lundi 31 octobre 2016

[NANTES] La ligue des gentlemen: Mission C.O.E.U.R.




Une des premières choses que j'ai faites après avoir décidé d'aller à Nantes durant le week-end des Utopiales, ça a été de chercher un escape game local à tester. Un comparatif des avis publiés sur Trip Advisor m'a poussée à sélectionner La ligue des gentlemen. Quelques échanges de mails plus tard, j'étais munie d'une invitation en bonne et due forme pour Mission: C.O.E.U.R. J'ai proposé à mon amie O&L et son homme, qui ne connaissaient pas du tout les escape games, de se joindre à notre petite équipe: pour eux, une bonne occasion de s'initier, pour moi, l'opportunité de voir les différences de réaction entre joueurs chevronnés et débutants sur le même scénario. 

La première chose qui frappe quand on arrive chez La ligue des gentlemen, c'est le côté grandiose de leurs locaux: d'anciennes écuries de maître avec une porte immense, une hauteur sous plafond impressionnante et des murs de pierre brute gris clair. Bien sûr, la déco a été conçue en accord. Ca met tout de suite dans une ambiance particulière! Pour la Mission: C.O.E.U.R., les joueurs se glissent dans la peau d'agents chargés de tester la sécurité du musée où est conservé le coeur d'Anne de Bretagne (personnage important de l'histoire nantaise). Ils sont munis d'une mallette d'accessoires à leur entrée dans la salle, et exceptionnellement, leur but n'est pas de trouver un moyen de sortir de cette dernière, mais de réussir à désactiver le système de sécurité et s'emparer de la précieuse relique en moins de 60 minutes. L'action se passe en 1990, ce qui a son importance en termes de technologie et d'ambiance sonore! 

J'ai aimé la petite "gymnastique" à laquelle nous avons été obligés de nous livrer en début de partie (rien d'affreux, mais nous avons dû être faire preuve d'une prudence très inhabituelle dans nos déplacements!). La salle utilise peu de cadenas, et le déroulement du scénario n'est pas trop linéaire. Il y a un bon équilibre entre la partie fouille et la partie énigmes, celles-ci nécessitant pas mal de réflexion sans être pour autant tirées par les cheveux. Pas d'ennui pour les joueurs expérimentés, mais les débutants peuvent tout de même s'en sortir avec une aide un peu plus appuyée du maître de jeu. Le taux de réussite est de 39% pour ce scénario comme pour la Mission: L.U. (l'autre salle de La ligue des gentlemen, avec une histoire différente mais un niveau de difficulté similaire). Une troisième salle un poil plus corsée devrait ouvrir au public d'ici un mois. A noter qu'aux beaux jours, La ligue des gentlemen propose aussi la Mission: B.A.R.B.E.B.L.E.U.E., une enquête qui se déroule dans les rues de la ville de Nantes!

13, rue de l'Héronnière
44000 Nantes

Octobre 2016



dimanche 30 octobre 2016

Les joies de la semaine #43




Lundi: la gentillesse de tout le personnel de l'hôpital où je passe ma coloscopie / ...mais particulièrement de ma gastroentérologue qui me dit une chose chose si jolie juste avant que je m'endorme / ...et de Gaby qui vient ensuite me chercher pour me reconduire chez moi / surtout: je n'ai rien au colon / remanger des fruits et des légumes / passer l'après-midi sur mon canapé à alterner sieste, lecture et internet

Mardi: une bonne nuit de sommeil malgré le gros mal au ventre d'hier soir / un détartrage sans douleur / oui le ciel est gris et la pluie menace, mais il fait assez doux pour boire un Planteur à la terrasse du Chamo en continuant les Chroniques des Cazalet

Mercredi: la première patate douce jaune de la saison, un pur délice / faire du vide dans mes étagères de salle de bain / pour la première fois depuis longtemps, céder à la facilité crapuleuse d'un mug cake en guise de dîner

Jeudi: en faisant du tri dans ma penderie, retrouver la dernière (et sublime) robe achetée chez Cora Kemperman à une époque où il faisait trop chaud pour la mettre / une proposition de boulot urgent qui tombe à pic pour boucler mon budget de fin d'année

Vendredi: la dame qui déclame du Aristide Briand dans le métro / attraper de justesse notre correspondance en gare Montparnasse / le sushi chicken roll et la salade de fèves que Chouchou a choisis pour moi / les retrouvailles avec O&L sur le quai de la gare / la petite promenade dans le quartier du Bouffay par une fin d'après-midi ensoleillée / les incroyables parfums sucrés et salés chez Macarons de folie / bouclé la Mission: Coeur en 59' tout rond / préparer un risotto aux champignons pour six en papotant et en sirotant un verre de bon rouge

Samedi: Chouchou qui me trouve très belle avec la fameuse robe Cora Kemperman / tremper un croissant et du pain au beurre demi-sel dans mon chocolat chaud au Tabl'o gourmand / cette photo d'O&L et moi sur un des canapés rouges du bar de Mme Spock / après avoir tenté notre chance dans plusieurs bars et salons de thé complets, finir à quatre au très joli Café Cult', et boire enfin mon premier thé de la journée / le breizh burger de Le loup, le renard et la galette

Dimanche: le musicien de rue qui joue le générique d'"Inspecteur Gadget" au violon / le super brunch de La Cigale, dans un cadre toujours aussi magnifique / pour le prix d'un seul billet, un tour de manège à chaque étage du Carrousel des Mondes Marins / je suis Chef Calamââââââr! / une pause- thé bienvenue au café des Machines de l'Ile / la bonne fatigue d'un super week-end à l'autre bout du pays

samedi 29 octobre 2016

Lectures d'Octobre 2016




ROMANS
- "Nous sommes l'eau" (Wally Lamb) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "L'improbable et pourtant véritable aventure de Parcimonie Lagribouille" (Jennifer Trafton)
- "Cogheart" (Peter Bunzl) ♥︎♥︎
- "Agatha Raisin enquête T2: Remède de cheval" (M.C. Beaton) ♥︎♥︎
- "Monsieur Origami" (Jean-Marc Ceci) ♥︎
- "Journal d'un homme heureux" (Philippe Delerm) ♥︎♥︎
- "Les petites reines" (Clémentine Beauvais) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Le pays que j'aime" (Caterina Bonvicini) ♥︎♥︎
- "Hikikomori" (Jeff Backhaus) ♥︎♥︎♥︎
- "La renverse" (Olivier Adam) ♥︎
- "Wishin' and hopin'" (Wally Lamb) ♥︎♥︎
- "Little women" (Louisa May Alcott) - en cours
- "The Cazalet chronicles T1: The light years" (Elizabeth Jane Howard) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Le meilleur livre du monde" (Peter Stjernström)
- "Génération K T1" (Marine Carteron) ♥︎♥︎

BEDE/MANGA
- "Les brumes de Sapa" (Lolita Séchan) ♥︎♥︎♥︎
- "Chroniques de la fruitière" (Fred Bernard) ♥︎♥︎♥︎
- "Perfect world T1" (Rie Aruga) ♥︎♥︎♥︎
- "L'épouvantable peur d'Epiphanie Frayeur" (Séverine Gauthier/Clément Lefèvre) ♥︎♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- "The little book of Hygge" (Meik Wiking) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Sane new world" (Ruby Wax)

mercredi 26 octobre 2016

La révision des 45000, épisode 3




Quand je me réveille, une infirmière vient m'annoncer que "Tout s'est bien passé" sans plus de précisions, et me demande si j'ai mal. Non, et je me sens nettement plus réveillée que certains matins. On me remonte dans ma chambre où, pour tuer le temps, j'entame les Chroniques des Cazalet. Bon choix: c'est à la fois facile à lire et très prenant. Je viens de finir ma collation quand ma gastroentérologue passe en coup de vent. "Je n'ai pas terminé au bloc, je dois redescendre tout de suite, mais je voulais vous rassurer: vous n'avez rien. Je reviens tout à l'heure vous expliquer plus en détail." Si ça n'était pas tout à fait inapproprié, et si je n'avais pas une haleine de poney au sortir de l'anesthésie, je l'embrasserais pour sa gentillesse. 

