dispose que d'une quantité de volonté limitée à investir chaque jour dans des choix positifs dans l'absolu, mais qui ne lui apportent pas de plaisir. Apparemment, une fois que j'ai aligné mon quota de pages traduites, géré mon administratif, abattu le minimum vital de tâches domestiques et convaincu mon cerveau que j'avais envie de deux repas équilibrés plutôt que de pizza froide le matin, de risotto le midi et de pad thai le soir, mes capacités personnelles à faire des choix positifs sont épuisées. Et si c'est pour ne rien foutre du reste de mon temps, mieux vaut que je joue sur internet plutôt que d'acheter un tas de brols inutiles (ou d'augmenter encore mon budget lecture déjà stratosphérique). 

Hier, donc, j'ai mis à jour Flash Player, et j'ai recommencé à jouer là où je m'étais arrêtée il y a un mois. Ca me vide la tête, et ça n'est déjà pas si mal. 

jeudi 13 avril 2017

[LISBONNE] Fabuleuse Quinta da Regaleira




En 40 minutes de train à partir de la gare du Rossio, à Lisbonne, on peut se rendre à la ville de Sintra, haut lieu touristique classé au Patrimoine Culturel de l'Humanité par l'UNESCO. Au milieu de montagnes couvertes d'une végétation foisonnante niche un nombre incroyable de palais petits ou grands. Il faudrait bien plus d'une journée pour les explorer tous, et je ne suis pas très amatrice de vieilles pierres; aussi avions-nous choisi de visiter seulement celui qui me paraissait le plus original et le plus intéressant: la Quinta de Regaleira. 







Après avoir parcouru à pied le plus long kilomètre de ma vie depuis la gare de Sintra (ça moooonte.... et ça desceeeend....), nous sommes arrivés hors d'haleine à un guichet où on nous a informés que 1/ il n'y avait pas de visite guidée ce jour-là, hormis en portugais 2/ les cartes de paiement étrangères n'étaient pas acceptées. Heureusement, il me restait juste de quoi payer nos deux entrées. Je n'ose imaginer le chemin que nous aurions dû faire pour trouver un DAB! 










Ce qui m'avait attirée dans ce lieu sans l'avoir vu, ce sont les nombreuses références à l'alchimie et la franc-maçonnerie ayant présidé à son élaboration. Malheureusement, sans visite guidée ni possibilité d'acheter un ouvrage explicatif puisque la minuscule boutique était fermée ce jour-là, les références en question nous sont complètement passé au-dessus de la tête, et la Quinta de Regaleira a gardé tous ses mystères. Ce qui ne nous a pas empêchés d'être complètement éblouis par son parc fantasmagorique, échelonné à flanc de montagne et regorgeant de puits, d'escaliers, de tours, de fontaines, de cascades et de grottes. Des heures d'exploration et des centaines de calories brûlées à la force des fessiers! 










Le midi, nous avons pu déjeuner léger, d'un wrap végétarien et d'une limonade maison, au café doté d'une magnifique et paisible terrasse qui, par chance, a bien voulu de ma Visa! Le palais proprement dit, assez modeste, était en rénovation, et nous n'avons pu en visiter que le rez-de-chaussée où une chanteuse lyrique accompagnée d'un pianiste s'époumonait dans le salon. Après la fin de cette visite un peu frustrante mais néanmoins passionnante, nous nous sommes offerts le luxe de la navette qui passe toutes les demi-heures environ pour regagner la gare de Sintra et Lisbonne où nous attendait un cocktail bien mérité! 

Pour plus d'informations sur l'histoire du lieu, voir la page Wikipédia de la Quinta de Regaleira; pour les informations, voir l'article de Bonjour Lisbonne

mercredi 12 avril 2017

Stressée de l'horloge




Ca doit faire vingt ans que je ne porte plus de montre. Et comme mon vieux Nokia est rarement allumé, je donne l'impression de vivre sans heure. La nana cool, qui peut se permettre d'aller à son propre rythme vu qu'elle bosse à la maison et qu'elle n'a pas d'enfants. 

En réalité, je suis tout sauf décontractée de l'horloge.

