jeudi 2 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #2: Triez... vos livres





L'objectif du jour:
Si vous en possédez peu, que vous êtes pressé(e) ou réticent(e): éliminez 6 livres (en les mettant dans les cartons dont vous débarrasserez en fin de mois).
Si vous avez une grande bibliothèque et la possibilité d'y passer un peu de temps: éliminez 6 livres dans chacune des grandes catégories d'ouvrages que vous possédez. (Exemple - pour moi, ce sera 6 romans de littérature générale, 6 romans de SFFF, 6 bédés/mangas, 6 beaux livres et 6 ouvrages qui traînent depuis trop longtemps dans ma PAL.)

Les critères de sélection: 
- Aurez-vous envie de relire, de consulter ou de prêter cet ouvrage?
- A-t-il une valeur sentimentale forte pour vous?
Si la réponse est non dans les 2 cas, vous pouvez l'éliminer sans remords. 

Que faire de ces livres?
- Les revendre à un bouquiniste
- Les donner à une bibliothèque
- Les passer à des amis qui pourraient être intéressés par le sujet, en leur disant que lorsqu'ils les auront terminés, ils pourront soit les conserver, soit les faire circuler à leur tour
- Les lâcher dans la nature via le bookcrossing
- Au pire, les envoyer au recyclage papier

Le petit truc en plus:
Si vous faites partie des gens à tempérament d'archiviste qui gardent tous les livres qu'ils ont lus un jour (même ceux qu'ils n'ont pas particulièrement adorés) parce que leur accumulation constitue une sorte de témoignage, essayez donc de:
- Passer à la liseuse pour que votre bibliothèque prenne moins de place
- Tenir une liste des ouvrages lus; ainsi, à défaut des ouvrages eux-mêmes, vous conserverez un historique de votre vie de lectrice

Je posterai chaque jour sur Instagram une photo des choses que j'aurai moi-même éliminées, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

mercredi 1 octobre 2014

Où je décide de tenter le sport à la maison avec YouTube pendant un mois




Je n'ai pas mis les pieds à la salle de sport depuis fin juillet. J'ai eu de bonnes excuses pour ça: j'ai été par monts et par vaux pendant toute la fin de l'été, entre Toulon, Toulouse et Copenhague. Mais ces interruptions successives ont achevé mon élan déjà mollissant, et il me semble très clair que je n'y retournerai pas. 

Pourtant, j'ai essayé. Mais les cours collectifs, rien à faire, je ne peux pas. Cette promiscuité, ces odeurs de transpiration - beurk. Quant à la piscine, elle est souvent squattée par des malotrus, et même lorsqu'il y a personne, je m'ennuie comme un rat mort à faire des longueurs. Si encore j'avais obtenu de vagues résultats, peut-être que ça m'aurait motivée... Mais les quelques kilos perdus au début ont été vite récupérés en quasi-totalité. Parce que soyons lucide: deux ou même trois séances hebdomadaires d'exercice d'intensité basse à moyenne, quand on passe le reste de son temps assise devant un ordinateur (et qu'on ne se trouve qu'à mi-temps dans la ville où on a un abonnement dans une salle de sport), ça ne peut pas faire de miracle. 

Du coup, j'ai cherché un moyen de bouger davantage au quotidien, sans nécessairement faire de sport au sens strict du terme. J'ai envisagé l'achat d'un bracelet connecté genre Fitbit , un de ces podomètres améliorés qui compte les pas que vous faites et établit des statistiques. J'en ai entendu dire beaucoup de bien, notamment par ma blogueuse préférée. J'aime bien les objectifs chiffrés, et je surkiffe les courbes de performance; par contre, je déteste les gadgets, et je soupçonne que celui-ci finirait vite relégué dans un coin de tiroir après une gueulante rageuse sur le thème "putaiiiiiin mais je comprends rieeeeeeen à comment ça marcheuuuuh". 

