mercredi 23 octobre 2013

Comment supporter l'actualité sans déprimer?




Je trouve l'actualité particulièrement sinistre en ce moment. Chaque jour, notre bon gouvernement soi-disant de gauche commet une nouvelle exaction vis-à-vis des plus faibles. Les droits des femmes sont remis en cause de toutes parts. Une guerre civile atroce continue à faire rage en Syrie, et bien que les médias traditionnels n'en parlent plus beaucoup, le problème de Fukushima loin d'être réglé s'aggrave chaque jour. J'ai l'impression que l'humanité fonce droit dans le mur, que la prise de conscience écologique arrive bien trop tard, que le système capitaliste est devenu un monstre broyeur de vies impossible à arrêter, que les gens instruits et de bonne volonté restent dérisoirement peu nombreux à agir pour renverser la vapeur. 

Peut-être suis-je trop pessimiste - c'est en tout cas l'avis de Chouchou, qui me fait valoir que nous vivons la période la plus paisible de l'histoire de l'humanité. Il est par ailleurs persuadé que nous avons déjà commencé à redresser la barre en matière d'environnement, et que le capitalisme finira par se gangréner tout seul. L'avenir dira lequel de nous deux a raison, et je serais franchement ravie (étonnée, mais ravie) que ça ne soit pas moi. 

En attendant, je ne sais pas gérer l'afflux d'informations qui me mine. Je ne ne veux pas faire l'autruche, pas renoncer à me tenir au courant de ce qui se passe sur le pas de ma porte comme dans le reste du monde. Mais la plupart du temps, ce que je peux faire pour améliorer la situation va de "rien du tout" à "pas grand-chose". J'ai déjà parlé de ma volonté de consommer équitablement. Au-delà de ça... je n'ai pas vocation à faire de la politique, ni une âme de militante. Donc, je me tiens informée par principe intellectuel et moral, mais tout ce que ça accomplit, c'est que ça me fait du mal. Ca me mine - vraiment. 

J'ai essayé de trouver des informations positives pour contrebalancer le négatif. Je suis navrée de rapporter qu'elles sont infiniment moins nombreuses. Les conférences TED sont toujours très bien foutues et intéressantes; certaines parviennent même à me redonner espoir... jusqu'à la publication de l'article suivant sur Fukushima. La page Facebook I fucking love science parle souvent de découvertes passionnantes et riches en applications potentielles. Ca reste bien peu face à la déferlante quotidienne de nouvelles angoissantes. 

Eprouvez-vous aussi ce sentiment? Comment faites-vous pour lutter contre?

EDIT DU 24/10: En réponse à mon article, Chouchou vient de créer cette page Facebook

25 commentaires:

Nathellis a dit…

Je me reconnais à fond dans tout ce que tu as écrit ! Les infos télévisées mais également celles dont on parle un peu moins mais qui sont tout aussi afligeantes me minent aussi.
Pour le moment j'ai trouvé la parade en lisant des bouquins de philo (Descartes et Platon) ou de physique (Einstein et Galilée) et ça me rassure de savoir que même si la masse des êtres humains aime se taper dessus, certains parfois sortent du lot et nous permettent d'avancer....

Morgan a dit…

Pareil, exactement. Mais j'aime à croire que c'est surtout le fait de medias devenus pourvoyeurs de faits divers sordides, qui ne demandent aucune analyse et font de l'audience facilement. Et que c'est le contrecoup de notre société ultra-connectée. On est simplement désormais au courant de trucs qu'il y a 50 ou 100 ans pouvaient également se dérouler sans que la terre entière soit au courant. Et l'humain a tendance à monter en épingle les moindres petits trucs négatifs en oubliant au passage tout le positif.
Pour ma part, je lis le dernier Matthieu Ricard sur l'altruisme...

