lundi 8 décembre 2014

Le lundi où j'aimerais bien être aussi efficace tous les jours




Hier soir, Chouchou m'a fait jouer à "The room" sur son iPad, et j'ai largement dépassé mon heure de coucher prévisionnelle sans m'en rendre compte. Juste avant de me réveiller, je rêve qu'une lectrice m'offre des chaussons en forme de panda (ceci n'est pas un désir inconscient et encore moins un appel au peuple). J'ouvre un oeil une minute avant que mon simulateur d'aube ne se mette à sonner. A 8h45, je commence à bosser. A 12h30, j'ai fini mon quota de pages de la journée, et je pense avoir très bien travaillé de surcroît. Je me sens tellement efficace que je me demande si, au lieu de traduire égoïstement, je ne devrais pas m'attaquer à la résolution d'un vrai problème, genre les réfugiés syriens, Vladimir Poutine ou les manches trois-quarts. Profiter de ma pause-déjeuner pour écouter la fin du 2ème CD (sur 11!) de l'audio book d'Amanda Palmer. Ce qu'elle dit sur la vulnérabilité enfonce le clou de la conférence TED de Brene Brown que j'avais vue il y a deux ans, mais je ne suis toujours pas sûre d'avoir envie de l'entendre. Discussion sur "The room" avec Chouchou pendant qu'il lace ses Docs pour partir en clientèle: "J'aimerais bien continuer, mais vu que toi, tu l'as déjà fini, ça va t'ennuyer de me regarder faire, non?" Il rigole: "Avec toi, le spectacle est dans la salle." J'imagine qu'il y a pire fondation pour un couple que de se trouver mutuellement distrayants. Bosser encore deux heures cet après-midi histoire de prendre un peu d'avance, et boucler la journée à 6h de travail effectif pour un peu plus de 48 000 signes français d'un texte pas évident. Si seulement ça pouvait être comme ça tout le temps! Pour me récompenser, je m'accorde le droit de décapsuler le chocolat blanc Whittard et d'en boire une tasse avec du vrai lait. Chouchou rentre tôt: lui aussi a été super efficace. Il m'a trouvé un nouvel Instagram de hérisson* qui me fait pousser des couinements attendris et, en même temps, me rend triste de penser que je ne peux plus vraiment avoir d'animaux. Aujourd'hui c'était les obsèques de la mère de son ex, et voir les rangs de la génération du dessus s'éclaircir, ce n'est pas très gai non plus. La journée commencée pleine d'énergie se termine sur une note mélancolique. Du coup, je ne résiste pas très longtemps à ce trophée de chasse portrait en origami de Georges-Arthur à monter soi-même.

*Instagram de hérisson: ernest_hedgingway et marutaro_hedgehog, grave mignons tous les deux. 

2 commentaires:

shermane a dit…

J'espère que voir des animaux te fera moins mal petit à petit. Je redoute déjà... mais parfois, je les refourguerais volontiers au premier venu !

Diba a dit…

J’imaginais déjà un post mode avec les chaussons en forme de panda...