J'allais me résigner à jeter toutes mes robes en 38 quand je suis tombée tout à fait par hasard sur la formidable chaîne YouTube de Jessica Smith qui propose une myriade d'exercices de tous les types (cardio, barre au sol, Pilates, yoga...), à faire chez soi avec très peu de place et/ou de matériel. Les séances durent 10 à 20 minutes, ce qui est parfait pour moi; elles sont clairement expliqués et assez fun pour ne pas me faire bâiller d'ennui. Voici donc le deal que j'ai passé avec moi-même: chaque jour d'octobre, je devrai faire soit une promenade d'au moins une demi-heure, soit des exercices à la maison pendant au moins 20 mn. Bilan en fin de mois! 

CHALLENGE MINIMALISTE #1: Demandez-vous... pourquoi vous accumulez les choses




Avant de vous proposer de jeter ou de donner quoi que ce soit, je vous suggère de réfléchir aux raisons pour lesquelles vous avez laissé vos affaires s'accumuler jusqu'ici. Les raisons peuvent être multiples:

1. Tendance au shopping compulsif. En voilà une que j'ai beaucoup pratiquée! Sauf que passéel'excitation éphémère de l'achat, je sombrais dans une espèce de déprime coupable, et que mes emplettes (des vêtements, en général) finissaient au fond de ma garde-robe, d'où je les exhumais parfois des années plus tard toujours porteurs de leur étiquette. Quel gaspillage... Et comme ça représentait beaucoup d'argent, j'avais des scrupules à m'en débarrasser. Du coup, je continuais à les "payer" psychologiquement alors que ça aurait été bien plus intelligent de les revendre ou de les donner. J'ai fini par me soigner de cette addiction en la remplaçant par d'autres activités: désormais, si j'ai du temps libre et envie de sortir, je vais lire dans un salon de thé, faire du geocaching ou une balade photo.  

2. Peur de manquer. On peut avoir connu la guerre ou la pauvreté et en être resté traumatisé; j'espère que ça n'est pas le cas de la plupart d'entre vous. De façon moins extrême, il m'est arrivé d'accumuler des choses qui me plaisaient "au cas où". Au cas où quoi? Au cas où le fabricant arrêterait de les produire - ce qui peut arriver, mais vivant dans un endroit civilisé et possédant une connexion internet, j'arriverai toujours à me procurer un équivalent satisfaisant. Au cas où je me retrouverais fauchée du jour au lendemain - alors qu'il serait bien plus malin de mettre des sous de côté dans cette perspective, parce que peu de propriétaires accepteraient douze paires de bottines en paiement d'un loyer. Bref, une raison qui ne résiste pas à un examen logique. 

3. Philosophie du "ça peut toujours servir". Mon grand-père, qui n'était pas fauché et vivait quasiment en auto-suffisance grâce à son jardin, conservait le moindre pot de yaourt et le moindre emballage plastique. Après sa mort, il a fallu en éliminer des centaines. Alors que s'il avait eu besoin d'un pot de yaourt ou d'un emballage plastique, il aurait pu s'en procurer au supermarché le plus proche moyennant une somme ridicule, plutôt que de collectionner des détritus sans valeur. On en revient à ce que je disais précédemment: si un jour, quelque chose vous fait vraiment défaut, vous pourrez toujours vous le procurer. En attendant, dégagez votre espace vital et respirez un grand coup. 

4. Tempérament collectionneur. Beaucoup de gens sont attirés par un type d'objet précis qu'ils tendent à accumuler - pour moi, ce sont les chaussures, les carnets, les théières et les livres. Ne vous laissez pas envahir par vos collections. Soyez exigeant. Ne gardez que les pièces vraiment belles ou vraiment utiles, la crème de la crème, et faites circuler les autres. Ou fixez-vous un nombre limite, et une fois ce nombre atteint, pratiquez la technique du "1 in, 1 out" - si une pièce rentre, une autre doit sortir. 

5. Multiplication d'activités nécessitant beaucoup de fournitures ou du matériel encombrant. Ca aussi, j'ai beaucoup, beaucoup donné, entre mes multiples activités sportives et ma pléthore de loisirs créatifs. La solution? Se débarrasser de tout le matériel dont on ne s'est pas servi depuis un laps de temps donné. A moins d'être rentier, PERSONNE n'a le temps de pratiquer douze activités de loisirs en parallèle, de manière sérieuse et intensive. 

