lundi 7 avril 2014

Confession d'une végétarienne qui souffre


Y'a des jours où j'en ai MARRE de devoir faire mes courses dans trois endroits différents et de rentrer quand même à la maison sans deux des ingrédients cruciaux à mon menu de la semaine. 

Y'a des jours où la souffrance animale me paraît une réalité très lointaine, où je me souviens que n'ayant pas d'enfants je peux me permettre de me foutre du sort de la planète, et où je me demande s'il existe une seule étude sérieuse sur les bénéfices du végétarisme pour la santé. 

Y'a des jours où au lieu d'avoir envie de traiter les carnivores d'égoïstes et d'inconscients, je me demande s'ils n'ont pas bien raison de manger ce qui leur fait plaisir et advienne que pourra. 

Y'a des jours où je me dis que me conformer à mes valeurs morales et à ma vision de ce que devrait être le monde, c'est quand même super chiant. 

Y'a des jours où je pense à l'énergie et au temps que ça me pompe, cette hygiène de vie, et où le doute m'assaille: est-ce que ça en vaut vraiment la peine?

Y'a des jours où j'imagine que le bio est juste une mode lancée pour extorquer plus de pognon aux gens crédules et bien intentionnés dans mon genre, vu que c'est bien beau de ne pas pulvériser de pesticides sur les cultures, mais si l'air, les nappes phréatiques et la terre en sont déjà gorgés, hein... 

Y'a des jours où je me dis que si je meurs renversée par un camion demain, ou que si mes artères de nouveau-né et moi-même passons quinze ans à traîner notre misère en maison de retraite avec les autres Alzheimer, je vais l'avoir franchement mauvaise.

Y'a des jours où j'ai beau me répéter en boucle que c'est du cadavre, j'ai quand même terriblement envie d'une entrecôte saignante, le genre qui meugle encore quand tu plantes ta fourchette dedans. 

Vendredi dernier était un de ces jours-là. Je suis allée à l'Amour Fou, et au lieu d'un burger végétarien, j'ai commandé un New York. 




Je me suis régalée.

Après, je suis rentrée chez moi et j'ai préparé les menus de ma semaine de détox. 

43 commentaires:

Lise a dit…

Je ne travaille pas pour eux ( ni d'action, ni d'amis dans cette boutique) mais commandé des simili carnés variés ( et pour la plupart bon) et les recevoir en colis réfrigéré, cela change un peu la vie d'une végé dans une ville où on ne trouve rien (http://www.unmondevegan.com/ ).
Une végé qui a retrouvé le plaisir du brunch avec du (faux) bacon ( même que mon ami carnivore adore ). ( et petit plus cela se congèle fort bien )

ElanorLaBelle a dit…

Le saignant je peux pas, je pourrais jamais: pour moi c'est cuit, voir surcuit ou rien.
Je ne suis pas végétarienne, mais je mange peu de viande. Sur une semaine, dans ma famille, on consomme en moyenne par pers., un steak, une tranche de jambon et éventuellement du poisson un dimanche sur deux. Parfois on ne consomme pas de viande, comme les semaines où ma soeur, végétarienne depuis six ans, est présente. Le principal pour moi n'est pas forcément de rayer la viande de mon alimentation, mais d'en consommer avec modération et considération (local, bio)

Pascaline Loricourt a dit…

Bravo !!! Tu fais bien partie de la race humaine, remplie de convictions et de contradictions. Je suis contente de voir une végétarienne pas totalitaire pour un sou. Ca fait du bien.Je ne supporte pas non plus l'intransigeance des mangeurs de viandes qui disent qu'ils ne conçoivent pas un repas digne de ce nom sans bidoche. Est ce qu'ils ont essayé au moins ? Moi je mange rarement de la viande parce que la bonne viande(vache des prés, poulet de la ferme...),là où je vis j'ai du mal à en trouver ou alors à un prix prohibitif. Du coup je n'en achète que très occasionnellement et je me régale. Le reste du temps je mange végétarien, un peu de poisson, mais sans effort, sans manque. Je finirai peut être par glisser vers le végétarisme total mais ça a l'air de demander bcp d'organisation. Je suis tes aventures de très près ceci dit ;)

ARMALITE a dit…

Ce qui demande de l'organisation, ce n'est pas trop le végétarisme lui-même, c'est le fait que je le combine avec du tout bio, sans gluten et peu de lactose. Là oui, ça devient compliqué... A Monpatelin, par exemple, ce n'est pas gérable. Et au resto, difficilement.

