dimanche 29 janvier 2012

"Brothers and sisters" saison 1


Après 5 saisons qui avaient pourtant bien marché, "Brothers and sisters" a pris fin en mai dernier aux Zuess pour des raisons purement budgétaires. Cela faisait donc 5 ans que je me disais: "Tiens, il faudrait que je jette un coup d'oeil à cette série, ça pourrait me plaire"; malgré quoi, je n'en avais vu qu'un ou deux épisodes sur lesquels j'étais tombée par hasard du temps où j'avais encore la télé chez moi. Mais même à l'époque du téléchargement à tout va, je suis du genre à me laisser tenter par les offres "3 coffrets pour le prix de 2" de la Fnac. Et comme je suis en ce moment à Monpatelin avec Chouchou, mais sans accès à nos séries habituelles, cela fait plusieurs soirs que "Brothers and sisters" est devenu notre rituel d'après-dîner.

Le pitch de la série est on ne peut plus banal: c'est l'histoire d'une famille nombreuse avec ses joies, ses chagrins et surtout ses secrets (qui ne le restent jamais bien longtemps). William et Nora Walker passent pour le couple parfait encore hyper-amoureux après 40 ans de mariage. Ils ont eu 5 enfants. Sarah, l'aînée, est une sorte de super-woman qui cumule vie de famille et job à responsabilité dans l'entreprise familiale, mais son mariage bat de l'aile et la découverte que sa fille est diabétique va encore compromettre ce fragile équilibre. Kitty, Républicaine fervente et commentatrice politique dans une émission de télé, s'est toujours mal entendue avec sa mère et n'a jamais réussi à avoir de relation durable avec un homme. Kevin est avocat et gay plus ou moins assumé; c'est toujours à lui que Nora fait du chantage affectif quand elle a besoin qu'on l'accompagne quelque part. Tommy travaille avec Sarah et souffre d'être dans son ombre, comme il souffrira en découvrant qu'il est stérile alors que sa femme et lui voudraient désespérément un bébé. Justin, le petit dernier, est revenu d'Afghanistan accro aux médocs et à l'alcool et peine à trouver sa place dans la vie. Puis William décède brutalement, et les enfants Walker découvrent que ce père adulé n'était pas le héros qu'ils croyaient: non seulement il entretenait une maîtresse depuis plus de quinze ans, mais il a trafiqué la comptabilité de l'entreprise familiale et fait disparaître $14 millions...

Au premier abord, on est frappé par la richesse du casting de "Brothers and sisters": Calista Flockhart (ex-Ally McBeal), Sally Field (ex-nonne volante... si, si), Ron Rifkin (ex-méchant dans "Alias"), Rachel Griffiths (ex-copine de Muriel et épouse de Nathan dans "Six feet under"), sans oublier Tom Skerritt (Viper!) et Matthew Settle (yummy papa rockeur dans "Gossip Girl") même s'ils ne font là qu'un petit tour avant de s'en aller. Et puis très vite, malgré une trame archi-classique, on se laisse happer par ces histoires de famille si loin de nous et si proches à la fois. Parce que même quand on ne vient pas d'une fratrie aussi nombreuse et d'une famille qui a aussi bien réussi sur le plan matériel, on connaît par coeur les chamailleries des Walker, les reproches qu'ils se jettent à la tête, les rancoeurs qu'ils nourrissent depuis toujours, et on aspire à recréer le cocon d'infaillible solidarité qui est le leur. L'écriture de la série aussi bien que le jeu des acteurs se distinguent par leur grande justesse. Dans "Brothers and sisters", personne n'en fait jamais trop, mais chacun est tour à tour horripilant et émouvant. Comme dans la vraie vie, quoi.

6 commentaires:

Myriam, qui n'est plus une elfe fée a dit…

J'ai découvert cette série quand elle s'est terminée. Un peu comme toi, je me suis dit pendant des années que c'était une série à découvrir mais elle ne me disait rien. Puis je n'avais plus rien à regarder, j'ai commencé... et j'ai enchainé les épisodes, puis les saisons. Je me suis tant attachée aux personnages que j'étais super triste quand j'ai vu le dernier épisode. Ne plus voir mes deux persos préférés... Snif. Ils auraient pu faire un spin off quoi ! Have fun !

Anonyme a dit…

Je vante les mérites de cette série depuis que je la connais (2 ans). J'ai rallié à ma cause mon conjoint. Nous aussi quand il n'y a rien à la télé c'est direct un épisode de B&S. On fait durer le plaisir vu qu'il n'y a que 5 saisons, nous sommes à la moitié de la 4.
Je suis très attachée aux personnages, à la famille Walker en général. Je trouve qu'il n'y a ni caricatures, ni paillettes, ni meurtres ou situations improbables, mais beaucoup de vin ;-)
Bonne soirée,
Bérénice

Anonyme a dit…

C'est effectivement très bien fait et agréable à suivre. Toujours la même histoire : le cinéma s'appauvrit et les séries deviennent de plus en plus intéressantes.
JC

ARMALITE a dit…

JC: ah tiens, je ne t'imaginais pas regarder ça!

Fiorile a dit…

Coucou, Je suis complètement series-addict mais c'est un peu normal vu le peu de choses plaisantes qui passent à la tv...
J'ai bien aimé également les B&S, je devrai d'ailleurs continuer à les regarder. Mais comme je me lasse vite, je préfère regarder quelques épisodes de genres quelque peu différents... Hier en repos forcé (:-p) j'ai eu l'occasion de m'adonner à ma passion, j'ai commencé par un épisode de "Terra Nova" le nouvel opus de Spielberg, genre de jurassic park moderne qui m'a bien plu et j'ai continué avec "The Walking Dead" que j'ai adoré...pourtant à priori je suis pas amatrice de ce genre là.... Je te conseille les deux, histoire de varier les plaisirs....

Anonyme a dit…

Tu veux un scoop ? Si étrange que ça paraisse, je kiffe Grey's Anatomy ! Mais ne va pas ébruiter ça, surtout !
JC