6. Flemme de trier les objets devenus inutiles. Vous n'avez pas le courage de vous attaquer au rangement de vos multiples armoires débordantes d'affaires? Le secret, comme pour tout projet de grande envergure, c'est de procéder petit bout par petit bout. Ne vous dites pas: "Il faudrait que je fasse un grand tri dans toute la maison". Dites-vous: "Aujourd'hui, je passe en revue mon tiroir à sous-vêtements/les placards du haut de la cuisine/l'étagère de la bibliothèque consacrée aux polars". Ou réglez un réveil sur 15 minutes, et contentez-vous d'évacuer tout ce que vous pouvez dans ce court laps de temps. Ou prenez un sac poubelle et décidez que vous ne le fermerez qu'après y avoir fourré 12 objets (n'importe lesquels) qui doivent disparaître. Répétez régulièrement l'opération.

7. Partenaire ou enfants qui veulent tout garder. Vous pouvez éventuellement négocier avec vos enfants (selon des méthodes que je serais bien en peine de vous conseiller, n'ayant aucune expérience en matière d'éducation). Pour votre conjoint, je suppose qu'il s'agit d'un adulte doué d'une volonté propre. Donc... il fera ce qu'il voudra, et uniquement ce qu'il voudra. La seule chose que vous pouvez faire, c'est l'inspirer par votre exemple. Et si ça ne marche pas? Ca ne vous empêche pas de contrôler votre bazar à vous, ainsi que de limiter le bazar commun. 

Quelles sont VOS raisons d'accumuler des choses? Placez-vous dans la peau d'un observateur impartial: quels arguments pourriez-vous utiliser pour "démonter" les raisons en question? 

mardi 30 septembre 2014

Lectures 3ème trimestre 2014


ROMANS, NOUVELLES & RECITS 
- "Le peigne de Cléopâtre" (Maria Ernestam) 
- "Jack Rosenblum rêve en anglais" (Natasha Solomons)
- "The hundred-year house" (Rebecca Makkai) 
- "The steady running of the hour" (Justin Go) 
- "Le plus petit baiser jamais recensé" (Mathias Malzieu)
- "Indigo" (Catherine Cusset) 
- "My real children" (Jo Walton) 
- "Sushi & beyond" (Michael Booth) - en cours de lecture
- "The imperfectionists" (Tom Rachman) 
- "Park Avenue" (Cristina Alger) 
- "Demain est un autre jour" (Lori Nelson Spielman) 
- "La grande maison" (Nicole Krauss)
- "Avril enchanté" (Elizabeth von Arnim) 
- "La soirée de Mrs Dalloway" (Virginia Woolf) 
- "Quinze minutes" (Charles Dickinson) 
- "The miniaturist" (Jessie Burton) 
- "The signature of all things" (Elizabeth Gilbert) 
- "Trente-six chandelles" (Marie-Sabine Roger) 
- "Le ruban" (Ito Ogawa) 
- "La fin du vandalisme" (Tom Drury)
- "Moi, j'attends de voir passer un pingouin" (Geneviève Brisac) 
- "La tentation du homard" (Elizabeth Gilbert)
- "Un jardin dans les Appalaches" (Barbara Kingsolver) - en cours de lecture
- "What was promised" (Tobias Hill) - en cours de lecture
- "Turning 40" (Mike Gayle) 
- "Rivers of London" (Ben Aaronovitch) 
- "Miss Peregrine's home for peculiar children" (Ransom Riggs) - en cours de lecture

BEDE
- "Cet été-là" (Jillian et Mariko Tamaki) 
- "Demain commence aujourd'hui" (Kati Rickenbach) 
- "Le serpent d'eau" (Tony Sandoval) 
- "Daisy: lycéennes à Fukushima" T1&2 (Reiko Momochi) 
- "Alisik" T1&2 (Vogt/Rufledt) 
- "What did you eat yesterday?" T3 & 4 (Fumi Yoshinaga) 
- "Coeur glacé" (Johan de Moor/Gilles Dal) 
- "Michel, un chat sauvage" (Leslie Plée) 
- "Les idées fixes" (Gabrielle Piquet) 
- "Daytripper" (Gabriel Ba/Fabio Moon) 
- "An age of license" (Lucy Knisley) 