Ness a dit…

J'ai eu un peu la même démarche de questionnement, mais sur un tout autre sujet. J'ai eu l'impression que j'avais encore été fourrer ma perfectionnite aiguë dans un endroit qui était censé au départ m'apporter plus d'équilibre, et que où m'épuisais à nouveau être un meilleur moi-même avec endurance et obstination.
Mais cette comparaison cavalière et nombriliste n'amoindrit en rien le bien-fondé de tes convictions :)

Morgan a dit…

Eh oui, avoir des principes, c'est facile et tout le monde en a... C'est quand il s'agit de les suivre que ça demande un vrai courage, c'est là que le principe prend toute sa valeur (parce que si c'était facile, tout le monde le ferait sans souci ;)).
Tu connais la fable du colibri, j'imagine ?

Nat75 a dit…

Alors moi je suis dans une démarche presque inverse ! Je suis carnivore mais 2 3 fois par semaine nous ne mangeons pas de viande, poisson ou oeufs ! Soit légumes frais ou secs ou les 2 + fromage ! Pas vraiment par convictions mais plutôt via ds recettes que nous aimons beaucoup qui sont végé (curry pois chiches, soupe en tout genre ou aubergines sauce tomates mozza )
Par contre je ne comprends pas pourquoi acheter des substituts gout viande quand on ne souhaite pas en manger .... ça reste un mystère pour moi ! et je n'écris pas cela pour créer une polémique mais juste car ça m'étonne toujours !
Bonne journée :)

ARMALITE a dit…

On peut ne pas vouloir manger de viande par principe mais en regretter quand même le goût, comme moi: dans ce cas, les substituts font sens, mais j'avoue que j'ai trouvé dégueulasses tout ceux que j'ai goûtés...

Lise a dit…

Il y a du tris à faire question similis: certains sont juste infects, d'autres ont bon goût ( je teste encore et encore pour avoir du choix et j'ai de temps à autres quelques désagréments gustatifs mais pour pouvoir avoir plus de choix, je n'ai pas vu d'autres solutions que de me transformer en cobaye). Après je mange du gluten sauf lorsque je fais une semaine de jeûne intersaison( par contre cela fait plus de 10 ans que je n'ai mangé aucuns produits carnés mais je cuisine poisson/viande pour les autres). Mon seul manque au départ était sur le poisson, maintenant cela me donne la nausée d'en sentir. Le goût se transforme avec le temps. Bon courage

Solaena a dit…


Je suis une vegan qui craque parfois pour un morceau de fromage.

Personne n'est parfait; je pense qu'il vaut mieux être une personne qui craque de temps en temps plutôt qu'une personne qui ne fait strictement rien.

Par contre je n'ai aucun souci face à la chaire animale. Ca me dégoûte, je ne pourrais plus en manger de ma vie.

Anonyme a dit…

Si tu souffres, c'est que ce n'est pas si bon que ça... Qu'on le veuille ou non, l'homme est omnivore (chasseur-cueilleur) et ce n'est pas sa faute. Je m'intéresse aussi à ces sujet, mais par exemple sur le gluten, si tu n'as pas une intolérance franche, s'en priver ne sert pas à grand-chose. Et les pâtes sans gluten, j'ai essayé, sont immondes quand on apprécie comme nous un bon plat de spaghetti.
Bisous
JC

Nat75 a dit…

Je continue car ça m'intéresse d'avoir votre avis.
Comment sont-ils fabriqués les arômes ?
Si ce sont des arômes naturels ça vient de la viande ? Compatible végé ?
Si ce sont des arômes artificiels/industriels ? Compatible végé ?

ARMALITE a dit…

JC: Le sans gluten, c'est le seul truc qui fait une vraie différence au quotidien! Tous mes problèmes de digestion et de maux de ventre ont disparu depuis que je n'en consomme plus, et rien que pour ça, je veux bien faire quelques petits sacrifices. Les pâtes sans gluten, moi, elles me conviennent niveau goût. Celles à base de farine de riz sont neutres, donc au final tu sens surtout la sauce et ça va très bien. Pour le reste, je dirais que ce n'est pas parce qu'on a commencé comme chasseurs-cueilleurs qu'on ne peut pas vivre autrement à une époque où beaucoup d'autres sources de protéines que la viande sont disponible.

