mardi 2 juin 2009

Une parfaite journée parfaite (2/3)

Le centre de gravité plus bas de quinze ou vingt centimètres, je dis au revoir à Etre Exquis et, après un passage chez le bouquiniste local pour me délester de quelques SP, me dirige vers la boutique Swarovski où officie Christine. Je pensais juste lui faire un petit coucou puis prendre sagement le bus du retour vers Monpatelin, mais elle m'invite à dîner le soir. Evidemment, ça change tout. Je vais être obligée de faire les magasins tout l'après-midi en attendant qu'elle ait fini de bosser, quelle torture! Mais bon, je suis une amie dévouée jusqu'à la mort jusqu'au découvert si nécessaire (surtout que je viens de récupérer une Visa toute neuve et que l'usage répété reste le meilleur moyen de mémoriser mon nouveau code).

Je descends donc sans me presser en direction du port. Au passage, j'essaie chez Naf-Naf une longue robe tye&dye verte qui ressemble à un sac sur moi, ainsi qu'un joli top à fleurs dans les tons rouges et violets qui donne l'impression que je suis bâtie comme R2D2. J'ai plus de chance chez Mango, où je dégote quelques T-shirts assez rock'n'roll. D'ailleurs, je décide d'en garder un sur moi pour remplacer mon débardeur Emily the Strange qui peine à contenir la bouée résultant d'un excès de Mamma Roma cet hiver.

Puis je quitte les rues ensoleillées pour la fraîcheur du centre commercial. Les Converse, mêmes basses, tendent à faire mijoter les pieds au court-bouillon par plus de 30° dehors. Chez Eram, où je n'ai rien acheté depuis des siècles, je déniche une mignonne paire de sandales plates à lanières marron qui ne coûtent presque rien et qui seront parfaites avec tout. En plus, contrairement aux tropéziennes, je ne les retrouverai pas aux pieds de cinq filles sur dix - les cinq autres portant généralement la deuxième godasse la plus moche du monde après les Crocs, j'ai nommé les Birkenstock.

Je me fais violence pour ne pas entrer chez Sephora. Par contre, le passage à la Fnac est obligatoire. Je ressors avec 3 coffrets de DVD: la saison 1 de Dr. House qui ne me tente pas plus que ça a priori mais dont tout le monde dit tellement de bien que ça a fini par exciter ma curiosité, celle de Skins dont j'ai aperçu quelques extraits et qui me paraît trash à souhait, et la fin des Sopranos histoire de gâter Chouchou. J'ai aussi acheté un deuxième exemplaire du bouquin de Margaux Motin pour l'offrir à Christine qui devrait apprécier, un recueil de nouvelles d'un auteur coréen au nom imprononçable et le "Un grand week-end à Marrakech". Oui, j'achète des guides de voyage après être rentrée chez moi, et alors? Je ne fume plus, ne me drogue plus et bois rarement. Chacun son vice.

Après ça, chargée comme une mule, je décide de rebrousser chemin en longeant le premier étage du centre commercial puisque je suis arrivée par le rez-de-chaussée. Ce faisant, je passe devant une boutique dont le nom ringard m'a toujours dissuadée de détailler les vitrines, persuadée que j'étais de n'y trouver que des fringues cheap et/ou mémère. Sauf qu'en fait, tout ça me semble fort inspiré de Cop Copine, avec un peu plus de couleurs et des étiquettes un poil plus raisonnables. Je ressors de La Mode Est A Vous (hein que c'est naze comme nom?) avec une mignonne petite robe asymétrique pleine de chouettes détails que j'ai payée à peine 62€. J'aime les trouvailles inattendues.

C'est le nouveau code de ma Visa sculpté à même le cerveau et les doigts sciés par les sacs en plastique que je remonte vers ma place préférée. Je m'installe à une petite table en terrasse, face à la fontaine moussue que j'adore, et commande un Coca light "avec des glaçons, une rondelle et une paille s'il vous plaît". Je le sirote en feuilletant le Elle paru le matin même, qui pour une fois ne raconte pas trop de conneries et parle même (en bien) d'un très bon bouquin que je suis en train de lire. Une heure de détente tout simple qui me fait un bien démentiel. A Bruxelles, les occasions de lézarder en terrasse ne sont pas légion pour qui considère qu'un demi-rayon de soleil et une température à deux chiffres avant la virgule ne suffisent pas à justifier de boire un verre dehors...

6 commentaires:

Gabrielle a dit…

C'est pas bientôt fini d'étaler son bonheur comme ça à la face des gens ?! ;-))

ARMALITE a dit…

Si tu préfères m'entendre chouiner et me lamenter que ma vie pue, tu peux consulter le mois de septembre 2006 dans mes archives ^^

Gabrielle a dit…

"Manifester son bonheur est un devoir, être ouvertement heureux donne aux autres la preuve que le bonheur est possible"

Albert Jacquard "Petite philosophie à l'usage des non-philosophes".

ARMALITE a dit…

Je ne connaissais pas cette citation, mais je l'aime beaucoup.

Et je me permets de la détourner:
"Manifester son malheur est aussi un devoir, être ouvertement malheureux donne aux autres la preuve que leur vie n'est pas si terrible que ça en comparaison" ^^

Gabrielle a dit…

Ah c'est pas mal aussi ... ;-))

Monsieur Tout-le-Monde a dit…

Trop de yang dans tout ça, moi j'vous l'dis.