mardi 31 mai 2016

Lectures de Mai 2016




ROMANS
- "I am Radar" (Reif Larsen)
- "Academy street" (Mary Costello) ♥︎♥︎
- "L'héritière des Raeven T1: Sorcière malgré elle" (Méropée Malo)
- "Rhapsodie française" (Antoine Laurain) ♥︎♥︎♥︎
- "Journal d'un vampire en pyjama" (Mathias Malzieu) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "La vie en mieux" (Anna Gavalda)
- "Hélianthe" (Stefano Benni) - en cours
- "La facture" (Jonas Karlsson) ♥︎
- "Summer at the Little Beach Street Bakery" (Jenny Colgan) ♥︎♥︎♥︎
- "L'enfant de l'étranger" (Alan Hollinghurst)
- "The Gentlemen Bastards T3: The republic of thieves" (Scott Lynch)  ♥︎♥︎
- "Les ferrailleurs T1: Le château" (Edward Carey) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "La poupée de Kafka" (Fabrice Colin)
- "The last days of Rabbit Hayes" (Anna McPartlin) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "La valse de Valeyri" (Gudmundur Andri Thorsson) ♥︎♥︎♥︎
- "Abattoir 5" (Kurt Vonnegut)
- "All the birds in the sky" (Charlie Jane Anders) - en cours

BEDE/MANGA
- "Sur la pointe des pieds T1: A la rencontre de l'hiver" (Jidi/A. Geng) ♥︎♥︎♥︎
- "Notre univers en expansion" (Alex Robinson) ♥︎
- "Le temps des Mitaines T2: Coeur de renard" (Loïc Clément/Anne Montel) ♥︎♥︎♥︎
- "Le monde de Ran T1" (Aki Irie) ♥︎♥︎

DIVERS
- [Challenge non-fiction] "Le charme discret de l'intestin" (Giulia Enders) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "The principles of uncertainty" (Maira Kalman)* ♥︎♥︎♥︎
- "Mourir d'amour en été" (Plonk & Replonk)
- "Haikus du temps présent" (Mayuzumi Madoka) - en cours

lundi 30 mai 2016

Lasagna Tiramisù: le bonheur est dans l'assiette




Vendredi soir, répondant à une invitation de l'agence Cinna, nous avons dîné dans ce restaurant italien au concept simple mais alléchant: proposer chaque jour 5 ou 6 variétés de lasagnes (dont au moins une végétarienne) et autant de variétés de tiramisù, choisies parmi une centaine de recettes-maison qui tournent en fonction des saisons et des produits disponibles. En effet, José, le créateur de Lasagna Tiramisù - qui comme son nom ne l'indique pas est un authentique Napolitain -, attache une grande importance à la qualité et à la fraîcheur de ses matières premières. Les autres principes qui régissent son travail? Chaleur de l'accueil, respect des personnes, absence de gaspillage. Avant même l'apparition du moindre plat sur notre table, nous étions totalement séduits par ce chef d'entreprise aussi dynamique que profondément humain, avec une conception et une éthique du travail qu'on aimerait plus largement répandues. 






Pour commencer, nous avons eu droit à une sublime assiette de charcuterie et de fromages italiens (les petits appétits peuvent également opter pour l'une des salades dont la composition, comme celle des lasagnes et du tiramisù, change chaque jour). Je garde un souvenir particulièrement ému du saucisson qui fondait dans la bouche, du miel à la truffe dont le lard était arrosé, et d'un étonnant gorgonzola à la fleur d'oranger. Chouchou, lui, a adoré la 'nduja trop piquante pour mes papilles délicates. L'ensemble était accompagné d'un pain croustillant et encore tiède, car fabriqué maison - miam.




Passons au plat de résistance: les lasagnes. Il faut savoir que José souhaite proposer "les meilleures du monde" - vive la saine ambition! Parmi les variétés du jour, j'ai choisi la melanzane, aux aubergines frites et à la mozzarella fumée, tandis que Chouchou décidément séduit optait pour la 'nduja. Nos plats individuels sont arrivés accompagnés d'une petite salade verte au vinaigre balsamique pour la touche fraîcheur. Niveau vin, comme je souhaitais du blanc, José m'a proposé un Vigna del Vulcano de 2011 fabriqué à partir de raisin ayant poussé sur les pentes du Vésuve, ce qui lui donne un goût minéral absolument sublime et une longévité exceptionnelle (il est garanti 10 ans, contre plutôt 4 ou 5 pour la plupart des vins blancs à ce qu'il paraît). C'était pour moi une magnifique découverte. Et les lasagnes? Délicieuses, évidemment!





J'avoue qu'arrivée à ce stade du repas, je calais sérieusement. Et en plus, oserais-je l'avouer? Je n'aime pas du tout le café, donc le tiramisù n'est pas mon dessert préféré. Du coup, nous en avons pris un pour deux, à la noisette, et je me suis contentée de goûter la couche mousseuse du dessus. Sa légèreté ne m'a pas surprise: José nous avait prévenus qu'il utilisait une crème à seulement 30% de matières grasses, de sorte que le goût de la noisette ressortait superbement bien. Comme les lasagnes, le tiramisù est proposé en portion de taille raisonnable, ce qui permet de ne pas ressortir du restaurant l'estomac complètement explosé.





