mardi 31 août 2010
Après-midi troc: il reste quelques places!
Les vacances sont finies...
Dans les jours à venir, vous découvrirez ici:
- une nouvelle adresse sympatoche où goûter à Bruxelles;
- nos aventures avec les géoaches 8 à 13, situées à Monpatelin et à Toulouse ou dans les environs;
- une photo en exclusivité mondiale de Régis avec une chanteuse francophone à voix citée ici il n'y a pas très longtemps;
- une liste de mes envies pour cette rentrée 2010;
- le portrait de mes Pura Lopez Verena, grâce auxquelles je culmine à un bon mètre 66;
- une critique du dernier roman de Scarlett Thomas dont j'avais adore "The end of Mr. Y";
- et bien sûr la mosaïque du mois d'août.
(Oui, bon, ça va, j'ai des petits bras.)
Stay tuned!
lundi 30 août 2010
"L'effet Larsen"

dimanche 29 août 2010
"Quand vous lirez ce livre..."
Après avoir terminé une traduction de plus de 1100 pages dont 75% de scènes de fesses hyper-graphiques, j'avais envie de fraîcheur et d'innocence (tout arrive). Sam a 11 ans; il est atteint d'une grave leucémie et les médecins ne lui donnent que quelques mois à vivre. Alors, il décide d'écrire un livre dans lequel il consignera son histoire et se lance dans la réalisation de sa liste des "8 choses à faire avant de mourir".
samedi 28 août 2010
Y'a une école pour devenir Dexter?
vendredi 27 août 2010
Aix-en-Provence: Shopping vs. Géocaching
GEOCACHING:
- Nanocache de la tour de l'horloge: trouvée assez rapidement par Chouchou grâce aux indications de notre nouveau GPS Garmin (la marque apparemment la plus utilisée par les géocacheurs du monde entier).
- Nanocache de la place d'Albertas: indice déchiffré, zone de recherche bien délimitée, parties à notre portée fouillées de fond en comble, hauteurs photographiées à bout de bras par Chouchou pour voir si quelque chose ne s'y cachait pas, mais chou blanc.
- Nanocache du cours Mirabeau: indice déchiffré, zone de recherche bien délimitée, mais re-chou blanc.
- Nanocache de la Rotonde: indice déchiffré, zone de recherche bien délimitée, parties à notre portée fouillées de fond en comble, hauteurs photographiées à bout de bras par Chouchou pour voir si quelque chose ne s'y cachait pas, mais re-re-chou blanc.
...Et puis en arrivant à la maison et en chargeant les photos sur mon ordi portable à écran 17", je m'aperçois qu'en fait, si, on voyait cette nanocache sur une de nos photos... l'écran du Lumix était juste trop petit pour la montrer. Aaaaargh.
(Mais si, la petite tache orange, dans le fond...
C'était un bout de paille fixé sur un aimant, j'en mettrais ma main à couper!)
MORALITING:
Pour l'instant, je suis beaucoup plus au point en shopping qu'en géocaching. Des annés d'entraînement feront toujours la différence.
jeudi 26 août 2010
Un message important
Chat Rêveur
24, place de l'Hôtel de Ville
13100 Aix-en-Provence
Ouvert du lundi au vendredi, de 9h30 à 19h, et le samedi de 9h à 19h
Où notre brillante carrière de géocacheurs manque tourner court
Si j'avais été seule, je n'aurais pas eu d'autre choix que prendre mon téléphone et appeler quelqu'un en pleurnichant pour qu'il vienne me dépanner: je n'avais encore jamais crevé, donc jamais changé un pneu de ma vie. Mais Chouchou, lui, est un pro de ce genre d'incident (une fois, il a roulé pendant des kilomètres avec une camionnette dont une des roues était en feu). Il a résolu le problème en une dizaine de minutes - et en y laissant la peau d'un jean dont je pense que le cambouis ne partira jamais, mais je préfère la peau du jean que la nôtre, c'est plus facile à racheter. Pendant ce temps, j'ai fait des choses super utiles genre prendre des photos et dénicher dans le coffre deux serviettes en papier froissées plus un fond de bouteille d'eau minérale pour que le héros puisse vaguement se nettoyer les mains à la fin. Hourra pour Chouchou!
