jeudi 12 février 2015

"Le sourire des femmes"


"Le hasard n'existe pas. Aurélie, jeune propriétaire d'un restaurant parisien, en est convaincue depuis qu'un roman lui a redonné goût à la vie après un chagrin d'amour. A sa grande surprise, l'héroïne du livre lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Intriguée, elle décide d'entrer en contact avec l'auteur, un énigmatique collectionneurs de voitures anciennes qui vit reclus dans son cottage, en Angleterre. Mais l'éditeur du romancier ne va pas lui faciliter la tâche... Au sein d'un Paris pittoresque et gourmet, "Le sourire des femmes" nous offre une comédie romantique moderne, non sans un zeste de magie et d'enchantement."

Après une succession de romans très bons mais passablement déprimants, je cherchais une lecture légère et agréable, un bouquin dans lequel je me plongerais avec délices et que je refermerais sourire aux lèvres. Auréolé d'un Prix des Lecteurs, "Le sourire des femmes" semblait remplir parfaitement mon cahier des charges. Et au début, je l'ai adoré sans réserve pour une multitude de raisons. D'abord, le style fluide, ni trop précieux ni trop familier, aux antipodes de ce que j'appelle "l'écriture Cosmo" - un ramassis de clichés sur la féminité et les rapports entre les deux sexes, assenés avec une fausse connivence qui m'est insupportable. Ici, rien de tel. L'auteur ne prend pas sa lectrice pour une pintade, et il émaille sa narration de références  culturelles judicieusement choisies. Premier bon point pour lui. Ensuite, il sait exploiter l'atmosphère romanesque bien qu'un peu déprimante de Paris en novembre pour mettre en scène une héroïne qui inspire immédiatement la sympathie: elle vient de perdre son père, son mec la plaque comme un parfait goujat, sa meilleure amie adepte de la bienveillance dure la bouscule inutilement... Mais comment ne pas aimer une fille qui flashe sur un parapluie à pois ou un manteau rouge et collectionne les pensées sous forme de petits papiers épinglés aux murs de sa chambre? Enfin, la peinture du milieu de l'édition, pleine d'humour et de tendresse, m'a rappelé combien j'étais chanceuse de travailler dans ce secteur.

J'étais donc prête à faire une critique dithyrambique de ce roman, et puis... mon enthousiasme est quelque peu retombé en chemin, au fur et à mesure que l'intrigue devenait prévisible jusque dans ses moindres détails et que la prometteuse Aurélie se comportait de manière de plus en plus sotte. J'ai regretté que le filon culinaire ne soit pas exploité davantage malgré la présence de quelques recettes en fin de livre, et que l'imbroglio amoureux occulte tous les autres à-côtés alléchants qui auraient pu étoffer l'histoire. J'ai quand même terminé ma lecture très vite, et elle a été agréable dans l'ensemble, mais j'avoue que j'espérais mieux au départ.

1 commentaire:

Bee a dit…

Moi aussi, je l'ai trouvée désespérément de plus en plus sotte... Elle comprend vraiment rien à rien :-) Mais lecture agréable tout de même, oui :-)Assez d'accord avec ta critique, comme toujours.