samedi 29 août 2015

La revue de presse du week-end #36





[CULTURE] Faut-il ou ne faut-il pas lire le tome 4 de "Millenium"?


[IMMIGRATION] En Europe, seulement 2% des attentats terroristes sont commis par des Musulmans.

[MODE] Le nouvel accessoire capillaire en vogue à Shangai, c'est la jeune pousse qui vous jaillit de la tête.

[PHOTO] 100 appareils jetables ont été distribués à des SDF londoniens; voici les images qu'ils ont prises.

[SANTE] Contrairement à la dépression, la bonne humeur est contagieuse. (En anglais)

jeudi 27 août 2015

Transition




Officiellement, il reste encore presque un mois d'été. Mais la rentrée des classes approche à grands pas; mes restaurants préférés rouvrent un par un; les nouvelles collections commencent à arriver dans les magasins et il fait déjà une météo de Toussaint à Bruxelles. Bref, ça sent l'automne. 

L'été a été... difficile, pour des raisons que je ne tiens pas à évoquer ici. Disons juste que j'ai remis beaucoup de choses en question. Côté positif, les vacances à Toulouse m'ont permis de me rapprocher de ma famille, ce qui m'a ôté un gros poids du coeur. N'empêche que, là tout de suite, je ne sais pas trop où je vais, ni sur le plan personnel ni sur le plan professionnel. Ce n'est pas dramatique: pour la première fois de ma vie, je me sens capable de  faire preuve de patience, d'attendre de voir de quelle manière la situation va se décanter au lieu de tout foutre en l'air immédiatement pour pouvoir passer à autre chose de moins inconfortable. 

Reste que je n'aime pas me sentir semi-déprimée en permanence, et que je ne connais pas 36 méthodes pour lutter contre la morosité. En fait, j'en connais seulement 3: la gratitude, les projets et la discipline. Pour la gratitude, je suis déjà à fond (ce qui m'empêche de trop criser comme j'aurais pu le faire à une époque pas si lointaine). Plus, ça deviendrait artificiel. Pour les projets, j'en ai déjà trois très réjouissants: le MOOC sur la pensée positive qui démarre le 8 septembre, nos vacances à Budapest fin septembre/début octobre, et des cours d'aerial yoga dans une école pas loin de chez moi. J'envisage aussi de retourner à Toulouse d'ici la fin de l'année. 

Pour la discipline, j'ai décidé de remettre un peu d'ordre dans le déroulement de mes journées de semaine. Ces derniers mois, j'ai cessé d'utiliser mon réveil; résultat, je me lève tard, ce qui n'est pas très grave tant que le soleil se couche tard, mais qui va devenir un problème à partir du passage à l'heure d'hiver. Le temps que je finisse de bosser, la nuit sera tombée; je n'aurai aucune envie de faire du sport, et encore moins de sortir me promener pour atteindre mon quota de 10 000 pas. Du coup, je préfèrerais reprendre de bonnes habitudes dès maintenant. 

A partir du 1er septembre (date à laquelle j'attaque une nouvelle traduction pour un nouvel éditeur), je repasse donc au réveil à 7h. Je commence à avoir fait le tour des vidéos de Jillian Michaels - en tout cas, de celles qui sont à mon niveau; je dois en tester d'autres ou, de préférence, me concocter mon propre programme et ma propre playlist pour l'accompagner. Il faudrait aussi que je me trouve des séquences de yoga brèves (10-15 mn) à faire tous les matins.  Je ne vais jamais être une forcenée du sport et je m'ennuie très vite; j'ai donc intérêt à panacher les activités au maximum. 

Et puis, en vrac, j'ai l'intention de: continuer à aller boire des cocktails avec mes copines après le boulot, parce que c'est gai; éteindre mon ordinateur vers 22h pour lire au lit au lieu de glandouiller sur Facebook; proposer de nouveaux challenges et autres activités sur le blog; écouter des conférences TED; tester plein d'escape games; faire toujours davantage de tri dans mes affaires; bouger le plus possible, même pas loin et pas longtemps; continuer à travailler sur mon mot de 2016, parce que j'ai déjà bien avancé et que je sens que ce n'est pas terminé. Progresser dans la douleur, peut-être, mais progresser toujours - what else?

mercredi 26 août 2015

"La fiancée américaine"


Un gâteau renversé à l'ananas peut-il changer le cours de l'histoire?
Aux confins enneigés du Québec, l'histoire d'une famille étonnante, un clan de bûcherons, de croque-morts et d'entrepreneurs, marqué pour l'éternité par Madeleine, cette fiancée venue d'Amérique avec pour seul trésor son livre de recettes.
"La fiancée américaine" est une extraordinaire saga familiale campée entre la petite ville de Rivière-du-Loup, sur les bords du fleuve Saint-Laurent, Rome et Berlin. On se laisse emporter par la genèse et le destin d'une lignée rare, peuplée d'hommes forts, de religieuses québécoises et de petites filles aux yeux bleus qui utilisent les tartes au sirop pour tuer leur frère. 