DIVERS
- "Petite épopée nippone" (Philippe Buchet) 
- "100 idées déco avec les tambours à broder" (Kirsty Neale) 
- "The rational optimist" (Matt Ridley) - en cours de lecture

Septembre 2014



lundi 29 septembre 2014

Un week-end qui commence dehors et se poursuit dedans




Il est 15h28, je n'ai traduit que dix pages sur les quinze que je m'étais fixées mais je suis lessivée et déclare unilatéralement que le week-end vient de commencer; à peine ai-je commencé à charger mon GSM auquel je n'avais pas touché depuis le début du mois que Gasparde m'envoie un texto pour me prévenir qu'elle est en galère de transports en commun et arrivera en retard; pas grave: munie d'un excellent roman comme "Rivers of London", je peux patienter pendant des heures; mmmh, j'aurais peut-être dû emporter un parapluie; le canapé près de la fenêtre est libre: bonheur; Mlle Mars débarque avec une coiffure de princesse et des nouvelles bien embêtantes de la CAPAC; les petites bouchées apéro servies avec les cocktails sont de plus en plus délicieuses; Gasparde arrive échevelée et hagarde en braillant "De l'alcool!", "Euh, et bonjour?", "Non, d'abord de l'alcool!"; il est toujours bon de connaître l'ordre des priorités de ses amies; ...Lulu la Taulière? vraiment?; nous disons donc: un mojito pour moi, des cocktails roses pour les deux autres filles, et une énorme chope de bière pour M. Gasparde - normal, quoi; "allô, Chouchou, on va dîner du côté de la place Fernand Cocq, tu nous rejoins?"; l'Ouzerie est complète, mais ma serveuse préférée de l'Amour Fou réussit à nous trouver une table pour 4 autour de laquelle nous nous serrons à 5 dans la salle du fond; je n'ai pas assez faim pour un burger végétarien, mais une salade, ça devrait aller; ...ah ben non, j'ai trop mangé - note à moi-même: les restos le soir, j'arrive plus; partager une théière d'A.C. Perch à la rhubarbe avec Chouchou en regardant la bande-annonce de "The boxtrolls" qui a l'air vraiment super, et celle de "Big hero 6" qui enthousiasme Chouchou mais me laisse assez froide.




Debout à 8h30 un samedi - c'est bien parce que j'ai besoin d'aller me bouger; le gros sac de bouquins déposés chez Pêle-Mêle rapporte 58€ en liquide et m'évitera de passer à un distributeur; nous sommes en avance: arrêtons-nous chez Slumberland; Claudia: "today I didn't make you a fruit and vegetable juice, I baked chocolate cookies instead", Moi: "right: health be damned!"; en fait, le tapis de yoga super cher sur lequel je lorgne depuis des années - soie tissée d'un côté, moumoute de l'autre - est super inconfortable, j'ai bien fait de ne jamais craquer; pour une fois, mon angel card me parle vraiment (et me rappelle un billet dont je procrastine la rédaction depuis des mois); oui, chez les autres aussi, je tourne le rouleau de papier toilette s'il n'est pas dans le bons sens; ce midi, ce sera soupe épinards/asperges/courgettes et tartines de betterave pour compenser un peu les agapes d'hier soir; attaquons maintenant cette monstre To Do List du week-end; ...avec une grande théière d'Earl Grey vert au bleuet pour se motiver, ce sera encore mieux; quand je pense qu'aucun de mes pseudo-amis n'a daigné m'informer à quel point la rhubarbe, c'est chiant à éplucher - on est toujours trahi par les siens; en plus, la farine de riz blanc ça met deux fois plus longtemps à cuire que la farine de blé, pffff; créer un tableau de suivi de mes traductions: check; finaliser le tambour de ma broderie rétro, prendre des photos et les publier sur le blog: check; trouver un logement airbnb pour notre prochain séjour à Paris (quartier gare du Nord, wifi, vrait lit, pas plus de 90€ par nuit frais compris): check; réserver la Zen Room du Hint Hunt: check - Autre Moi et Choco, que je n'ai pas vues depuis une éternité, seront des nôtres; prendre les billets pour l'expo Ghibli: check: vider mon compte en banque: triple check; j'ai trop envie d'être déjà au 3ème week-end d'octobre - et pas seulement parce que d'ici là, je dois me taper une assemblée générale de copropriété, aller chez le dentiste, retourner chez l'ophtalmo pour la 3ème fois depuis le début de l'été et passer le deuxième anniversaire de la mort de mon père; "after all these years?", "always": ❤︎; dire que j'aurais attendu d'avoir 43 ans, 6 mois et un jour pour découvrir l'existence du western révisionniste.




