mardi 15 septembre 2015

"Mr. Robot"


Sociopathe dépressif à tendance paranoïaque, Elliot Alderson travaille comme ingénieur dans une société de sécurité informatique appelée Allsafe Security. Il vit seul, ne fréquente personne d'autre que son amie d'enfance Angela et se drogue à la morphine pour ne pas perdre complètement pied. Il a également pris l'habitude de pirater son entourage et, selon ce qu'il découvre, d'agir en cyber-justicier. Un jour, il rencontre dans le métro un anarchiste connu sous le pseudonyme de "Mr. Robot", qui souhaite le recruter pour la mystérieuse fsociety dont l'objectif est de dynamiter l'économie en détruisant les infrastructures des plus grosses banques et entreprises du monde...

Nous avons dévoré cette série aussi originale qu'haletante dont la première saison comporte 10 épisodes de 45 minutes chacun. Foutre le capitalisme en l'air grâce à un immense plantage informatique, c'est un peu ce que je rêverais de faire si je n'étais pas du genre à galérer pour effectuer une pauvre mise à jour sur mon MacBook. Du coup, même si je n'ai pas toujours compris les détails de certaines opérations, j'ai pris énormément de plaisir à plonger dans l'atmosphère de guérilla technologique de "Mr. Robot", mais aussi à tenter de comprendre ce qui se passe dans l'esprit malade de son héros - l'archétype du narrateur pas fiable. S'il me semble qu'on voit venir d'assez loin la principale révélation de cette première saison, plusieurs autres événements m'ont cueillie par surprise, et jamais de façon plaisante. 

Le seul reproche que je ferais à la série, c'est que je n'ai réussi à m'attacher à aucun de ses personnages. Il n'y en a guère que deux que je trouve sympathiques et dont le sort m'importe vaguement: le patron d'Allsafe et la psy d'Elliot, deux êtres décents victimes d'une situation qui les dépasse. Tous les autres m'apparaissent comme de simples pions sur l'échiquier d'une partie dont le spectateur ne connaît ni les règles ni même les joueurs. Intellectuellement, c'est très stimulant; humainement, ça reste froid et sans accroche. Mais il est rare d'obtenir les deux choses à la fois, et cet été, j'ai déjà vu "Sense8" qui a amplement satisfait au second critère. Sur le premier tout au moins, "Mr. Robot" est carrément brillant.




1 commentaire:

fedora a dit…

Sense8 et Mister Robot : 2 séries de qualité que j'ai dévorées...