Ses interventions du jour terminées, elle réapparaît pour me dire que l'intérieur de mon colon est nickel, je n'ai même pas un petit diverticule dans un coin. D'un côté, je suis rassurée; de l'autre, ça ne m'explique pas l'origine des fameux maux de ventre qui m'angoissent depuis des mois. Elle me dit qu'il est toujours possible qu'il y ait quelque chose sur la paroi extérieure du colon, mais que dans ce cas j'aurais sans doute d'autres symptômes tels que... des trucs dont je me souviens juste que je ne les ai pas, car visiblement je n'étais pas aussi bien réveillée que je le pensais et ma mémoire n'enregistrait que les faits essentiels. Elle me prescrit un mois d'anti-spasmodiques pour voir si ça arrange le problème. Puis elle passe à ma voisine de chambre, qui a l'âge de mes parents et plusieurs diverticules de taille variée (ce qui me fait une occasion d'apprendre en quoi ça consiste et comment les éviter, même si ça ne va pas me servir tout de suite - apparemment, les graines et les pépins sont l'ennemi numéro un). 

Gaby vient me chercher pour me ramener chez moi. Le temps que j'arrive, il est presque 14h. Je passe un après-midi paisible à manger des fruits, lire, siester et surfer sur internet depuis mon canapé. Assez vite, je commence à avoir mal au ventre, et dans la soirée, c'est devenu très douloureux (ce qui n'avait pas été le cas la dernière fois pour autant que je me souvienne). Je prends un Doliprane et je vais me coucher en craignant de passer une mauvaise nuit, mais je suis tellement crevée des deux précédentes qu'au final, je roupille comme une bienheureuse pendant plus de huit heures d'affilée. 

Le lendemain, il fait gris et il pleut, mais je me traîne quand même chez ma dentiste pour mon détartrage annuel. "Vous êtes une fée", lui dis-je en constatant que je ne crache pas la moindre goutte de sang après son passage sur toute la mâchoire inférieure. "Bah, c'est vous qui vous lavez bien les dents, il n'y a pas grand-chose à faire", me répond-elle modestement. Et elle me réenfourne son instrument avant que je puisse objecter que je me lave les dents de la même façon depuis plus de 40 ans et que tous ses prédécesseurs sans exception m'ont toujours mis la bouche en sang. (Si vous habitez en région toulonnaise et que vous cherchez, pour vous ou vos enfants, un dentiste qui ne fait pas mal, je vous donne volontiers ses coordonnées par mail. Même chose pour ma gastroentérologue, cette héroïne.)

Du fait que je vais suivre un traitement médicamenteux pendant un mois, je renonce à faire la prise de sang prévue mercredi matin et annule le rendez-vous de suivi chez mon généraliste jeudi après-midi. J'irai fin novembre; ça suffira bien. Maintenant que je n'ai plus l'impression d'être en train de mourir du bide, je survivrai probablement quelques semaines sans vérifier où en sont ma légère anémie et ma VS trop élevée. Je me sens comme ressuscitée. Je me fous de la météo déprimante; je bosse alors que rien ne m'y oblige et je fais plein de projets pour la fin de l'année. J'ai d'ailleurs eu une idée assez géniale (oui, c'est ma dentiste qui a capté toute la modestie disponible dans la région) pour remercier ma gastroentérologue de sa bienveillance d'une manière qui ne nous gênera ni l'une ni l'autre - mais le fait que ça fonctionne ne dépendra pas seulement de moi, et il faudra quelque temps pour dire si ça a marché ou non. J'espère pouvoir vous montrer ça prochainement!

mardi 25 octobre 2016

La révision des 45000, épisode 2




Vendredi, je profite du fait que je n'ai pas de rendez-vous médical ni autre obligation pour cravacher un maximum et boucler la traduction de mon thriller australien avec dix jours d'avance. Comme ça, la semaine prochaine, aucun stress lié au boulot - ce sera toujours ça de pris. Sur ma lancée, je me débarrasse de trois coups de fil importants (je hais le téléphone) et de quelques courriers administratif. Je passe même chez la couturière apporter une robe et un manteau à retoucher! C'est peut-être idiot, mais barrer des trucs sur ma To Do List constitue pour moi l'un des plus courts chemins vers la zénitude. Ca me donne l'impression de contrôler ma vie, au moins dans ses aspects extérieurs. Je trouve ça apaisant. 

Samedi, j'entame le régime sans résidu. Pendant 48h, les fruits et les légumes (frais ou secs) me sont interdits, ainsi que les céréales complètes et les laitages. En temps ordinaire, ça doit représenter 90% de mon alimentation, mais pour deux jours, je survivrai. Histoire de me distraire, je descends en ville porter des livres chez le bouquiniste et je m'offre un thé au Chantilly, puis une séance de ciné dans l'unique salle d'art et d'essai locale. Le moral est bon, voire très bon... jusqu'à ce que la pluie me réveille à trois heures et demie du matin, que je ne parvienne pas à me rendormir et que mes angoisses se jettent sur moi telle une meute de chiens de chasse à la curée. Je passe une fin de nuit affreuse. 

Dimanche, c'est la purge. Au sens littéral du terme. Bizarrement, alors que c'est le même produit qu'il y a 5 ans (du Citrafleet) et la même posologie, les résultats sont bien moins apocalyptiques. Je n'ai pas du tout mal au ventre et je passe beaucoup moins de temps cumulé sur les toilettes. Je ne sais pas si je dois m'en réjouir ou m'en inquiéter. A partir du milieu de l'après-midi, l'angoisse commence à monter. Je ne crois pas à l'option "Vous n'avez rien, c'est juste la partie bouchonnante de votre colon qui est facilement irritable", et j'essaie de ne pas anticiper la pire - le même cancer que mon père. Donc je me prépare pour une issue médiane, genre un ou des polypes à retirer chirurgicalement le mois prochain. J'ai d'ailleurs fait exprès de ne pas prévoir grand-chose en novembre sorti de mon boulot. Contre toute attente, je passe une nuit potable, même si je me réveille à 4h40 pour ne plus me rendormir. Dans quelques heures, je serai fixée.

Lundi, j'arrive à l'hôpital de bonne heure, et je suis prise en charge par des employés tous super agréables et souriants, depuis les secrétaires de l'accueil jusqu'aux infirmiers de bloc. Mine de rien, ça fait une très grosse différence. Ma gastroentérologue vient me chercher dans le couloir pour me pousser en salle d'op. Pendant que l'anesthésiste (qui n'est pas celui de vendredi, mais une dame intriguée par mon tatouage de Régis) me pose le cathéter, elle me dit qu'elle a lu l'article de blog consacré à ma précédente coloscopie, et elle ajoute avec un sourire plein de douceur: "Le tombeau des hommes, c'est le coeur des vivants. Je me souviens très bien de votre papa." Je m'endors en pleurant.

