lundi 19 septembre 2011

Où nous tentons de nous cultiver à Stockholm


Hier matin, nous avons pris deux bus pour nous rendre sur Skeppsholmen dite "l'île aux musées". Une première géocache sympa nous attendait non loin du Musée d'Art Moderne, planquée entre les racines d'un arbre; il fallait tirer sur une "lifeline" pour la faire sortir. Après une flopée de micro caches, c'était sympa de trouver un petit Tupperware avec quelques bricoles dedans. Puis nous avons visité le musée. La partie "expos temporaires" était actuellement vide. La collection permanente se divise en trois parties. La première, et celle qui m'a le plus intéressée, est consacrée à l'identité et à la façon dont elle a été redéfinie photographiquement dans la seconde moitié du XXème siècle. J'ai beaucoup aimé les portraits d'Irving Penn et surtout le travail de Duane Michals, qui écrit autour de ses photos des histoires inspirées par son sujet. "The man who invented himself", datant déjà de 1975, m'a particulièrement touchée:


J'ai moins aimé la seconde partie consacrée à l'état du monde, notamment au photojournalisme et au surréalisme. Je suis passée presque en courant à travers la troisième. Picasso, les affiches de propagande, beuark. Je me suis rattrapée en fouillant longuement la boutique très bien fournie en brols colorés de toutes sortes. Et heureusement que j'ai été vigilante: Chouchou s'apprêtait à acheter un set d'aimants alphabet façon "lettres découpées dans le journal", que nous possédons déjà depuis deux ans et avec lequel j'ai écrit "Chouchou à paillettes" derrière la porte d'entrée après notre retour de Gruyérie, en juin. Cela dit, smoked salmon, pas bien placée pour se moquer, toussa toussa.


J'aurais bien visité le musée de l'architecture voisin, mais je craignais que le temps nous manque ensuite pour boucler le programme de la journée. Nous sommes donc descendus jusqu'au bord de l'eau pour chercher une cache située près d'un dykdalb, construction en bois autrefois immergée qui servait à soutenir des ponts ou des chaînes tendues en travers de l'entrée des ports. L'énigme assez subtile m'a conduite à penser que la cache se trouvait dans une des boîtes aux lettres auxquelles ce dykdalb-là sert désormais de support. Mais une boîte à lettres, pour moi, c'est une propriété privée... Après avoir passé une demi-heure à chercher dans un vent froid assez désagréable, et y compris dans le local à poubelle voisin, je me suis résolue à soulever très vite le couverte. Dedans, il y avait un journal qui me masquait le fond. Je n'ai pas osé le sortir. Nous sommes repartis bredouilles et dépités: cette cache compte 100 favorite points, et nous aurions beaucoup aimé l'inscrire à notre tableau de chasse. (Rentrée à l'hôtel, je suis remontée très loin dans les logs précédents, et j'ai acquis la certitude que j'avais vu juste... Du coup, j'ai écrit au créateur de la cache pour, au moins, savoir de quoi il retourne et si j'aurais dû m'asseoir sur mes scrupules.)


Longeant le bord de l'eau, nous sommes arrivés à l'embarcadère du ferry qui, en été, relie Skeppsholmen à l'île voisine de Djurgarden où nous voulions nous rendre ensuite. Par chance, les liaisons se poursuivaient jusqu'au week-end suivant. Au lieu de remonter jusqu'en centre-ville afin de prendre un tram pour redescendre cent mètres plus loin, nous en avons donc été quittes pour attendre une petite demi-heure et franchir le bras de mer en moins de trois minutes. C'est ainsi que nous avons débarqué sur "l'île aux divertissements"... La suite plus tard, je me rends compte que ce post est déjà bien long!

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