Pas facile de critiquer ce pavé de presque mille pages en poche qui a connu un énorme succès au Canada. Pas facile, parce ce que le premier tiers m'a happée et enchantée comme ça m'arrive rarement, tenant toutes les promesses que de la quatrième de couverture. J'étais à fond dans l'histoire de la 3ème Madeleine de la famille Lamontagne, cette petite personne déterminée bien que peu amène et de surcroît coiffée comme Mireille Matthieu. Contre toute attente, je me passionnais pour les errances de son joli-coeur de père, pour la vie dans la rude campagne québécoise, pour les médisances de voisinage et l'omniprésence de la religion dans le quotidien. Le style volontiers grinçant voire assassin d'Eric Dupont me portait de chapitre en chapitre, et j'avais énormément de mal à m'y arracher le soir venu.

Puis, un peu abruptement, le récit saute jusqu'à l'âge adulte de la 4ème génération: les jumeaux Gabriel et Michel, encore plus antipathiques que leur mère et dépourvus de la moindre qualité qui les rachèterait. Les lettres qu'ils s'échangent, écrites de façon ampoulée et peu crédible au moins pour l'un d'entre eux, m'ont plongée dans un ennui profond. Je n'ai tenu le coup que parce que je voyais se dessiner un mystère en filigrane, le destin-miroir d'une Madeleine allemande dont j'étais curieuse de connaître la justification et les liens exacts avec la famille Lamontagne canadienne. La partie consacrée aux mésaventures de Magda Berg durant la Seconde Guerre Mondiale a su réveiller mon intérêt... jusqu'à la fin vaguement grand-guignolesque qui n'explique absolument rien et m'a donné l'impression d'avoir été victime d'une arnaque littéraire. Au lieu de faire des effets de manche pour éblouir le lecteur, j'aurais franchement préféré qu'Eric Dupont me raconte l'ascension sociale de la 3ème Madeleine et la façon dont elle construit un empire agro-alimentaire. Oui, ça aurait été un sujet plus classique et moins ambitieux, mais nettement plus satisfaisant. 

Aubergines marinées à la Dunyach




Coupez une ou deux aubergines en petits morceaux. 
Dans une sauteuse, versez une bonne rasade d'huile de sésame. Ajoute les aubergines, et de l'eau de manière à ce que les légumes baignent dedans aux trois quarts. Couvrez et faites cuire à feu moyen en tournant de temps en temps, jusqu'à ce que les aubergines soient tendres. Egouttez. 
Dans un saladier, mélangez de la sauce soja et du mirin en parts égales: 25 ml de chaque pour une aubergine, 50 ml de chaque pour deux. Ajoutez les aubergines, et saupoudrez très généreusement d'ail en flocons (type Ducros).
Laissez mariner plusieurs heures au frigo. 
Dégustez froid en entrée. 

Qui est Dunyach? L'auteur, entre autres choses, de ce désolipant recueil de nouvelles ayant un troll pour héros

mardi 25 août 2015

"The Astronaut Wives Club"


Basée sur les mémoires de Lily Koppel, cette série d'une seule saison, comportant 10 épisodes de 40 minutes chacun, raconte la conquête de l'espace par les Américains entre 1961 et le début des années 70, mais du point de vue des femmes d'astronautes. Les sept héroïnes initiales sont mariées avec les membres du groupe Mercury, chargé d'effectuer les premiers vols en orbite autour de la Terre. Très différentes les unes des autres, elles vont pourtant affronter ensemble la pression que les médias et la NASA placent sur elles, la peur que leur mari ait un accident durant une mission, les tâches domestiques et l'éducation des enfants qu'elles devront souvent gérer seules - le tout sans jamais se plaindre. Malgré certaines frictions initiales dues à des incompatibilités de caractère et de points de vue, elles développeront au fil des ans une amitié et une solidarité indéfectibles qui les rendront plus fortes et les aideront à faire face à bien des tragédies...