Cathy a dit…

Chaque jour, je suis également abattue par les news qu'on voit ou qu'on entend.
Je tiens le coup en me disant qu'un jour ou l'autre, on se réveillera (comme c'est le cas pour l'écologie) et les choses changeront. Après la pluie, le beau temps comme on dit.
Je reste optimiste et en même temps, j'essaye de donner plus d'importance aux bonnes nouvelles que mes proches me donneront, aux petits bonheurs du quotidienne. Vivre au jour le jour en quelque sorte.

Miss Sunalee a dit…

Mais à quoi ça sert de s'énerver à propos de choses sur lesquelles on n'a pas prise ? A quoi ça sert de s'abîmer le corps et l'esprit à ça ?

Je lis les nouvelles (c'est déjà moins direct que de les regarder à la tv où on rajoute une bonne dose d'émotion pour attirer le public) et je laisse passer.

J'essaie juste par mes actes de faire en sorte que mon entourage se porte mieux.

Je comprends que l'engagement politique ne soit pas pour tout le monde, mais il est possible de faire de petites choses à son niveau, comme manger bio ou discuter avec des ados dont les idées ne sont pas encore bien définies par exemple.

aurore a dit…

Je suis très sensible et le flot d'information qui nous arrive chaque jour me mine également... certains faits, certaines images restent gravés longtemps.
Je trouve notre monde d'une grande violence mais n'est il pas comme cela depuis son commencement...
Je suis d'une nature pessimiste, j'aimerais aussi me tromper.
Je m'attache aux petits bonheurs du quotidien, hier j'ai découvert le "café réservé" j'ai vraiment été touché dans le bon sens cette fois !!!!!
Bonne journée

Nairo a dit…

Ayant tendance à être pessimiste moi aussi (bien que je lutte contre cette tendance), je ressens la même chose que toi. Seulement, je me tiens informée de loin. Je regarde l'actualité uniquement sur internet et pas forcément tous les jours. La majorité de ce que je vois passer est sur facebook.

Je suis d'accord, il est important de savoir. Le problème, c'est que je ne considère pas les médias très fiables. Seul internet permet des points de vue différents.

Cependant, je pense qu'il n'est pas encore trop tard pour bien faire, mais je crois vraiment qu'il faudrait changer de paradigme sur plein de choses, la première étant politique pour que l'écologie suive.

Ness a dit…

Il m'arrive de vivre ça aussi, mais jamais aussi intensément. Contrairement à Spéculoos, et j'avoue qu'il m'arrive de lui en vouloir un peu de son état d'esprit qui est une porte d'entrée pour l'horreur du monde extérieur dans notre intimité, en quelque sorte. Mais bon, je pense qu'on est résolument différents à la base: il peut être réellement affecté et attristé à la mort de quelqu'un de connu qu'il appréciait alors que ça ne m'arrive jamais et que j'ai une véritable incompréhension sur le comment du pourquoi ça peut le toucher ainsi :)
Mon truc est celui-ci: je sais que ma conscience n'a pas besoin de sa dose de nouvelles sinistres tous les jours pour rester éveillée. Divers événements ne sont que des variations, des exemples de ce que je sais déjà: le capitalisme mange l'homme et ma conviction est bien là, même quand je ne suis pas au courant du dernier exemple. Donc je passe de longues journées déconnectée du monde de l'info pour aller me mettre à jour une fois de temps en temps. ça me permet de ne pas rester dans cette ambiance délétère tout le temps. Si effectivement mes moyens sont limités, il est inutile pour le monde et mauvais pour ma santé mentale de vivre ce sentiment 24h:24. Donc oui, je considère comme toi qu'il est de mon devoir de me confronter à toutes ses horreurs, mais je mets le curseur ailleurs en faisant confiance à mon degré de conscience qui ne disparaît pas entre deux re-connections.
Par ailleurs, j'ai peut-être moins l'impression d'impuissance car je suis - en partie - entourée de révolutionnaires engagés qui me mettent au courant d'une nouvelle horreur via l'action concrète qu'ils organisent contre elle. Je suis consciente que vivre mon engagement par procuration n'est pas ce que je veux et je fais des efforts pour m'activer, mais je le mentionne ici car il est clair que cet environnement amical influe sur ma perception du monde et mon moral.
Concernant mon "engagement", je ne serai jamais une grande gueule ou une oratrice, ou à l'aise dans le collectif. Donc j'en ai pris un à ma mesure, dans ce que je sais faire de mieux, qui est mon job. Il m'arrive d'en revenir et de me dire que c'est un leurre de croire que l'université est un lieu d'engagement (je suis souvent très déçue), que ça reste une tour d'ivoire malgré tous mes efforts... et d'autres jours j'ai l'impression de participer à l'éveil de conscience de quelques personnes supplémentaires. ça aussi, ça influe sur mon moral.