Elëwen a dit…

Bonjour Armalite,

Cela fait un petit moment déjà que je lis ton blog (je me permet de te tutoyer), et aujourd'hui je me décide à mettre mon premier commentaire.
Les articles que tu postes concernant ta recherche de mieux-être éveillent à chaque fois un écho en moi. Je ne vais pas raconter ma vie, mais je découvre énormément de choses par le biais de tes recherches personnelles.
J'ai découvert entre autres les conférences TED, et je me permet donc de t'en poster une en lien. Même s'il est fort probable que tu l'ais visionnée, elle me paraît faire écho à ton article. Et je trouve le système proposé très élégant.
http://www.ted.com/talks/graham_hill_weekday_vegetarian
Je serais ravie d'avoir ton retour dessus si tu en as le temps.
En attendant de lire de nouveaux articles de ta part, je te souhaite plein de courage dans les jours plus compliqués.

Cécile de Brest a dit…

J'aime bien ces contradictions ! Moi, je suis de celles qui achète ses légumes bio dans une AMAP mais qui, parfois, achète de la salade toute prête en sachet (c'est beurk mais les jours de flemme, bref). Je ne suis pas particulièrement fan de viande mais hier, je me suis régalée d'un rôti de bœuf accompagné de patates sautées et de cotes de blettes à la crème.
J'essaie juste de suivre mes envies du moment (et de contenter l'appétit sans limites de mon fils de 7 ans !)

Anonyme a dit…

Mes parents ont bien rigolés l'autre jour quand j'ai annoncé que l'année prochaine (quand je quitterai la maison), j'envisageais de devenir végétarienne... Mais comme j'aime trop la viande d'en manger une fois par moi ! Du coup ce serait un peu hypocrite de me dire végétarienne, mais je me dis que c'est déjà plus responsable comme ça, et que ça ne sera pas juste frustrant !

ARMALITE a dit…

Y'a un nom pour les gens qui mangent de la viande, mais très rarement: ça s'appelle des flexitariens. Je devrais peut-être plutôt utiliser cette étiquette...

mmarie a dit…

Tout comme Cécile de Brest.
Sauf que hier c'était tajine de poulet au citron confit et olives. Et que ma 7 ans est une fille :-)

Helolie a dit…

J'habite une ville où il y a un supermarché Casino (donc plein de produits sans gluten... je conseille les crackers de lentilles), des boutiques bio et un marché. Et pourtant, je n'aime pas faire les courses et il manque toujours un ou deux produits. Les courses, planifier les repas, ce n'est pas du tout mon truc.
En plus, en avril, encore peu de fruits et légumes de saison, donc le bio peine un peu. Le mois prochain, ça ira mieux !
Je te rejoins aussi sur l'idée que vivre dans un monde durablement pollué, quand on n'a que des gestes individuels à opposer à une inertie politique, ce n'est pas facile. Après ça ne me donne pas plus envie que cela de manger des pesticides, donc je reprends mon panier de courses, je râle et j'y vais... ;-)

Fileuse a dit…

Tu as bien fait ! Sans être végétarienne, je limite très fortement la viande mais je me sens incapable de m'imposer une ligne de conduite stricte (passer aux menus vegans purs et durs par exemple). En tout cas, je pense sincèrement que savoir s'adapteret fléchir au besoin est une preuve de sagesse...

MOI a dit…

Question ( tu sais que je suis la spécialiste de la question chiante lol) :

SI demain tout le monde (si si faites un effort et imaginons) sans exception devient végétarien (voir même végétalien), que fait on des vaches, poules etc ... ?
Ces animaux vont se reproduire, ne serviront à rien et prendront plein de place.
Devrons nous les tuer ? (là c'est triste ! et c'est gaché)

(voilà ma question pénible est posée lol)

(( perso j'aime pas vraiment la viande et il m'arrive souvent de ne manger que des légumes))

ARMALITE a dit…

Ca vit pas non plus un siècle les animaux d'élevage... Comme tout le monde ne va pas devenir végétarien du jour au lendemain, on cesserait de renouveler les élevages (en arrêtant la reproduction) au fur et mesure que la demande de viande baisserait, et puis voilà.