mercredi 25 août 2010
Où notre brillante carrière de géocacheurs se heurte à un écueil fondamental
mardi 24 août 2010
Où notre brillante carrière de géocacheurs démarre quelque peu laborieusement
Tout faux.
lundi 23 août 2010
Où est démontrée la totale inefficacité de mes pouvoirs de déduction
vendredi 20 août 2010
Celle qui ne savait pas méditer
La jeune femme blonde a éclaté de rire et m'a demandé si je plaisantais. "Vous faites du yoga; vous devez être ouverte à ce genre de choses." J'ai répondu que je pratiquais le yoga comme une gymnastique, en exécutant les mouvements qu'on me montrait et en respirant de la façon prescrite, mais sans chercher plus loin. Je n'ai pas osé dire que quand la petite prof que j'aimais bien nous demandait, en fin de séance, de visualiser une lumière "de la couleur que vous trouvez la plus apaisante" qui nous remplissait le corps et que nous devions ensuite "irradier", j'avais du mal à ne pas pouffer de rire en m'imaginant changée en ampoule halogène rose pâle.
Hier soir, j'ai accompagné Chouchou à la séance de méditation qui faisait partie de son package d'anniversaire, et qui pouvait être effectuée à une ou deux personnes. Je suis, en ce moment, très intéressée par tous les moyens qui pourraient me permettre de lutter contre mes angoisses chroniques et infondées. De plus, nous avions tous deux gardé un excellent souvenir de notre participation au Full Moon Club il y a déjà plus de deux ans, et la merveilleuse Claudia était justement disponible pour s'occuper de nous. J'ai tenté de me laisser guider par sa voix si mélodieuse.
"Imaginez-vous flotter au centre d'une bulle de lumière."
D'accord, ça je sais faire. Bulle de lumière, assise en tailleur, sensation d'apesanteur, hop.
"Cette bulle vous est personnelle; elle est de la couleur qui vous correspond le mieux."
...Rose pâle, le retour. Mmmh, non, c'est une bulle, pas un chausson de danse géant. Jaune clair, comme les murs de ma piaule en sous-sol à Lancaster? Avec mes cheveux teints en roux, ça va me faire un teint atroce.
"Si aucune couleur ne s'impose à vous, imaginez une grosse bulle de lumière dorée."
Ouais, doré, c'est bien. Pas original, mais au moins, j'aurai pas l'air con.
Mais tu t'en fous, y'a personne qui te voit.
Si, y'a moi, et j'aime pas être ridicule à mes propres yeux. Aux yeux de ma propre imagination. Whatever.
"Maintenant, vous allez expirer à fond et à chaque expiration, chasser de vous une peur, une angoisse ou une pensée négative que vous allez balayer vers l'horizon."
Je peux pas balayer, je suis en train de léviter assise en tailleur. Et puis balayer, c'est contre ma religion. La poussière se soulève toujours en petit nuage et au final on n'enlève rien du tout.
"Une fois que vous vous êtes vidés de toutes ces choses négatives, vous allez inspirer à fond et vous remplir de la lumière qui vous entoure."
Ah, merde, ça recommence. Je ne suis pas une ampoule halogène, je suis une femme libre!
"Sentez la bienveillance de l'univers. Laissez-la vous pénétrer."
Ah non hein, avec mon boulot d'en ce moment, côté pénétration, j'ai déjà donné.
J'ai donc passé une demi-heure à tenter de faire taire mon esprit cynique et terre-à-terre. En tout, j'ai dû réussir à ne penser à rien d'autre que ma respiration et la voix de Claudia pendant... oh, bien une minute et demie. Mais je ne voudrais pas avoir l'air de me moquer, sinon de moi-même. Malgré mon scepticisme et ma résistance innée, j'ai glané quelques petites choses très intéressantes, à la fois pendant la séance et la conversation qui a suivi - des débuts de piste à explorer pour les adapter à mon cas précis, disons.