lialia a dit…

Je comprends très bien ton point de vue pour avoir eu le même pendant une longue période.
A un moment, je me sentais tellement mal par rapport à l'actu que j'ai décidé d'arrêter de regarder les infos. Je ne les ai pas regardées pendant longtemps et me suis rendue compte que le journal était sensationnaliste à outrance. Que les mauvaises nouvelles, on nous les rabâche en permanence mais que les bonnes, on les entend une seule fois et encore ...Pour moi, c'est un genre de lavage du cerveau qu'on veut nous faire subir. Dans quel but, je ne sais pas mais les news d'aujourd'hui font vraiment du mal aux gens...En ce qui me concerne, j'ai décidé de me tenir au courant, superficiellement. Comme ça, je sais, en gros, ce qu'il se passe mais pas plus. J'essaie d'être éco-responsable, d'être vigilante dans ce que je mange, ce que je porte, ce que je fais, surtout depuis la naissance de mon fils mais c'est tout. Je ne peux pas en faire plus et je ne vais pas me sentir coupable en prime.
J'aime le point de vue de ton compagnon et je fais de mon mieux pour arriver à avoir le même. Le monde n'est pas si pourri. Tous les jours, les gens font de bonnes actions, qui paraissent minuscules mais qui ont une importance. Le problème, c'est qu'on vit dans une société de la peur. On nous a appris à avoir peur les uns des autres et c'est ça qui fait qu'au lieu d'être solidaire et de s'entraider, on ne cherche qu'à se protéger et à se défendre ...Enfin, je m'éloigne du sujet de base. Y'a tellement à dire sur le sujet ...

Sabine a dit…

Je suis d'accord avec italia et Morgan : les médias ressortent systématiquement les actualités les plus déprimantes, ou bien présentent les nouvelles de la manière la plus anxiogène possible. Parmi les médias, le Guardian me semble moins catastrophiste… J'essaie de lire davantage des articles de fond (des mini-reportages du National Geographic, par exemple), de vulgarisation scientifique ou des blogs de spécialistes en matière juridique (ok, ça n'a pas l'air super fun dit comme ça, mais Me Eolas est drôle et plus posé que des journalistes qui s'intéressent rarement aux nuances de leurs sujets). Je te recommande de lire The Black Swan de Nicholas Nassim Taleb : il parle de l'inanité des bulletins d'actualité par rapport aux mouvements de fond d'une société.

Ms Brown a dit…

Je me reconnais dans tes mots. Mr Pops est plutôt du genre à relativiser et à me démontrer que tout n'est pas tout noir. dimanche, pendant 2 heures nous avons discuter du phénomène de Lampedusa en déviant sur la politique actuelle du monde et le besoin urgent de pouvoir offrir un minimum d'instruction à tout le monde.

Pour l'anecdote, il a fait remarquer à sa maman qui raisonne de manière catastrophique (elle a très peur de l'invasion musulmane ^^) qu'en Allemagne l'année passée il n'y avait eu aucun mort dû à une attaque terroriste, mais que plus de 500 c'étaient étranglé avec des arrêtes de poissons... devrait-on avoir peur de l'attaque du poisson ?

