mercredi 4 décembre 2013

"Lady Hunt"


"Laura Kern est hantée par un rêve, le rêve d'une maison qui l'obsède, l'attire autant qu'elle la terrifie. En plus d'envahir ses nuits, de flouter ses jours, le rêve porte une menace: se peut-il qu'il soit le premier symbole du mal étrange et fatal qui frappa son père, l'héritage d'une malédiction familiale auquel elle n'échappera pas?"

Le grand roman gothique anglais réinventé entre Paris, un village breton et la lande galloise - voilà qui semblait prometteur. Et pendant la première centaine de pages, j'ai nourri de grands espoirs pour "Lady Hunt". Bien écrit, il dégageait un charme envoûtant qui donnait envie de percer ses mystères. Hélas! Il n'a pas tardé à s'enliser. Entre les descriptions répétitives de grandes demeures bourgeoises toutes vivantes et atteintes d'un mal surnaturel, les rêves de Laura qui se ressemblent tous et ne font pas tellement avancer l'intrigue, le très beau poème de Tennyson martelé toutes les 3 ou 4 pages (en VO sauf à la fin, merci pour les lecteurs non anglophones...), et une héroïne que seuls définissent ses souvenirs et sa peur de tomber malade, j'ai vite commencé à m'ennuyer. Les chapitres courts, pas toujours très explicites et sautant souvent du coq à l'âne, donnent à l'ensemble un côté destructuré que je n'ai pas apprécié, moi qui aime sentir où un auteur m'emmène. L'envie de savoir de quoi il retournait m'a quand même poussée à continuer jusqu'à une fin insatisfaisante - trop abrupte et qui laisse beaucoup de questions en suspens. Bref, une lecture frustrante qui ne tient pas ses promesses initiales.

Note: 12/20

Roman lu dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire Price Minister

2 commentaires:

Miss Sunalee a dit…

Mon avis était partagé mais tu es plus dure que moi !
Par contre pour le Laura Kasiskche, nous sommes d'accord.

ARMALITE a dit…

Je suis dure parce que ça partait vraiment bien et que la déception a été à la hauteur de mes attentes, surtout avec cette fin bâclée.