(A suivre)

lundi 24 octobre 2016

Les joies de la semaine #42




Lundi: la pensée de Lady Pops en cette date anniversaire difficile / je préfère encore me traîner de grosses inquiétudes financières que mes angoisses de santé habituelles

Mardi: réussi la suspension en lotus inversé / un petit Pear'fect chez Guapa pour me requinquer à la sortie de l'aerial yoga / une séance d'escape game très sympa chez Escape Hunt / cette fausse interview hilarante de Barack Obama

Mercredi: la mignonne carte japonaise que Chouchou a planquée dans mon MacBook / pour une fois, je n'ai que des voisines de train super agréables / réussi à traduire dix pages entre Aéroport Charles-de-Gaulle et Lyon-Part-Dieu / les cookies Super Fruit offerts par Delhaize sont vachement bons et parfaits à trimballer / c'est top pratique d'avoir du wifi gratuit en gare de Toulon maintenant / reçu (et aussitôt dépensé) un chèque-cadeau Amazon 

Jeudi: la dame du primeur qui m'offre ma barquette de mini-tomates parce qu'il faut les manger vite / les secrétaires de la clinique, super gentilles et accommodantes / un Coca-lecture au soleil à la terrasse du bar de l'Opéra / un thé de printemps-toasts briochés avec Gaby et sa fille à la Théière / Seb qui nous rejoint pour une petite balade en ville tandis que le soleil se couche sur cette magnifique journée d'automne

Vendredi: fini la traduction de mon thriller australien avec dix jours d'avance / pour fêter ça, me préparer une tresse au chocolat / échec des négociations sur le CETA grâce aux Wallons

Samedi: un thé-lecture au Chantilly / "Ma vie de Courgette" au Royal

Dimanche: l'effet du Citrafleet me paraît moins violent que la dernière fois / du coup, j'en profite pour attaquer ma traduction suivante / trouver au fond d'un tiroir deux piles crayon toutes neuves pour remplacer celles de la télécommande de mon chauffage / le soir, me refaire le début de "Pushing daisies"

...et sans jour particulier: ressortir mon pull-doudou Cotélac / la bougie parfumée avocat-menthe d'Anthropologie; la Clean Cotton de Yankee Candle / le compte Instagram d'April Wu / lire enfin "Little women" dans la ravissante édition Penguin in Bloom

dimanche 23 octobre 2016

"Ma vie de Courgette"


Courgette a neuf ans. Un soir où sa mère alcoolique menaçait de lui foutre une énième raclée, il a refermé sur elle la trappe qui menait à sa chambre, et la chute l'a tuée. Courgette atterrit donc au foyer des Fontaines, parmi une bande d'enfants tout aussi cabossés par la vie. La mère de Béatrice a été expulsée vers l'Afrique; chaque fois que la fillette aux lunettes rouges entend une voiture, elle se précipite sur le perron pleine d'espoir en criant "Maman?". Le papa d'Ahmed fait de la prison pour holdup; le petit garçon, lui, s'accroche à sa peluche et refait pipi au lit. Les parents de Simon sont drogués tous les deux, et le jeune rouquin se sonne des allures de petit dur: dès le début, il surnomme Courgette "la Patate" et lui pique son précieux cerf-volant. Alice a été sexuellement abusée par son père; elle se planque derrière sa mèche blonde et tape très fort avec le manche de sa fourchette quand les gens commencent à se disputer à table. La mère de Jujube est atteinte de TOC qui la rendent inapte à élever son enfant. Et puis un jour débarque Camille, qui a vu son père tuer sa mère et se suicider ensuite. Pour Courgette, c'est le coup de foudre...

Adapté par Céline Sciamma ("Naissance des pieuvres", "Tomboy", "Bande de filles") du roman "Autobiographie d'une Courgette" de Gilles Paris, ce film d'animation est une petite merveille tant sur le fond que sur la forme. Tour à tour dramatique, tendre et joyeux, il parle de la résilience des enfants. Sur le fumier de leur histoire tragique, Courgette et ses amis parviennent à faire éclore une irrépressible joie de vivre en dépit de tout. Leurs visages en pâte à modeler sont incroyablement expressifs; les maniérismes des personnages et le talent des jeunes comédiens qui leur prêtent leur voix les rendent extrêmement touchants. Je ne suis hélas pas certaine que dans la vraie vie, les petits Courgette rencontrent toujours des adultes aussi bienveillants que le personnel des Fontaines ou Raymond le policier moustachu. Mais comme la littérature, le cinéma sert aussi parfois à représenter les choses telles qu'on voudrait qu'elles soient. "Ma vie de Courgette": un film délicat et drôle, juste indispensable. 



vendredi 21 octobre 2016

La révision des 45000, épisode 1




Depuis le mois de février, je souffre de maux de ventre inexpliqués qui me donnent des angoisses terribles. Je devais de toute façon faire une coloscopie cette année (tous les 5 ans à partir de 40 ans quand on a un parent direct qui a eu un cancer du côlon), mais ma gastroentérologue a été en congé maladie pendant tout le premier semestre et je ne souhaitais pas voir quelqu'un d'autre. Par ailleurs, en septembre, une prise de sang a révélé une légère anémie et surtout une VS - vitesse de sédimentation, un indicateur d'inflammations internes - trois fois supérieure au taux acceptable. C'est peu dire que je balisais.

Bref, en l'espace d'une semaine, j'ai casé à la fois ma coloscopie, une seconde prise de sang et le rendez-vous de suivi chez mon généraliste - et tout à fait par hasard, mon détartrage annuel déjà programmé depuis le début de l'été. Je vais toujours chez l'ophtalmo en début d'année, et je n'ai pas eu envie de m'infliger un frottis chez la gynéco en plus de tout le reste. Mais quand même, la semaine s'annonçait chargée et plutôt stressante. Du coup, je me suis débrouillée pour n'avoir quasiment pas de travail à faire en parallèle et pour me caler quelques pauses sympas entre les rendez-vous médicaux. Puis j'ai pris mon courage à deux mains, mon billet de TGV entre les dents, et je suis descendue dans le sud pour la révision des 45000. 

Mercredi soir, donc, j'arrive à Monpatelin. Jeudi matin, en me rendant au village pour faire mes courses (du riz blanc, du jambon de Paris, du beurre et du fromage râpé qui constitueront mes seuls repas ce week-end - merci la préparation à la coloscopie...), je croise mon merveilleux généraliste dans la rue. Depuis plus de 15 ans que j'habite ici, ce n'était encore jamais arrivé. C'est sûrement un signe. "Ouais: le signe qu'il avait une visite à domicile dans le coin", lance, blasée, la partie rationnelle de mon esprit. Pfff, si on ne peut même plus s'imaginer que l'univers nous envoie des messages pour contrebalancer les heures sup de notre amygdale hyperactive, où va-t-on, je vous le demande.

En début d'après-midi, je me rends à la clinique pour la consultation anesthésie. La secrétaire est adorable et me promet d'essayer de me faire admettre le plus tard possible lundi (vu que je viens en bus, qu'il n'y en a qu'un toutes les heures et qu'il met 45 minutes depuis chez moi). Par contre, le docteur qui me reçoit m'ordonne deux fois de m'asseoir alors que je suis debout en train de sortir de mon sac les documents qu'il vient de me réclamer. Y'a le feu ou quoi? J'étais pourtant seule dans la salle d'attente. Il me demande si j'ai rempli le questionnaire vert. Je le lui remets.
- Tenez, j'ai aussi mon dernier bilan sanguin.
- Je m'en fous, c'est pour Mme X.
(Mme X: ma gastroentérologue. Se taper onze ans d'études pour mériter le titre de Dr. et se faire appeler "Madame" par un collègue. Les boules.)
- Mais il y avait marqué de l'apporter pour la consultation d'anesthésie.

