vendredi 31 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #31: Lectures conseillées





Si vous souhaitez poursuivre dans la voie du minimalisme, je vous recommande les lectures suivantes...

Livres:
L'art de l'essentiel - Dominique Loreau explique concrètement comment se débarrasser du superflu pour faire plus de place à l'essentiel.
Comment j'ai arrêté de CONsommer - Pendant un an, Frédéric Mars, sa femme et leur fils ont passé à la loupe chacun de leurs achats potentiels pour ne se procurer que ce qui leur était vraiment nécessaire. Un témoignage intéressant. 
Vivre simplement pour vivre mieux - 130 conseils pratiques proposés par Philippe Lahille.
Zéro déchet - Française installée en Californie, Béa Johnson est parvenue à réduire les déchets annuels produits par sa famille au contenu d'un simple bocal.
Simplify your life - Au milieu des années 90, Elaine St. James fut l'une des pionnières du minimalisme et publia plusieurs ouvrages sur ce thème. La version française de ce livre est malheureusement épuisée chez l'éditeur. 

Blogs: 
Zen habits - Marié avec six enfants, Leo Babauta prouve qu'il est possible de simplifier sa vie même en famille.
Be more with less - En découvrant qu'elle était atteinte de sclérose en plaques, Courtney Carver a radicalement changé de mode de vie, et les bénéfices ont été spectaculaires.
Tiny house blog - Pas de sclérose en plaque pour Dee Williams, mais le diagnostic d'un problème cardiaque qui l'a poussée à s'installer dans une minuscule maison nomade construite de ses propres mains. Elle a tiré un mémoire de son expérience: The Big Tiny.
Rowdy kittens - Suivant l'exemple de Dee Williams, Tammy Strobel et son amoureux, tous deux artistes, se sont eux aussi installés dans une "tiny house" pour se libérer d'un maximum de contraintes matérielles. Tammy a publié un livre: You can buy happiness (and it's cheap).

Si vous connaissez d'autres ouvrages ou blog sur ce thème, n'hésitez pas à les mentionner dans les commentaires!

Hôtel Le Berger: charme suranné et mojitos décadents




Je me demande comment j'ai pu atteindre l'âge canonique de 43 ans sans adopter cette merveilleuse tradition que sont les cocktails du vendredi soir après le boulot. A ma décharge, je pense que c'est une pratique plus répandue en Angleterre qu'en France ou en Belgique... mais en tant qu'alcoolique mondaine débutante, je me trompe peut-être. Bref. Assez vite, j'ai décidé que mon cocktail préféré était le mojito: frais, pas trop sucré et à base de rhum, qui est l'un des deux seuls alcools forts que je supporte (l'autre étant la vodka). Puis, avec une méticulosité toute scientifique, j'ai entrepris de déterminer quel bar à Bruxelles servait le meilleur. Il me reste à tester l'Archiduc, dont on m'a dit du bien, mais pour l'instant, deux vainqueurs se détachent assez nettement. L'Amour Fou, où j'aime glander l'après-midi avec un bouquin ou mon iPad et dévorer les meilleurs burgers du monde le soir, propose un mojito bien équilibré à 7,50€, avec happy hour les mardi et mercredi soirs à partir de 18h. Pour ce qui est du plan cocktail entre copines, il est néanmoins devancé par l'hôtel Le Berger situé un peu plus bas dans la chaussée d'Ixelles. Cet ancien hôtel de rendez-vous est flanqué d'un bar à la déco délicieusement vieillotte, aux murs sombres et à l'éclairage tamisé. Les tables couvertes de miroirs défraîchis renvoient la lumière des bougies que les serveurs allument à la tombée de la nuit, et entre la baie vitrée et l'épaisse tenture de velours rouge qui entoure la porte se niche un canapé extrêmement cosy dont l'accoudoir a pile la bonne hauteur pour le coude d'une lectrice de taille modérée. La musique, compilation de reprises bossanovantes ou de tubes des années 80, jure souvent avec l'endroit mais me ravit toujours. L'atmosphère hésite entre suranné et décadence. Les cocktails, qui coûtent 10€, sont généreusement dosés en alcool et toujours accompagnés d'une petite assiette d'amuse-bouche maison. Et loin de vous regarder d'un oeil torve si vous traînez un peu sans prendre de seconde consommation, le personnel vous fiche une paix royale. J'ai découvert et aimé ce lieu en été, mais c'est à la saison où les jours raccourcissent que son charme se déploie pleinement. J'y arrive alors que le soleil décline, un peu fatiguée de ma semaine de travail. Je passe un long moment à bouquiner seule dans le canapé moelleux ou à papoter boulot, voyages et littérature avec des copines. L'alcool me réchauffe délicieusement et m'aide à prendre de la distance par rapport à mes petits soucis. Puis, avec l'impression de flotter un peu, je rentre sans me presser par les rues obscures en pensant à ce que je vais faire ce week-end avec mon amoureux. Pour un peu, je gambaderais presque. 