Mais... revenons à nos moutons...Je n'ai pas de quoi me consoler j'avoue. A part l'idée d'avoir un chalet dans lequel je pourrai aller me ressourcer loin de tout. Sans chalet, je suis obligée d'adopter la solution suivante : Je ne regarde les news que le matin. Je consulte les différents sites qui m'intéressent et puis ensuite je m'arrête. Si, une info m'a particulièrement touchée et que je suis d'humeur triste, je sors. Je sors regarder les oiseaux dans mon jardin, je pars me promener au bord du Lac, en forêt, un endroit dans lequel je me sens bien, qui ne me demande rien et où je peux focaliser mon énergie sur de jolies choses. Lorsque je rentre, j'ai en général conscience de la chance que j'ai et j'ai conscience aussi, qu'à ma petite échelle je fais ce que je peux. Nous sommes 4 dans ma famille à faire au mieux et à être à l'écoute.

Et je prends ce qu'on me donne à faire, si je peux aider quelqu'un, je le fais, si je peux agir pour quelqu'un ou quelque chose, je le fais... Je sais déjà que je ne suis pas seule à agir ainsi, la plus part des gens qui m'entourent sont ainsi.

Alors oui, ça ne fait pas tout, mais au final, quand je me couche le soir, je sais que j'ai fais ce que j'ai pu...

Et ensuite, je rêve que je suis Zorro et que je zigouille tous les capitaines Monastorio de la planète.

Moi a dit…

Moi je me suis tapé un lumbago et un arrêt de travail d'une semaine. Durant cette semaine je n'ai pas regardé les infos (technique de l'autruche ok) car je les regarde habituellement le matin avant d'aller au travail.
Bah pendant cette semaine je n'ai jamais été énervée, stressée, agacée, révoltée ... Je pense que les médias nous donne TROP d'infos et que les mauvaises de préférence.

Evidemment je ne dis pas qu'il ne faut plus du tout se soucier de ce qu'il se passe dans le monde (ni qu'il faut avoir un lumbago ^^) mais décroche un peu ;)

:grisbisoux:

MissB a dit…

Je bosse dans l'environnement et mon job c'est d'analyser des rapports. J'ai déjà une tendance pessimiste et angoissée, quand j'enfile trop de rapports c'est la panique assurée. Du coup je tricote comme une dingue pour me vider l'esprit et je fuis comme la peste les infos. Quand mon compagnon regarde quelque chose d'anxiogène à la télé je lui demande de zapper parce que ça me rappelle le boulot...

Et sans vouloir miner les optimistes, j'ai les projections à 2050, c'est pas qu'on va droit dans le mur, c'est qu'on est plus qu'à quelques cm et qu'on accélère encore.

elmaya a dit…

Il y a longtemps que j'ai cessé de regarder oud 'écouter les informations.

Autrefois, les gens savaient ce qui se passait dans leur village, à la rigueur dans les villages du canton , et, quand passait le colporteur, ce qui s 'était passé à la capitale 6 mois auparavant. Ils vivaient assez bien ainsi.

Aujourd'hui, nous connaissons tout événement, tout accident survenu dans n'importe-quel endroit du monde. Et on voit quel effet cela a sur nous.

Sans verser dans l'excès inverse, à quoi cela sert-il ? En quoi sommes-nous concernés par l'effondrement d'une mine à l'autre bout de la terre ou un accident de voiture arrivé à un parfait inconnu ? Pourquoi nous ressasser les détails de chaque crime, de chaque drame ?

Nous n'y pouvons rien, et cela n'est rien pour nous... mais engendre de l'angoisse.

Qu'on nous informe sur l'existence de tels drames, oui, si c'est pour nous éduquer sur les règles de sécurité, les réactions à avoir, la prévention à faire... mais quel besoin d'entrer dans cette surenchère de détails ?

Ah, pardon, parce que ça fait vendre, bien sûr.

A tel point qu'aujourd'hui, quasiment aucun média ne contrôle ses informations avant de les rediffuser. Maintenant, c'est "Vous avez assisté à tel truc, envoyez-nous une vidéo" et "Ah, pardon, c'était faux, quel dommâââge"...