Anne-Sophie a dit…

"Vraie" végétarienne, je trouve qu'il est important de suivre son envie, et de ne pas s'endoctriner dans un but où l'erreur n'existe pas, et du coup se retrouver malheureux de son choix. Personnellement depuis 3 ans je suis incapable de manger de la viande, du poisson, et je ne veux pas manger un être que je serais incapable de tuer. Concrètement, je suis plus heureuse végétarienne. Mais si un jour je venais à remanger de l'animal, même épisodiquement, cela voudra simplement dire que ce mode de vie ne me correspond plus ou que mes convictions ont changé, mais ce ne sera pas une défaite, juste une évolution.
Mon souci c'est plutôt le fromage, dont je ne peux me passer alors que idéologiquement j'aimerais être vegan. Je ne suis pas prête et cela me rendrait malheureuse, alors je me fais plaisir, et je trouverais totalement stupide de me prendre la tête et de pleurer devant le rayon fromage juste pas privation.

Eleusis_Mégara a dit…

Hello,

Bon, je vais l'annoncer tout de suite, je ne comprends absolument pas ton article (ceci n'est pas un jugement, juste que je ne m'y retrouve/reconnais pas). Je suis végétarienne depuis 4 ans et la seule fois où j'ai remangé de la viande, c'était dans un plat familial - ça m'embêtait beaucoup de ne pas le partager avec le reste de ma famille - et j'ai cru que j'allais dégobiller. Pourtant, c'était un pas bœuf bourguignon ou un gigot d'agneau mais des lasagnes.

Etre végétarien ou végétalien ne doit à aucun moment nous faire souffrir. Si c'est le cas, c'est que ce régime n'a pas de sens pour nous. Quand on fait ce choix, on ne le fait pas dans la frustration. Par ailleurs, quand on est suffisamment informé, on regarde un morceau de viande vraiment différemment et pas avec envie - surtout si on a arrêté de manger des animaux parce qu'on les aime. Je suis assez d'accord avec ce que dit Anne-Sophie : "Mais si un jour je venais à remanger de l'animal, même épisodiquement, cela voudra simplement dire que ce mode de vie ne me correspond plus ou que mes convictions ont changé".

Voilà, j'avais juste envie d'exprimer mon désaccord (ou plutôt mon incompréhension) total(e) avec ton article. Il ne s'agit pas d'être parfait, exempt de tous reproches mais ma conception du végétarisme n'inclut pas la frustration et comme personne n'a réagit en ce sens pour le moment, il fallait bien que quelqu'un le fasse ;)

Belle journée,

Laëtitia.

ARMALITE a dit…

Prends l'exemple d'un fumeur: il a beau savoir que le tabac est mauvais pour lui et avoir réussi à arrêter, ça ne l'empêchera pas forcément d'avoir quand même envie d'une clope! Hé bien, c'est pareil pour moi. J'ai arrêté la viande pour des raisons éthiques et écologiques, mais elle continue quand même à me faire envie.

marion a dit…

Comme je dis à chaque fois, être végétarien c'est passer un accord avec soi même. Et si à un moment j'ai envie de profiter du canard laqué ramené par belle maman commme tout le monde, je fonce! Bon, ça doit m'arriver une fois tous les deux mois, grand max...

Eleusis_Mégara a dit…

La clope c'est quand même de la dépendance physique liée à une substance. Pas la viande. La comparaison n'est sans doute pas la meilleure ;)

ARMALITE a dit…

Ta conception du végétarisme n'inclut pas la frustration. Ma réalité du végétarisme tel que je le vis personnellement l'inclut. Que tu le comprennes ou non, c'est comme ça :-)

Mathilde a dit…

C’est rare que l'envie de manger de la viande me prenne, mais quand ça arrive rien que de penser à la souffrance animale ça me coupe l'envie direct !

Anonyme a dit…

Hey, tu n'as qu'une vie, ne te refuses pas des plaisirs simples. Un hamburger, c'est un petit plaisir. Et tu peux concilier consommation occasionnelle de viande avec soucis environnementaux et cause animale. C'est ce que j'essaye de faire.