24, rue du Berger
1050 Bruxelles
Service au bar à partir de 17h30

jeudi 30 octobre 2014

"A vos papilles!"


Conquise par la qualité littéraire des mangas culinaires lus ces dernières années, je n'ai pas hésité une seule seconde à me jeter sur le tome 1 de "A vos papilles" lorsque je l'ai aperçu chez Brüsel le week-end dernier. Je comptais le dévorer le soir même, mais en arrivant chez moi, je me suis rendu compte que... j'avais acheté le tome 2. Je n'aime pas commencer une série par le milieu, même lorsqu'il s'agit d'historiettes qui pourraient presque se lire comme des nouvelles; aussi, j'ai attendu de récupérer le tome 1 avant de commencer ma lecture. 

Et du coup, je pense que le tome 2 va partir directement chez Pêle-Mêle sans même que je l'aie ouvert. 

Ce n'est pas qu'"A vos papilles" soit intrinsèquement mauvais. Les dessins sont plutôt plaisants, et j'ai apprécié de découvrir des choses sur la culture coréenne en général et l'alimentation coréenne en particulier. Mais premièrement, bien que je ne le voie indiqué nulle part dans la version française proposée par Clair de Lune, "A vos papilles" semble être la série dérivée d'un autre manhwa, "Geonbae", dédié aux alcools traditionnels coréens. Les auteurs partent du principe que les lecteurs connaissent déjà les personnages et ne se donnent pas la peine de les présenter de quelque façon que ce soit. Du coup, on a clairement l'impression de débarquer un peu comme un chien dans un jeu de quilles, et on manque d'éléments pour s'attacher aux protagonistes: une scénariste de documentaires culinaires, sa colocataire enseignante, son producteur dont je n'ai même pas réussi à trouver le nom et son fournisseur d'alcools traditionnels.

Or - et c'est là ma deuxième doléance - "A vos papilles" se compose essentiellement d'anecdotes de leur quotidien, avec une part finalement assez réduite consacrée à la nourriture. Ne parlons même pas de cuisine: ici, pas de sympathique bricolage culinaire comme dans "Mes petits plats faciles by Hana", et encore moins de recettes élaborées comme dans "What did you eat yesterday". Du coup, rien n'a vraiment retenu mon intérêt ou mon attention. Même les souvenirs culinaires des personnages n'ont pas réussi à m'émouvoir là où "Kitchen" y était si bien parvenu. Si je l'avais lu il y a quelques années, j'aurais peut-être apprécié "A vos papilles !", mais après tant d'excellentes séries culinaires, il souffre beaucoup trop de la comparaison. 

Ce qui me fait penser: cela vous intéresserait-il que je publie des listes de lecture à thème? Je devrais pouvoir faire quelque chose de pertinent sur la bédé culinaire, les histoires de voyage dans le temps et les uchronies personnelles, notamment. Dites-moi. 

CHALLENGE MINIMALISTE #30: Planifiez l'élimination des objets triés





Si vous avez suivi le challenge plus ou moins régulièrement depuis le début du mois, il doit y avoir dans votre entrée un ou plusieurs cartons d'affaires dont vous avez décidé de vous débarrasser, mais qui ne sont pas encore sorties de chez vous. La dernière étape va donc consister à: 

- Les trier en fonction de l'endroit où elles sont censées finir: sur eBay ou Le Bon Coin, dans un vide-grenier ou une troc party, chez quelqu'un de votre entourage, dans un magasin d'occasion, chez une association caritative... Faites un sac distinct pour chaque destination. 