L'anesthésiste fronce les sourcils d'un air irrité et, sans répondre, se saisit de mon questionnaire.
- Vous fumez?
- Non. C'est noté là.
(Moi aussi, je peux être désagréable.)
- Vous avez des appareils dentaires?
- Non plus, comme je l'ai indiqué.
- Vous avez déjà fait un AVC?
- Pas depuis que j'ai coché la case "non".

Après m'avoir fait répéter toutes les informations qu'il a sous le nez, il me demande si j'ai des questions.
- J'aimerais savoir pourquoi on ne m'a pas prescrit de douche à la Bétadine. J'avais dû en prendre une la dernière fois. Peut-être que ma gastroentérologue a oublié?
- Comment voulez-vous que je le sache?
- La secrétaire m'a dit qu'au cas où, vous pourriez m'en prescrire.
- C'est pas mon boulot. Autre chose?
- ...Euh, non.
- Ca fera 50€.
Il s'est écoulé royalement 4 minutes depuis mon entrée dans son bureau. J'espère que ce sera plutôt un(e) de ses collègues qui s'occupera de moi lundi.

(A suivre)

jeudi 20 octobre 2016

Ce que le blog me rapporte




"Le rose et le noir" soufflera sa douzième bougie au printemps prochain. Il n'a jamais été un "gros" blog, mais avec environ 1500 visites par jour ces cinq dernières années, je pense qu'on peut le qualifier de "moyen" en termes d'audience. S'il était positionné sur un créneau vendeur comme la mode ou la beauté, je serais régulièrement sollicitée par des marques. En l'état, c'est un fourre-tout dans lequel compte-rendus de brunchs, tests d'escape games, critiques d'expos et impressions de voyage se mélangent à des états d'âme pas toujours très gais. Pourtant, j'en retire quand même quelques avantages matériels...

La rémunération Google Ads: c'est une petite commission calculée en fonction du nombre de pages vues sur mon blog et du nombre de clics sur l'encart publicitaire situé dans ma colonne de droite. Chaque fois que le montant cumulé atteint ou dépasse 70€ un mois donné, Google effectue un virement sur mon compte bancaire à la fin du mois suivant. N'importe qui peut installer ça sur son blog à condition que celui-ci ait 6 mois d'existence. A l'heure actuelle, ça me rapporte dans les 200€ par an.

Les chèques-cadeaux Amazon: quand je parle d'un truc en vente sur Amazon (généralement un bouquin), j'inclus un lien affilié qui emmène mes lecteurs directement sur la fiche du produit concerné. Tout ce qu'ils achèteront durant cette visite sur Amazon - et pas seulement le produit en question - me rapportera une commission sous forme de chèque-cadeau. Là aussi, les montants s'accumulent sur mon compte, et lorsqu'ils atteignent ou dépassent 25€ un mois donné, Amazon m'envoie mon chèque-cadeau par mail deux mois plus tard. Je peux ensuite le dépenser pour acheter n'importe quoi sur leur site. Là encore, n'importe qui peut se créer un compte pour ensuite créer des liens affiliés et les inclure dans son blog. A l'heure actuelle, ça me rapporte dans les 300€ par an. 

Les avantages en nature: il arrive que des marques me sollicitent par mail; la plupart du temps, leur produit ne me correspond pas et je refuse leur offre. Parfois, je reçois tout de même des propositions super enthousiasmantes, comme l'an dernier quand Chouchou et moi avons pu aller tester gratuitement l'indoor skydiving à Charleroi grâce aux coffrets Bongo. Je suis également dans le carnet de contacts de plusieurs agences de relations publiques, dont une qui gère beaucoup d'événementiel lié à la bouffe sur Bruxelles - c'est comme ça que, cette année, j'ai été invitée à dîner chez Lasagna Tiramisù ou aux deux déjeuners presse de Sushi Shop (toujours accompagnés d'un bon-cadeau pour récupérer la box du moment en magasin), ainsi qu'à des tas d'autres trucs très alléchants mais pour lesquels je n'étais hélas pas disponible. 
A l'opposé, je n'hésite pas à solliciter moi-même des partenariats: en 2014 pour un essai de voiture électrique Zen Car, cette année pour différents escape games. J'envoie un mail en faisant état de mes statistiques et de mon intérêt pour leur produit, et je leur propose un test gratuit contre un article. Comme je cible bien, ça marche environ deux fois sur trois. 

Rien d'extraordinaire donc. Je n'ai ni l'envie ni la patience de monétiser réellement ce blog ou de le formater éditorialement pour le rendre plus vendeur. Je ne pourrai jamais m'arrêter de travailler pour vivre de ça, et les échanges humains restent clairement ma principale "récompense" - mais ma foi, ces petits cadeaux font toujours plaisir quand ils tombent!

mercredi 19 octobre 2016

Staying in love





Aujourd'hui, ça fait dix ans que Chouchou et moi sommes ensemble. C'est notre record à tous les deux, et j'avais toujours pensé qu'on ferait un truc grandiose pour fêter ça - et puis finalement, ce n'est pas possible pour de basses raisons matérielles. Mais tant pis. Si j'ai appris une chose pendant les dix années qui viennent de s'écouler, c'est bien qu'à partir du moment où le quotidien est chouette, je n'ai pas besoin de gestes extravagants pour marquer les grandes occasions. Et qu'a contrario, si le quotidien est morne, les gestes extravagants dans les grandes occasions ne suffiront jamais à compenser. Bien sûr, dans l'idéal, on aurait un chouette quotidien ET on ferait des trucs de fous pour marquer les anniversaires, mais ne soyons pas trop gourmands - l'insatisfaction chronique est le meilleur moyen de se rendre malheureux tout seul. 

Or donc, dix ans. Qui n'ont pas été une promenade bordée de rosiers en permanence, loin de là. A un moment, on s'est même retrouvés en thérapie de couple pendant quelques mois, et la dernière fois qu'on a envisagé une rupture, c'était pas plus tard que début août de l'an dernier. Il faut dire que Chouchou est le spécialiste des colères explosives et ravageuses (mais il se soigne), tandis que je suis la spécialiste de l'amputation immédiate et sans appel de toutes les choses et de tous les gens qui me font du mal (mais je me soigne aussi). Je ne sais pas ce qu'il dirait de son côté, mais moi, j'ai beaucoup évolué à son contact. Je suis devenue plus tolérante par rapport à un tas de choses; j'ai appris à lâcher prise sur ce qui était juste une préférence personnelle et non une nécessité absolue.

J'ai aussi découvert que parfois, remporter une discussion constitue une victoire nuisible à l'harmonie du couple - et que dans la plupart des cas, je préfère avoir la paix qu'avoir le dernier mot. Ce n'est pas un renoncement ou un ramollissement de ma part, juste une concession faite à la sérénité de notre foyer. Et ça en vaut la peine parce que Chouchou n'est pas un affreux macho qui en profite, par exemple, pour se décharger sur moi de toutes les tâches communes, mais une personne de grande bonne volonté. Il remarque mes efforts, et ça l'encourage à en faire aussi de son côté. Je crois que c'est à ça qu'on reconnaît une relation - amoureuse aussi bien qu'amicale ou professionnelle - qui en vaut la peine: au fait que l'énergie investie dedans crée un cercle vertueux et que les deux personnes concernées s'en trouvent plus heureuses.