Le problème, c'est que je ne crois pas à l'âme - ou à l'essence, ou à quelque autre nom qu'on lui donne pour éviter toute connotation religieuse. Pour moi, chaque être humain est un corps plus un esprit, un ensemble de fonctions biologiques et rien d'autre. Donc, si je parvenais à faire taire mon esprit, il ne resterait... rien sinon une mécanique qui continue à tourner en silence. A part pour échapper à une douleur insupportable, je ne vois pas l'intérêt. Ensuite, je ne crois pas que l'univers soit bienveillant. Je ne crois pas non plus qu'il soit malveillant, notez bien: je pense juste qu'il est neutre, un ensemble de phénomènes physiques qui obéissent aux lois de la causalité en dehors de toute notion morale. Et je veux bien admettre que je me trompe peut-être, et j'aimerais vraiment ne pas être aussi bornée là-dessus, mais... il va falloir plus d'une séance d'une demi-heure pour me convaincre.
jeudi 19 août 2010
La vieille dame qui avait honte de son âge
"For most of my teaching career, I taught Art at a private girls school in Albuquerque. I was also an artist, working in several mediums. In my younger years, I was a jazz dancer and played many instruments. Before settling in New Mexico, I lived in Germany and Mexico and enjoyed visiting France, Italy, Spain, Scotland, and England. My interests include world peace, civil rights activism, and spirituality. I listen to all kinds of music and enjoy going to live concerts. In the summer, my vegetable garden supplements my meals."
Je me dis: ouah, cette dame a eu une vie drôlement bien remplie; elle semble avoir l'esprit ouvert et des goûts éclectiques. En gros, c'est tout à fait mon genre de personne.
Et puis sa dernière phrase me laisse un goût amer dans la bouche:
"Please respect my privacy and dignity by not referring to my age."
J'ignore ce qui a pu la pousser à écrire ceci - peut-être une remarque maladroite d'un correspondant. Mais Postcrossing n'exige pas de ses membres qu'ils dévoilent leur date de naissance, et elle aurait très bien pu mettre une photo de ses carottes ou de ses tomates en guise d'avatar. Personne n'aurait pu dire autre chose que: cette dame doit avoir passé l'âge de la retraite.
Surtout, je suis très perturbée que quelqu'un de visiblement éduqué puisse considérer la vieillesse comme une chose honteuse, une tare à passer sous silence et dont la mention est forcément insultante. Je conçois bien que le grand âge s'accompagne de défaillances physiques et mentales peu agréables, voire très difficiles à supporter, mais... dans un monde où aucun prince viking en quête de vengeance et aucun ex-soldat confédéré au regard de veau ne viendra vous planter les crocs dans le cou pour vous transformer en vampire (coucou les copines fans de True Blood!), l'alternative, c'est quand même d'être mort. Moi, je serai fière d'arriver à 80 ans avec plein d'histoires à raconter et la satisfaction d'avoir goûté un maximum de ce que la vie avait à m'offrir.
Lecture conseillée: Vivre vieux!
mercredi 18 août 2010
"Fanboys"
Sorti aux Etats-Unis en février 2009, ce film est resté tristement absent des écrans de cinéma belges. Qu'à cela ne tienne, Nous sommes en 1998, six mois avant la sortie mondiale de "La menace fantôme". Mais Linus, un über-fan de Star Wars, est atteint d'une maladie grave. Il sait qu'il ne vivra pas jusque là. Alors, avec trois vieux potes du lycée, il décide de s'introduire en douce au Skywalker Ranch pour voir l'Episode 1 en avant-première.
"Fanboys" est un film potache, mais un bon film potache - à tel point qu'une brochette de stars y font une brève apparition, depuis William Shatner jusqu'à Carrie Fischer (oui, la princesse Léïa!) en passant par Kevin Smith. Dès le générique de début qui parodie celui des Star Wars, on se marre franchement, et on n'arrête plus jusqu'à la fin... à condition, bien sûr, d'être un peu geek et de piger les nombreuses références à l'oeuvre de George Lucas ou à Star Trek.
mardi 17 août 2010
Le choc des cultures
MOI: Je récolte du blé pour fabriquer des gâteaux dans ma boulangerie, mais j'en ai trop, ça ne rentre pas dans mon inventaire.
CHOUCHOU: Tu n'as qu'à le vendre à la Russie.
lundi 16 août 2010
"Obsessive consumption"
Samedi après-midi en flânant chez Cook&Book (a.k.a "my favorite place in Brussels"), je suis tombée sur le livre d'une graphiste qui, depuis plusieurs années, s'astreint à dessiner chaque jour une chose qu'elle achetée en ajoutant la date, le prix et éventuellement quelques précisions manuscrites sur l'objet concerné.Dans l'introduction de "Obsessive Consumption: What Did You Buy Today?"