- Planifier le moment où vous allez effectivement vous débarrasser de ces affaires. Dans votre agenda, notez: "Rédiger annonces et les mettre en ligne", "Passer chez Emmaüs/Les Petits Riens", "Inviter les copines à la maison". Faites-en des tâches officielles incluses noir sur blanc dans votre planning pour ne pas être tentée de les laisser moisir là jusqu'aux calendes grecques.

Demain, pour conclure, je vous fournirai une liste d'ouvrages et de blogs inspirants sur le thème du minimalisme - de la lecture en perspective!

mercredi 29 octobre 2014

"Je ferai de toi un homme heureux"


A Trondheim, dans les années 60, huit familles encore jeunes se partagent un immeuble résidentiel. Au rez-de-chaussée, Mme Asen, obsédée par la propreté de l'escalier commun, et son mari qui aime tisser des tapis à ses heures perdues déplorent de ne pas avoir d'enfants, cependant que M. Moe regrette d'en avoir eu un avec son épouse neurasthénique qui ne remontera plus jamais à l'arrière de sa moto. Au premier étage, Mme Rudolf est exaspéré par son fils adolescent qui écoute de la musique rock beaucoup trop fort et par son mari qui s'intéresse davantage à ses livres qu'à la confirmation imminente de leur rejeton. Mme Larsen, anglaise d'origine, tient un salon de coiffure à domicile au grand dam de son mari traducteur qui se retrouve obligé de louer un bureau en ville. Au deuxième, M. Berg tyrannise son épouse et ses deux fils, tandis que les Salvesen forment un couple harmonieux - madame cousant des robes pour toute la famille, monsieur fabriquant des bateaux en bouteille le soir. Au troisième, Peggy-Anita Foss, la pin-up de l'immeuble, fait son ménage en sous-vêtements tandis que son représentant de mari arpente les routes et reste souvent absent deux semaines d'affilée. M. Karlsen, un professeur veuf, néglige sa fille qu'il ne nourrit pas assez et enferme souvent dehors dans l'escalier glacial, ne s'intéressant à elle que pour ses aptitudes aux mathématiques. Un jour, un installateur de judas passe dans l'immeuble et propose à chaque famille ce système ingénieux qui permettra aux dames, officiellement de ne plus ouvrir leur porte aux gens qu'elles ne veulent pas voir, officieusement, d'épier leurs voisins...

L'auteure norvégienne Anne B. Ragde, connue pour traiter de condition féminine sous un angle réaliste et souvent assez dur, livre ici un roman à la fois un peu plus facile et un peu moins intéressant que d'habitude. Bien que peu réjouissants dans l'ensemble, ses portraits de ménagères de moins de 50 ans sont très réussis et mettent admirablement en évidence les progrès sociaux survenus en à peine un demi-siècle, fût-ce dans la région du monde la plus avancée en matière de droits des femmes. J'ai beaucoup aimé la description détaillée de leur quotidien et de leurs pensées, très révélatrice d'une époque: j'avais vraiment l'impression de regarder à travers un judas, non pas dans le couloir d'un immeuble, mais bien à l'intérieur de chaque appartement. Le mariage, l'amour, le sexe, la parentalité, le travail, les tâches domestiques sont autant de sujets passés au crible sous huit angles différents et néanmoins homogènes. Par contre, je regrette que le propos du livre se limite à cela, et que "Je ferai de toi un homme heureux" se conclue par le passage de l'installateur de judas au lieu d'embrayer sur les relations des différentes familles pour créer au moins un semblant d'histoire. Il y avait là les bases d'un excellent roman qui, de mon point de vue, ne se concrétise jamais. A quelques exceptions près, les voisins se côtoient sans vraiment interagir, si bien qu'au final, on obtient plutôt une collection de nouvelles "mitoyennes". Un livre qui laisse un goût d'inachevé. 

CHALLENGE MINIMALISTE #29: Lancez-vous dans une chasse au trésor




Pour conclure ce challenge sur une note ludique, je vous propose une "chasse au trésor". Combien d'objets réussirez-vous à éliminer dans la liste suivante?

