lundi 5 janvier 2015

[PORTO] Et finir 2014 sur un moment parfait




La journée de la veille avait été un peu éprouvante, à la fois moralement et physiquement. Alors, le 31 décembre, j'ai eu envie d'une promenade toute simple, sans escaliers interminables à monter et à descendre, sans plan à consulter à tous les carrefours, sans musées difficiles d'accès et parfois décevants. J'ai dit à Chouchou: "Viens, on va voir la mer."

Ce matin-là, nous nous sommes préparés sans nous presser et nous avons été prendre le tram n°1, dont le terminus se situait à deux cents mètres de notre appartement airBnB et qui affichait un départ toutes les demi-heures à partir de 10h. Nous avons donné 5€ au conducteur et sommes allés nous asseoir sur une banquette dans le fond. Puis nous nous sommes laissés conduire à la folle vitesse de 30 km/heure le long de l'embouchure du Douro et jusqu'au quartier de Foz, que nous avons atteint un quart d'heure plus tard.






Il faisait doux et il n'y avait pas de vent, le temps idéal pour une promenade sur la plage. Et bien que j'aie le mal de mer et que je déteste me baigner ou me faire bronzer, je connais peu de bruits aussi apaisants que celui du ressac, peu d'odeurs aussi vivifiantes que celles de l'iode, peu de spectacles aussi inspirants que celui d'un horizon complètement ouvert.






Après avoir trouvé une première géocache sous un escalier et en avoir vainement cherché une deuxième dans un parc public désert, mais dont le système d'irrigation du XIXème a refusé de nous livrer ses secrets, nous nous sommes arrêtés pour déjeuner dans un restaurant recommandé par le Cartoville local: le Praia da Luz, du nom de la plage sur laquelle il se situe. Sa terrasse moins surélevée que celle des établissements voisins nous a permis de nous installer presque sur le sable, face à la mer.

En attendant l'arrivée de notre repas, j'ai continué l'excellent bouquin commencé l'avant-veille tandis que Chouchou mitraillait en rafale les vagues qui venaient se briser sur les rochers juste devant nous. J'ai siroté un verre de vin du Douro avec un sentiment de profonde plénitude, et la conscience de vivre un moment parfait avec ma personne préférée au monde. A cet instant, je n'aurais voulu être nulle part ailleurs et surtout avec personne d'autre. 





Après ça, nous avons fait une petite séance photo "course sur la plage en hiver", puis continué à remonter la côte jusqu'au site d'une troisième géocache planquée dans un arbre. Satisfaits, nous avons tranquillement rebroussé chemin jusqu'au terminus du tram pour regagner le centre-ville. 2014 se terminait sur une note sereine, la meilleure possible. 






1 commentaire:

Jeanne Blue a dit…

Rien à ajouter, juste parfait!