lundi 30 mars 2015

Les brèves de la semaine #13




- Lundi matin, les peintres attaquent la rénovation des couloirs de ma résidence. Ils écoutent NRJ à fond, sifflent sur les chansons anglaises et chantent à tue-tête d'une voix de fausset sur les chansons françaises. Moi, je suis en bouclage d'une trad pénible. Jamais je n'aurais cru qu'un jour, je haïrais autant "Mon fils ma bataille".

- En fin d'après-midi, je descends les voir parce que j'ai été désignée volontaire par la copropriété pour choisir les couleurs. Ce sont deux hipsters barbus aux allures de pâtres grecs, complètement sublimes avec leur combi pleine de taches. Subitement, je me sens BEAUCOUP mieux disposée à leur égard (tant qu'ils ne réattaquent pas le répertoire de Balavoine).

- Gentille attention de mon amie Isa: un paquet de Tamaryokucha envoyé en Colissimo pour mon anniversaire. Afin de le tester, je sors une de mes théières de collection, une fonte turquoise ornée d'un motif vagues façon Hokusai. Chouchou et moi nous régalons.

- Le crowdfunding pour la 7ème édition de L'Appel de Cthulhu, dont l'objectif initial était de 10 000€, clôture à... 400 000 et des poussières! Les rôlistes doivent être plus nombreux que je ne le soupçonnais.

- Mercredi en début d'après-midi, les odeurs de peinture filtrant par ma porte entrouverte déclenchent une de ces migraines qui me donnent envie de pleurer et de vomir en même temps. Encore 120 feuillets à relire. Pitié, achevez-moi. Quand j'appuie sur la touche "envoi" du mail à mon éditrice, le soir, je n'ai même pas la force de faire ma danse de la joie habituelle. C'est le deuxième jour d'affilée que je sèche Jillian pour cause d'épuisement physique et moral.

- Après une belle journée jeudi, vendredi se ligue avec lui-même pour me contrarier: TGV en retard de plus d'une demi-heure, musiciens ultra-bruyants et malodorants à 5 cm de nous et de nos grosses valises dans le métro, pas la moindre feuille de papier toilette dans notre appart Airbnb (ce dont je m'aperçois bien entendu, euh, trop tard), mauvais repas asiatique englouti en vitesse à 14h30, expo Bowie insupportablement mondue, audioguidée, foisonnante et pourtant incomplète (de mon seul avis: Chouchou et tous les autres gens de notre connaissance qui y sont allés ont adoré)...

- Heureusement, les cocktails avec Kleo au Prescription Cocktail Club sauvent la soirée. Je découvre le mojito royal avec délice, et reçois une carte Georges-Arthur coiffé d'un chapeau à paillettes ainsi qu'une ravissante étiquette à bagages renard.

- Samedi, après le resto italien avec les VIP et avant d'aller retrouver Fanfan pour un goûter au 13 a baker's dozen, nous décidons de passer à Belleville afin de photographier le street art de la rue Dénoyez. Juste avant de sortir du métro, je me plante devant un plan pour calculer combien de temps nous mettrons ensuite à nous rapatrier sur Saint-Germain. "OK, il faudra repartir au plus tard à 15h45. Quelle heure tu as, Chouchou?" "15h59." Oups. Le temps passe vite quand on est en bonne compagnie.

- Je n'aurais jamais cru que Fanfan deviendrait papa un jour. Adorable blondinette à zyeux bleus, teint de porcelaine et joues rondes, sa petite Jeanne de 15 mois ne ressemble en rien à son papa très brun, très mat et très sec. La vie ne cessera jamais de me surprendre!

- Dimanche, avec le passage à l'heure d'été, le réveil pique un peu. Mais le brunch à l'Arrosoir est une vraie réussite. Fraise des bois fait la connaissance d'Ando et de Hélie; comme je m'en doutais, le courant semble bien passer entre elles, et on continue à se marrer comme des baleines longtemps après que le serveur a débarrassé nos assiettes et que Chouchou est parti voir l'expo Aardman chez Art Ludique.

- Le service au Thé des écrivains n'est pas top du tout cette fois, et la géocache de l'Hôtel de Sully se refuse obstinément à nous. Je me console avec 200g de thé chez Dammann Frères et une paire de ballerines à paillettes roses chez KarlMarcJohn. Avec un manga acheté chez Album et un roman anglais en provenance de Shakespeare & Co, ce seront mes seuls achats du week-end. Si on m'avait dit ça il y a dix ans...

- J'ai déjà mentionné à quel point c'est chouette, le Thalys en 1ère classe? Entre la presse et le wifi gratuits, plus le plateau-repas délicieux suivi de thé ou café à volonté, les 20€ de supplément sont vite amortis!

- Quand nous arrivons à Bruxelles vers 21h, l'appartement est glacial, et j'ai une montagne de boulot à abattre dans les trois semaines qui suivent. Mais je suis ravie de mes 4 jours d'anniversaire.

Bonne semaine à tous.

9 commentaires:

fedora a dit…

Et avec l'Eurostar, la première classe, c'est le même combat ! Pour la différence de prix, le choix du confort est très vite fait :)

Isabelle Pernot a dit…

J'aurais bien aimé croisé tes pâtres grecs (l'anecdote m'a bien fait rire) et je suis contente que le thé te plaise :)

Mojito Cerise a dit…

Tu m'as bien fais rire avec tes ouvriers qui chantent Balavoine ! :-) Bonne semaine, Armalite !

shermane a dit…

Bon anniversaire !
(tu trouveras peut-être ma carte le mois prochain, peut-être pas, les joies de La Poste)

Gloups pour Le Thé des Écrivains, je me disais que ça faisait longtemps justement... Leur brunch japonais me fait rêver mais existe-t-il pour de vrai ?

ARMALITE a dit…

Ta carte d'anniversaire? Je t'ai dit que je l'avais reçue, rappelle-toi, dans notre dernier échange de mails :-)

FraiseDesBois a dit…

Des baleines repues :)

Tasha a dit…

Oui, le Thalys en première classe, c'est le bonheur! Je vais tester pour la première fois en avril l'Eurostar en première aussi, j'ai hâte! Et comme toi, j'ai des montagnes de boulot en avril (et en mai...). Bon retour!

Anonyme a dit…

Tu as bien fait de prendre la rue Dénoyer en photo, tout va être détruit prochainement...
Enfin, si les artistes n'ont pas gain de cause !
Fatima

ARMALITE a dit…

Ben non, du coup, vu qu'on était déjà en retard, on a repris direct le métro dans l'autre sens sans même sortir de la station Belleville, donc on n'a rien vu et encore moins photographié!