Les gens qui suivent ce blog depuis un certain temps l'auront remarqué: j'ai une relation amour-haine avec le concept de consommation. D'un coté, je trouve ça désespérément creux et potentiellement suicidaire: il y a quand même des choses plus intéressantes à faire dans la vie que les magasins, surtout quand on sait que nous sommes en train d'épuiser les ressources de la planète à la vitesse grand V. Et d'un autre côté... Ooooh, les jolies chaussures! Il me les faut, il me les faut, il me les faut! J'ai bien du mal à trouver un équilibre entre les deux extrêmes, le point de consommation juste qui permet de se faire plaisir sans culpabiliser ni s'encombrer l'espace et l'esprit pour rien. Donc bien entendu, j'ai sauté sur cette occasion de décortiquer le mode de vie d'une autre Occidentale née dans un pays riche où presque tout lui est accessible.
Mais je ne me suis pas arrêtée là, décidant de reproduite l'expérience de Kate Bingaman-Burt. J'avais justement un petit carnet Clairefontaine à spirale, épais avec du beau papier blanc, qui me semblait idéal pour ce genre d'entreprise. Je sais: je tiens déjà un agenda quotidien et un 5-year diary dans lequel je note une phrase marquante chaque jour, mais je ne me lasse jamais d'exploiter mon quotidien. Certains se divertissent en écrivant des romans situés dans des univers inventés de toutes pièces; moi, ce que j'aime, c'est étudier les petits riens qui font ma vie de tous les jours. Oui, je suis terre-à-terre. Chacun son vice.
dimanche 15 août 2010
Geocaching, je veux essayer!
En gros, le geocaching est une chasse au trésor menée à l'aide d'un GPS. On s'inscrit sur le site, on cherche dans une liste qui couvre le monde entier une géocache dissimulée dans le coin où l'on se trouve, on charge ses coordonnées et on part à sa recherche dans la nature - ou en ville, selon les cas. La géocache peut être n'importe quel objet muni d'un couvercle. Elle contient un logbook et une poignée de menus "trésors". La personne qui la trouve doit faire part de son expérience dans le logbook; puis elle peut si elle le souhaite prélever un trésor, à condition d'en laisser à la place un autre de valeur équivalente ou supérieure. Enfin, elle doit remettre la géocache à sa place pour les chasseurs qui passeront après elle.
Je trouve le concept absolument merveilleux. Autant je déteste marcher sans but, autant la curiosité est une motivation puissante chez moi. Une balade dans la campagne n'est pas une occupation excitante à mes yeux; une chasse au trésor, par contre... La satisfaction de la découverte, la gratification de la petite surprise à emporter, le contact établi à travers le logbook, la mine d'aventures, de mésaventures et donc de posts potentiels! Si nous n'étions pas dimanche, j'aurais déjà filé à la FNAC pour acheter un GPS. En fin de compte, la voiture de fonction de Chouchou contre laquelle nous avons tant pesté va peut-être nous servir à quelque chose...
samedi 14 août 2010
Death Ride à l'Atomium
Une dame a emmené six d'entre nous vers l'ascenseur qui conduit au restaurant situé dans la plus haute boule de l'Atomium. Là, nous avons monté un petit escalier métallique en colimaçon qui nous a fait déboucher dans la structure même du monument. L'espace était hyper confiné, et j'ai commencé à me sentir oppressée. Une dernière échelle qui n'en était même pas une - juste des très grandes vis faisant office d'appuis pour les pieds - et j'ai émergé à l'air libre. Devant moi, Chouchou était déjà assis de l'autre côté de la balustrade, au bord du vide. Pas le temps de réfléchir ou de paniquer: un monsieur me débitait des instructions à toute vitesse, et j'ai pensé qu'il valait mieux les écouter. Tandis que Chouchou s'éloignait le long de la double corde, je me suis mise en place à mon tour; j'ai passé mes mains dans les sangles et agrippé celles-ci au-dessus de mes poignets; je me suis allongée sur la boule et... j'ai glissé dans le vide.