Alice In Québéquie a dit…

Je me permets de commenter parceque ton post me parle. J'ai été végétarienne 3 ans. Pure et dure. J'ai du recommencer la viande pour cause d'anémie sévère (et avant de me manger les trolls, je précise que c'est très rare, mais ça existe les gens qui ne fixent pas le fer végétal). Je suis à présent flexivore: mes repas sont très majoritairement végés à tendance vegans, et 2 repas par semaine je mange de la viande (bio, locale, non issue des élevage intensifs qu'on adore en amérique du Nord). Et tu sais quoi? Mon corps va bien et mes convictions aussi. Je mange peu de viande, je m'assure qu'elle soit élevée dans de bonnes conditions.
Conclusion: je pense que tout ça c'est une question d'équilibre entre ce que ton corps te dit (les frustrations extrêmes ne devraient pas exister) et tes convictions. La voix du milieu. Courage, tu vas finir par trouver ton équilibre, j'en suis sure :)

Anonyme a dit…

Que ce soit votre manque de conviction, votre faiblesse, la façon de traiter le sujet, l'énormité de ce que vous écrivez et surtout comme 90% des gens de cette planète votre gros 0 pointé de volonté qui se cherche des excuses, un seul mot : Pathétique.
"Végétarienne qui souffre" et qui bouffe de la vache égorgée, laissez moi rire !

Charlotte a dit…

Oulala... je devine derriere cet article le probleme du vegetarisme en France : s'il y avait plus de choix, plus de vegetariens, pour d'infos sur le vegetarisme, alors vous ne vous poseriez probablement pas toutes ces questions.
J'ai de la chance, je vis dans un pays ou le veganisme est repandu, et ou nous avons une bonne communaute tres soudee.
Si vous avez fait le pas vers le vegetarisme, c'est qu'a un moment donne, vous avez voulu vivre en accord avec vos idees, vous avez refuse certains aspects de notre societe. Ne baissez pas les bras alors que le mouvement ne fait que commencer. C'est toujours difficile d'etre parmi les premiers, de se sentir (peut etre) exclu, de payer plus cher etc. Mais un jour ca paiera. Pour ma part je n'ai jamais eu de probleme, peut etre parce que je suis tombee de suite sur des blogs de bouffe VG completement decadente. Du coup, je me goinfre de gateaux, de fromages (vg), ou de plats delicieux. J'y ai gagne une taille de guepe, le plaisir de decouvrir plein de nouveaux aliments, et surtout de vivre avec une conscience.
Allez, courage ! :) (et pardon pour les accents, j'en ai pas sur mon clavier)

ARMALITE a dit…

Anonyme: mon article est sûrement moins pathétique que le fait d'insulter quelqu'un sous couvert de l'anonymat offert par internet. J'ai mangé de la viande une fois en 2 ans; si vous me parlez ainsi, je n'ose imaginer comment vous traitez les carnivores qui représentent effectivement encore 90% de la population. Au final, votre extrémisme méprisant dessert certainement davantage votre cause qu'il ne convaincra de carnivores d'adopter votre mode de vie!

stephaerys a dit…

Excellent billet ! Je ne suis pas végétarienne, mais je mange très très très peu de viande, tout simplement car je n'aime pas le goût. Je n'ai pas lu les commentaires précédents mais je me doute qu'ils n'ont pas du être tendre ;) (Moins tendre que le hamburger en tout cas!) bizzz

Unefillevégé a dit…

Je rajoute juste un petit commentaire ici:

J'ai vu que tu disais souvent qu'en étant extrémistes, les végétariens desservent leur cause. Or moi je ne suis pas tout à fait d'accord. Si je suis devenue végétarienne c'est justement parce qu'une fille passait son temps à publier des vidéos/photos d'animaux morts sur facebook en insultant les mangeurs de viande. Au début j'étais choquée, mais ensuite intriguée, et au final je suis hyper végétarienne. Mais pas extrémiste comme elle.
Donc bon, parfois ça paye quand même. Etre trop "mou" et ne rien dire, c'est pas top parce que là c'est comme si on disait que le végétarisme, c'est ps si important que ça, alors que moi, en plus du fait que j'ai bonne conscience, je veux réduire le massacre d'animaux. En forçant un peu mon entourage (en 2-3 mois), j'ai déjà """"converti"""" mon père, ma mère, mon frère, mon copain, et mes amies ont bien réduit leur conso de viande :)

ARMALITE a dit…

Personnellement, quand on m'insulte, ça ne m'intrigue pas, ça me rebute, et je pense que beaucoup de gens sont comme moi sur ce point :-) Ca n'empêche pas de parler du végétarisme ou de mettre en ligne des vidéos qui montrent la souffrance des animaux . On peut informer sans insulter!