Est-il besoin de préciser que nous avons été complètement charmés, à la fois par le maître des lieux et par le merveilleux repas que nous venions de faire? Ou que nous reviendrons sûrement goûter les nombreuses autres recettes du restaurant? 

Deux précisions utiles: 
- Lasagnà Tiramisù, c'est aussi un service de traiteur pour vos dîners à la maison, et de catering pour vos réceptions diverses et variées. 
- Les recettes du jour (qui peuvent changer du midi au soir selon la demande) sont visibles sur la page d'accueil du site internet


Lasagna Tiramisù
Rue Stevin 82
(Quartier Schuman; métro 1 ou 5, station Maalbeek)
et 
Rue du Page 31
(Quartier Châtelain; tram 81, arrêt Trinité)
Ouvert du lundi au samedi,
de 11h à 15h30 et de 19h à 22h

60 Minutes: La chambre du Manneken Pis




Pour notre 16ème escape game (oui, déjà!), nous avions choisi une salle bruxelloise recommandée par un des game masters d'Escape Hunt: la chambre du Manneken Pis. Nous faisions pour l'occasion équipe avec nos amis Philou et Stef, initiés l'an dernier dans une salle lilloise pas terrible dont je me garderai de citer le nom ici - heureusement pour nous, ça ne les avait pas dégoûtés et ils étaient tout prêts à remettre ça. Du coup, j'espérais vraiment, vraiment que l'expérience serait bonne cette fois! 




C'est toujours difficile de vanter les spécificités d'un escape game sans en spoiler l'intrigue. Alors, en quelques mots: la chambre du Manneken Pis (celle d'un petit garçon, donc remplie de jeux...) propose un gameplay hyper ludique, basé non pas sur la résolution d'énigmes mais plutôt sur des mécanismes et manipulations aussi fun que bien trouvés. Ce n'est pas une salle difficile; nous l'avons bouclée en moins de 47 minutes, ce qui d'après les photos d'autres équipes publiées sur la page Facebook de 60 minutes semble être la moyenne générale. Elle me semble donc très indiquée pour des débutants, surtout ceux qui pourraient être rebutés par l'aspect un peu "intellectuel" d'autres salles. Et même les habitués que nous commençons à être ont pris beaucoup de plaisir à s'amuser dans cette astucieuse chambre. 60 minutes prépare l'ouverture d'une salle de niveau intermédiaire à la même adresse dans les mois à venir; autant dire que nous sommes tout disposés à la tester!

Rue Saint-Jean 37
1000 Bruxelles

dimanche 29 mai 2016

Les joies de la semaine #21




Lundi: c'est le candidat écolo qui remporte les présidentielles autrichiennes face à l'extrême-droite / découvrir en avant-première le tome 2 du "Temps des Mitaines" / revendu en direct un de mes Bruxelles-Paris de vendredi / vraiment émouvant, le déjà fameux "Hold the door"

Mardi: trouvé les deux paires de chaussures dont j'avais besoin pour crapahuter, bien moins cher sur Amazon que chez Sarenza / prendre le temps d'aller déjeuner avec Chouchou au marché de la place du Luxembourg / la super tarte au citron du Sin Street Food

Mercredi: un goûter-lecture au Comptoir Florian / la scène de sexe au téléphone entre Alison et Donnie dans l'épisode 404 d'"Orphan Black"

Jeudi: profiter de la vente privée Les Néréides pour rafler deux jolis colliers de la collection Fond Marin à un prix ridicule / la date de remise de cette énorme bédé est reculée de deux semaines, ce qui m'arrange énormément / j'aurai donc réussi à revendre les 4 billets de notre séjour annulé à Epinal, et en perdant seulement 6€ en tout / le "I'd be lost without you" lancé sèchement par Amy à Sheldon

Vendredi: Henri-Ze-Kat a survécu à son opération / Chouchou reçoit enfin le papier qui lui manquait pour boucler un dossier très important / ...et il décroche une grosse mission pro / le merveilleux repas chez Lasagna & Tiramisù

Samedi: le mini-massage des pieds avant qu'on se lève / avoir le temps de déjeuner vite fait chez AMI en sortant du Delhaize / vraiment bien s'amuser dans la salle du Manneken Pis chez 60 minutes avec Philou et Stef / la sublime carte du monde au mur du Comptoir Florian du centre-ville / un très agréable moment au salon de thé Ladurée / "Cinq centimètres par seconde", du même réalisateur que "Le jardin des mots": mélancolie magnifique

Dimanche: poids stable malgré les (gros) écarts des derniers jours / avoir dans le congélo de la rhubarbe prête à l'emploi pour préparer une tarte / un chouette brunch chez Chyl avec Philou et Stef