Et ben laissez-moi vous dire que niveau sensations, c'était hyper décevant. Ca n'allait pas assez vite pour avoir fût-ce une toute petite montée d'adrénaline, et en même temps, c'était trop rapide pour pouvoir profiter de la vue. En tout, la glissade jusqu'en bas n'a duré que 20 secondes, et arrivée à la moitié, comme tous les autres gens que j'ai vus passer avant ou après moi, j'ai vrillé et me suis retrouvée dos à l'arrivée. Pas cool de foncer sans pouvoir s'arrêter vers un endroit qu'on ne voit pas. Je me disais que c'était probablement comme pour le saut à l'élastique et qu'on devait s'arrêter non pas à terre, mais un peu au-dessus et être ensuite descendus par quelqu'un, et j'avais raison. Donc, pas de bobo, mais pas de frisson non plus. La plus grande sensation que j'ai eue pendant cette descente, ça a été la traction sur mes bras. Bof.
En plus, les appareils photos étant interdits pour des raisons de sécurité évidente, je pensais qu'il y aurait forcément quelqu'un à l'arrivée pour prendre chaque participant en photo et lui vendre 10 ou 15€ un mauvais cliché tiré à la minute sur une imprimante laser. Que nenni. Rhalala ces sportifs, aucun sens du commerce. Résultat: une expérience un peu décevante dont il ne subsistera pas de trace matérielle. Mais je pourrai dire sans mentir que je me suis jetée du haut du plus célèbre monument belge.
...Non, pas le Manneken Pis.
vendredi 13 août 2010
So long Legolas
Alors qu'il a gardé des potes communs de notre ancien club de jeux de rôles.
Sans doute trouvait-il mes publications Farmville envahissantes. Comme il passe sur le site à peu près une fois tous les deux mois, il ne doit pas savoir qu'on peut masquer les jeux individuellement. Ou peut-être a-t-il été choqué par le florilège de citations extraites de ma trad en cours que j'ai publiées en statut ces dernières semaines. Peut-être n'a-t-il pas vu les guillemets qui indiquaient que non, ce n'était pas moi qui affirmais à mes 184 amis "Comptez sur moi pour faire d'une fellation un moment zen".
Quoi qu'il en soit, je n'ai plus que 183 amis.
Je n'ai pas perdu grand-chose: Legolas et moi n'avions pas communiqué une seule fois sur Facebook en l'espace de deux ans. En fait, je l'avais demandé en ami uniquement pour pouvoir regarder les photos sur lesquelles il était tagué et jubiler en voyant combien le svelte archer au regard bleu acéré qui avait brisé mon coeur d'ado était devenu bouffi derrière ses lunettes en cul de bouteille.
Je sais:
Tout de même. Rejetée une deuxième fois, 23 ans et 10 mois après la première, y'a de quoi être légèrement vexée.
Je suis toujours stupéfaite de constater qu'il est possible de n'avoir pas compté du tout, ou si peu, pour des gens qui vous ont marquée profondément et ont contribué de façon majeure à déterminer le cours de votre existence. Je ne suis qu'une des nombreuses ex-petites amies de Legolas, une fille trop jeune pour lui avec qui il est sorti trois mois et qu'il a oubliée sitôt après l'avoir larguée. Lui, en revanche, a été la fondation sur laquelle s'est bâtie toute ma vie amoureuse. J'ai craqué pour plus d'un autre garçon parce qu'il avait la même brosse blonde et les mêmes yeux bleu clair que Legolas. Je vivais déjà avec l'Homme depuis des années quand j'ai réalisé que ce qui me séduisait le plus chez lui, physiquement, c'était le dessin de sa lèvre supérieure... la même que celle de Legolas.
J'ai cette vision étrange de la façon dont les gens vieillissent. Pour moi, on ne laisse jamais derrière soi la personne qu'on était à 15, 20 ou 25 ans: au fil des ans, on la recouvre simplement avec de nouvelles couches d'expérience
Mais pas au point qu'une simple manip sur Facebook ne vienne pas me piquer au coeur et m'inspirer un post.
jeudi 12 août 2010
Eté: la cuvée 2010 laisse à désirer
Le problème quand tu choisis de prendre tes "grandes" vacances de l'année au printemps pour bénéficier de billets d'avion et de chambres d'hôtel moins chères, c'est que juillet et août s'étendent ensuite devant toi comme un morne désert. Tu vois tous tes contacts Facebook annoncer les uns après les autres qu'il ne leur reste plus qu'une demi-journée de boulot. Le soir, leur statut t'informe qu'ils sont en train de boucler leurs valises et, deux jours plus tard, ils postent des photos de bord de mer ensoleillé ou d'apéro à l'ombre de la pinède avec une légende de type "bisque bisque rage". Avant, au moins, ils devaient se donner la peine de t'envoyer une carte postale. L'avènement des réseaux sociaux virtuels n'est pas toujours une bonne chose.
