mardi 25 août 2015

"The Astronaut Wives Club"


Basée sur les mémoires de Lily Koppel, cette série d'une seule saison, comportant 10 épisodes de 40 minutes chacun, raconte la conquête de l'espace par les Américains entre 1961 et le début des années 70, mais du point de vue des femmes d'astronautes. Les sept héroïnes initiales sont mariées avec les membres du groupe Mercury, chargé d'effectuer les premiers vols en orbite autour de la Terre. Très différentes les unes des autres, elles vont pourtant affronter ensemble la pression que les médias et la NASA placent sur elles, la peur que leur mari ait un accident durant une mission, les tâches domestiques et l'éducation des enfants qu'elles devront souvent gérer seules - le tout sans jamais se plaindre. Malgré certaines frictions initiales dues à des incompatibilités de caractère et de points de vue, elles développeront au fil des ans une amitié et une solidarité indéfectibles qui les rendront plus fortes et les aideront à faire face à bien des tragédies...

J'avoue: si j'ai regardé cette série, c'est parce que je n'avais pas grand-chose d'autre à me mettre sous la dent en cette période estivale. Je me disais qu'au pire, je pourrais admirer la mode et les intérieurs 60's tout en apprenant deux ou trois trucs sur la conquête de l'espace, un sujet qui ne m'a jamais follement passionnée. Et j'ai bien failli lâcher durant les premiers épisodes, où les luttes des femmes d'astronautes paraissent ridiculement inconséquentes. On peine d'autant plus à se soucier de leur sort que la période couverte étant assez longue, les événements s'enchaînent très vite sans accorder beaucoup de temps d'écran à chacune - tendance qui s'accentue lorsque les épouses du groupe Gemini entrent en scène à leur tour.

Puis arrive l'épisode 5 qui montre l'action en justice intentée pour forcer la NASA à accepter les femmes dans les rangs des astronautes. Et à partir de là, la série devient vraiment intéressante, avec bien entendu un fort accent sur l'évolution de la condition féminine, une évocation (brève, mais ce n'était pas le sujet) des inégalités de traitement dont sont victimes les Noirs, quelques passages très émouvants et d'autres plutôt audacieux qui surprennent beaucoup. Je me suis particulièrement attachée aux personnages de Rene et de Trudy, les deux héroïnes les plus indépendantes qui souhaitent se réaliser professionnellement elles aussi et se heurtent sans cesse au machisme de l'époque. Malgré les jolies robes - qui le sont d'ailleurs de moins en moins à l'approche des années 70, cette décennie sinistrée de la mode -, je n'aurais du tout aimé vivre à cette période et me voir cantonnée de force à un rôle de femme au foyer, sommée par l'employeur de mon mari de ne pas contrarier Choupinet, d'ouvrir les cuisses chaque fois qu'il le réclame et de lui faire un sandwich post-coïtal pour le récompenser de ses efforts. Heureusement, les femmes d'astronautes profitent de leur situation pour faire avancer les choses, et au final, on ne peut que les soutenir à 100%.




3 commentaires:

Laura a dit…

Je découvre grâce à toi cette série qui m'a l'air faites pour moi (années 60, émancipation féminine, conquête spatiale,...), merci !
Et, bien sûr, alors que j'en parle à mon chéri il me répond "ah moi je savais !"...

ARMALITE a dit…

Et il n'a rien dit? Le fourbe. Privé de dessert.

Céline a dit…

Bonsoir! J'ai commencé grâce à ton post (juste 2 épisodes pour l'instant), merci pour la découverte. 😉