Bref (il serait temps!), dorénavant, je me contente de jeter un coup d'oeil aux gros titres, partant du principe qu'il sera toujours temps de m'informer davantage si 1) la nouvelle est confirmée et si 2) ça a vraiment de l'intérêt.

Au moins, cela laisse le temps d'un peu de recul (y compris de la part des médias), et je sais que je peux compter sur mon homme pour m'expliquer l'essentiel après coup s'il ne s'agit pas d'une vulgaire histoire de chiens écrasés.

Et je vis beaucoup mieux ainsi !

Luna Part a dit…

je suis comme toi (comme vous je devrais dire au vu des commentaires précédents) je ne regarde plus les JT depuis très longtemps, consciente de nombreuses manipulations (j'ai fait partie de l'une d'elle à mon insu quand j'étais étudiante il y a une vingtaine d'années et cela m'a vacciné) on ne peut plus compter sur les chaines publiques. Mon voisin travaille à l'antenne régionale de France 3 et il n'en peut plus de leur politique d'info : il faut du sensationnel (au niveau régional, oui oui !) alors on monte en épingle le moindre petit fait divers qui fera polémique.
J'essaye à mon niveau de réduire au maximum mon empreinte écologique, c'est peut-être une goutte d'eau mais je ne veux pas que mes enfants me reprochent d'avoir "flambé" des ressources (d'ailleurs ils sont très vigilants au jour le jour) et de vivre en bonne entente avec mon entourage sans attiser de haine inutile... et mine de rien ça fait un moment que ça dure et que je m'estime heureuse :-)

cryingwall a dit…

Aucune idée, je ne sais comment m'immuniser contre toutes ces horreurs, et ne le voudrais pas.

Mais paradoxalement, j'adhère à ce que dit Chouchou : globalement, on est quand même de plus en plus à l'abri de la famine, de la guerre, de tout ça, ce qui n'était pas le cas sur le même territoire il n'y a pas si longtemps. Il y a du mieux dans ce sens.
Par contre, au niveau humain, il y a pour moi déliquescence. Et pour moi, ce qui est plus déprimant que les actus elles mêmes, ce sont les commentaires. Avant, je les lisais et les décortiquais. Maintenant, je me force à ne pas les regarder car je m'enflammerais très vite.

L'humanité me déprime, moi y compris, dans ses bassesses et son égoïsme, son manichéisme et ses crises de panique. En même temps, l'humanité me fascine et me donne aussi de l'espoir... quand je tombe sur ces histoires de sauvetage, de bonté, de solidarité.
Bref, quand on se concentre sur l'humain, on a du positif. A grande échelle, ça ressemble à une boucherie et on fonce droit dans le mur. Mais c'est comme ça, on est 6 milliards, chacun avec nos idéaux (ou notre absence d'idéaux), on colmate les brèches autant que l'on peut.

A mon niveau insignifiant, je tente surtout de ne pas transmettre de valeurs ou de pensées négatives. Elles existeront toujours, c'est notre nature, mais elles n'ont pas forcément à prendre le pas.

Désolée, c'est décousu...

