dimanche 15 juillet 2018

La semaine en bref #28





Lundi:
 Pas de nouvelles de l'essai envoyé vendredi. Je vois bien sur Instagram que mon éditrice a d'autres chats à fouetter, mais je suis sur des charbons ardents. 
Comme prévu, la fermeture de mon compte Hellocoton entraîne une baisse sensible de mes visites quotidiennes. Tant pis: pour parler marketing, l'utilisatrice-type de la plateforme telle qu'elle est aujourd'hui ne fait pas du tout partie de mon coeur de cible. Du coup, je me fends du premier billet intime assumé de ce qui devrait être une longue série. 
 Ce soir, on teste "Le bureau des légendes". La réalisation est... très française et assez convenue, mais j'apprécie l'absence d'esbrouffe qui la démarque des séries américaines du même type. On garde. 

vendredi 13 juillet 2018

Don de plasma: comment, pourquoi?





Le sang n'est pas le seul produit biologique que collectent les centres de la Croix-Rouge. Certains sont également équipés pour les dons de plaquettes ou de plasma, moins connus car plus longs à effectuer mais tout aussi nécessaires. Or en décembre 2017, un très beau centre a ouvert rue des Alexiens, à deux pas de chez mon coiffeur, dans un endroit facile à atteindre pour moi lorsque je suis à Bruxelles. J'avais donc décidé cet été de tester le don de plasma. J'ai fait une première tentative début juin. Mais comme j'étais inconnue de la Croix-Rouge belge (même si j'avais déjà une carte de l'Etablissement Français du Sang), j'ai dû commencer par effectuer un don de sang ordinaire pour qu'ils vérifient que tout allait bien chez moi. Et hier, j'y suis retournée pour faire enfin mon premier don de plasma. 

jeudi 12 juillet 2018

Les conversations absurdes #36


CHOUCHOU: Il faut que je trouve un truc à me mettre sur la tête. 
MOI: Une kippa? Un entonnoir? Un pot de fleurs? 
CHOUCHOU: Non, un chapeau. 
MOI: Ah. Ben tu as déjà ton bonnet pour l'hiver, et pour l'été, on peut te chercher une casquette ou... 
CHOUCHOU: Non, mais pas pour me protéger contre la pluie ou le soleil, pour porter à l'intérieur.
MOI, interloquée: A l'intérieur? 
CHOUCHOU, très ferme: A l'intérieur. 
MOI: ... 
CHOUCHOU: Pour le look, tu vois. J'en ai marre que mon crâne ressemble à un aérodrome pour mouches. 
MOI, avec une infinie patience: Chouchou, il n'y a qu'un type de gens qui portent des chapeaux en intérieur sans avoir l'air ridicule: les membres de la noblesse anglaise pourvus d'un vagin, à l'occasion des cérémonies officielles. Je suis navrée de t'informer que tu ne corresponds à aucun point de cette description. 
CHOUCHOU, buté: Je m'en fous, je veux un chapeau. 

EGALEMENT CHOUCHOU, plus tard, alors que je viens de lui signifier mon absence totale d'intérêt pour le prochain Robocop: Tu n'as vraiment aucun goût.

mercredi 11 juillet 2018

Resist! au Bozar





Partant de la fin des années 60, l'expo Resist! dresse un panorama des mouvements protestataires à travers le monde jusqu'à nos jours: la révolte étudiante en France au mois de mai 68, le printemps de Prague, le Cordobazo contre la dictature en Argentine, le mouvement Provo aux Pays-Bas, les manifestations anti-guerre du Vietnam  et la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis, pour arriver finalement à la campagne Remain anti-Brexit et à l'occupation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Elle se focalise beaucoup sur l'iconographie de la révolte, la manière dont les photographes  (essentiellement) choisissent de représenter cette dernière. Les documents nombreux et variés, parmi lesquels beaucoup de vidéos, occupent plusieurs très grandes salles où l'on peut circuler à son aise... et se casser le dos en tentant de lire titres et légendes écrits tout petit à hauteur des yeux d'un enfant de trois ans. 

Clairement, le thème est d'actualité. Ou devrais-je dire "reste d'actualité"? J'imagine que cette exposition est censée être inspirante. Pour ma part, elle a juste réussi à me déprimer. Cinquante ans - que dis-je, des siècles! qu'on proteste contre certains problèmes, et on n'est toujours pas sortis des ronces. L'esclavage puis la ségrégation ont été abolis, mais les personnes de couleur sont toujours considérées comme des citoyens de seconde zone et violentées voire abattues sans provocation par des policiers auxquels on se contente de donner une tape sur les doigts. Les droits (encore très insuffisants) qu'on tenait acquis pour les femmes sont remis en cause dans de nombreux pays dits civilisés. Le mariage pour tous gagne du terrain, mais les homosexuels demeurent des cibles jusque dans une ville soi-disant aussi tolérante que Bruxelles. Mais le pire de tout à mon sens, c'est la lutte des classes, LE domaine dans lequel la situation ne fait que s'aggraver d'année en année tandis que les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. 

Bref, une expo très intéressante, qui donne à réfléchir mais ne fait pas nécessairement du bien au moral. (Ni au dos ou aux yeux.) A la sortie, vous aurez l'occasion d'exprimer et d'afficher vos propres revendications sur un mur dédié. 





au Bozar jusqu'au 26 août 2018
Entrée tarif normal: 10€

mardi 10 juillet 2018

Redevenir humaine





Par défaut, je me méfie des gens que je ne connais pas. Je pars du principe qu'il y a de fortes chances qu'ils abusent de ma gentillesse ou cherchent à profiter de mes faiblesses. J'ai de très bonnes raisons "historiques" pour ça. A mes yeux, les autres sont avant tout des menaces, des dangers potentiels. Du coup j'ai, à dessein, choisi un métier extrêmement solitaire, et ça fait 25 ans que je limite mes rapports humains au maximum. Une fois de temps en temps, j'apprends à connaître quelqu'un d'intéressant sur internet, et je finis par me sentir suffisamment en confiance pour avoir envie de le rencontrer en vrai. Mais même à ceux que je considère comme mes proches, je ne dévoile pas tout. Pas tous les faits, et surtout, pas tous les sentiments qui les accompagnent.