Ne parlons même pas des blogueurs qui jubilent en annonçant l'interruption de leurs activités pendant un mois pour cause de villégiature au Mont Saint-Michel, dans le Lubéron ou au Cap Corse: j'ai juste envie de les étrangler. Et peu importe que j'aime seulement utiliser mes congés pour voyager dans des pays lointains; peu importe que la perspective de me mettre en maillot pour aller choper un carcinome tout en récoltant du sable dans la raie des fesses (ou: comment joindre l'utile à l'agréable...) me fasse à peu près aussi envie qu'un dîner romantique avec Nanito 1er au Speculoos Gourmand. Je râle, et puis c'est tout.
Non seulement je suis coincée en ville, mais j'y suis coincée avec une montagne de boulot chiant. (Pourquoi, mais pourquoi ai-je promis de rendre ma trad en cours avec 10 jours d'avance sur la date prévue pour arranger l'éditeur? Ah ben oui, pour arranger l'éditeur.) La grosse dispute de mi-juin avec Chouchou a laissé des cicatrices qui tardent à se refermer. J'ai encore dû emmener Scarlett en urgence chez le véto lundi soir. Et après la canicule des quinze premiers jours de juillet, la météo belge estimant sans doute qu'elle a épuisé son quota de degrés centigrades pour l'année s'est brusquement mise à l'automne.
Vivement la rentrée.
mercredi 11 août 2010
"The gargoyle"
Alors qu'il rentre chez lui en voiture après une nuit de débauche, un homme voit jaillir une volée de flèches enflammées du bois qui borde la route. Il donne un coup de volant; sa voiture tombe dans un précipice et prend feu. Il survit miraculeusement, mais dans un tel état qu'il commence aussitôt à planifier son suicide. Car avant son accident, cet homme dont nous ne connaîtrons jamais le nom était un acteur et un réalisateur de films pornos, personnage cynique et sans scrupules dont toute l'existence était basée sur son pouvoir de séduction. Désormais, il est défiguré, en proie à une douleur atroce et mutilé de la pire des façons pour lui, puisque les flammes ont dévoré son pénis. Ce qui reste de sa vie ne vaut plus la peine d'être vécu, songe-t-il. Jusqu'au jour où une patiente de l'aile psychiatrique voisine fait irruption dans sa chambre et entreprend de lui conter une incroyable histoire. Selon elle, ils se sont connus et aimés sept siècles auparavant, alors qu'elle était une jeune nonne prodigieusement douée pour les langues et lui un mercenaire grièvement blessé au cours d'une bataille par... une flèche enflammée.J'ai eu beaucoup de mal à dépasser les premiers chapitres de "The Gargoyle
Cet ouvrage est disponible en français sous le titre "Les âmes brûlées
mardi 10 août 2010
Justice à deux vitesses
Mais bon, là, j'ai un tout petit peu envie de vomir. Je veux dire, encore plus que d'habitude depuis la funeste élection de Nanito 1er*.
Ca a commencé il y a environ deux semaines, avec la stupéfiante nouvelle que notre bon gouvernement voulait prendre des mesures anti-Roms. Je me suis dit: "Ah, tiens, je fais un cauchemar situé en Allemagne dans les années 30". Sauf que non, j'étais bien réveillée et dans la France de l'an 2010. Où apparemment, les Roms sont tous des voleurs de Mercedes** et donc présumés coupables du seul fait de leur appartenance raciale. Alors qu'Eric Woerth et Lilliane Bettencourt, qui ont escamoté ou contribué à faire escamoter des millions d'euros, sont bien entendu présumés innocents en dépit des faits accablants qui leur sont reprochés.
Ben voyons.