Bref, ces dix ans ensemble, ça a été beaucoup de boulot. On a rencontré un tas de difficultés, comme tous les couples je suppose - des difficultés dont il n'est pas toujours socialement acceptable de parler et face auxquelles on se sent souvent très seul, très démuni. On a eu la chance d'être tous les deux extrêmement motivés pour les résoudre. De pouvoir s'appuyer sur un socle solide de valeurs (humanistes et scientifiques) communes. D'avoir un énorme plaisir à passer du temps ensemble même quand il nous arrive des mésaventures. D'être encore capables de discuter de choses sérieuses ou absurdes alors qu'on devrait dormir depuis belle lurette. De se faire beaucoup rire mutuellement. De savoir que chacun pourrait tout à fait se passer de l'autre, mais qu'il est mieux avec que sans. Un boulot gratifiant, donc, et que j'espère poursuivre le plus longtemps possible.

mardi 18 octobre 2016

[BRUXELLES] Escape hunt: Mystère au bar du canal




Il y a quelques mois, nous avions testé la salle "Kidnapping à l'opéra" d'Escape Hunt Bruxelles, et nous n'avions pas été emballés. Non que nous la trouvions mauvaise, mais elle nous paraissait un peu simple pour une énigme étiquetée "de niveau avancé". Beau joueur, le concepteur qui nous avait servi de maître de jeu ce jour-là nous avait proposé de revenir faire gratuitement leur prochaine salle une fois qu'elle serait prête. "Mystère au bar du canal" est disponible depuis début septembre, et nous avons eu le plaisir de la tester cet après-midi même.

Comme le nom de la salle l'indique, le décor est donc celui d'un bar où l'on joue au poker ou aux fléchettes et où l'on boit de la bière, beaucoup de bière! La mission des détectives est triple: trouver en quoi consiste le trafic auquel se livrent sur place trois individus peu scrupuleux, identifier les individus en question et, comme d'habitude, sortir de là en moins de soixante minutes. Le temps restant est indiqué sur un chrono, et si les joueurs piétinent, le maître de jeu leur téléphone pour leur fournir des indices oralement. 

Nous avons énormément apprécié la quasi-absence de cadenas à code (après deux douzaines d'escape games, c'est vraiment LE truc qu'on ne peut plus saquer, le degré zéro de l'originalité en matière d'énigmes). Très peu de fouille aussi: l'essentiel du scénario repose sur des mécanismes entièrement automatisés et souvent aussi inattendus qu'astucieux, jusqu'à celui qui commande la sortie de la pièce. Le niveau est plutôt élevé, d'ailleurs à deux, nous avons débordé de 3'39" sur le chrono - merci au sympathique maître de jeu qui nous a laissé terminer quand même pour le fun. 

En résumé, je conseille cette salle surtout aux gens qui, ayant déjà fait un ou deux escape games, sont à la recherche d'une expérience différente et/ou un peu plus ardue. A mon avis, une équipe de trois ou quatre personnes serait optimale. On appréciera aussi l'accueil toujours irréprochablement souriant, la magnifique et confortable salle de briefing/debriefing, les déguisements fournis pour la photo (même si nous n'en avons pas profité cette fois) et la petite boisson offerte à la fin. Escape Hunt Bruxelles dispose de trois scénarios de niveaux et de thèmes différents, jouables sur plusieurs salles chacun en simultané: parfait pour les team building ou les enterrements de vie de célibataire!




Rue de Livourne 13
1060 Bruxelles

lundi 17 octobre 2016

Les joies de la semaine #41




Lundi: mais qu'ils sont bons, ces scones au fromage de chez M&S! / le billet sur mon "Journal de santé physique et mentale" cité dans un article du Huffington Post

Mardi: j'ai réussi à faire la suspension hyper impressionnante où on se retrouve en écart facial à 1m50 du sol, et où on doit basculer en arrière et laisser le hamac se dérouler tout seul pour sortir / recevoir le texte de mes deux prochaines trads et pouvoir planifier mon boulot pour les cinq mois à venir / passé la barre des 800 likes sur la page Facebook du blog

Mercredi: DHL m'apporte un colis en provenance de l'usine Villars - encore une adorable attention signée Lady Pops / l'escape game nantais qui m'intéresse accepte le deal "une partie gratuite contre un article de blog"

Jeudi: mon billet du jour en petite Une Humeurs de HelloCoton / plutôt que de sortir dépenser des sous que je n'ai pas, rester sagement à la maison et prendre de l'avance dans mon boulot / un cours d'aerial yoga super intense avec Sash / de retour chez nous, manger le reste des lentilles d'hier en regardant ce formidable discours de Michelle Obama

Vendredi: un Skype pro plaisant avec Olivier / ressortir le délicieux "Neige blanche" de Lupicia

Samedi: brunch maison et traînage en pyjama jusqu'à quatre heures de l'après-midi / je crois que Jenny Lawson est mon âme soeur / cocktails de bienvenue pour Hylidae à La Machine

Dimanche: un temps très chaud et très ensoleillé pour la saison / une erreur dans la préparation, et mes petits gâteaux choco-matcha sont encore meilleurs que d'habitude / comme elle sent bon, la bougie Garden Sweet Pea de Yankee Candle! / première soupe de la saison (courgettes + Boursin au poivre) et plaid gris tout doux devant le pilote de "Timeless"

...et sans jour particulier: ces 23 bébés pandas / le chocolat au lait et au sel marin de Sicile de Marks & Spencer

dimanche 16 octobre 2016

"The Good Place"




Eleanor Shellstrop, qui vient de mourir, débarque au Bon Endroit. Dans ce paradis de poche réservé à l'élite de l'humanité, on ne trouve que des gens à la moralité sans tache, ayant oeuvré toute leur vie pour le bien commun. Les autres atterrissent au Mauvais Endroit, un lieu effrayant qui résonne de leurs hurlements. Le Bon Endroit est géré par son architecte Michael avec l'aide de Janet, une entité omnisciente qui a parfois un peu de mal à adopter un comportement humain. Ses occupants reçoivent un logis en tout point conforme à leurs goûts et sont appariés avec leur âme soeur. Pour Eleanor, il s'agit de Chidi, un professeur d'éthique sénégalais. Mais dès le lendemain de son arrivée, des incidents bizarres commencent à se produire au Bon Endroit. Car en réalité, il y a eu erreur sur la personne. Eleanor n'était pas une avocate qui se battait contre la peine de mort, comme Michael en est persuadé, mais une commerciale égoïste et dépourvue d'éthique qui passait son temps à mal se conduire avec tout son entourage. Pour ne pas être démasquée et envoyée au Mauvais Endroit, elle réclame l'aide de Chidi, qui tente de lui apprendre à devenir une personne décente...

C'est au sens le plus large que j'emploie le mot "paradis": dans "The good place", il n'est question d'aucune religion. D'ailleurs, les gens choisis par Michael ont des origines culturelles très variées. Par contre, ils sont tous jeunes, beaux et minces, parce qu'il ne faut pas non plus abuser de la diversité, et Michael et son assistante sont évidemment blancs comme des bidets. Quant aux couples d'âmes soeurs, j'attends encore d'en voir un qui ne soit pas hétéro. Et je trouve ça vraiment dommage, parce que la série possède par ailleurs une fraîcheur assez délirante qui me plaît beaucoup. Chaque épisode d'une grosse vingtaine de minutes se termine, comme "Alias" en son temps, par un cliffhanger qui fait le raccord direct avec le suivant. Bon, après, c'est de la pure comédie qui ne cherche pas vraiment à faire passer un quelconque message: juste à divertir. En ce qui me concerne, elle y parvient assez bien pour que j'espère sa reconduction l'année prochaine. 