- 1 trousse/pochette
- 1 coussin
- 1 bougie
- 1 vêtement d'intérieur
- 1 tableau/cadre photo
- 1 cadeau qui ne vous plaît pas
- 1 petit appareil électro-ménager
- le mode d'emploi d'1 appareil que vous ne possédez plus
- 1 petit meuble
- 3 stylos/crayons
- 3 boîtes
- 3 bijoux fantaisie
- 3 accessoires cheveux
- 3 pièces de linge de maison (serviettes, draps...)
- 3 documents papier (administratifs ou autres) dont vous n'avez plus besoin

Je posterai chaque jour sur Instagram une photo des choses que j'aurai moi-même éliminées, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

mardi 28 octobre 2014

Les renoncements positifs





On ne va pas se voiler la face: vieillir, ce n'est pas drôle tous les jours. Peu à peu, on perd sa ligne, ses illusions, ses proches. La vie nous arrache tout un tas de choses sans notre accord. A côté de ça, il en est d'autres auxquelles on renonce volontairement et pour le meilleur, comme on se débarrasserait d'une mue devenue trop petite pour notre moi plus expérimenté et plus sage. Voici les miennes. 

La clope. Après avoir fumé pendant 18 ans, un jour, j'en ai eu marre de sentir le vieux cendrier. J'ai arrêté presque du jour au lendemain, en m'aidant d'une quantité ahurissante de thé et de chewing-gum sans sucre. Mes proches m'en remercient; ma peau et mes poumons aussi. Aujourd'hui, je suis devenue une de ces ex-fumeuses pénibles qui froncent le nez dès qu'elles hument une vague odeur de clope. 

La junk food. Mon estomac ne digère plus les nourritures trop riches, trop grasses, trop pleines de calories vides. Au début, quand je voyais les affiches représentant les burgers spéciaux du McDo ou du Quick, j'étais encore assez tentée. Comme l'envie de clope, ça m'a passé complètement au fil du temps. Et plus je mange des choses saines, plus j'apprends à les apprécier, plus mon goût se développe et me pousse de toute façon vers des aliments de bonne qualité à la fois gustative et diététique. Une ou deux fois par an, je suis encore saisie d'une brusque envie de KFC. Quand je cède, je mets deux jours à m'en remettre. 

La mode. Fini le temps où je me ruais sur les dernières tendances dans une vaine tentative pour me donner de l'allure. Comme je n'ai pas franchement une silhouette standard, la plupart d'entre elles m'allaient aussi bien qu'un cache-oreilles à un dindon. Au fil du temps, j'ai appris ce qui m'allait ou pas, et dans ce qui m'allait, j'ai trouvé ce qui me plaisait. Résultat: je n'achète plus de chaussures avec lesquelles je ne peux pas marcher, de pulls trop longs ou trop courts, trop près du corps ou pas assez, de jupes moulantes et de robes insuffisamment structurées. J'ai même renoncé à porter des pantalons. Désormais, mes placards sont pleins de babies à talon de 5 cm, de jupes trapèze au genou, de robes patineuse et de vestes cintrées. J'ai moins de fringues, mais je me sens bien dans toutes, et j'ai mon propre style. 

L'approbation générale. Assez jeune, j'ai compris que j'avais le choix entre satisfaire les attentes d'autrui et être heureuse. Même si j'avais été prête à sacrifier mon bonheur aux convenances ou à ce que mon entourage attendait de moi, il se serait toujours trouvé quelqu'un pour me reprocher quelque chose. L'exemple le plus criant est celui des enfants. Vous n'en avez pas? Vous passez à côté de votre vie de femme. Vous en avez un? Un enfant unique, c'est triste: il faudrait lui faire un petit frère ou une petite soeur. Vous en avez deux, mais du même sexe? Dommage. Vous en avez trois? Ouh là, c'est pas un peu irresponsable cette famille nombreuse, par les temps qui courent? Bref, quoi qu'on fasse, on ne peut pas gagner (surtout quand on est une femme, mais ceci est une autre histoire). La seule solution pour préserver sa santé mentale, c'est de s'asseoir une bonne fois pour toutes sur l'avis des gens. La vie n'est pas un concours de popularité, et nul ne peut plaire à tout le monde. Se plaire à soi-même me semble bien plus essentiel. 