Et voilà maintenant que, dans un registre assez similaire, on parle de déchoir les voyous de leur nationalité française. Par "voyous", on entend évidemment les délinquants de petite envergure. Les vrais grands escrocs, on leur réserve la protection de la République et, donc, un poste au sein du gouvernement histoire qu'ils donnent l'exemple aux générations futures. Braquer des mobylettes ou dealer du shit, c'est quand même la preuve flagrante d'un manque d'ambition consternant, non?
J'aimerais juste rappeler à notre présipotent si prompt à vouloir jeter tout le monde dehors sur la base de ses origines ou de son honnêteté qu'avec des lois aussi iniques, lui-même ne serait pas français aujourd'hui, et que son conseil des ministres compterait bon nombre de sièges vacants.
* je fais 1m54; j'ai le droit de me moquer de la taille des gens
** en même temps, tant qu'à braquer des bagnoles, je ne vois pas l'intérêt de risquer la prison pour une R5 pourrie
lundi 9 août 2010
Demande de rançon
Les otages seront libérées dans la semaine du 22 au 27 août 2010,
contre le versement d'une rançon d'un montant de:
3 mètres (minimum) d'échelle métallique
livrable au domicile de la ravisseuse
dans le but de barrer l'accès d'icelui à l'envahisseur hyménoptère.
Sinon...
COUIC!!!
A bon entendeur, bisous.
dimanche 8 août 2010
Portraits de chaussures (2)

samedi 7 août 2010
vendredi 6 août 2010
7 tentations auxquelles je tente vaillamment de résister
- Commander les Nilon dans la collec' automne-hiver de Chie Mihara. Ces chaussures hurlent "Adopte-nous, on est faites pour toi!". Et comme elles le font directement dans ma tête, impossible de les bloquer avec les mêmes boules Quiès que les ronflements paternels et beaufréricides (ou beaufrériciens?). Non, je ne craquerai pas! Je n'ai encore jamais payé une paire de Chie plein pot et je ne vais pas commencer aujourd'hui! Si elles tiennent tant que ça à finir dans mon placard, elles m'attendront jusqu'aux soldes de début janvier. Na.- Me lancer dans la saga du Trône de Fer. Des mois que mes petits camarades amateurs de fantasy me font saliver avec leurs critiques dithyrambiques, et voilà que HBO s'apprête à tourner une série inspirée des bouquins. Oui mais G. R. R. Martin en est déjà au tome 11 si je ne m'abuse, et ma PAL compte actuellement 43 volumes plus une dizaine en cours de lecture. A moins de gagner au loto et de pouvoir consacrer toutes mes journées à la littérature, ça ne va pas être possible.
- Passer une monstrueuse commande de vernis OPI à 4€ sur le site Transdesign. Je craque complètement sur la collection suisse que le Cosmeticary de Bruxelles n'a pas encore rentrée - et sur tant d'autres teintes merveilleuses... Mais Chouchou et moi avons décidé d'utiliser les éco-chèques gracieusement offerts par son employeur pour nous payer un aller-retour à Londres mi-octobre, histoire de fêter dignement nos quatre ans. Si je veux avoir des sous à claquer chez Urban Outfitters, Absolute Vintage, Tatty Devine et Space NK, je ne peux pas les dépenser maintenant.
- Trouver des pochoirs pour me peindre des étoiles sur les ongles. Sans déconner, j'en rêve la nuit. Vu que j'ai deux mains gauches, je sens l'entreprise vouée d'avance à l'échec.
- Investir dans l'album d'Hindi Zahra (quand j'achète un CD juste sur des avis enthousiastes, je suis systématiquement déçue), le dernier Jeanne Cherhal (dont j'avais adoré le premier, beaucoup aimé le second et pas trop apprécié le troisième) et le comeback de Guns'n'Roses (parce que bon, quinze ans après leur séparation, ça sent l'opération renflouage de caisses à plein nez).
- Ecrire à l'ex-femme de l'Homme que j'ai retrouvée par hasard sur Facebook pour lui raconter comment s'est terminée mon histoire avec lui. Mais je ne sais pas si elle tirerait une quelconque satisfaction de savoir que je ne l'ai pas emporté en paradis et que, dans mon cas du moins, bien mal acquis n'a pas profité plus de 7 ans. Si ça se trouve, ça remuerait juste le couteau dans une plaie mal cicatrisée, et bon, je lui ai déjà causé assez de tort comme ça, je pense. Je vais donc m'abstenir.
