dimanche 10 avril 2011

"Arrietty, le petit monde des chapardeurs"



Plusieurs mois se sont écoulés entre la sortie française du dernier film des studios Ghibli et son apparition sur les écrans belges - ce qui m'a laissé le temps de lire toutes sortes d'avis déçus sur les profils Facebook de mes contacts également fans de Miyazaki et Cie. C'est donc avec des attentes assez modérées que je suis finalement allée voir "Arrietty". Et du coup, j'ai été agréablement surprise.

D'accord, ce n'est pas dans ce remake des Minipouss qu'on trouvera le militantisme écologique de "Nausicaa de la vallée du vent" ou de "Princesse Mononoke", non plus que la magie envoûtante du "Voyage de Chihiro" ou le souffle épique du "Château Ambulant". "Arrietty" est plutôt à rapprocher de "Kiki la petite sorcière" dans le sens où là aussi, l'héroïne se trouve confrontée pour la première fois au monde des humains et va tirer son épingle du jeu grâce à l'amitié d'un jeune garçon. Malheureusement, elle n'a pas le rythme enlevé ni la pétillance de Kiki - sans aller toutefois jusqu'à sombrer dans la léthargie qui baigne "Totoro". Pas une des meilleures productions des studios Ghibli, donc, mais ne serait-ce que pour le graphisme enchanteur qui est leur marque de fabrique, "Arrietty" se laisse regarder avec plaisir.

Un conseil: si vos enfants ont aimé "Arrietty",
faites-leur lire "Des souris et des mômes".

6 commentaires:

Daelf a dit…

J'ai pas vu Ariettey (et le bouquin de la soeur Nothomb, euh, c'est vraiment bien ?) mais dans la catégorie "petits squatteurs de grande maison", j'ai deux très bons (vieux) souvenirs de lecture - malheureusement pas réédités, apparement, mais ça se trouve sûrement d'occasion ou en bibliothèque :

- Sycomore du Petit Peuple, trèèès très bon. Centré autour de Sycomore (ils ont tous des noms de plantes), un ado qui vit avec sa famille dans un trou de souris. Je vais pas m'amuser à résumer, c'est long, mais il y a des difficultés de la vie de petit "emprunteur", de la musique, de l'apprentissage côté Grands et Petits, bref c'est très bien.

- Les Dépanneurs invisibles : c'est encore plus rigolo, parce que les "petits" habitent dans des appareils ménagers, dont ils sont responsables, et les réparent jusqu'à la fin de la garantie, où ils vont s'établir ailleurs. Pas étonnant que ça tombe en panne toujours juste *après*. Il me semble que c'est l'histoire d'un gamin en visite chez ses grands-parents ou autre, qui cherche à les attraper (mais il me semble qu'on ne voit pas de "grands", juste les stratagèmes.) Pour public plus jeune que l'autre.

/D., juste en passant, au cas où ça intéresserait.

Miss Sunalee a dit…

Tu n'aimes pas Totoro ?

maerie a dit…

je suis allée le voir au ciné et avec mon Homme on avait été une fois de plus emballés par la capacité de cet animé de nous embarquer dans son univers et de nous faire ressortir avec un grand sourire!

ARMALITE a dit…

Daelf: oui, le bouquin de Juliette Nothomb m'a paru très bien pour, disons, les enfants jusqu'à 12 ans. Je ne dirais pas qu'il fait partie des bouquins jeunesse que même un adulte peut adorer, mais franchement, il n'est pas mal du tout.

Mis Sunalee: non, je trouve Totoro chiant à l'exception des deux scènes de la danse dans les champs la nuit et de l'attente à l'arrêt du chat-bus.

Miss Sunalee a dit…

ooooohhhh, je ne te parle plus ;-)

Cécile de Brest a dit…

Rhoooo, j'adore Totoro, moi !
Mais je vais sûrement me laisser tenter par celui-ci.