vendredi 1 avril 2011

"Tous les soleils"

Alessandro est professeur de musique baroque à l'université de Strasbourg. Il vit avec sa fille adolescente et son frère, qui a demandé l'asile politique à la France et juré de ne plus sortir de leur appartement tant que ce tyran de Berlusconi n'aura pas été évincé du pouvoir. Lecteur bénévole dans les hôpitaux, membre d'un groupe de chant et d'une bande de potes qui ont acheté ensemble à la campagne une vieille bicoque où ils passent tous leurs week-ends, il ne souffre pas vraiment de la solitude et se contente, en guise de compagnie féminine, du fantôme de son épouse décédée quinze ans auparavant. Mais arrivée à l'âge des premiers émois amoureux, sa fille estime qu'il est grand temps pour Alessandro de refaire sa vie. Au besoin, son oncle et elle sont prêts à lui donner un coup de pouce...

C'est une critique dithyrambique lue dans le dernier ELLE qui m'a poussée à retourner au cinéma après trois mois de désertion consécutifs au très moyen "Les émotifs anonymes". L'ai-je regretté? Oui et non. "Tous les soleils" comporte des scènes vraiment drôles (la plupart d'entre elles, dues au personnage génial du frangin anarchiste), ainsi que deux ou trois beaux moments d'émotion comme l'adieu à Anouk Aimée ou le concert final. Pour le reste, malheureusement, le film flotte un peu, peinant à trouver un ton et une direction. Il est en outre desservi par quelques seconds rôles qui annonent leur texte d'une manière atrocement scolaire ou convenue. Je trouve également que la bande de copains aurait pu être davantage et mieux exploitée. Selon le point de vue, une semi-réussite ou un semi-ratage, donc.

3 commentaires:

FraiseDesBois a dit…

Tiens rigolo ils tournaient dans un appart au coin de ma rue ;)
rien que pour ça j'irais y faire un tour je pense

ARMALITE a dit…

Ah tu habites à Strasbourg? Ca a l'air joli comme tout! (Enfin, si c'est comme Istanbul, faut peut-être pas se fier aux apparences ^^)

FraiseDesBois a dit…

Eu non à Paris ;) vive la magie du ciné