J'ai un TOC curieux qui fait que je ne peux commencer à bosser que sur une heure pile, éventuellement la demie. Mais je me soigne: ces derniers temps, j'arrive parfois à m'y mettre à et quart ou moins le quart! 

Je ne supporte pas les gens chroniquement en retard. Je considère ça comme un manque de respect, une façon de dire "Mon temps est plus précieux que le tien, donc, tu peux bien m'attendre". Du coup, le simple fait d'arriver 10 minutes après l'heure indiquée chez des amis qui nous ont invités à dîner me file des palpitations. Au fil des ans, ça été source d'énormément de tensions entre Chouchou - qui a une conception du temps, disons, plutôt élastique - et moi.

Quand j'ai un rendez-vous à 15h40 chez un médecin que je sais toujours très en retard, et que le bus qui dessert Monpatelin à 15h me déposerait devant son cabinet à 15h45, la semaine qui précède, je me dis: "Bah pour 5 minutes, c'est pas grave du tout, il ne s'en apercevra même pas". Le jour J, je prends quand même le bus de 14h, j'arrive à 14h45 et je poireaute jusque vers 17h15 en me traitant d'imbécile psychorigide. Mais j'avance bien dans mon bouquin en cours. 

Si je dois prendre un avion ou un train, je calcule de combien de temps j'ai besoin au pire pour atteindre la gare ou l'aéroport, et je me rajoute encore une marge d'une demi-heure à trois quarts d'heure. Si le départ a lieu avant 10h du matin, la nuit précédente, je suis tellement stressée que je ne dors quasiment pas (d'autant plus que je n'ose ni prendre de somnifère ni mettre de boules Quiès de peur de ne pas entendre mon réveil - du moins, s'il n'est pas victime d'un accident bizarre et se décide bel et bien à sonner). Si quelqu'un doit me conduire, je lui indique une heure de départ un quart d'heure avant l'heure réelle.

Je calcule toujours large, et j'ai horreur de courir. Résultat, lorsque nous sommes en voyage, le programme que je nous avais prévu pour la journée est généralement bouclé vers 15h, et ensuite, nous errons comme des âmes en peine dans le dernier quartier où nous avons atterri. (Et là, j'envisage vaguement de me remettre au geocaching juste pour meubler.)

J'ai très envie de retourner au Japon, d'aller en Australie, de visiter Seoul, Kuala Lumpur ou Hong-Kong, mais outre le manque de temps et de sous ces dernières années, je suis hyper freinée par 1/ la longueur du vol 2/ le gros décalage horaire dans le mauvais sens. J'ai mis vingt ans à caler mon rythme biologique sur des horaires normaux, et le foutre en l'air pour deux ou trois semaines de vacances m'angoisse énormément. 

mardi 11 avril 2017

Nouvelle bannière


Elle est arrivée! 
C'est l'oeuvre de la talentueuse et adorable Anne Montel, dont je chronique à peu près tous les bouquins sur L'Annexe et dont vous pouvez admirer le blog ici
Et je ne sais pas vous, mais moi, je l'adore! ♥︎

lundi 10 avril 2017

Knees to chin, les rouleaux de printemps funky




Vendredi dernier, comme j'avais prévu de traîner l'après-midi dans le quartier du Châtelain, j'ai proposé à Chouchou de me rejoindre après le boulot pour qu'on teste le Knees to chin, dont les rouleaux de printemps aperçus un soir de flemme sur Deliveroo me faisaient de l'oeil. J'aime déjà beaucoup la version normale de cette recette, que je trouve fraîche et digeste, mais là, les variations imaginées par la créatrice du restaurant me mettaient carrément l'eau à la bouche, au point qu'il devenait difficile de choisir parmi les 8 recettes (dont 3 végétariennes)...


Crispy bacon (+ avocat, pomme verte, chou rouge, mayo au wasabi, graines de tournesol, basilic), 
Canard laqué (+ radis, rhubarbe, chou blanc, gaines de tournesol, graines de sésame),
Scampis (+ betterave, avocat, menthe, oignons frits)


Patate douce (+ avocat, pomme verte, concombre basilic, oignons frits)

Arrivés vers 18h45, nous avons dû faire la queue pour commander avec les autres clients qui venaient soit pour manger sur place dans la petite salle aux allures de cantine, soit pour emporter chez eux (sachant, donc, qu'il est aussi possible de se faire livrer à vélo pour 2,50€ de plus). Cela dit, c'est toujours bon signe qu'un endroit soit pris d'assaut avant même l'heure où mangent la plupart des gens! 