So a dit…

Je serai plutôt d'accord avec ton chéri; il n'y a jamais eu aussi peu de guerres et d'insécurité qu'aujourd'hui.
Cela dit, il faut apprendre à décrocher des médias pour chercher les infos ailleurs; tous sont très 'sensation', c'est vendeur.
Sauf que chaque jour, des hommes et des femmes font des choses incroyables (des chercheurs, des médecins, des entrepreneurs, ou tout simplement les gens au quotidien qui font en sorte que tout se passe de façon harmonieuse dans leur famille), et ça on n'en parle jamais. Et pourtant, c'est ça aussi le quotidien. Combien y a t-il de vies sauvées, rien qu'en France, grâce à la médecine? Combien y a t-il de démarches solidaires? Personne n'en parle, juste parce que ce n'est pas vendeur.
Mais c'est aussi à toi de choisir tes lectures, tes centres d'intérêt et sources d'info.
Non, le monde entier ne passe pas son temps à se mettre sur la figure...Je ne dis pas qu'il n'y a jamais de négatif, loin de là, mais il est dérisoire par rapport à la masse de positif, que personne ne veut voir ou ne cite.
On peut tous se suicider tellement le monde est moche; mais non, désolée, moi j'ai choisi de voir le positif au quotidien, à mon échelle, et à celle plus vaste du monde. Rien qu'à mon niveau (voisins, collègues, assos, implications personnelles, projets divers....), c'est énorme ce qui se fait, et ce n'est que du positif, mais ça, personne n'en parle. IL faut juste ouvrir les yeux, et éteindre sa TV.
Quand au capitalisme, chacun ici l'entretien...Il serait moins 'influent' s'il n'avait pas de consommateurs. Qui n'a pas d'iphone? de tablette? Ce qui contribue aussi à sacager l'environnement, par les déchets, l'énergie produite, et de toute façon nourit l'insatisfaction permanente, le dernier iphone étant toujours mieux... donc, si, à ton niveau tu peux agir, ne serait ce qu'en arrétant ta consommation de choses non essentielles (tv, high tech, make up, fringues à la pelle, cigarettes, sodas, eaux en bouteille, montagne de jouets, jeux vidéos ....je parle au sens large hein). Je trouve ça trop facile de se lamenter alors que si, tu peux faire des choses à ton niveau.
Désolée pour le pavé, mais moi, ce qui me désespère, ce sont les gens désespérés...mais collés à leurs écrans.

Fileuse a dit…

Idem, les actualités me minent le moral. Je me tiens donc informée via la newletter de quelques grands journaux et la radio. C'est tout et pas tous les jours. Je suis du mˆeme avis que Ness, j'essaie tous les jours de faire en sorte que mon travail soit engagé : à l'école c'est encore possible.

La Paulista a dit…

Je me rends compte que j'avais le même problème (et c'est même
familial). Cela s'est réglé tout seul depuis que le JT a disparu de mon
quotidien : déjà parce que j'habite au Brésil, et qu'à côté de ce qu'on
voit ici le JT de JP Pernaut c'est du journalisme d'investigation; et
parce qu'il est hors de question que ma fille voie les infos (trop
d'images vraiment sanglantes). Et depuis ça va mieux. J'ai tendance à
penser, comme plusieurs commentaires ci-dessus, que le type de sources
d'information et la fréquence à laquelle on les consulte est fondamental
: presse écrite "analytique", blogs rigoureusement choisis, journaux en
ligne, émissions où l'on prend le temps de proposer une réflexion (trop
rare)... Et pour la fréquence : pas la peine que ce soit tous les jours.
Pour moi, c'est au gré des conversations ou de la navigation sur
internet. A toi de trouver le rythme qui te convient.

Après, qu'est-ce qu'on fait pour se rendre utile ? Ce que tu as l'air de
faire déjà, à mon sens : aider le microcrédit par exemple, c'est
concret, même si ce n'est pas immédiat. Consommer autrement. Agir sur
soi pour faire du bien autour de soi : des rapports interpersonnels
apaisés et bienveillants sont fondamentaux. Je vis dans un pays
extrêmement violent, où les inégalités sont parmi les plus prononcées au
monde, et pourtant les gens sont bien plus zen et joyeux qu'en France.
Ce qui ne veut pas dire qu'ils n'ont pas conscience des problèmes.
Juste, ils n'en parlent pas en permanence. Et ils s'efforcent au jour le
jour de maintenir et de créer des relations chaleureuses. Par mimétisme,
j'ai commencé à m'y mettre aussi (tout en gardant un côté beaucoup plus
râleur et coléreux que les Brésiliens, hein, on n'efface pas tous ses
atavismes comme ça ! Mais je me suis bien améliorée). Et ça marche :
quand on reçoit des nouvelles difficiles à avaler, on est révolté, mais
déjà on exprime sa révolte avec beaucoup plus de calme et on
n'extériorise pas autant sa colère (donc on limite les énergies
négatives qu'on envoie à ceux qui sont avec nous, qui ne nous ont rien
fait), et on s'en sert pour se créer des convictions, pas pour se miner
(et du coup on envoie plutôt de l'énergie positive). On arrive à avoir
la distance nécessaire à notre sauvegarde individuelle parce que par
ailleurs on peut se ressourcer dans des relations humaines immédiates
très chaleureuses et souriantes (même avec des inconnus). Je ne suis pas
vraiment optimiste ni pessimiste : pour moi l'avenir est un énorme point
d'interrogation.

