lundi 7 juillet 2014

Un week-end d'automne en juillet




15h30, traduction rendue, début officiel du week-end; comment ça, l'huile de truffe est en rupture de stock sur le site de Delhaize? je voulais faire ma fameuse salade de grenailles!; hum, ça sent un peu le fennec là-dedans, une douche serait sans doute la bienvenue maintenant que le robinet de la baignoire consent à cracher autre chose que de l'eau glacée; redevenue olfactivement acceptable, descendre chercher du collyre à la pharmacie; sur le chemin du retour, être frustrée que le magasin de glaces ait fermé (mais à la place, il y aura bientôt un endroit qui servira des brunchs); du coup, entrer chez Holy Moly et m'offrir une paire de chaussettes à orteils Totoro; Chouchou arrive essoufflé, en sueur et en retard pour son conference call: chouette, ça sent de nouveau le fennec!; rarement ma notation aura autant varié que durant la lecture de "The rise and fall of great powers", mais je termine sur une excellente impression; d'ailleurs, je vais tout de suite ajouter le premier roman de Tom Rachman à ma liste de trucs à lire; des pizzas Mamma Roma devant un épisode de "Gilmore girls": life is good (but would be even better with a glass of red wine); merci les Allemands, j'espère maintenant que les Argentins seront à la hauteur demain; un débat animé sur le harcèlement de rue, ça facilite la digestion; réfléchir à un DIY qui mélangera laine cardée, feutrine et broderie; "tu préfères un jeu où on joue un tueur à gages, un robot ou un légume?" s'enquiert Chouchou  avant d'aller dormir.




Cette nuit j'ai rêvé que Chouchou très très en colère me disait des horreurs avant de me quitter; dur dur de me traîner au yoga alors que je fonctionne encore au ralenti et qu'il fait moche dehors; je pense que Claudia consomme à elle seule la moitié de la production belge de betteraves; le système Delhaize direct, c'est quand même bien pratique, même si j'ai encore acheté un surgelé sans m'en rendre compte; j'ai envie de chocolat et il n'en reste pas un seul carré dans la maison, c'est atroce; à quand les baignoires auto-nettoyantes?; proportionnellement à la taille de la ville, y'a pas tant de géocaches que ça à Paris, surtout si on se limite aux classiques; finissons les deux carnets en papier recyclé commencés lors du stage de samedi dernier; je sens bien que l'encollage va toujours être la phase problématique; entre Chouchou et moi, on a foutu un bordel innommable sur notre table de salle à manger pourtant très grande; j'ai envie d'un cocktail et il n'y a pas une goutte d'alcool dans la maison, c'est atroce; Chouchou, qui théoriquement déteste le foot autant que moi et n'est pas particulièrement chauvin, est glué au score du match Argentine-Belgique en espérant que l'équipe fritelandienne marque à la dernière minute "comme elle fait toujours"; monsieur qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de mon partenaire dans le crime?; soirée de vieux: soupe asperges-cerfeuil devant "It's a wonderful life", que je n'ai encore jamais vu; franchement, mais qui appelle sa fille Zuzu?; (...je veux dire, à part ma mère qui m'a donné un prénom parfaitement décent pour ensuite me surnommer Zouzou); le vieux banquier méchant n'est jamais puni, elle est où la justice immanente?; après avoir adoré les deux premiers, je n'accroche pas vraiment au 3ème roman de Maria Ernestam.




Encore un rêve bizarre cette nuit mais au moins, ça n'était pas un cauchemar; Chouchou prépare des oeufs à la coque et des tartines beurrées pendant que je passe oranges, carottes, gingembre et citronnelle à la centrifugeuse pour notre jus vitaminé du dimanche; ressortir ma chemise "inspirations", hésiter entre diverses images pour la couverture de mon deuxième carnet et, une fois celui-ci terminé, prendre des photos pour pouvoir enfin rédiger un billet sur le stage de reliure de samedi dernier; mmmh, il y a vraiment moins de monde à la piscine vers 13h30 que vers 11h30, ça vaut le coup de se décaler un peu; j'ai pris l'habitude de réfléchir en nageant, mais c'est assez lent - aujourd'hui, par exemple, en trois quarts d'heure, je n'aboutis qu'à deux résolutions: augmenter ma mutuelle et préparer des muffins avec les baies qui traînent dans le congélateur; ah tiens, les chaussettes exfoliantes commencent à faire effet: j'ai la lèpre des dessous de pieds; le poulet du dimanche de Vincent Delerm succédant aux émeutes de Los Angeles vues par Body Count: la fonction aléatoire d'iTunes mérite bien son nom; 16h30 et j'ai bouclé ma to do list du week-end, mon Dieu mais que vais-je faire de tout ce temps libre qui me reste?; commander des carnets à Singapour, puis finir l'Earl White de Simon Lévelt dans ma nouvelle tasse Mr & Mrs Clynk en écoutant tomber la pluie; ne le dites à personne mais en fait, j'aime assez cette météo d'automne au début de l'été; après m'être fait humilier en "jeux olympiques", je décroche enfin le trophée Voyager 2; j'ai retrouvé un vieux fond d'huile de truffe pour faire quand même ma fameuse salade de grenailles; l'aîné de mes neveux a 13 ans aujourd'hui, tout ça ne me rajeunit pas (et ça doit encore moins rajeunir ses parents); mais quelle grosse galère pour trouver un petit tambour à broder ovale avec la fermeture sur le côté!

4 commentaires:

Ness a dit…

J'ai beaucoup aimé les "imperfectionistes" de Tom Rachman :)

ARMALITE a dit…

Oui, c'est celui-là son premier roman.
Par contre, comme toi, je n'accroche pas au peigne de Cléopâtre...

shermane a dit…

Les versions « manga » de Death, je ne suis en général pas fan, mais sur ton cahier, ça rend super bien. En plus, tu vas a priori les remplir (contrairement à celles qui en achètent pour les stocker...).

Très photogénique, la tasse Mr & Mrs Clynk. De même que la peluche cyclope à côté. J'ai craqué il y a quelque temps sur un ensemble théière et tasses mais ai été déçue par l'absence de filtre dans cette énorme théière et les minuscules tasses...

Bon, un jour, je m'offrirai des chaussettes à orteils, c'est trop mignon >_<

ARMALITE a dit…

Anselme n'est pas borgne, c'est juste que son museau cache son autre oeil!