Nos rouleaux de printemps se sont révélés beaucoup plus gros que ce que j'avais imaginé. J'en avais commandé 3, et au bout de 2, j'étais pleine comme un oeuf. Pas de problème: la serveuse m'a emballé le dernier dans une boîte en carton, avec un petit conteneur de sauce, pour que je puisse l'emporter à la maison. Les saveurs étaient à la hauteur de ce que j'imaginais; les ingrédients, croquants et goûtus, - encore meilleurs accompagnés par l'une des 5 sauces au choix: soja-sésame, hoisin, aigre-doux, cacahouète ou citronnelle. J'ai aussi beaucoup apprécié le fait que les rouleaux "tiennent" bien, que la feuille extérieure ne se déchire pas à la moitié en répandant tout son contenu sur la table. Complètement séduits, nous retournerons volontiers chez Knees to Chin... ou n'hésiterons pas à commander chez eux les soirs de flemme! 

rue de Livourne 125
et rue de Flandre 28
1000 Bruxelles
Du lundi au samedi, de 11h30 à 22h
Pas de réservation

dimanche 9 avril 2017

C'était la semaine où... (#14)




...notre vol de retour depuis Genève avait presque deux heures de retard; heureusement qu'on avait droit à 90 minutes de wifi gratuit et qu'un nouvel épisode de Last Week Tonight avait été diffusé la veille. 
...on a quand même failli louper notre avion parce que Chouchou s'était trompé de compagnie aérienne en consultant le tableau des départs. Au dernier moment, réalisant qu'on attendait chez Easy Jet en D72 plutôt que chez Brussels Airlines en A7, on a dû retraverser tout l'aéroport en courant pour finalement atteindre la bonne porte au bord de l'apoplexie vers la fin de l'embarquement.
...le premier cours d'aerial yoga post-Gruyérie a confirmé l'impression que j'avais depuis jeudi dernier: mes affreux vertiges ont disparu. Et si je m'en réjouis, je suis aussi fort agacée de ne toujours pas savoir ni pourquoi ils sont venus ni comment ils sont repartis.
...j'ai eu les yeux qui piquaient presque en entendant "Des vies" de Fredericks/Goldman/Jones tandis que je faisais un lunch tardif chez Arthur's. Apparemment, je deviens sentimentale en vieillissant.
...étant donnée la baisse vertigineuse de mes droits d'auteur excédentaires depuis 5 ou 6 ans, je m'attendais à ne plus rien toucher du tout cette année, et j'ai donc été agréablement surprise d'apprendre qu'un de mes éditeurs me devait près de 1000€. De quoi financer notre expédition dans les fjords norvégiens et rentrer à Oslo par le train de nuit en couchettes plutôt qu'assis, youhou!
...j'ai reçu un exemplaire de "Professeur Goupil" dédicacé et envoyé par ses adorables autant que talentueux auteurs. Comme il ne sort qu'en septembre, je me suis sentie ultra-chanceuse. Et aussi, ultra-frustrée de rédiger une critique et de programmer sa publication pour dans 5 mois.
...parce que j'avais un petit coup de blues et que je ne pouvais pas me remonter le moral à coups de chocolat suisse, j'ai réservé un escape game à Toulon avec un couple d'amis qui ont très envie d'essayer, puis été tester avec Chouchou la seconde adresse du Takumi.
...je me suis rendu compte que je n'avais pas acheté de chaussures depuis les dernières soldes d'été. On doit approcher les 8 mois de sevrage. Héroïque je suis.
...un rapide sondage sur Facebook m'a permis de déterminer que, chez mes contacts, les tomes des Annales du Disque-Monde les plus appréciés semblent être "Le faucheur" et "Les petits dieux". (J'ai personnellement un faible pour "Trois soeurcières" et "Mort".)
...j'ai reçu les premières esquisses pour ma future bannière, et je sens que ça va être terriblement joli ♥︎
...un an après son acquisition, je me suis enfin décidée à mettre mon podomètre en service pour réinstaurer la bonne habitude des 10000 pas par jour, et la caissière de chez Urban Outfitters l'a pris pour un lecteur de musique rigolo.
...faute de pouvoir manger du sucre, j'ai fait du shopping - mais rien de dramatique: quelques trucs (salés) à bouffer chez M&S, deux bouquins, de l'engrais pour plantes d'intérieur, un pilulier en forme de tranche de citron. Bon, OK: et une petite broche panda.
...on a goûté et adoré les rouleaux de printemps funky du Knees to Chin; je vous présente ça cette semaine dans un billet.
...après un an et demi de procrastination, j'ai ENFIN mis à jour mon profil LinkedIn. Hé ben, c'était même pas si affreux que ça (sauf au moment où je me suis rendu compte que j'avais des caractères en trop dans la partie CV et que j'allais devoir sabrer une partie de mes plus de 250 romans traduits).
...ça a discuté politique dans le lit conjugal, dimanche entre 8 et 9h du matin, avec pour résultat des perles telles que: "Plus de bisous, c'est pas un programme électoral" ou "De toute façon, tu es Team Révolution et moi Team Consensus Mou". Vivement le soir du second tour.
...sur le marché Flagey, je me suis laissée tenter par des morilles fraîches à prix d'or, les premières asperges belges de la saison, les premières fraises, plus un énorme bouquet de menthe et un concombre (histoire de préparer des eaux aromatisées et de boire moins de thé dans la semaine).

