dimanche 13 mars 2011

Oui mais non

J'avais deux ou trois posts rigolos en préparation, du style "comment j'envisage de changer de carrière après ma rencontre avec un esturgeon en peluche géant", mais ça fait deux jours que je passe tout mon temps libre à guetter des nouvelles du Japon. Je suis à Paris depuis 18h00 cet après-midi, et j'ai même écourté mon dîner-shopping sur les Champs pour rentrer plus vite à l'hôtel et me recoller devant CNN. Difficile de m'enthousiasmer sur des bouquins ou du vernis à ongles alors que j'en ai déjà, respectivement, 17 kilos et 12 flacons dans ma valise ce pays que j'aime tant est confronté à un tel drame, et qu'en plus de la menace nucléaire se profile encore la possibilité d'une réplique de force 8 dans les jours à venir. Même la présentatrice, mise impeccable et efficacité professionnelle toute américaine, peine à cacher son émotion devant certains témoignages. Dans cette ambiance de fin du monde, j'ai eu beaucoup de mal à quitter ma famille ce matin, et je me demande si je ne vais pas annuler ou raccourcir à une seule journée mon séjour parisien de fin de semaine. Pour une fois, je n'ai pas envie de courir les magasins ou les expos - juste de me rouler en boule au chaud avec les miens.

2 commentaires:

Véronique a dit…

J'ai trouvé ce blog par hasard, celui d'un français qui vit au Japon, pays qu'il aime profondément.
Devant la réalité brutale on est tenté de fuir et de se réfugier "ailleurs" , pourtant le courage des japonais devant l'horreur nous incite à relayer les témoignages.
Ces gens qui ont tout perdu et qui ne peuvent plus compter que sur leurs propres forces, ça déchire mon cœur et mon esprit, mais il faut qu'ils sachent qu'ils ne sont pas seuls.
http://www.suppaiku.com/

kim a dit…

Sans vouloir passer pour une sans coeur, fais gaffe avec CNN quand même. Ils dramatisent des infos non-confirmées. Ils ont excessivement dramatisé l'alerte au tsunami en Californie disant que ça allait être une catastrophe et qu'il fallait avoir peur. Ca a marché, j'ai eu les chocottes, mon père y était... Il est revenu et m'a dit qu'hormis une vague restée dans le port et des poissons morts, ils avaient bien mangé tranquillement dans un bon resto près de la plage... Je tuerais les présentateurs volontiers...