jeudi 13 octobre 2016

La nuit je rame




5h10. Une unique et brève sonnerie de l'iPhone de Chouchou me réveille en sursaut. Je suis sûre que cet appareil me hait et a secrètement juré ma perte. Son propriétaire, bien entendu, continue à ronflouiller comme un bienheureux. 
Incapable de me rendormir, je suis une fois de plus assaillie par les idées noires que je parviens si difficilement à maintenir à distance le jour. La nuit est un immense lac noir; je dérive au milieu et ne vois la terre ferme nulle part. 
J'essaie de me concentrer sur mon "happy place", mon "safe place", comme dans cet exercice préconisé par les thérapeutes. Depuis toutes les années où je m'y projette régulièrement, je n'ai toujours pas résolu la question du placement des fenêtres entre les rayonnages de livres (car bien sûr, mon "happy place", mon "safe place" est une bibliothèque), ni décidé si je mettais une baignoire à pieds dans la mezzanine ou pas. Cette nuit, je suis plutôt contre. Juste un bureau adossé à la balustrade et une banquette avec des coussins sous la baie vitrée. 
Mais je n'arrive pas à fixer les images dans ma tête. Toujours mon esprit revient à des cabinets de spécialistes, des appareils à IRM, des radios pleine de taches suspectes, des annonces funestes, la nausée la fatigue écrasante les cheveux qui tombent la dépendance pour tout la vie qui fout le camp sans qu'on parvienne à la retenir.
Lundi, ça fera quatre ans que mon père est mort. Et je ne peux même pas dire que c'est pour ça que je ne parviens pas à retrouver le sommeil. Mes nuits ressemblent à ça en février aussi. 
Depuis hier j'ai en outre cette angoisse sourde de mes finances qui s'annoncent catastrophiques jusqu'à la fin de l'année et peu brillantes en 2017. J'ai beau me dire que c'est juste de l'argent et que je trouverai toujours un moyen de me débrouiller, ça vient s'ajouter au reste. Surtout à 5h42 du matin. 6h10. 6h37.
Je ferais peut-être mieux de me lever, me préparer un thé, attaquer ma journée de travail de bonne heure. Faire quelque chose de positif au lieu de rester là à me battre immobile et en silence de la façon la plus stupide, la moins spectaculaire qui soit. 
Quand je rouvre les yeux, il est 8h40. J'ai réussi à grappiller encore deux heures de sommeil, et le soleil brille. Allons, il ne tient qu'à moi que cette journée soit réussie. 

mardi 11 octobre 2016

L'hiver prosaïquement




Ca faisait déjà plusieurs années que je m'accommodais bien mieux de la soi-disant "mauvaise" saison, mais là, je suis carrément ravie de voir approcher l'hiver. Peut-être parce que la canicule de cet été a souvent été difficile à supporter. Peut-être parce que depuis quelques semaines, j'ai enfin trouvé une activité physique qui m'enthousiasme (et qui se calque sur le rythme scolaire). Peut-être parce que, pour la première fois depuis trois ans, j'ai prévu d'aller voir ma famille à Toulouse pendant les fêtes et que je compte déjà les jours. Ou peut-être tout simplement parce que plus je vieillis, plus je comprends, accepte et savoure la nature cyclique des choses. Malgré le réchauffement climatique, le passage des saisons reste un des rares repères immuables dont nous disposons, un précieux élément de stabilité dans un monde trop souvent chaotique à mon goût. 

Plus prosaïquement, je me réjouis à la perspective de...
- recommencer à porter ma collection de collants multicolores et à motifs
- étrenner enfin les deux paires de chaussures fermées achetées à la fin des dernières soldes d'hiver
- remettre du vernis à ongles foncé
- boire des litres et des litres de chocolat chaud
- lire dos au radiateur brûlant sur mon coussin de yoga
- dîner d'une soupe et de tartines
- découvrir la suite de mes séries coup de coeur de cet automne: "The good place" et "This is us"
- aller me coucher tôt le soir avec une bougie parfumée et un bouquin
- faire la grasse matinée sans scrupules le week-end
- préparer des brunchs à la maison 
- m'occuper un peu plus de mon intérieur 
- faire des gâteaux le dimanche après-midi
- regarder des séries ou des films blottie sous un plaid avec Chouchou
- avoir une parfaite excuse pour cocooner au lieu de me sentir obligée de sortir
- bosser d'arrache-pied en semaine et garnir mon compte en banque pour les dépenses à venir
- manger de la patate douce jaune qu'on trouve seulement dans mon sud-est natal
- être motivée pour tester des recettes délicieusement roboratives
- entamer deux nouveaux agendas début janvier
- profiter des soldes d'hiver pour m'offrir une ou deux grosses pièces un peu trop chères à la base
- tonifier ma silhouette grâce à l'aerial yoga avant le retour des vêtements légers
- voir les jours rallonger après les fêtes et anticiper le retour du printemps!

lundi 10 octobre 2016

Les joies de la semaine #40




Lundi: réussir à boucler ma journée de travail malgré une légère migraine et surtout une très grande fatigue / Chouchou prépare des röstis patate douce-poireau pour le dîner / nous aimons tous les deux énormément le series premiere de "This is us"

Mardi: après le cours d'aerial yoga, aller bouquiner avec une orange pressée chez Filigranes / préparer la première tarte pomme-rhubarbe de l'automne / Peter Bunzl reposte l'Instagram de @l_annexe dans lequel je montre son roman 

Mercredi: sur mon lit, me plonger dans "Nous sommes l'eau" pendant une pause déjeuner très ensoleillée / cette base de cake salé + les restes qui traînaient dans mon frigo = miam / aller au lit avant 21h avec un bout de chocolat suisse et une bougie parfumée & Other stories / délirer avec Marika et Lady Pops sur la page Facebook du groupe 30 Day Shred

Jeudi: merci au Carrefour Market d'Art-Lois d'être ouvert jusqu'à 20h / pendant une heure, le cours d'aerial yoga me fait oublier mes angoisses et habiter mon corps de manière positive

Vendredi: un petit goûter-lecture au café du M&S en passant faire des courses au food court / trouver chez Veritas des collants pile du rouge que je voulais / une boîte indienne à manger devant la suite de "The good place"

Samedi: oh, un nouvel album de Vincent Delerm! / "Le chant de mon père", belle découverte bédé au Centre Culturel Coréen / j'ai toujours une bonne tête sur les photos de dos / gros craquage au magasin de bougies parfumées Popcorn Store / lire "Les brumes de Sapa" avec une limonade chez Les gens que j'aime / four nettoyé et congélateur dégivré

Dimanche: la si jolie salle de l'Estaminet / en rentrant à la maison, mettre "Use your illusion II" à fond / tapis nettoyé / première séance de lecture dos au radiateur brûlant du couloir de la saison / très bon, le chocolat au lait au sel de mer sicilien M&S

...et sans jour particulier: avoir remplacé sans trop de souffrance le thé vert par du sobacha à partir de 14h / ce Tumblr Kaamelott + féminisme / mes nouveaux marque-pages magnétique Totoro / le Flow Mindfulness Workbook, super intéressant / la météo d'automne fraîche mais ensoleillée

dimanche 9 octobre 2016

Les brunchs du dimanche (43): L'Estaminet




C'est à Ness que nous devons la découverte de ce petit restaurant situé à Schaerbeek, un quartier où j'ai dû mettre les pieds trois fois en dix ans. Malgré la salle ravissante que l'on peut admirer en photo sur leur site, je ne me serais probablement pas traînée là-bas juste pour un goûter. Par contre, quand j'ai découvert qu'ils faisaient un brunch un dimanche par mois, je me suis empressée de réserver pour le prochain!