jeudi 6 avril 2017

Où je décide de supprimer le sucre pendant un mois




Chaque fois que je me justifie (envers moi-même plus que quiconque d'autre!) de mes kilos superflus, je m'entends tenir le même discours: "Pourtant, j'ai une alimentation très saine. Je ne mange plus de plats préparés depuis des années; je cuisine surtout des choses grillées, mijotées ou au four, pas de friture ni de plats hyper gras; je me nourris essentiellement de céréales et de légumes; je consomme peu d'alcool - parfois un verre de vin au resto, deux quand je dîne chez des amis, un cocktail entre amies une ou deux fois par mois, et basta; pratiquement pas de sucre..."

Sauf que cette dernière affirmation est devenue de moins en moins vraie au fil du temps. Je ne me définirais toujours pas comme un bec sucré, et je pense que ma consommation en la matière est très inférieure à celle de Chouchou ou de mes amis les plus chocolatophiles. Moi, une tablette me fait des semaines; je ne mange ni bonbons ni biscuits du commerce, ne sucre jamais mon thé, ne bois pas de sodas ni de jus de fruits et évite les édulcorants comme la peste. Mais si je veux être honnête avec moi-même, insidieusement, je me suis mise à intégrer de plus en plus de pauses sucrées à ma routine:
- les croissants du dimanche matin
- le gâteau que je prépare souvent pour le goûter le dimanche après-midi: tarte aux pommes ou à la rhubarbe, banana bread, cake chocolat-matcha... 
- ceux que je commande quand je vais bouquiner dans des salons de thé, au moins une fois par semaine
- les chocolats chauds avec lesquels je me récompense à la fin d'une grosse journée de boulot (surtout en hiver), voire que je substitue à mon repas du soir en y ajoutant quatre tranches de brioche lorsque je suis seule à Monpatelin
- les soupers-crêpes que je réclame à Chouchou quand je n'ai vraiment pas le moral, et que je saupoudre généreusement de cassonade
- sans oublier les cocktails mentionnés ci-dessus

