vendredi 25 novembre 2016

Ceci n'est pas l'article que je comptais écrire hier soir




Non, à la base, j'étais partie pour mettre en évidence le fait qu'on ne sait jamais ce qui se passe réellement dans la vie des autres, y compris de nos proches. Le tout dans le cadre plus vaste d'une réflexion sur les côtés insidieusement positifs de l'angoisse. Mais j'y reviendrai car c'est un sujet qui me tient à coeur et sur lequel je pense avoir des choses intéressantes à dire. 

En attendant, donc, hier, j'ai lancé une question sur la page Facebook du blog, comme je le fais parfois. J'ai demandé: "Quelle est la chose que vos collègues ou vos simples copains serait surpris d'apprendre sur vous?" J'ai précisé que je ne réclamais pas qu'on m'avoue des secrets honteux, mais plutôt des choses qu'on met peu en avant et qui ne cadrent pas forcément avec le reste. Je m'attendais à des réponses du genre: "Je suis contrôleur du fisc dans la journée et je prends des cours de pole dancing le soir". Des trucs inattendus mais pas dramatiques, quoi. 

Au lieu de ça, j'ai reçu une avalanche de MP et de mails me racontant des choses vraiment intimes, parfois assez douloureuses ou du moins mal vécues. Et franchement, je ne m'y attendais pas du tout. C'est vrai que je me livre pas mal dans ce blog, mais je n'ai jamais caché que j'étais une grande grosse misanthrope pas très gâtée sur le plan de l'empathie, et j'étais à mille lieues d'imaginer que ça donnerait à de parfaites inconnues l'envie de m'ouvrir leur coeur de cette façon. Et là, du coup, je suis tout émue par vos gentils messages et par le fait d'avoir sans le chercher réussi à toucher quelque chose chez vous. 

Merci pour la confiance que vous m'avez témoignée en m'écrivant. J'ai toujours tenu ce blog avant tout pour mon plaisir, et là, je me dis qu'il est fort possible qu'il ne fasse pas du bien qu'à moi. Même pour une grosse misanthrope, c'est très, très gratifiant. 

Et il s'est passé un truc assez rigolo. Un nombre pas du tout insignifiant d'entre vous m'a avoué la même chose en prenant des tas de précautions ou en se justifiant à mort, comme si je risquais d'être choquée. Et il se trouve qu'à ces filles (qui du coup vont pouvoir se reconnaître), j'ai répondu: "Bah oui, moi aussi". Comme quoi, on s'escrime peut-être à balayer sous le tapis des trucs super répandus dont on devrait pouvoir discuter en toute décontraction. Je dis ça, je dis rien. 

Et je crois qu'à l'avenir, j'écouterai moins souvent ma crainte des trolls quand je suis inspirée pour écrire sur un sujet délicat ou polémique.