Mon crumble est encore plus délicieux froid avec une tasse de thé; profitons de ce beau soleil pour ouvrir grand les fenêtres, changer les draps et faire une lessive; Chouchou avait raison: regarder cette conférence TED, c'est 20 mn très bien employées pour toute personne pessimiste quant à l'état du monde; Chouchou renverse sur moi la moitié de mon bol de soupe (heureusement à peine tiède); 5 mn plus tard, en voulant ranger les tasses utilisées hier, je les lâche environ 10 cm au-dessus du plan de travail de la cuisine, et elles se cassent toutes les deux; explication potentielle #1: nous sommes un couple de gros maladroits; explication potentielle #2: Chouchou voulait que je me foute à poil, et je cherchais inconsciemment un moyen de me débarrasser de ces tasses très chères et très jolies, mais pas du tout pratiques et que j'utilisais sans doute pour la première fois en 5 ou 6 ans; que faire de ces tombereaux de pièces rouges que la banque ne veut pas nous échanger gratuitement?; argh, tant qu'à réorganiser le coin de l'entrée, j'aurais dû prendre des photos avant/après pour mon challenge minimaliste; déplacer la carte du monde à gratter dans le couloir, au-dessus du radiateur, et la fixer avec du double face qui emportera sans doute la peinture avec lui le jour où on déménagera; j'ai encore oublié la règle fondamentale du rangement: tout truc censé prendre dix minutes te bouffe généralement la moitié de l'après-midi; les coups de fil à ma mère me dépriment de plus en plus; après onze mois d'atermoiements (une paille...), j'ai enfin réussi à accoucher d'une introduction au minimalisme qui ne me semble pas trop pontifiante ni rasoir - hourra!; tu vois, Chouchou: Dean aussi peut être nul; j'aime quand les vannes s'ouvrent subitement et que les phrases s'alignent toutes seules; 70 pages d'un trait, ça commence bien pour "Miss Peregrine's home for peculiar children"; en glissant dans le sommeil, Chouchou sursaute violemment et me colle une baffe.

dimanche 28 septembre 2014

Challenge minimaliste d'octobre - pourquoi, comment?




Suite au succès qu'avait remporté, l'an dernier, le challenge anti-morosité d'octobre, j'ai eu envie cette année d'explorer avec vous un autre thème qui me tient à coeur, un autre concept que j'ai envie d'aider à se propager: le minimalisme. Non, je ne vais pas vous suggérer de renoncer à toutes vos possessions matérielles et d'aller vivre dans un tonneau façon Diogène. Moi-même, j'aime bénéficier d'un certain confort au quotidien, et m'entourer d'objets qui sans être forcément utiles réjouissent mon regard ou inspirent ma créativité.

Mais au-delà d'un certain seuil, chaque nouveau vêtement qui entre dans ma garde-robe ne fait que compliquer le choix de mes tenues et me culpabiliser quand je pense à l'argent dépensé pour rien; chaque nouveau bibelot qui vient se poser mes étagères contribue à encombrer mon espace vital et me donne un peu plus de travail au moment de faire le ménage; chaque nouveau gadget électronique s'accompagne de la crainte que je ne le casse, ne le perde ou ne me le fasse voler et pèse ainsi sur mon esprit.