...et aussi, sans jour particulier: le gilet paon de chez Collectif acheté pendant les soldes d'hiver est parfait pour réchauffer une robe d'été / aller se coucher avec un bouquin alors qu'il fait encore jour dehors / les petits pschits de Brume Relaxante à la fleur d'oranger que je mets sur mon oreiller le soir / avoir zéro regret de sécher les Imaginales cette année

jeudi 26 mai 2016

Never have I ever



Jamais au grand jamais je n'ai

... souffert d'une fracture (hormis l'extraction de mes dents de sagesse, toutes les opérations que j'ai subies étaient liées à mon endométriose)
... eu la grippe (je touche du bois; j'ai également été très épargnée par les maladies infantiles)
... perdu de points sur mon permis (je conduis rarement, ça aide)
... couché avec une personne d'une autre couleur (non que je sois hostile au principe, mais je me rends compte que depuis que j'ai quitté le système scolaire, je n'ai pratiquement plus jamais eu de racisés dans mon entourage - certes assez réduit du fait que je bosse à la maison et suis à peu près aussi sociable qu'une palourde)
... eu plus de cinq ans de différence avec mes partenaires (sauf si quelqu'un m'a menti: je demande rarement une pièce d'identité avant de passer à l'action)
... franchi l'Equateur (mais j'espère bien aller en Australie un de ces quatre)
... foutu les pieds au Club Med (les vacances farniente c'est pas mon truc; les activités de groupe me donnent envie de me pendre, et je ne vous parle même pas de l'ambiance façon GO)
... fraudé le moindre centime au fisc (à la base, j'étais très fière de payer des impôts; aujourd'hui, je continue à régler ce que je dois par principe, même en n'étant plus du tout d'accord sur l'usage qu'en fait notre bon gouvernement)
... cru en un quelconque pouvoir supérieur (y'a des fois où j'aurais bien aimé, mais rien à faire)
... rêvé de me marier (on finira sans doute par le faire avec Chouchou, mais dans la plus stricte intimité et pour des raisons bassement matérielles)
... fantasmé sur l'idée d'être une femme entretenue (je tiens à mon indépendance matérielle d'une façon presque maladive)
... eu envie d'être célèbre (mon ego se porte super bien et je n'ai aucun besoin de validation, du coup je n'en verrais pas l'intérêt)
... envisagé la chirurgie esthétique (j'avais expliqué pourquoi ici)
... pris part à une manifestation (la dernière fois que je me suis retrouvée dans une foule très dense, j'étais à un cheveu de l'attaque de panique)
... fait du stop (vu la confiance innée que m'inspire mon prochain, ça ne risquait pas)
... eu droit à des congés payés (j'ai vaguement bossé comme salariée pendant 3 ans avant de devenir traductrice free lance, mais jamais assez longtemps dans la même boîte)
... porté de mocassins (dans mon top 3 des chaussures les plus hideuses, avec les Crocs et les sandales en élastique à scratch)
... lu le moindre bouquin de Jane Austen (et de tout un tas d'autres auteurs classiques, vu qu'en matière d'art et de culture les vieux trucs m'emmerdent royalement)
... regardé aucun des films de la trilogie du "Parrain" (ma culture cinématographique est pitoyable, sauf pour les films sortis entre 1988 et 1991, période à laquelle je disposais d'une carte étudiant et me faisais chier comme un rat mort à Toulouse)
... vu un renard en vrai (le spécimen empaillé qui a trôné sur la télé de mes grands-parents maternels pendant toute mon enfance ne compte évidemment pas)
... réussi à lever un seul sourcil (et croyez-moi, je suis très jalouse des gens qui y arrivent, ça me servirait si souvent!)
... su faire sauter les crêpes (mais Chouchou est très doué, alors ça va!)
... mangé une tablette de chocolat d'un coup (généralement, une barre, c'est mon maximum avant d'être écoeurée)

mardi 24 mai 2016

"Kotonoha no niwa" ("Le jardin des mots")


Takao a quinze ans. Son rêve: concevoir et fabriquer des chaussures. Il vit avec sa mère qui n'est jamais là, et son frère aîné qui s'apprête à déménager. Aussi, c'est surtout lui qui s'occupe des tâches domestiques, en plus du boulot alimentaire qu'il fait le soir et pendant les vacances scolaires. Au milieu de son existence si bien remplie, Takao ne s'accorde qu'une fenêtre de liberté: les matins pluvieux, il sèche les cours pour aller dessiner dans un jardin public du quartier de Shinjuku. Et chaque fois, il y croise une jeune femme qui fait de son côté le travail buissonnier pour lire en buvant de la bière et en mangeant du chocolat...

Bien qu'il ne dure que 49 mn, "Kotonoha no niwa" compense largement sa brièveté par l'incroyable beauté de son graphisme. Jamais je n'avais vu la pluie si bien rendue dans un film d'animation, au point de presque sentir le pétrichor depuis mon canapé! Les scènes de traversée d'une grande ville en métro sont aussi réussies que la représentation des gestes du quotidien telle la préparation d'un repas. Et le fond se révèle à la hauteur de la forme avec sa réflexion sur la difficulté d'être adulte, menée avec une subtilité toute asiatique et baignée par une atmosphère puissamment mélancolique. N'ayons pas peur des mots: cet anime est un pur chef-d'oeuvre.