Une façade couverte de lierre, le soleil automnal qui se reflète sur la devanture; à l'intérieur, du bois partout, des fenêtres à croisillons donnant sur un jardin intérieur avec un bassin au milieu, un meuble orné de miroirs taillés en biseau, un vieux poste de radio dans un coin, une grappe de grosses suspensions en papier à l'entrée... Tout de suite, on tombe sous le charme du lieu. Des serveuses ultra souriantes nous apportent une orange pressée, nous demandent ce que nous voulons comme boissons chaudes (pour moi, ce sera un thé vert parfumé irrésistiblement baptisé "Le tango du cactus"), nous indiquent les buffets sucré et salé et nous informent que nous pouvons également réclamer des oeufs brouillés avec ou sans bacon qui seront préparés à la demande. 

Au buffet sucré, pas de mini-viennoiseries, mais un yaourt nature fabuleux et une compote de pommes délicieuses, du banana bread, des blondies, du muesli, de la pâte de speculoos, de la sauce caramel, de la confiture de rhubarbe. Au buffet salé, pas de plats chauds mais trois belles salades composées, une surprenante tartinade patate douce/lait de coco, du jambon cuit ou cru, un plateau de fromages qui méritent le détour, deux pains tout frais qui craquent sous la dent. Moins pléthorique que d'autres brunchs de notre connaissance, mais tout est d'excellente qualité (bio pour la plupart) et le prix reste abordable: 22€ boissons comprises. Bref, on vous le recommande! Et si vous habitez ou travaillez dans le quartier, vous pourrez y déguster un lunch léger de 12h à 15h en semaine. 






Chaussée de Haecht 147
1030 Bruxelles
Tel: 0498 59 72 27
Tram 93 arrêt Sainte-Marie
Prochains brunchs: 20 novembre, 11 décembre (sur réservation)

jeudi 6 octobre 2016

Flow Mindfulness Workbook




L'an dernier déjà, le magazine Flow avait consacré un numéro spécial en anglais à la découverte de la pleine conscience. Cet automne, il approfondit le sujet avec ce woorkbook, soit un cahier d'exercices pratiques sur le même thème. Celui-ci se décompose en 6 parties:
1. Pourquoi prenons-nous nos pensées tellement au sérieux?
2. Pourquoi sommes-nous toujours pressés?
3. Pourquoi ne parvenons-nous pas à être un peu plus gentils envers nous-mêmes?
4. Pourquoi les choses nouvelles nous font-elles aussi peur?
5. Pourquoi faut-il toujours que nous soyons heureux?
6. Pourquoi sommes-nous constamment occupés à "faire"? Ne pouvons-nous pas simplement "être"?

A l'intérieur de chacune de ces parties, on trouve:
- un article d'introduction qui explore le problème et propose une courte bibliographie
- des témoignages, dont celui d'un membre de la rédaction de Flow
- une liste de "trucs" pratiques
- les exercices de mise en application proprement dits
Et bien entendu, un numéro de Flow, fût-il un hors série, ne serait pas complet sans quelques goodies papier: ici, des cartes à détacher, des autocollants, des Post-It, un marque-page, un poster et un carnet de notes illustré.








Même en ayant déjà lu beaucoup de choses sur la pleine conscience, j'ai trouvé ce workbook particulièrement intéressant. Plusieurs articles m'ont beaucoup interpelée et fait réfléchir; je m'amuserai sûrement à faire l'exercice dessiné de la zone de confort, et il n'est pas impossible de que je mette à chercher des coeurs autour de moi pour les photographier; j'ai aussi envie de voir le film japonais "After life", de me plonger dans le blog de Fern Choonet et de lire les derniers bouquins de Ruby Wax. Et puis comme toujours, c'est un bel objet dont j'adore la maquette hyper lisible et bien organisée autant que les jolies photos et les illustrations colorées. Seul bémol: j'ai eu du mal à le trouver en librairie (j'ai fini par le dénicher chez W.H. Smith, à Paris, où il coûtait 19,99€), alors que les frais de port quand on commande sur le site de Flow ont de quoi décourager l'acheteur le plus motivé!

mercredi 5 octobre 2016

Journal de santé mentale et physique, mode d'emploi


Plusieurs d'entre vous ont manifesté de la curiosité vis-à-vis du "Journal de santé mentale et physique" que j'ai commencé à tenir voici quelques semaines, et je leur avais dit que j'écrirais un article dès que j'aurais un peu de recul. Chose promise, chose due!

Au départ, il y a les fichues angoisses qui me pourrissent la vie depuis 2008, et qui sont essentiellement des angoisses de santé: la peur de tomber gravement malade et de ne pas m'en apercevoir assez vite pour pouvoir me soigner. Chaque gargouillis inexpliqué de mon estomac fait partir mon imagination en vrille, créant dans ma tête des scènes d'annonces funestes, de procédures médicales douloureuses, de déchéance physique et d'adieux larmoyants à mes proches. C'est très, très pénible à vivre. J'ai essayé différentes formes de thérapie,  ce n'est absolument pas mon truc, et les médicaments m'abrutissent d'une façon détestable (même s'il m'arrive encore d'y recourir ponctuellement, quand c'est ça ou me jeter sous un train pour arrêter de penser). 

Donc, je me suis faite à l'idée que j'allais devoir vivre avec ces angoisses et trouver des moyens de les gérer le mieux possible entre deux examens préconisés par mon docteur pour vérifier que, non, aucun crabe n'est en train de me grignoter la plomberie. J'ai repéré que je flippais moins quand il faisait beau - on a toujours l'impression qu'il ne peut rien arriver de grave sous le soleil! - et surtout quand j'étais occupée à des choses qui m'intéressent. Mon cerveau n'est pas du tout multitâches; ou il apprécie ce que je suis en train de faire, ou il rumine des idées noires, jamais les deux en même temps. C'est l'une des raisons pour lesquelles je multiplie les activités, les sorties, les voyages et les objectifs, et pour lesquelles je m'intéresse tant à la pensée positive et notamment à la pleine conscience. 

Mais tout cela ne suffit pas. J'ai passé un printemps horrible cette année, et depuis fin août mes angoisses sont de nouveau très présentes. Alors, j'ai imaginé un outil qui me permettrait de repérer les facteurs aggravants et, a contrario, ceux qui m'aident à atténuer les crises. Dans un premier temps, j'ai décidé de cataloguer mes humeurs. En me basant sur le modèle du dessin animé "Inside out" ("Vice-versa" en VF), j'ai déterminé quatre grandes catégories dans lesquelles ranger mes émotions dominantes, et je leur ai attribué une couleur:
- ROSE pour les émotions positives: joie, bonheur, excitation, sérénité, mais aussi satisfaction tranquille (ce que je qualifierais d'humeur C+)
- BLEU pour les émotions négatives douces: ennui, nostalgie, tristesse, mais aussi insatisfaction tranquille (humeur C-)
- ROUGE pour les émotions négatives violentes: colère, irritation, frustration
- NOIR pour les angoisses et les douleurs physiques fortes (qui ne sont pas une émotion mais qui m'empêchent de ressentir quoi que ce soit d'autre)

Chaque soir, je me suis mise à résumer mon humeur du jour en pourcentages matérialisés par des petites cases d'un carnet à carreaux, sur le principe: une case = 10%, et en rangeant toujours les couleurs pertinentes dans l'ordre ci-dessus plutôt que dans l'ordre chronologique à l'intérieur de la journée, parce que ça permettait d'avoir une vue globale plus claire (mais peut-être que l'ordre chronologique m'aurait permis de me rendre compte que je suis plus vulnérable à certains moments de la journée... je ne sais pas, j'invente mon outil de travail au fur et à mesure!). Pour les mois de juillet et août, ça a donné ça:





