jeudi 31 juillet 2008

Food for thought


Je ne suis pas particulièrement portée sur le sucre, mais je ne sais pas résister à un dessert savoureux - surtout s'il mélange une pâte au beurre, une crème pas trop écoeurante et un bon goût de fruits. Je garde ainsi un souvenir ému du monstrueux gâteau au citron mangé à Vienne chez Demel, du strawberry shortcake du Planet Hollywood ou, plus récemment, du délicieux cheesecake au coulis de framboise servi chez Tommy's, à Toulouse.

Parmi mes plaisirs londoniens les plus crapuleux figurait également le strawberry & banana scrunch préparé par un minuscule fast-food végétarien de Neal Street. Mais n'étant pas retournée au Food for Thought depuis 2002, je n'osais espérer qu'il soit encore là dans une ville où les commerces indépendants ont, hélas, bien souvent une durée de vie limitée. Peu à peu, ils sont remplacés par l'une ou l'autre franchise, et toutes les capitales du monde finissent par se ressembler affreusement. Le matin, on prend son café chez Starbucks; on achète ses vêtements chez Gap ou H&M avant d'aller faire le plein de cholestérol au MacDo ou au KFC, et le soir, on va voir un blockbuster américain dans un mégaplex. Quand mondialisation rime avec uniformisation, je trouve ça désolant.

Cette fois, néanmoins, j'ai eu de la chance. Non seulement le Food for Thought était toujours là, mais mon fameux scrunch figurait encore au menu pourtant assez restreint! J'ai commandé, pour l'accompagner, un ragoût espagnol à base de pois chiches, d'aubergines, de tomates, de pommes de terre et de fromage de chèvre - un pur régal -, tandis que Hawk optait pour le tofu aux légumes. Pour une fois, il n'y avait pas la queue dans l'escalier et à travers la moitié de la rue; nous avons même réussi à dénicher une table pour quatre à laquelle personne d'autre n'est venu squatter avant notre départ. Après une matinée de shopping en demi-teinte, ce repas est arrivé à point pour me rasséréner. Si on m'avait dit qu'un jour, la bouffe serait ma principale source de satisfaction lors d'un séjour à Londres, je ne l'aurais pas cru; et pourtant...

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