Si on ajoute à tout cela que ma grande faiblesse alimentaire, ce sont les sucres lents, on se rend compte qu'au total, du sucre, j'en consomme sans doute beaucoup trop. Pas question d'arrêter les pâtes et le riz: comme je ne mange déjà pas de viande ni de poisson chez moi, mon alimentation deviendrait punitive et bien trop difficile à gérer. Pas question non plus d'arrêter les fruits: j'en consomme peu et ils restent des snacks plutôt sains comparés à beaucoup d'alternatives. Mais j'ai eu envie de supprimer au moins le sucre ajouté pendant un mois, pour voir si ça aurait un quelconque impact sur mon niveau d'énergie et/ou mon poids. Je suis en train de lire le témoignage de la journaliste Nicole Mowbray, dont un régime hypoglucidique a changé la vie, et bien que je me méfie toujours des "solutions miracles", je suis curieuse de voir si ça ferait une différence pour moi. J'ai commencé mardi, après mon retour de Suisse, et compte donc poursuivre l'expérience jusqu'au 3 mai inclus. Je vous en reparle après - du moins, s'il y a quelque chose à raconter!

mercredi 5 avril 2017

Envies d'avril



trouver une recette sympa pour accommoder mon ail des ours
collectionner les superbes plans illustrés Herb Lester Associates de toutes les villes que j'ai visitées
craquer pour ces babies rouges Miz Mooz (disponibles uniquement dans ma pointure!)
investir dans une nouvelle toile cirée pour notre grande table - celle-là, par exemple
tester les séries "13 reasons why" et "Girlboss"
dévorer le nouveau roman de Claire North
me régaler avec la plus récente collaboration de Loïc Clément et Anne Montel
aller voir l'expo Sabena à l'Atomium
 essayer l'aerial hoop chez Flux Cross Fit
déjeuner aux Tables de la fontaine
rafler les premières pivoines de la saison
réussir à décider pour qui je vais voter au premier tour des présidentielles

mardi 4 avril 2017

Les conversations absurdes #7


MOI: Je pensais aller voir l'expo Sabena à l'Atomium ce week-end, mais quelqu'un m'a très justement fait remarquer que ce serait les vacances de Pâques et que ça allait grouiller d'enfants. Tu aurais une autre idée d'activité? 
CHOUCHOU: Ben, ça va être le même problème partout. A moins d'aller au bordel. 

dimanche 2 avril 2017

C'était la semaine où... (#13)