Je suis très touchée par ce post, parce qu'il me replonge dans des
questionnements de longue date, et qu'en lisant les commentaires je me
suis rendue compte que j'avais progressé sans m'en rendre compte. Bon
courage à toi, et merci pour ce beau blog.

sara a dit…

Je suis quelqu'un d'assez engagé et je fais pas mal de choses mais, pour survivre à l'actualité et à l'état du monde, je parviens généralement à trouver des nouvelles qui me font chaud au cœur. Exemple : grâce à des centaines de vélos envoyés par des femmes, les petites filles de Zambie peuvent aller à l'école ; un chirurgien belge fait deux choses sublimes : il est capable de déligaturer les trompes de Fallope et le fait gratuitement pour les femmes qui ont perdu leurs enfants pendant le tsunami ; il est aussi capable de reconstruire le clitoris et le fait gratuitement pour les femmes et les jeunes filles qui ont été excisées... Ce genre de nouvelles et d'engagement me redonne un foi parfois vacillante en l'humanité :-)

Anonyme a dit…

Beaucoup de conditions sont réunies pour qu'un monde ancien, après avoir fait son temps, accouche d'un monde nouveau. Essayer de savoir à quoi ressemblera ce monde, ou vouloir déterminer ses contours avec nos critères, c'est l'exercice parfaitement inutile auquel se livre les "penseurs" des medias. Le problème, c'est que cet "avènement" n'a rien de garanti. Il y a même un risque non négligeable que l'humanité soit beaucoup plus près de sa fin que de son début. Et alors ? Quand il ne restera plus rien de nous, quelle importance pour le cosmos ? En regard de ces enjeux, il est vrai que l'imbécilité crasse de notre président et de sa clique n'arrange rien. Je crois néanmoins, mon amie, que tu ne devrais pas déchirer ta carte d'électrice et te faire rayer des listes. Un jour, nos votes pourraient devenir des armes contre l'intolérable. En attendant, personne ne nous oblige à glisser un bulletin dans une urne.
PS : "Chouchou" a raison, en cela que le déclinisme ambiant n'est qu'une ruse des néo-libéraux pour assaisonner leurs foutues salades. Tu as raison aussi, parce que les résistances que rencontre partout une nécessaire métamorphose sont potentiellement mortelles. Et tu me connais, ce n'est pas un discours "new-age" mais très directement politique.
JC

Anonyme a dit…

tout ou presque a été dit plus haut
bravo et merci
je crois que le problème principal c'est la mauvaise distribution, la concentration des "richesses" dans nos socciétés occidentales et à plus grande échelle le fossé nord-sud de plus en plus grand.

ma contribution : si on veut un minimum d'info : le journal de France Culture à 12h30 et éventuellment le 28 minutes d'arte le soir
en principe c'est intelligent, pas sensationaliste et analysé

MlleCMT a dit…

Salut,
Ton post fait écho avec moi. Ça va faire 2/3 ans que je me tiens volontairement écarté de l'actualité. Ça me déprimait trop et affectait même mon quotidien (Pessimisme, peur, tristesse). Evidemment quelques brides arrivent à mes oreilles par quelques personnes autour de moi qui ont du mal à accepter ma décision. Mais du coup elles y mettent les formes ! Est ce la solution ? Je sais pas mais en tout cas ça me permet de mieux vivre au quotidien.