La perfection. Psychorigide de nature, j'ai longtemps pensé que tout ce qui méritait d'être fait devait l'être de façon irréprochable. Que mon appartement devait ressembler à un décor de cinéma - ou à un musée. Que la moindre de mes défaillances devait être ruminée jusqu'à ce que dépression nerveuse s'en suive. Et puis, je me suis rendu compte que dans la plupart des domaines, une tâche réussie à 80%, c'est bien suffisant; qu'un intérieur doit surtout être confortable et accueillant - en un mot, vivant; que nul n'est parfait, et que les gens sont bien trop occupés par leurs propres erreurs pour accorder beaucoup d'importance aux miennes. La différence entre mon "bien" et mon "parfait", dans le meilleur des cas, j'étais la seule à la percevoir, et dans le pire, elle faisait juste chier mon entourage. Mon idéal était un carcan paralysant. Relâcher un peu la pression m'a fait un bien fou, et je ne suis pas devenue une horrible souillon ou une je-m'en-foutiste pour autant.

Le matérialisme. Dernier grand renoncement positif en date: l'attachement aux objets. Longtemps, leur présence autour de moi m'a rassurée. J'aimais conserver des traces de tout ce qui m'était déjà arrivé et me sentir parée à tout ce qui pourrait arriver par la suite. J'étais la conservatrice du musée de ma propre vie et la shamane qui tentait d'exorciser concrètement ses propres angoisses - jusqu'à la suffocation. Ca a été un long travail; il n'y a pas eu de gros déclic, mais un travail de lâcher-prise ultra-progressif qui n'est d'ailleurs toujours pas terminé. Peut-être ne le sera-t-il jamais. Mais chaque jour, je m'allège un peu plus, matériellement comme spirituellement - et je me rends compte à quel point les deux domaines sont liés. Je me débarrasse des boulets du passé; j'accepte d'affronter l'avenir sans béquilles imaginaires et sans (trop d')a priori négatifs; je me libère de tout ce qui m'empêche d'habiter pleinement mon présent. 

Et vous? Quels sont les renoncements positifs que vous avez faits au fil des ans? 

CHALLENGE MINIMALISTE #28: Triez... vos documents informatiques




Les documents informatiques: encore une chose immatérielle qui vous encombre en ralentissant le processeur de votre ordinateur et en rendant plus difficiles à localiser les fichiers dont vous avez vraiment besoin. 
Eliminez: 
- 20 documents Word (ou assimilé) devenus obsolètes
- 20 photos moches ou constituant plus ou moins des doublons
...et pensez à faire du vide dans votre dossier Téléchargements s'il y traîne des choses que vous avez déjà recopiées ailleurs sur votre disque dur!

Les brunchs du dimanche (29): God save the cream




Situé à quelques pas de la place Stéphanie, God save the cream est à la fois un restaurant, une épicerie, un traiteur et un salon de thé se revendiquant du mouvement Slow Food. Il propose des produits soit importés de Grande-Bretagne, soit locaux et de saison, à partir desquels sont préparés chaque jour une pléthore de délicieux gâteaux, mais aussi de salades et de plats essentiellement végétariens, dont certains sans gluten. J'avais déjà goûté leurs scones un début d'après-midi, et en lorgnant sur l'assiette des gens qui finissaient de manger, je m'étais dit qu'il faudrait que je revienne tester leur brunch avec Chouchou, parce qu'il avait vraiment l'air fameux... 




J'ai bien fait de réserver: le samedi à 13h, la salle du God save the cream est comble. On circule très mal entre les tables trop proches les unes des autres; on ne cesse de cogner sa chaise à celle de son voisin de derrière, et le volume sonore est un peu trop élevé à mon goût. Mais tout cela est bien vite oublié quand nourriture et boissons commencent à arriver. 




La formule brunch à 25€ (non-obligatoire le samedi midi: on peut très bien commander n'importe quoi d'autre sur la carte) comprend un scone accompagné de clotted cream et de confiture, un yaourt avec purée de fruits cuits et granola, une sélection des plats du jour présentée sur une grande assiette, une boisson chaude (café ou thé au choix) et une boisson froide maison (aux fruits, en version plate ou pétillante). C'est tellement copieux que pour la première fois en 8 ans, j'ai vu Chouchou abandonner quelque chose qui lui plaisait dans son assiette... 




Les plats du jour sont quasiment tous végétariens, à l'exception du muffin qui contient quelques miettes de saumon. Pour le reste, légumes grillés ou rôtis, salades à base de céréales, de graines, de fruits secs et de légumes frais ou secs sont à l'honneur. Les saveurs sont variées, parfois originales et parfois plus classiques, mais toujours délicieuses. 




Nous ressortons enchantés en nous jurant de revenir pour tester l'assiette lunch. 

