lundi 17 mars 2008

Expo Pénélope Bagieu / Cha / Jérômeuh à la galerie Jamault

Puisque j'étais sur Paris jeudi soir avec très peu de choses à faire (juste passer chez mon éditeur dans le 8ème, dîner avec Kris et assister à l'inauguration du Salon du Livre porte de Versailles), je me suis dit que j'allais faire un tour au vernissage de l'expo de Pénélope Bagieu dans le Marais. J'ai déjà raconté ici combien je suis fan du blog de cette demoiselle et de son bouquin, et j'avais envie de voir ce qu'elle était capable de faire d'autre.
J'ai eu un peu de mal à trouver la rue des Blancs-Manteaux. Résultat, en m'égarant dans le quartier, je suis tombée sur un magasin Muji dont je suis ressortie avec deux sacs très encombrants et pas du tout prévus au programme. Manque de chance, la galerie Jamault est un espace de dimensions modestes qui était blindé de monde ce soir-là. Je serais curieuse de savoir combien de bleus j'ai infligés aux mollets des autres visiteurs avec mes caissons en acrylique aux coins bien pointus et bien durs.
Bref, revenons au sujet de ce post: l'expo. Pas plus d'une douzaine d'oeuvres pour chacun des trois artistes. J'avoue que le travail de Jérômeuh m'indiffère. Je ne suis pas non plus fan de Cha, mais le tableau d'elle accroché en vitrine (deux amoureux sur une toile lacérée et recousue au point croisé, dans des tons de rose et de rouge, avec l'inscription "Love kills") m'a beaucoup plu.
Quant aux collages de Pénélope, ses planches naturalistes m'ont laissée un peu perplexe; par contre j'ai eu le coup de foudre pour une photo des toits de Paris sur laquelle elle a rajouté plein de cordes à linge avec de petits enfants tout plats en train de sécher, et dans un coin une jeune femme en sous-vêtements en train d'en repasser d'autres d'un air concentré. Je me suis précipitée vers le comptoir en égratignant quelques mollets supplémentaires au passage. "Trop tard, elle est déjà vendue", m'a dit le propriétaire de la galerie. J'étais super déçue. Ca faisait longtemps que je n'avais pas acheté de tableau parce que je ne trouvais rien qui me touchait, et j'aurais vraiment aimé accrocher celui-ci sur les murs de notre appartement bruxellois.
Dépitée, je n'ai même pas tenté de faire un coucou à Pénélope (de toute façon assaillie par une file de visiteurs qui voulaient se faire dédicacer son bouquin). Je suis tristement ressortie sous la pluie pour rejoindre Kris et noyer mon chagrin dans un Rose Paradis au Paradis du Fruit.
Pour les gens intéressés, l'expo se poursuit jusqu'au 22 mars; c'est au 19 rue des Blancs-Manteaux, métro Saint-Paul ou Rambuteau. Mais n'espérez pas repartir avec une oeuvre sous le bras: au moins la moitié d'entre elles se sont vendues dans la première heure du vernissage.

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