lundi 20 mai 2019

La semaine en bref #71




Lundi:
 Je ne veux pas me vanter, mais mon candidat des dernières présidentielles utilise des gifs de Kristen Bell sur son compte Twitter. 
La petite victoire du jour: j'arrive à plaquer complètement mes mains l'une contre l'autre en gomukhasana. La semaine dernière, il me manquait encore tout le bas de la paume et les pouces. C'est dingue que ça se soit débloqué d'un coup alors que je bosse cette posture sans avoir l'impression de progresser depuis des mois.
 Désormais, je qualifierai mes frustrations sur une échelle allant de "Il n'y a plus de Chocapic" à "La fin de Game of Thrones". (Au-delà du twist génial mais si mal amené de l'épisode 5, une analyse hyper-intelligente de la dégringolade de la série depuis qu'elle ne peut plus s'appuyer sur les bouquins.)

dimanche 19 mai 2019

"Les âmes silencieuses" (Mélanie Guyard)


1943. Héloïse Portevin a vingt-et-un ans lorsqu'un détachement allemand s'installe dans son village. Avides d'exploits, son frère et ses amis déclenchent un terrible conflit. Pour aider ceux qu'elle aime, Héloïse prend alors une décision aux lourdes conséquences... 

2012. Loïc Portevin est envoyé par sa mère au fin fond du Berry pour y vider la maison familiale après le décès de sa grand-mère. Loïc tombe sur une importante correspondance entre cette dernière et un dénommé J. Commence pour lui une minutieuse enquête visant à retrouver l'auteur des lettres. 

Entre secrets de famille et non-dits, Loïc et Héloïse font chacun face aux conséquences de leurs décisions, pour le meilleur... et pour le pire.

jeudi 16 mai 2019

Les conversations absurdes #60


CHOUCHOU: Tu veux bien regarder cette sélection de portraits? J'aimerais faire des choses approchantes avec toi. Bon, évidemment, ce ne sont que des pinups de 20 ans, donc il y aura un GROS travail d'adaptation...
MOI: Je t'en prie, insulte-moi lourdement, ça paraît un excellent moyen pour me faire poser sans moufter et avec le sourire. 

mercredi 15 mai 2019

"Enferme-moi si tu peux" (Anne-Caroline Pandolfo/Terkel Risbjerg)



"Les histoires que je vais vous raconter se déroulent entre la fin du XIXème et le début du XXème siècle. Il vaut mieux, en ce temps-là, être un homme, blanc, cultivé et bourgeois.* 

Les femmes et les enfants n'ont aucun droit. Les paysans n'ont plus de terre; ils deviennent pauvres et ouvriers. Les vieux et les malades gênent; on les préfère isolés et enfermés. Ils sont donc toute une population d'exclus: négligeables, corvéables, insignifiants. 

Pourtant, certains d'entre eux, du fond de leur gouffre, ont été touchés par la grâce. Un jour le déclic s'est produit, ils s'en souviennent comme si c'était hier. 

Ils ont entendu une voix, celle d'un esprit, d'un fantôme ou d'un ancêtre. Ils ont su alors qu'il y avait un ailleurs pour eux, et qu'il était intérieur."

dimanche 12 mai 2019

La semaine en bref #70




Lundi:
C'est la matinée des relances! 1, La Redoute qui ne m'a toujours pas remboursé le fauteuil dont j'ai annulé la commande il y a maintenant un mois; 2, l'éditeur qui ne m'a pas communiqué le nombre de feuillets à facturer pour ma dernière trad; 3, l'électricien qui n'a pas répondu à ma demande de rendez-vous. (...Vu comment c'est difficile d'appâter un artisan du BTP, je me dis que le bon plan, ce n'était pas la grande école de commerce que mes parents m'ont poussée à faire ni les études de langue auxquelles j'aspirais: aujourd'hui, je gagnerais sûrement mieux ma vie avec un CAP plomberie.)
 Le loueur de l'appart Air Bnb que nous avions réservé à Munich annule deux semaines avant notre départ pour cause d'embrouille avec son proprio. Branle-bas de combat pour retrouver quelque chose de satisfaisant dans le même budget. C'est pas gagné - surtout que la loi allemande n'autorise les particuliers à sous-louer que 6 semaines par an, et que certains hôtes ont déjà dépassé ce quota.
 Quand les acteurs et les showrunners de "Game of thrones" ont prévenu que beaucoup de spectateurs risquaient de ne pas apprécier la conclusion de la série, j'ai pensé qu'ils parlaient des amateurs de happy end. Comme je kiffe les fins tragiques, je jubilais d'avance. Et puis en fait, je déteste les trois quarts de ce qu'ils sont en train de faire.
 Atteint par la folie des grandeurs, le premier moustique de l'année tente de me piquer à travers la manche de mon sweat tel un carreau d'arbalète capable d'ignorer la présence d'une montagne sur sa trajectoire. Il périt tristement écrabouillé.