Rue de Stassart 131
1050 Bruxelles
Tel: 02 503 07 75
Ouvert du mardi au vendredi, de 11h30 à 18h30
et le samedi de 10h30 à 18h
Réservation fortement recommandée pour le brunch du samedi

lundi 27 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #27: Triez... vos vêtements d'hiver





L'objectif du jour:
Si vous en possédez peu ou que vous êtes pressé(e): débarrassez-vous de 6 vêtements d'hiver.
Si vous avez une grande garde-robe et la possibilité d'y passer un peu de temps: débarrassez-vous de 3 pièces d'hiver dans chacune des catégories suivantes:
- bas (jeans, autres pantalons, jupes...)
- T-shirts et chemisiers
- pulls et gilets
- robes
- vestes et manteaux

Les critères de sélection:
- Ce vêtement est-il à votre taille actuelle (+/- 3 kilos)?
- Vous plaît-il encore?
- Le trouvez-vous confortable?
- Vous met-il en valeur?
Si la réponse à une seule de ces questions est non, vous pouvez l'éliminer sans remords.

Que faire de ces vêtements s'ils sont encore en bon état? 
- pour les vêtements de marque, tenter de les revendre sur eBay ou dans une boutique de seconde main
- les proposer à bas prix lors d'une brocante ou un vide-grenier
- les donner à une association caritative
- organiser une troc party avec vos copines (mais attention à ne pas rentrer avec plus de choses que vous n'en aurez données!)

Le week-end quatre-quarts (25% bouffe, 25% balade, 25% culture, 25% corvées)




J'aurais adoré boire un mojito pour fêter la remise de cette trad maudite (les 4 derniers chapitres étaient un grand festival du n'importe quoi), mais 1/il est 18h et je suis toujours en pyjama 2/ce trou dans mon planning début 2015, suivi d'un monstrueux embouteillage prévisionnel au printemps, m'angoisse un maximum. C'est la première fois que j'utilise des choux de Bruxelles frais plutôt que congelés, et je ne sais pas ce qu'on leur a donné à bouffer quand ils étaient petits, mais chacun d'eux fait à peu près la taille d'une balle de ping-pong. Débattre des mérites comparatifs de Jess et Logan après "You jump, I jump, Jack": de toute façon, Chouchou s'en fout, il préfère Dean. Le coup de congeler-décongeler les bananes avant de faire un cake avec, c'est du pur génie. Rhââââ, comme elles ont de la chance, les copines qui ont pu aller à la dédicace de Neil Gaiman aujourd'hui! "Le château des étoiles": j'aime beaucoup l'histoire (forcément, c'est plein de dirigeables!), pas trop le graphisme ni les couleurs pastels un peu mièvres.




Le sommier qui décide de se mettre à grincer comme un fou un samedi matin: pourquoi? Bien entendu, ma CEAM expire le 29 décembre, en plein séjour au Portugal, et la CPAM ne veut pas en émettre de nouvelle tant que l'ancienne est encore en cours - il va falloir faire très, très attention à ne pas me viander le Jour de l'An. La pauvre facture de 168€ avec le taux de TVA de l'an dernier, perdue au milieu de toutes les opérations au taux actuel de 10%, c'est juste pour me faire chier, ou bien? Le facteur m'apporte un colis un samedi matin, j'ai dû tomber dans une faille spatio-temporelle pendant la nuit. Je pense être plutôt dessalée en matière de sextoys, mais l'espèce de chausse-pied en silicone pastel vendu à côté de "l'huile de la tentation" (!) chez Di, vraiment, je ne vois pas ce que je pourrais en faire. Madame, si tu ne veux pas commencer ton week-end en te faisant arracher la tête avec les dents, il va falloir cesser de cogner ma chaise avec le dossier de la tienne. Je crois que c'est la première fois que je vois Chouchou laisser quelque chose dans son assiette à la fin d'un très bon brunch: c'est dire si c'était copieux. Faisons provision de jolis stickers chez Schleiper - un peu pour moi, un peu pour ma swapée. Le chauffeur de bus qui détourne la tête d'un air méprisant plutôt que de répondre à mon "Bonjour!" et à mon sourire, ça fait toujours plaisir. Que de trucs qui me tentent chez Brüsel! Un manga culinaire coréen, le tome 2 des "Vieux fourneaux", un comics tout en rose et noir... oh, et une chouette idée de cadeau. Il existe décidément très peu de guides touristiques sur Porto, et le Ulysse à 25€ chez l'Anticyclone des Açores, ça ne va pas être possible. La vendeuse de Sterling Books affirme que dans leur déménagement, ils ont perdu assez peu de place en termes de rayonnages: peut-être, mais je regretterai éternellement leur café qui servait de si bons chocolats chauds. "Bonjour, je peux vous aider?" "Oui, quelle est la différence entre la poudre de protéine Lean Muscle et la Muscle Definition?" Long silence. "Euuuuh... je crois qu'il n'y en a pas." Merci pour cette précieuse contribution. Deuxième fois dans la journée qu'on attend le 95 moins d'une minute - le karma des bus est avec nous. "Je vais prendre des dahlias jaunes, là." "Ca, madame, ce sont des chrysanthèmes." Oui, bon, tout le monde peut se tromper. Elle était bien sympa cette petite virée shopping, d'autant que même sans Chouchou, je ne dois plus en faire qu'une tous les deux mois. Pour la première fois de la saison, blottissons-nous sous ma couverture au crochet en regardant le film du samedi soir (aujourd'hui: "The one I love", drame psycho-fantastique sur la déliquescence du couple). Le tome 2 des " Vieux fourneaux" me fait presque autant rire que le premier. Comme mon horloge biologique n'a jamais réussi à se mettre à l'heure d'été cette année, demain, je vais retrouver automatiquement des horaires normaux.