...mon billet "46 choses que j'ai apprises en 46 ans" a fait la grande Une de HelloCoton et été lu plus de 1200 fois. #TeamFierté
...j'ai fait un premier pas (petit, mais super encourageant) dans la voie d'une diversification professionnelle. Maintenant, je suis obligée de mettre à jour ce foutu profil LinkedIn auquel je n'ai pas touché depuis un an et demi. #TeamQuandFautYAller
...j'ai eu pendant un cours d'aerial yoga des vertiges super violents qui ont persisté toute la fin de la journée, la nuit suivante que j'ai passée sur le canapé à cause des ronflements de Chouchou, et une grande partie du lendemain. #TeamPutaiiiiinY'AToutQuiTourne
...j'ai dû refuser une seconde séance d'escape game offerte à Lausanne faute de trouver un créneau possible à la fois pour nous et pour les organisateurs. Ca fera une raison d'y retourner! #TeamFrustration
...j'ai été déçue de constater que le "croque-monsieur magique" du café littéraire de Vevey n'était qu'un bête croque-monsieur coupé en triangles. #TeamN'EstPasHarryPotterQuiVeut
...même en revenant en Suisse pour la 5ème fois, j'ai été effarée de payer 30€ pour un burger pas exceptionnel - par contre, j'ai a-do-ré le Saint-Saphorin blanc que Marika m'a conseillé pour aller avec. #TeamLeRougeMeFileMalALaTêteLeSoir
...Marika nous a dit qu'on était assis à côté d'un présentateur télé et radio très connu en Suisse; j'ai tourné la tête et demandé: "Qui ça, le barbu?", et Marika a explosé de rire parce que TOUS les mecs assis à cette table étaient barbus. #TeamMiro 
...on a appris que le pépé Gaston de Chouchou s'appelait François. #TeamOnlyInBelgium
...le lendemain midi, j'ai adoré les bols vegan de Bad Hunter (et leur prix super raisonnable, pour le coup). #TeamJeNeSuisPasVéganeMaisQuandC'EstBonC'estBon
...pour le premier escape game de Funambuline, on a réussi à sortir de la salle Area 652 en 58 minutes. "Juste dans les temps", nous a dit le maître de jeu. "Vous rigolez? Juste dans les temps, c'est à moins de 10 secondes de la fin du chrono", ai-je protesté. #TeamCrâneuse
...dans un magasin de geekeries, j'ai craqué pour le Funko Pop Velma de Scooby-Doo - le seul personnage de fiction télévisée auquel je pouvais m'identifier dans mon enfance! #TeamFillesALunettes
...j'ai fait une mini-attaque de panique en prenant conscience que j'allais passer le week-end loin de la civilisation avec une vingtaine d'inconnus qui parlaient et bougeaient et respiraient dans le même espace que moi. Heureusement, j'avais emporté du Xanax. #TeamPrévoyance
...je n'ai toujours pas réussi à voir le moindre écureuil dans la montagne; par contre, on a pris des photos très sympas dans les pâturages avec Chouchou, Shalf et Marika. #TeamLaMélodieDuBonheur
...j'ai reçu le meilleur cadeau du monde, un gilet vert foncé brodé de l'inscription "Je n'aime pas les gens" par les blanches mains de Funambuline. #TeamAsociale En plus, les blanches mains en question m'avaient apporté de l'ail des ours frais à mettre dans la fondue. #TeamMiam
...on a tous dû dire quand on avait fait caca pour la dernière fois afin de déterminer qui poserait la première question à Cards against humanity. #TeamBrigadeDuTransit
...je me suis souvenue de la fois où, après une fondue dans un resto de Gruyères par une journée caniculaire de juin 2011, Funambuline m'avait affirmé que la meringue double crème, c'était super rafraîchissant et où je l'avais regardée en me demandant si elle avait chopé une insolation ou si elle se foutait de moi. En fait, elle avait raison. #TeamJ'EnVeuxBienUneAutreS'IlEnReste
...après avoir été nourri toute la journée au saucisson et au fromage, promené 17 fois en forêt par autant de volontaires et même massé avec enthousiasme, Dobby a dû penser que c'était son anniversaire plutôt que celui de Lady Pops. #TeamChienGâtéPourri
...une fois de plus, la triste vérité s'est imposée: ce n'est pas parce que je me suis goinfrée à un repas que je n'aurai pas de nouveau faim à l'heure du suivant. #TeamEstomacSansFond Et les moments les plus chouettes sont aussi parfois ceux sur lesquels on a le plus de mal à mettre de mots. #TeamHeureusementQueJeNeComptaisPasDevenirEcrivain

samedi 1 avril 2017

Les dépenses intentionnelles de mars




Les dépenses intentionnelles que j'ai faites ce mois-ci:
Immatériel:
2 billets d'avion pour Oslo
Forfait de 10 cours d'aerial yoga
Massage personnalisé d'1h au Serendip Spa
Brunch en amoureux (The little green shop)
Lunch (Peck 20)
Goûter (Méert, Tomo, AM Sweet)
Cocktails (Dominican)
Dîner entre amis (Samourai Ramen)
Matériel:
1 guide de voyage + 4 bédés + 11 livres + 1 magazine (Respire)
2 petites plantes en bocal
1 bouquet de fleurs
Mug à motif cactus perchase
Planchette en céramique helen b
Boîte en porcelaine Cold cream
Bougie parfumée Tomate-Basilic La manufacture des senteurs
Funko Pop Velma de Scooby-Doo
Marinière Galeries Lafayette en cachemire, rayée beige et rouge

Les dépenses que j'ai envisagées et renoncé à faire:
Des souvenirs de Lisbonne: Ca fait quelques années que nous ne voyageons plus qu'avec des bagages cabine, généralement déjà pleins à l'aller. Super dissuasif contre le shopping touristique que, pour être honnête, je regrettais trois fois sur quatre. Je n'ai même pas ramené de jolies savonnettes de chez A vida portuguesa! 
Un escape game à Lausanne: Tout est super cher en Suisse... Alors, au lieu de dépenser entre 120 et 150€, j'ai envoyé des mails pour proposer un partenariat, et la boîte chez qui on avait déjà fait deux salles m'a dit banco. 

Bilan du mois:
Aucune erreur d'achat flagrante; juste beaucoup de sous consacrés à des voyages présents ou futurs, ce qui correspond pile poil à mes objectifs.