lundi 19 décembre 2011

I am crevède


Là tout de suite, je suis un rien fatiguée.
Le vent souffle très fort à Monpatelin depuis jeudi dernier; comme tous les phénomènes météo extrêmes, il m'angoisse et m'empêche de dormir - j'ai l'impression qu'il siffle: "La fin du monde est proche!".
Et puis, je suis en train de lire un bouquin formidable, un de ceux qu'on a du mal à lâcher même quand on baille à s'en décrocher la mâchoire et que les yeux commencent à se fermer tout seuls. C'est un roman danois qui s'appelle "Les enfants des cornacs", et vous pouvez être sûrs que je vous pondrai un article dessus dès que je l'aurai terminé.
Et puis, elle est rentrée de l'hôpital, et je l'ai convaincue d'installer Skype pour qu'on puisse se parler plus facilement. Elle récupère petit à petit, mais il va lui falloir beaucoup de courage pour affronter les épreuves qui l'attendent encore. Je suis triste de ne pouvoir l'aider davantage qu'avec des mots et une présence lointaine.
Et puis, je discute beaucoup avec elle, l'autre soir jusqu'à deux heures du mat'. C'est toujours assez excitant de découvrir quelqu'un de nouveau et d'intéressant, quelqu'un avec qui on peut tout de suite parler de choses essentielles, pas forcément très gaies ou très policées, des choses qui font mal mais qui sonnent vrai.
Et puis, il y a cette journée de samedi que j'ai... non, pas perdue. Je l'ai gagnée à faire de chouettes courses de dernière minute, des petits cadeaux pour des gens qui n'en attendent pas forcément de ma part, des choses de peu de valeur pécuniaire mais qui porteront, j'espère, mon message d'amitié jusqu'à eux. J'ai passé la fin de la journée au salon de thé avec Gabrielle et son mari; c'est excitant aussi de redécouvrir des copains perdus de vue au tout début de l'âge adulte et qui sont devenus des gens bien quand tant d'autres ont suivi le chemin inverse.
Et puis, il y a cette trad que je veux finir demain soir, quitte à boucler sa correction dans le train mercredi, ce qui me fait quand même de grosses journées de travail.
Et puis, il y a le plombier qui est venu aujourd'hui régler mon problème de cumulus. Dix minutes de boulot, une heure à me parler des études de ses filles et du choix de son fourgon. Il est très gentil, mais qu'est-ce qu'il est bavard!
Et puis, il y a ma voisine qui est passée ce soir m'apporter un quart de quiche lorraine "parce qu'elle n'arriverait pas à tout manger toute seule". C'est elle qui me nourrit, maintenant... N'empêche, c'était bon et avec une petite salade de roquette, ça m'a évité de cuisiner. Mais il faudra quand même que j'aille la voir demain soir pour lui donner son cadeau de Noël.
Et puis, il y a la mammographie que je devais passer aujourd'hui et dont j'avais hâte d'être débarrassée. Sauf que je croyais avoir rendez-vous cet après-midi, et qu'en fait, c'était à 10h. Quand j'ai eu la riche idée de vérifier l'horaire, il était déjà trop tard. Mais la gentille secrétaire m'a recasée demain. Qui s'annonce donc chargé et stressant à souhait.
Au moins après, ça me fera de vraies vacances.

3 commentaires:

la viking a dit…

<3

Anonyme a dit…

Il m'arrive de recroiser des gens perdus de vue depuis longtemps.Il est rare que je ne leur trouve aucune qualités ,simplement on n'a pas toujours exactement les mêmes valeurs(exemple: un copain de lycée très sympa qui m'a relancée sur Copains d'avant après 30 ans,qui ne parle que de sionisme,d'Israël,de shabat,des méchants palestiniens etc sur son FB,au bout d'un moment ça me gonfle et je me dis que,bien que je sois très ouverte,ça n'a pas l'air d'être son cas à lui).
Après,à quelques exceptions près,on est tous parfois des gens biens,parfois on est un peu cons ou lâches ou autres défauts...
Perso,je ne me situerais pas toujours du côté des "gens biens",comme tous,j'ai mon "dark side".

ANNESO

ARMALITE a dit…

Je ne dirais pas de quelqu'un que ça n'est pas quelqu'un de bien juste parce qu'on n'a pas les mêmes goûts et le même style de vie. Mais dans les gens auxquels je pensais, plusieurs ont VRAIMENT mal tourné, au sens criminel du terme...