dimanche 4 octobre 2015

Budapest, jour 1: mojito au gin et addition délirante


Pour ne pas devoir nous lever aux aurores (et risquer de passer une nuit blanche à cause de la peur de louper le réveil, en ce qui me concerne), nous avons opté pour un vol Brussels Airlines dans l'après-midi. Ca nous fait perdre une demi-journée de vacances mais c'est bien plus agréable. Comme nous avons pris des billets Check & Go, nous n'avons qu'un bagage cabine chacun et nos cartes d'embarquement ont été imprimées à la maison; il s'écoule donc moins d'un quart d'heure entre le moment où nous descendons de la navette à Zaventem et celui où nous atteignons notre porte d'embarquement. Du jamais vu. 




Le vol se passe sans incident - ce qui, mis à part "on a été upgradés en classe affaires" sur un long courrier, est à peu près ce qu'on peut dire de mieux au sujet d'un voyage en avion. Je m'occupe en finalisant notre planning de vacances puis en entamant l'unique bouquin que j'ai emporté. A notre arrivée à Budapest, je change 150€ que j'avais pris la précaution d'emporter au cas où ma Visa ne fonctionnerait pas dans les distributeurs; puis nous allons acheter des tickets pour le bus 200E qui nous amènera au terminus sud de la ligne 3 du métro. A noter: ici, pas de correspondance permise; on doit valider un nouveau ticket à chaque fois qu'on change de moyen de transport en commun. Du coup, pour les gens qui contrairement à nous n'aiment pas trop marcher, mieux vaut prendre une travel card avec trajets illimités. 




Le métro est une vraie antiquité, j'ai l'impression d'avoir remonté le temps jusque dans les années 50. Nous en sortons à Nyugati Palyaudvar et, de là, marchons une petite dizaine de minutes jusqu'à l'appartement que nous avons loué sur Airbnb. La propriétaire nous attend et nous fait visiter les lieux. Pas de mauvaise surprise par rapport aux photos vues sur le site; c'est même un peu plus grand que je ne l'imaginais, et la déco est franchement délirante. J'adore celle de la cuisine et trouve celle de la salle de bain un poil cauchemardesque. Je n'aimerais pas habiter ici en permanence, mais pour une semaine, ce sera très fun! 






Après nous être installés, nous sortons et, bien que mal d'échoppes de nourriture soient ouvertes en ce dimanche soir, nous nous dirigeons vers le Hard Rock Café qui est souvent mon premier point de chute en vacances, quand je n'ai pas encore repéré de restaurants locaux qui me tentent. Comme il se trouve à vingt bonnes minutes de marche, cela nous donne un premier aperçu du quartier. Nous passons notamment devant la basilique Saint-Etienne et près d'une grande roue sur laquelle je me promets de revenir faire un tour en journée. 






Le Hard Rock Café de Budapest se trouve en sous-sol. Ce n'est pas la plus belle salle que j'ai vue dans cette chaîne, mais pas la plus moche non plus, et la musique qu'ils passent ce soir est vraiment excellente. Je commande un Magical Mystery Mojito à base de... gin, à ma grande surprise. Mais je le trouve très bon, et le premier cocktail des vacances, ça fait forcément du bien. Je pensais prendre le burger végétarien ou la Cobb salad; en fin de compte, je me laisse tenter par un savoureux Hickory chicken burger. Nous passons un moment agréable, un peu gâché toutefois par l'arrivée de l'addition. Presque 50€ (10% de service inclus) pour un cocktail, un tonic, deux burgers et une glace vanille, à Budapest, c'est carrément outrancier. C'est le problème du Hard Rock Café: les prix sont plus ou moins les mêmes partout dans le monde, et dans les pays à monnaie faible, ça revient deux ou trois fois plus cher de manger là que dans un établissement local qui sert le même genre de plats. Un peu agacée, je renonce à faire l'emplette du T-shirt Imagine Dragons repéré dans la boutique en arrivant. De toute façon, c'est un modèle pour hommes, parce que leurs modèles pour femmes sont généralement roses et/ou plein de paillettes. Grmbl. 

Nous rentrons à pied pour digérer. Je passe malheureusement une très mauvaise nuit: réveillée vers 3 heures du matin par une combinaison de ronflements de Chouchou, de troubles digestifs et de chaleur insensée dans la mezzanine où se trouve notre lit, je ne parviens à me rendormir que vers 7h30 après avoir déménagé sur le canapé du rez-de-chaussée... dix minutes avant que Chouchou ne m'arrache à un rêve bizarre en descendant aux toilettes. Mais d'où sortait ce mini-mouton sans yeux à bec d'ornithorynque? 

4 commentaires:

Kenza a dit…

Je tombe sur ton article par hasard et voudrais apporter des précisions : les correspondance sont autorisées dans les mêmes moyens de transport (bus-bus, métro-métro tram-tram) et même bus-tram il me semble. Quant au Hard Rock Café… sur BP un mojito coûte entre 500 et 1500 huf en moyenne… Manger dans une chaîne pour 50 euros, c'est vraiment dommage !

Lorelei a dit…

merci de nous faire partager les souvenirs de ton voyage, je ne connais pas du tout budapest! eh oui la déco est incroyable (oula la salle de bains, ça fait mal aux yeux un peu quand même lol)
bizzz

fedora a dit…

A mon humble avis, il doit sortir de la salle de bain ;);)

anneso a dit…

Jésus-Marie-Joseph-Seigneur-Dieu,la SALLE DE BAINS,quelle horreur!!!