samedi 5 mars 2011

Où je reste zen malgré la conspiration Réservo-Séphoresque contre moi

Jeudi et vendredi ont été hyper-studieux pour rattraper le retard provoqué par mes déboires informatiques. Je suis globalement très satisfaite des performances de Flash Gordon, notamment de sa facilité d'utilisation, de sa rapidité sur internet et de la puissance de son capteur de wifi, mais:
- Le trackpad est toupourri pour jouer au mahjong; impossible de faire des scores décents avec (et non, je ne veux pas rajouter de souris à mon portable!)
- Que je sois en train de bosser ou de jouer à Farmville, il se met à zoomer aux moments les plus incongrus, parfois en rafale, ce que je trouve très énervant. Mais je suis sûre que c'est un coup à prendre (aïe).

Du coup, aujourd'hui, j'avais décidé de m'accorder une petite sortie avant de replonger de plus belle dans mon histoire de zombis demain matin. Ca tombait bien, il faisait un temps magnifique: 15° et pas un nuage dans le ciel. J'avais convenu avec Etre Exquis qu'il passerait me chercher après un rendez-vous professionnel qu'il avait en fin de matinée, et que nous irions déjeuner ensemble en bord de mer. A 12h30, pas de nouvelles d'Etre Exquis. J'ai envoyé un texto court mais explicite: "Faiiiiiiiiiiiiiim!". A 13h, il est arrivé chez moi, mort de rire, après avoir quasiment planté son client sur place pour venir au secours de mon estomac en détresse.

Nous avons été nous installer à la terrasse de la Réserve, où il ne restait qu'une seule table libre. Tous les autres restos alentour étaient blindés, et j'ai vite regretté de ne pas avoir apporté mes lunettes de soleil. Pour changer un peu de mes sempiternelles (et néanmoins délicieuses) penne aux gambas et aux noix de St-Jacques, j'ai voulu prendre une escalope de veau à la crème. Mauvaise idée: la viande était tellement cuite qu'elle avait la consistance d'une vieille semelle; la crème aux champignons si liquide qu'elle n'avait presque aucun goût; les frites trop fines et du coup presque carbonisées; et la poêlée de légumes parfaitement insipide. Quand la serveuse est venue nous demander si ça avait été, j'ai répondu du tac-au-tac que non, que mon plat était très mauvais. Elle a hoché la tête en souriant: "Bon, ça vous a plu?". Euh, non, je viens juste de vous dire le contraire, même si je ne l'ai pas hurlé et que j'ai gardé un ton poli. Comme quoi, les gens n'écoutent pas vraiment ce que vous leur racontez. "Vous prendrez un dessert?" a-t-elle demandé ensuite. "Non merci, j'ai trop peur de ce que votre cuisinier pourrait inventer".

La serveuse est repartie l'air contrarié. Mais bon, avec les prix que pratiquent les restos maintenant, si la qualité n'est pas au rendez-vous, j'estime que ça mérite d'être mentionné. Quand je trouve que ce qu'on me sert n'est pas bon, je le fais systématiquement remarquer. Parfois Chouchou est mortifié; parfois il est juste mort de rire. Je crois d'ailleurs qu'il a dans son carnet de croquis le monologue que j'avais sorti à la manageuse du Wagamama de Londres en octobre dernier après avoir mangé une soupe de nouilles trop cuite et fadasse à mort. La manageuse avait eu le réflexe de m'offrir mon plat. Mais bon, ici on est en France - pire, sur la Côte d'Azur. L'escalope de veau dégueu a donc quand même été facturée plein pot. Après, on s'étonnera que je sanglote de gratitude dès que je mets les pieds dans un magasin aux Etats-Unis ou au Japon, où les commerçants se coupent toujours en quatre pour satisfaire le client. Bref (dit-elle pour conclure un paragraphe qui ne l'est pas du tout).

Ce déjeuner décevant n'avait tout de même pas réussi à entamer ma bonne humeur. Je passais un moment avec un ami très cher; il faisait beau; j'avais tout mon après-midi pour flâner dans les magasins; je n'allais pas laisser un bout de viande trop cuit me gâcher la journée. Etre Exquis m'a ramenée en ville avec le dernier live d'Indochine à fond dans les haut-parleurs de son Range Rover. A peine déposée au centre commercial, je me suis ruée à la Fnac pour faire l'emplette du double CD. Oui, je suis un être influençable. J'ai longuement admiré un beau bouquin de photos sur le Cosplay et un autre contenant 52 idées de projets photo qui m'inspirait, mais qui nécessitait un appareil un peu plus performant qu'un petit numérique comme mon Lumix. J'ai noté que la suite de "Le mec de la tombe d'à côté" venait de sortir en grand format et que le roman de Géraldine Beigbeder avait l'air vraiment sympa. Et j'ai craqué pour un tout petit livre japonais qui a reçu dans son pays l'équivalent local du Goncourt, ainsi que pour "Margherita Dolcevita" de Stefano Benni dont j'avais adoré "La grammaire de Dieu" et que je souhaitais retrouver dans un format long, les nouvelles n'étant vraiment pas ce que je préfère d'un point de vue littéraire. (S'ils sont bien, je vous en reparle plus tard.)