Anonyme a dit…

Je rejoins vos avis... Avant, je ne pouvais pas m'empêcher de suivre l'actualité à la lettre, quitte à me taper une bonne dépression ajoutée à une angoisse pas possible. Dès que je sortais de chez moi, je devenais paranoïaque, je me disais "et si quelqu'un me suit et me tue?" Quelle horreur d'avoir ce genre de pensées... Durant les trois derniers mois, j'ai décidé de ne plus lire l'actualité, de ne plus regarder les informations trop déprimantes (je me connais, je suis tellement sensible qu'un rien peut me faire devenir parano). Et ça marchait, je me sentais+optimiste, confiante et détendue. Malheureusement, la réalité m'a rattrapé car lorsque vous vivez au quotidien avec des gens qui sont mordus de la moindre info et qui en parlent tout fort, vous ne pouvez pas y échapper. Entre le conflit israëlo/palestinien, le nouveau crash de la Malaysia Airlines lié au conflit en Ukraine, sans parler de la situation économique de la France... Entre autres problèmes,je suis de nouveau angoissée... Comment faire pour échapper à tout ça? Ok, je ne suis pas dupe ni idiote, j'ai 26 ans et j'ai parfaitement conscience que le monde dans lequel on vit n'est pas parfait, mais bon sang, est-ce égoïste de ma part que de vouloir VIVRE? out simplement VIVRE ma vie? Penser à mon avenir, à ma famille? Les médias ne cessent de nous bombarder d'infos déprimantes, dans quel but au fond? Les gens ont déjà fort à faire de leurs propres problèmes, pourquoi aller leur en rajouter? J'aimerais parfois retomber en enfance et ressentir cette joie de vivre, cette innoncence et cette conviction que le monde est beau... Certes, ce n'est pas le cas. MlleCMT, je pense que tu as raison. Ok, certains te dirons que c'est important de se tenir informé etc... Mais au final, qu'est ce que ça changera? Oui pour connaître le minimum d'infos importantes (sur l'économie, les réformes etc...) qui te concernent un minimum, mais à petite dose. Si tu vis mieux en te tenant eloignée de l'actu, alors continue! Vis ta vie, profite de chaque moment et oublie le rest, ça ne te rendra pas pour autant naïve ou idiote! Au moins, tu seras+optimiste et pour tes enfants (si tu en as, sinon, pour tes futurs enfants, je te le souhaite)tu auras l'esprit sain et rassurant et non angoissé à l'idée de les conduire à l'école. Les enfants ont besoin de se sentir en sécurité et mieux, de rester innocent. Le bourrage de crâne des médias, ils n'ont pas besoin de ça. Et nous non plus

Tania Dumas Gamache a dit…

Je sais que cet article est daté d'il y a trois ans mais j'avais une petite déprime suite à des infos constamment négatives sur Facebook, des gens qui partagent sans cesse les téhories de complots toutes aussi ridicules les unes que les autres mais qui m'affecte et voila..incapable d'aller en cours, j'angoisse, j'ai donc fais une recherche pour savoir si j'étais la seule qui était autant affectée par tout ça ET NON...!! Yééé! ahaha! Et en lisant les commentaires, la seule solution semble de s'éloigner des médias et des sources d'informations. Je vais m'éloigner de facebook pendant un bon moment et on verra si ça va m'aider! Donc même si cet article est de 2013, il m'a aidé ahaha!

Unknown a dit…

J'ai fais pareil, je me suis éloigné de tout support média trop répétitif ou intrusif. Télé Facebook 20 minutes... Ça m'a fait du bien.
Dernièrement pour divers raison j'ai réinstaller Facebook sur mon smartphone, avec la précautions de ne pas être envahi par mes publications des autres... Et bien hier j'ai pleuré... Je me suis fait rattraper par ces horreurs du monde que j'avais balayé de mon esprit.
Pour mon bien je viens de le supprimer. Y a que que
Il y a quelque chose qui tourne pas rond chez les autres...
Le monde est fou