A la fin de l'été, une fois mon système de Moodmapping (cartographie des humeurs) rôdé, j'ai décidé de prendre en compte tous les facteurs qui me semblaient susceptibles d'avoir une influence négative ou positive sur la survenance de mes angoisses. Pour l'instant, la liste est la suivante:
- W (travail): le nombre de pages que j'ai traduites ce jour-là, le R entouré d'un cercle indiquant une activité de relecture.
- L (Lutényl): les hormones que je prends pour soigner mon endométriose, selon un cycle identique à celui de la pilule contraceptive, soit avec une semaine d'arrêt par mois
- S (santé): les petits bobos du quotidien - M pour une migraine, V pour des maux de ventre, T pour des tremblements...
- C (compléments alimentaires): je prends pour l'instant de la vitamine D une fois par mois, et je tente actuellement une cure de magnésium qui semble avoir presque supprimé mon problème de tremblements; si le fait d 'avoir diminué ma consommation de thé ne suffit pas à remédier à ma légère anémie actuelle, j'ajouterai peut-être des comprimés de fer
- M (médicaments): les seuls que je prends occasionnellement sont du Xanax et du Doliprane
- T (thé) : nombre de tasses bues dans la journée, depuis que mon anémie a été détectée
- F (fitness): mes activités physiques autres que la marche - pour l'instant, juste de l'aerial yoga, mais ça peut évoluer
Et en bas de page, je note tout ce qui a trait à mon suivi médical puisque mes angoisses portent sur ma santé. Pour le mois de septembre, voici ce que ça donne:




J'étais toute fière de ma petite invention, me disant que si j'avais eu cette idée à l'époque où je souffrais d'insomnies, j'aurais peut-être repéré bien plus vite les facteurs qui m'aidaient à m'endormir dans un délai raisonnable! Puis je suis tombée sur cet article et je me suis rendu compte que quelqu'un d'autre avait eu sensiblement la même idée avant moi. Oh well.

mardi 4 octobre 2016

[TOULOUSE] Mystery escape: La prophétie maya




Quand un escape game parisien m'invite à tester un de ses deux scénarios, qu'est-ce que je fais? Je me dépêche de monter une équipe avec les suspects habituels, je réserve des billets de Thalys et surtout, surtout, je ne regarde pas le trailer pour ne pas me spoiler: le nom, "La prophétie maya", me semble déjà assez parlant. Le jour convenu (et l'estomac préalablement lesté d'un brunch copieux), nous nous rendons chez Mystery Escape qui nous confie une mission très simple: sauver le monde en une heure. C'est toujours agréable de savoir qu'on ne s'est pas arraché à son lit pour des prunes un dimanche! Nous voici donc enfermés dans un temple avec une lettre du célèbre Pr. Harrison qui nous a précédés en ces lieux et qui, avant de disparaître, a eu la bonté de nous laisser un alphabet français-maya... 

Une fois à l'intérieur, nous constatons que le thème maya est bien respecté d'un bout à l'autre du jeu, avec une décoration assez recherchée et de nombreux clins d'oeil à des films d'aventure hyper connus. Chouchou et moi avons un peu de mal avec l'éclairage tamisé: sans nos lunettes pour voir de près, impossible de manipuler correctement les quelques cadenas ou de déchiffrer les inscriptions les plus petites. Heureusement que nous avons deux coéquipières encore dans la trentaine et sans problèmes de vue! Du coup, je me concentre sur les "gros" éléments. Petite originalité: ici, les indices sont annoncés par un grondement de tonnerre et communiqués par la voix grave d'un soi-disant dieu. Les énigmes sont assez complexes pour nous donner du fil à retordre malgré notre expérience, et j'ai l'impression que nous perdons beaucoup de temps sur certaines - mais en fait, pas tant que ça, puisque nous réussissons à sortir à 3'56" de la fin. Je dirais que contrairement à certains scénarios que nous avons pu tester ces derniers mois, même des escapers chevronnés prendront plaisir à jouer ce scénario doté d'une fin grandiose à souhait. 

Mystery Escape possède cinq salles "La prophétie maya", de sorte qu'il est possible de faire jouer jusqu'à 25 personnes en simultané (super pratique pour le team building, les enterrements de vie de garçon/jeune fille, etc). A la fin, les participants reçoivent un tirage de leur photo d'équipe, une attention toute bête mais très sympa à laquelle nous n'avions encore jamais eu droit ailleurs. Un autre scénario, "Le mystère du manoir", existe en quatre exemplaires dans des locaux séparés. 

La prophétie maya:
2 rue Léon Jost
75017 Paris
Métro Courcelles
Le mystère du manoir:
50 rue de Monceau 
75008 Paris
Métro Monceau

lundi 3 octobre 2016

Les joies de la semaine #39




Lundi: commencer la traduction d'un thriller australien primé / en attendant le retour de Chouchou, préparer des petits gâteaux matcha-chocolat 

Mardi: mon 2ème cours d'aerial yoga m'éclate encore plus que le premier / un déjeuner-lecture tardif au Peck 20 / une petite promenade digestive par une belle journée de début d'automne

Mercredi: le mignon manteau bleu pétrole repéré sur La Redoute est de nouveau disponible dans ma taille et à -40% / la jupe Cop Copine commandée sur internet est magnifique et, contrairement à ce que je craignais, elle me va super bien / pour une fois, c'est très calme chez Wakko / spaghetti ail-citron devant le season premiere de "The Big Bang Theory"

Jeudi: avoir de délicieux restes de la veille pour le midi / je veux vivre à jamais dans les pages de "How to find love in a bookshop" / pleiiiiiin de postures d'inversion au cours d'aerial yoga - il y en a même une qui s'appelle Batman!

Vendredi: quand soudain apparaît sur mon compte un virement de droits d'auteur que je n'attendais pas du tout / préparer le week-end à Paris sur une base "bouffe + librairies"

Samedi: l'hôtel Richmond choisi un peu au hasard était une très bonne pioche / trouver du sobacha chez Kioko - et aussi des petits sablés rigolos en forme de panda / au 108 Café, brunch en amoureux au milieu des livres / W.H. Smith vend le Mindfulness Workbook de Flow que je cherchais vainement depuis sa sortie / "c'est bon, on a vu tout ce qui m'intéressait, on peut y aller" (Chouchou, après deux heures de supplice au musée d'Orsay) / le jus pomme-citron-concombre du Café Pinson

Dimanche: chouette brunch avec Fraise, Eve, Hélie, les boulangers et leur chocolatine au Brooklyn Café / réussir à sauver le monde de la prophétie maya en 56'04" / très intéressante expo de Liv Strömquist à l'institut suédois / se goinfrer de mauvais bentos dans le Thalys du retour

...et sans jour particulier: ressortir mon joli manteau de mi-saison bleu et le magnifique foulard à renards reçu lors du dernier swap de Noël d'Oh Comely

dimanche 2 octobre 2016

Envies d'octobre




...aller voir "Miss Peregrine et les enfants particuliers" au cinéma
...essayer les séries "This is us" et "Don't trust the b... in apartment 23"
...me plonger dans le premier tome des "Cazalet chronicles"
...bruncher à l'Estaminet
...me muscler un peu les bras pour moins souffrir à l'aerial yoga
...chercher un escape game sympa à Nantes
(+ demander à O&L et son homme si ça les tenterait)
...faire un tour sur le carrousel des mondes marins
...respecter strictement mon budget loisirs
...investir dans un déshumidificateur
...passer chez Unami pour m'acheter du sobacha nature
...entendre ma gastroentérologue me dire "RAS" en émergeant de l'anesthésie
...récupérer un bilan sanguin nickel
...me réjouir d'avoir déjà passé dix ans avec Chouchou, et espérer le meilleur pour les dix prochains