Psychorigide du couteau à tomates, Chouchou manque faire une attaque en me voyant l'utiliser pour couper le banana bread du petit-dej'. Attaquons cette To Do List kilométrique. Mettre 1password en service: OK, mais comme je suis super parano, je ne vais pas lui confier mes identifiants les plus importants. Mettre à jour ma bibliographie sur le site de la Sofia: super facile maintenant que je tiens une liste de mes traductions. Je suis à la bourre sur mon propre challenge minimaliste, et j'ai plusieurs catégories de tri à rattraper. Le tiroir à bordel, c'est vite fait; j'élimine surtout de vieux modes d'emploi ou des garanties dépassées. Les jeux, je respire un bon coup et je sors la Wii avec tous ses jeux et ses nombreux accessoires: il faudra la remettre dans sa boîte et voir s'il y a moyen de la revendre. Les fournitures de loisirs créatifs, je n'ai pas le courage de tout faire, mais je tiens au moins à me débarrasser de cette relieuse super-chère dont je ne me suis pas servi une seule fois parce que le mode d'emploi était sous forme de CD-rom. Pendant que j'y suis, virons un tas de carnets que je n'utiliserai pas, et aussi le lecteur de DVD de Chouchou. J'ai bien mérité une petite récréation: je vais monter la chauve-souris d'Halloween en Lego achetée à Copenhague le mois dernier. Je trouve ça aussi rigolo que de suivre une notice Ikea (c'est-à-dire beaucoup) (je dis ça sans aucune ironie) (suis-je la seule personne au monde qui s'éclate à identifier tous les petites pièces et à les assembler méthodiquement?). Au lieu d'investir dans le Mac qu'on lui préconise depuis 2 ans, ma mère, qui est tout le temps en train de réclamer de l'aide pour dévéroler son PC, vient de s'offrir une tablette dont elle n'a pas besoin et qu'elle ne sait même pas mettre en service toute seule. Chaque fois que je raccroche après un de nos coups de fil du dimanche, j'ai 27 de tension. Du coup, je vais aller faire un tour à la piscine, tiens, ça me détendra. L'eau est à 33,5° et il n'y a presque personne - c'était une bonne idée. Sauna, mmmmh. Ce soir, le dîner est un effort conjoint: velouté de cresson by me, lentilles au vinaigre de cidre by Chouchou. "Copenhagen": le héros est un authentique connard, mais le plaisir de revoir des endroits connus (l'hôtel Fox, le Tivoli, Brumbleby, les jardins botaniques, la librairie Fantask, Stroget...), la musique envoûtante et une atmosphère quasi-onirique par moments me portent jusqu'à une fin qui me laisse charmée. Une photo du frère de mon père, prise à un anniversaire familial du côté de sa femme et aperçue sur Facebook, me fait terminer ce dimanche d'humeur très mélancolique.