Pour chaque chose qui ne m'apporte rien au-delà de l'excitation momentanée de son achat, je continue à payer un et même plusieurs prix invisibles tant qu'elle reste en ma possession: je dois la stocker, l'entretenir, la réparer, la ranger, la déplacer et, ultimement, m'en débarrasser un jour. Je dois supporter qu'elle me rappelle mon erreur de jugement chaque fois que mon regard se pose sur elle, qu'elle parasite mon esprit avec des regrets et des hésitations.

En diminuant la quantité de mes possessions matérielles jusqu'à un seuil raisonnable (qui ne sera pas forcément le même pour moi que pour quelqu'un d'autre), je libère de l'argent, de l'espace, du temps, de l'énergie physique et mentale que je peux consacrer à des choses qui me tiennent vraiment à coeur. Et sur une note un peu militante, j'ai la satisfaction de participer le moins possible à la surconsommation qui grève les ressources naturelles de notre planète.

C'est un procédé que j'ai entamé depuis plusieurs années et qui, même si je suis encore loin de vivre en ascète, m'apporte de très grandes satisfactions. Voilà pourquoi j'ai eu envie de partager mes trucs avec vous. Comme dans le cas du challenge anti-morosité, je publierai donc chaque jour jusqu'à fin octobre un exercice facile et rapide qui consistera généralement (mais pas toujours) à vous débarrasser de X objets dans une catégorie précise. Si vous vous en tenez à ça, vous aurez déjà fait un peu de vide chez vous à la fin du mois. Et si jamais vous vous sentez inspirée, n'hésitez surtout pas à continuer sur votre lancée. Je vous donne l'impulsion initiale; à vous de voir jusqu'où vous voulez aller avec.

Par ailleurs, je vous proposerai quelques pistes de réflexion sur votre rapport aux choses matérielles et votre façon de consommer. Ca vous tente? Alors, on commence mercredi! D'ici là, tâchez de prévoir quelques cartons, caisses ou grands sacs poubelle que vous remplirez au cours du mois et dont vous disposerez à la fin du challenge (j'ai prévu de vous donner aussi des suggestions pour ça). A très vite.

Street art in Copenhagen


On voit peu de graffiti sauvages dans la capitale danoise, hormis le long des voies de chemin de fer et sur les terrains vagues: les façades des bâtiments en bon état sont toujours respectées. En revanche, la ville est actuellement le cadre de grands travaux qui aboutiront en 2018 à la mise en service de 2 lignes de métro supplémentaires, et un peu partout, les grandes palissades vertes de chantier sont mises à contribution comme support d'installations artistiques. Un vrai plaisir pour les yeux! Premier exemple place Kongens Nytorv, en plein centre-ville, juste à côté du port coloré de Nyhavn:



Le Happy Wall se compose de panneaux pivotants, noirs d'un côté et colorés de l'autre, avec lesquels n'importe quel passant peut s'amuser à composer des motifs (souvent des space invaders!)


Cette installation de compose de chaussures données par leurs propriétaires, parce qu'elles avaient une place importante dans leur histoire personnelle.

Le cheval passe-murailles, euh, je ne sais pas trop.


Second du exemple le long du lac de Sortedams, dans le quartier d'Osterbro.

Un bon moyen de recycler de vieux vinyles!

Je serais curieuse de savoir ce que représente cette fresque... Des personnages d'un livre pour enfants? 

Le Danemark est l'un des rares pays qui autorise encore la chasse à la baleine. Ce n'est bien entendu pas du goût des militants écologistes. 


Promenons-nous maintenant dans le quartier de Vesterbro, à l'ouest de la gare centrale. 

Quelque part, un informaticien en panique cherche désespérément son outil de travail. 

Dans un passage couvert, une fresque qui change tous les mois, selon une jeune femme qui travaille à proximité.

Les façades des bâtiments ne sont pas en reste. 


Le Kulturforeningen Art & Colour, lieu culturel décoré façon Gaudi.

Ceci était sans doute l'avant-dernier billet consacré à nos vacances danoises; j'espère avoir le temps de compiler mes bonnes adresses et quelques conseils touristiques dans la semaine qui vient (mais je ne promets rien).