- Aller poser une bombe chez mon syndic. Aux dernières nouvelles, l'isolant hydrofuge que bouffent les fourmis ne serait peut-être pas solidaire du gros oeuvre, auquel cas les travaux d'éradication seraient entièrement à ma charge. Et comment on fait pour savoir? On réclame la visite d'un expert. Et comment on fait pour organiser la visite d'un expert? On lui demande un devis qui devra être ensuite accepté par la copropriété. AAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH.
jeudi 5 août 2010
Une soirée troc, ça tente quelqu'un?
Edit: alors pour l'instant on partirait sur le 5 septembre, chez Gridou qui a gentiment proposé de prêter son appart', et il y aurait en plus de Gridou et moi: Miss Sunalee, Ln de Bruxelles, Astrid, Céline, Mmarie, Sara et Mlle Catherine. D'autres amatrices?
mercredi 4 août 2010
Bisous et merci! (ou pas)
- mon primeur préféré pour ses abricots juteux qui fondent dans la bouche, ses coeurs-de-pigeon qui jouent à merveille l'alibi-légume mélangés à un sachet d'Ebly micro-ondé, et ses avocats toujours mûrs à point qu'il faut "laisser dans le sachet et ne surtout pas mettre au frigo": oui madame, tu me le dis à chaque fois, j'ai compris maintenant ^^
En revanche, je ne remercie pas:
mardi 3 août 2010
Où les Power Rangers font un comeback
Dans la nuit de vendredi à samedi, comme je ne dormais toujours pas à 2h du mat' (je me redécale à la vitesse grand V dès que je suis seule...), j'ai rallumé mon ordi et commencé à surfer au hasard sur internet. Quelques jours plus tôt, j'avais eu un gros pic de visites en provenance d'un forum de beauté sur lequel je n'avais jamais mis les pieds, et ça m'intriguait. J'ai donc été fouiller un peu, et là... la méga surprise. Un sujet de plus de 200 pages, qui n'était visiblement pas le premier, consacré à une célèbre reine du maquillage que j'ai longtemps appréciée et défendue, mais qui a fini par se mettre à dos quasiment toutes les anciennes commentatrices de son blog à force d'arrogance et de grossièreté.(Non, je n'écrirai pas son nom ici: ceux qui la connaissent l'identifieront facilement, et les autres pourront satisfaire leur curiosité au prix de quelques recherches; quant à moi, je ne cherche pas à faire banquer les keywords.)
Or donc, outre ses commentatrices "ordinaires", la Reine a récemment banni de chez elle une de ses amies IRL, suite à une remarque pourtant assez anodine. Malheureusement pour elle, son ex-amie se trouve être aussi une blogueuse influente, et plutôt du genre rancunier comme elle l'avoue elle-même. La riposte n'a pas tardé, sous la forme d'un bel article bien cinglant. Résultat: une lame de fond de plusieurs centaines de désillusionnées qui se sont mises à bitcher sévère, soit par mail/commentaire chez l'amie éjectée, soit sur le forum beauté en question. Dans le tas, plein de noms que je connaissais bien et que je m'étais étonnée de voir disparaître des commentaires du blog de la Reine au fil du temps. Plein de témoignages hallucinants que j'aurais du mal à croire s'ils ne se recoupaient tous.
Une fois de plus, j'ai fait preuve d'une absence de flair remarquable en sympathisant avec cette personne dont la franchise un peu brutale m'avait séduite, sans doute parce qu'elle n'était pas sans me rappeler la mienne. Je vais tâcher de retenir la leçon: c'est déjà difficile de bien juger les gens dans la vraie vie; sur internet, c'est quasi impossible. Au passage, j'ai quand même gagné un nouveau lieu de procrastination, plusieurs ajouts dans mes amis Facebook et un surnom fabuleux: Force Rose. J'ai émis l'idée d'investir dans une combinaison en latex fuchsia moulante, mais Chouchou est contre.
dimanche 1 août 2010
Une réflexion en passant
Là, ça fait deux mois que je planche sur un bouquin composé à 80% de scènes de cul débridées (au programme de demain: ma première copulation zoophile, youhou!), et j'ai peur pour ma vie sexuelle.