Vanessa - Glitterblog a dit…

Quel dommage de renforcer tous les préjugés qui existent sur les végétariens...
Que le végétarisme est plein de frustrations, qu'il est compliqué, chronophage, qu'il ne sert pas à grand chose...
Personnellement je fais mes courses dans un seul et même endroit, ne prévoit pas mes menus à l'avance, sort souvent au restaurant...Mon végétarisme n'a jamais été source de frustrations ni de complications. Je pense que si on a l'impression de se priver de quelque chose alors on est pas fait pour ce régime alimentaire. Sa façon de s'alimenter doit nous paraître naturelle, sans culpabilité ou frustrations.

ARMALITE a dit…

Donc, d'un côté, on me condamne parce que mon végétarisme est (parfois) une source de frustration, et on me dit que puisque c'est comme ça je ne devrais pas être végétarienne du tout, et de l'autre, on me condamne parce que je ne fais pas assez d'effort pour être une bonne végétarienne 100% du temps. C'est commode, tiens. Heureusement que je ne laisse pas les autres dicter le contenu de mon assiette, parce que je serais bien embêtée, là.

Lola a dit…

Ben moi je te conseillerais de .... faire comme tu le SENS :) Que l'on soit végétarien ou pas, je pense que la notion de plaisir doit être la plus important, donc si ne pas manger de viande t'apporte plaisir la plupart du temps, génial, et si déguster de temps en temps un bout de viande t'apporte du plaisir : Bingo Banco tu es cohérente !! Je trouve souvent les végétariens peu ouverts à la discussion et très condescendants envers les vilains gens comme moi qui mangeons de la viande, alors j'imagine que cette confession n'a pas été facile ^^ !

ARMALITE a dit…

Mais justement, pour moi, la nourriture n'est pas juste une source de plaisir (en plus de me maintenir en vie, évidemment). Elle a de nombreux enjeux de santé à la fois personnelle et publique, et pose tout un tas de questions éthiques et écologiques. Si je laissais mon seul plaisir me guider au moment de remplir mon assiette, je passerais ma vie à bouffer de la pizza et je pèserais 200 kilos :-D Le plaisir compte, bien sûr, mais il est loin d'être mon seul critère de choix.

Mathilde a dit…

Ton problème peut être solutionné très aisément : tu n'es pas végétarienne. Tout simplement.

Qu'on ressente de la frustration car on se refuse la viande pour des raisons de santé, d'accord. L'absence de viande, dans ce cas, est un impératif qui ne résulte pas d'un choix ou d'une réflexion.

Mais dire qu'on est "végétarienne" par "éthique" et ressentir de la frustration face à une "viande saignante" est une aberration ou une contradiction profonde. Et le parallèle avec la cigarette... hors de propos. Là encore il s'agit d'un impératif physique (la dépendance à une substance). Je suis végétalienne et suis plutôt bien entourée (de végétariens) et n'ai jamais vu quelqu'un frustré quand le choix était éthique.

Justement, l'éthique implique la prise de conscience (au sens fort du terme) de l'horreur et l'horreur, naturellement, provoque du dégoût pas de l'envie. Pour le dire autrement, tu n'as juste pas fait ce choix par éthique mais pour d'autres raisons (envie d'être éthique, valorisation personnelle, etc. peu importe finalement mais pas par "éthique pure"). Avant cette prise de conscience j'adorais profondément certains mets : poulet-ananas, brochette boeuf-fromage, pizza (orientale), barbeuk, etc. Et quand la prise de conscience s'est faite, du jour au lendemain, ces "mets" ne représentaient rien d'autre que du cadavre d'animaux sensibles... Aucune frustration, les oeillères sont tombées.

Simple, n'est-ce pas ? ;)

ARMALITE a dit…

Tous les gens qui prétendent m'expliquer ce que je suis ou ne suis pas à l'aune de leurs propres critères? Merci d'aller vous faire foutre :-)