samedi 2 avril 2011

Ce que je n'ai pas aimé à Istanbul


- Istanbul, c'est grand et mal foutu. Le Bosphore passe entre les moitiés asiatique et occidentale de la ville, et cette dernière est encore coupée en deux par la Corne d'Or. Résultat, on a l'impression qu'on ne réussira jamais à tout voir (ce qui est vrai) et on ne sait pas forcément ce qui vaut la peine d'être visité ou non, à part les grands classiques que sont Sainte-Sophie et la Mosquée Bleue. De plus, à l'exception d'une ligne de tram qui enjambe le pont de Galata, les transports en commun terrestres sont nécessairement circonscrits à une des trois zones. Donc, en cas de long trajet, il faut jongler entre les métros, les ferrys finalement pas très fréquents pour certaines destinations, et les bus au plan incompréhensible. Au final, nous avons pris beaucoup de taxis. Pas très chers (sauf lorsque nous nous sommes fait arnaquer par celui qui nous a ramenés à l'aéroport en fin de séjour), mais souvent dépourvus de ceintures de sécurité à l'arrière, et nous avons failli avoir un accident avec l'un d'eux. Autre chose: comme San Francisco ou Lisbonne, Istanbul est située sur une série de collines; ses rues montent et descendent énormément, souvent en pente très raide, si bien que la marche n'est pas une alternative valable, ou en tout cas pas toute la journée.

- Istanbul, ce n'est pas aussi gai et coloré que je l'imaginais. J'ai trouvé ça pollué, souvent crasseux et à moitié en ruines, mais sans le côté "décrépitude sublime" de Lisbonne, d'Essaouira ou de la vieille ville de Marrakech. Et la lumière peu clémente du début de printemps n'a sans doute pas contribué à faire ressortir ce que j'aurais pu trouver beau dans la ville. Chouchou a quand même réussi à faire de chouettes photos, parce qu'en focalisant sur des détails isolés on y parvient toujours, mais la mosaïque que j'ai postée l'autre jour n'est en aucun cas représentative de ce que nous avons vu.

- Istanbul, c'est un peu le bordel. En théorie, je suis attirée par le côté vivant et chaotique des villes orientales. Dans la pratique, je vis très mal le grouillement humain, les sollicitations constantes et le fait de devoir marchander la moindre bricole. J'aime les choses carrées, les gens disciplinés, les rues propres, les bâtiments bien entretenus et les règles claires. En gros, je devrais me contenter de voyager au Japon et en Europe du Nord. Ca tombe bien: comme destination de notre prochain city trip, nous avons choisi Stockholm :-) Et parce que ce voyage n'était pas non plus un ratage complet, demain, je vous parlerai de ce que j'ai aimé quand même à Istanbul.

2 commentaires:

Miss Sunalee a dit…

Je dirais que tu as en grande partie raison sur tout ce que tu reproches à Istanboul. Après, tout dépend de l'état d'esprit dans lequel on est. Je pense que dès qu'on sort d'Europe du Nord, il faut mettre son cerveau en vacances et laisser venir les choses... Je me souviens avoir eu beaucoup de mal pendant un voyage en Russie parce qu'on attendait tout le temps, sans toujours savoir quoi. J'ai appris à laisser aller, à profiter au maximum...

Miss Sunalee a dit…

Je dois aussi préciser que mon voyage a été grandement facilité par mon homme, qui avait vécu quelques mois sur place et qui connaissait la ville et quelques mots de base en turc.