J'avoue: si j'ai regardé cette série, c'est parce que je n'avais pas grand-chose d'autre à me mettre sous la dent en cette période estivale. Je me disais qu'au pire, je pourrais admirer la mode et les intérieurs 60's tout en apprenant deux ou trois trucs sur la conquête de l'espace, un sujet qui ne m'a jamais follement passionnée. Et j'ai bien failli lâcher durant les premiers épisodes, où les luttes des femmes d'astronautes paraissent ridiculement inconséquentes. On peine d'autant plus à se soucier de leur sort que la période couverte étant assez longue, les événements s'enchaînent très vite sans accorder beaucoup de temps d'écran à chacune - tendance qui s'accentue lorsque les épouses du groupe Gemini entrent en scène à leur tour.

Puis arrive l'épisode 5 qui montre l'action en justice intentée pour forcer la NASA à accepter les femmes dans les rangs des astronautes. Et à partir de là, la série devient vraiment intéressante, avec bien entendu un fort accent sur l'évolution de la condition féminine, une évocation (brève, mais ce n'était pas le sujet) des inégalités de traitement dont sont victimes les Noirs, quelques passages très émouvants et d'autres plutôt audacieux qui surprennent beaucoup. Je me suis particulièrement attachée aux personnages de Rene et de Trudy, les deux héroïnes les plus indépendantes qui souhaitent se réaliser professionnellement elles aussi et se heurtent sans cesse au machisme de l'époque. Malgré les jolies robes - qui le sont d'ailleurs de moins en moins à l'approche des années 70, cette décennie sinistrée de la mode -, je n'aurais du tout aimé vivre à cette période et me voir cantonnée de force à un rôle de femme au foyer, sommée par l'employeur de mon mari de ne pas contrarier Choupinet, d'ouvrir les cuisses chaque fois qu'il le réclame et de lui faire un sandwich post-coïtal pour le récompenser de ses efforts. Heureusement, les femmes d'astronautes profitent de leur situation pour faire avancer les choses, et au final, on ne peut que les soutenir à 100%.




lundi 24 août 2015

L'envie




Je dis souvent que des sept péchés capitaux, celui qui me concerne le moins est l'envie. Je ne suis jamais jalouse des accomplissements de mes proches, au contraire. S'ils les doivent à leur travail, je me dis qu'il ne tient qu'à moi d'en faire autant, et ça me motive; s'ils les doivent à la chance pure, je me dis que moi aussi ça peut m'arriver un jour, et ça me donne de l'espoir! Mais à bien y regarder, il m'arrive tout de même d'envier certaines choses sur lesquelles je n'ai aucun pouvoir et qui ne pourront plus changer. 

J'envie les gens dont les parents lisaient beaucoup et ont aidé à leur épanouissement culturel, notamment en les faisant voyager lorsqu'ils étaient enfants. J'ai souvent l'impression d'avoir en la matière 15 ou 20 ans de retard que je ne pourrai jamais rattraper.

J'envie les gens qui ont plein de frères et soeurs, ceux qui sont issus d'une grande famille très soudée qui se réunit à la moindre occasion. J'aurais détesté ça quand je grandissais, mais aujourd'hui, qu'est-ce que ça me plairait!

J'envie les gens qui, à l'instar de ma soeur, ont su très tôt qui ils étaient et où ils allaient, alors que moi, j'ai l'impression d'être un chantier permanent, toujours en train de tout remettre en cause, et de ne progresser que dans la douleur. 

J'envie les femmes qui ont plus de facilité que moi pour garder la ligne, celles dont le métabolisme leur permet de ne pas se prendre la tête avec leur alimentation et de conserver une jolie silhouette même sans bouger beaucoup. A défaut, j'envie les gens qui prennent du plaisir à faire du sport. 

J'envie les gens qui sont du matin, ceux qui peuvent bondir hors du lit très tôt pour attaquer leur journée parfaitement réveillés et de bonne humeur. Mais je n'ai pas l'impression qu'ils soient très nombreux, surtout dans les rangs des free lance!

J'envie les gens dont le moral est indépendant de la météo. Les jours de pluie, de froid, de nuit qui tombe à partir de 16h, je dois déployer une telle énergie juste pour vaquer à mes occupations quotidiennes... Ca ne me rend pas la vie en Belgique très facile. Les ampoules de vitamine D prescrites par mon généraliste aident un peu, mais ne font pas de miracle.

J'envie - très fort - les gens qui ont encore leurs deux parents. 

Et vous, vous enviez qui ou quoi?