vendredi 13 janvier 2012

"Misfits" saison 1


Suite à une étrange tempête, cinq jeunes adultes qui effectuaient des travaux d'intérêt général se retrouvent dotés de pouvoirs surnaturels. Kelly, une fille agressive à l'accent si épais qu'il rend ses propos quasi incompréhensibles, peut désormais lire dans les pensées d'autrui, y compris celles des bébés et des animaux. Curtis, un espoir de l'athlétisme britannique dont l'arrestation pour possession de drogue a brisé la carrière, est capable de faire revenir le temps en arrière sous l'effet du stress. Alisha, aussi ravissante que superficielle, inspire un désir incontrôlable à toute personne qui la touche. Simon, un garçon timide et méticuleux qui ne parvient pas à se faire des amis, devient invisible quand il se sent rejeté. Nathan, le type le plus tête-à-claques du monde, vient d'être mis à la porte par sa mère et va mettre un peu de temps avant de découvrir quel est son pouvoir.

Durant cette première saison, diffusée pour la première fois à l'automne 2009, les Misfits s'efforcent de dissimuler qu'ils ont, en état de légitime défense, tué leur travailleur social pris d'une rage meurtrière suite à la tempête. A côté de cet arc principal, chaque personnage a droit à sa propre sous-intrigue et à un épisode plus particulièrement centré sur lui ou elle. Celui de Nathan est étonnamment poignant; celui de Curtis, drôlement bien foutu; tandis que celui de Simon porte à réfléchir sur l'accumulation de brimades qui fait qu'un type potentiellement adorable devient un psychopathe. Le sixième et dernier épisode confronte l'ensemble du groupe à un culte d'extrémistes religieux et prépare habilement le terrain pour la saison suivante dont l'intrigue (d'après les spoilers que je n'ai pu m'empêcher de lire!) semble très prometteuse.

Entre le côté mi-"Skins" mi-"Heroes", la façon de parler de Kelly, le décor déprimant et les effets spéciaux bidon du pilote, j'ai d'abord eu du mal à accrocher à "Misfits". Mais beaucoup de gens autour de moi en disaient du bien; alors, j'ai insisté. Et j'ai bien fait. Dès le deuxième épisode, j'étais conquise. Dès le quatrième, j'attendais le lendemain soir avec impatience pour découvrir la suite. Les personnages horripilants de prime abord deviennent tous assez vite attachants (à l'exception d'Alisha que je trouve juste creuse et inutile), et on a hâte de savoir quels rebondissements les scénaristes vont encore inventer. "Misfits" n'est pas une série conventionnelle, et elle n'est pas très gaie non plus. Mais prenante, oui, définitivement.

3 commentaires:

Cécile de Brest a dit…

Je suis ravie de ce que tu dis de cette série, je n'ai pas commencé à la regarder mais on m'a offert la saison 1 pour Noël, je vais donc m'y mettre !

OetL a dit…

Comme toi je me suis arrêtée au premier épisode, pas plus emballée que ça pour deux sous... mais tu as su réveiller mon intérêt, je vais persévérer et continuer la série.

Nuryko a dit…

Ça me fait plaisir de voir que tu as accroché. C'est une très bonne série. Une de mes préférées ces dernières années. J'attends avec impatience de voir si ça se confirme sur la 3e saison.