Après ça, arrêt obligatoire chez Sephora pour gâter ma swapée... et moi aussi, un peu, avec un Rouge Allure Extrait de Gloss Chanel payé avec le bon-cadeau offert par la marque à l'occasion de mon anniversaire imminent, plus la collec' de mini-vernis OPI Katy Perry parce que je le vaux bien. Evidemment, le Black Shatter que je rêve d'essayer depuis des mois était en rupture de stock. A mon avis, cette boutique Sephora est en cheville avec le cuisinier et la serveuse de la Réserve, et ils avaient tous décidé de me pourrir la journée. Raté: ma sérénité était inébranlable.

Je n'avais pas de raison d'entrer chez Zara; pourtant je l'ai fait quand même et en suis ressortie plus pauvre de 40 € mais plus riche d'une jupe rouge vif idéalement coupée qui devrait beaucoup plaire à Chouchou et lui faire oublier que je lui fous la honte dans les restos. Vers 17h, je suis ressortie du centre commercial pour me diriger vers la cathédrale et la petite boutique de gadgets sympas juste en face, où j'ai dégoté un autre brol pour ma swapée et une nouvelle addition à ma collection de Kimmidolls*. Résistant vaillamment à l'appel des chichi fr*gi, j'ai marqué un arrêt dans ma petite librairie préférée où, cette fois, je me suis contentée de quelques cartes postales de l'hilarante firme suisse Plonk & Replonk**. Je suis particulièrement fan du crash-test de pédalo à Ostende.

Après ça, j'ai eu un instant d'hésitation. Aller lire dans mon salon de thé favori comme j'en avais l'intention à la base m'aurait fait rentrer chez moi bien tard... Je me suis donc contentée de saluer Kiki à la boutique Swarovski (où j'ai réussi à ne rien acheter pour une fois) avant de reprendre le bus en direction de Monpatelin. Là, je m'interroge sur la façon dont je vais occuper ma soirée: "Mr Nobody" en DVD, ou rangement de ma bibliothèque? (Ne vous écriez pas que le choix est vite fait: le film peut ne pas me plaire, alors que ranger n'importe quoi me procure toujours une joie indicible.)

*C'est malin, je viens d'aller voir leur site internet et maintenant je VEUX aussi Megumi et Miyako.
** C'est malin, je viens d'aller voir leur site internet et maintenant je VEUX leur bouquin "La face cachée du Léman" qui bien sûr n'est disponible en France qu'en échange de frais de port égaux au prix du bouquin, grrrr!

9 commentaires:

funambuline a dit…

Courant mars, Essence va sortir un vernis crack, qui te coûtera environ 8 fois moins cher que la version OPI et fera tout aussi bien l'affaire...

Et puis, pourrais-tu, S'IL-TE-PLAIT arrêter de parler de livres ? Sinon je vais devoir me venger, violemment, sur ta PAL. :-D

funambuline a dit…

Ah, et en passant, tu ne connaissais pas encore notre souverain ?

http://zebrablog.net/helvetus/

ARMALITE a dit…

Bonne nouvelle pour le vernis Essence que j'espère trouver facilement en Gelbique.
Quant à arrêter de parler de livres: over my dead body ^^ Mais je te rassure: parfois, j'en offre aussi. Des biens. *hint, hint*

ARMALITE a dit…

Quant à Helvetus: aaaaah. J'ai justement acheté hier la carte qu'on voit en bas de page, avec les encagoulés qui tirent les ficelles ^^

biankacha a dit…

Lorsque je suis arrivée en Angleterre,je sanglotais moi aussi de gratitude face à un vendeur serviable ou un geste commercial au resto. Maintenant que je suis habituée, je suis choquée par un peu d'impolitesse alors qu'en France je trouverais ça dans la bonne moyenne ;)

kim a dit…

Pour les vernis OPI tu peux désormais en trouver dans les magasins NO CONCEPT à Bruxelles. Il y en a un qui vient d'ouvrir à Uccle et je suis certaine qu'ils en ont là. Pour le reste de Sephora... Si tu passes par Liège, fais un détour à Maas, il y en a un :-)

Ms Brown a dit…

Si tu veux pour "La face cachée du Léman" tu le fais livrer chez moi et je te l'envoie ensuite. Ou je peux regarder si je le trouve en librairie chez nous et je te l'envoie...

ARMALITE a dit…

C'est hyper-gentil de me le proposer, mais d'une façon ou d'une autre, ça fait quand même passer par la Poste et payer les frais de port...

Nelly a dit…

Pour le OPI, tu as aussi "Cosmeticary" à Bruxelles.