vendredi 27 janvier 2012

Où je m'auto-congratule pour la réussite de mon plan "No Soldes"


Je sais que nous ne sommes que le 27, mais mes en-cours de carte Visa sont clôturés le 25 chaque mois. Je suis donc en mesure de vous annoncer fièrement qu'en janvier 2012, pour la première fois de ma vie d'adulte, je n'ai pas fait les soldes. Du tout. Et qu'accessoirement, je viens de réaliser que l'achat de ma dernière paire de chaussures remonte à mi-octobre, soit un peu plus de 3 mois.

Faut-il en déduire que j'ai fait des économies en ce début 2012? Euh, je n'irais pas jusqu'à dire ça. Le montant de mes achats en Visa reste grosso modo le même que d'habitude. Puisque je n'ai pas investi dans ma penderie, où sont donc passés mes sous? Qu'ai-je acheté avec (à part des cartes de bus et de quoi remplir mon frigo)? Petit coup d'oeil à mon relevé...

- Un aller-retour Bruxelles-Reykjavik pour le mois de juin (woohoo!)
- Des billets de train (hors de prix, donc)
- Du thé en vrac (Nong Cha à Bruxelles, Simon Lévelt à Gand, Lov Organic sur VentePrivée auquel je consacrerai d'ailleurs un billet très prochainement)
- Des bouquins (certains très bons, d'autres moins, d'autres encore en attente dans ma PAL)
- Du deco tape (on trouve pas mal de motifs peu habituels chez Happy Home) et des post-its originaux (j'en fais une grande consommation)
- De la laine et un crochet n°5 (pour ma fameuse écharpe au point de petites noisettes)
- Des timbres pour l'international (Postcrossing et swap de cartes insolites obligent)
- Une nouvelle nappe pour la grande table de l'appart de Bruxelles (je ne pouvais plus voir la Cath Kidston alphabet en peinture, et La Redoute avait des toiles cirées rouges à pois blanc très sympas)
- La Little Box de février (par la faute de ma copine Isa qui m'a fait baver en parlant de celle de janvier, alors que j'avais jusqu'ici fermement résisté à l'appel de la Glossy et de la Jolie!)

A part ça, parmi les bricoles payées en liquide, on notera un et un seul vernis à ongles (le Essie School of Hard Rocks). J'ai sérieusement craqué pour le Sapphire Moon de chez Rituals, un bleu nuit somptueux avec des éclats de pierres précieuses dedans, mais je suis ressortie du magasin sans l'embarquer, en me disant que j'avais déjà le Bleu Poison de Dior dans le même genre. Héroïque, je sais.

Bref, je n'ai peut-être pas fait d'économies, mais j'ai réussi à n'acheter que des choses dont je me suis ou vais vraiment me servir, des choses en rapport - pour la plupart - avec mes deux activités préférées qui sont les voyages et les loisirs créatifs. Si vous voulez vous cotiser pour m'offrir une auréole, mon anniversaire, c'est le 26 mars et j'aime pas trop l'or jaune, merci bisous.

jeudi 26 janvier 2012

Swap littéraire "Mondes imaginaires": paquets reçus et envoyés (5)


- Le paquet de Londoncam pour Sara est visible ici.

- Le paquet de Mélusine pour Akroma peut être admiré .

A très vite pour d'autres découvertes!

"Au Bon Roman"


"Un fou de Stendahl est abandonné en forêt. Une très jolie blonde quitte brusquement une route qu'elle connaît comme sa poche. Un Breton sans histoire rencontre au bord d'une falaise deux inconnus inquiétants. Nous ne sommes pourtant pas dans un roman policier. Les agresseurs ne sont ni des agents secrets ni des trafiquants. Ils ne s'attaquent qu'à des tendres: un ancien routard devenu libraire, une mécène mélancolique, des romanciers...

Qui, parmi les passionnées de lecture, n'a rêvé un jour que s'ouvre la librairie idéale? Une librairie vouée au roman où ne seraient proposés que des chef-d'oeuvre? En se lançant dans l'aventure, Ivan et Francesca se doutaient bien que l'affaire ne serait pas simple. Comment, sur quels critères, allaient-ils faire le choix des livres retenus? Parviendraient-ils un jour à l'équilibre financier? Mais ce qu'ils n'avaient pas prévu, c'était le succès."

"Au Bon Roman" est le livre que m'a envoyé Londoncam lors du premier swap littéraire que j'avais organisé en novembre. Je l'ai lu pratiquement d'une traite hier dans le train qui nous emmenait à Monpatelin pour une semaine, Chouchou et moi. A nous les nuits ininterrompues par des concertos félins! Joie, bonheur et ronflements béats à tous les étages.

...Mais je m'égare.

Malgré ce qu'on peut lire sur la quatrième de couverture ci-dessus, "Au Bon Roman" commence presque comme un thriller. Puis, après 50 pages passées à se familiariser avec les protagonistes de trois curieuses agressions, on découvre le lien qui les unit: tous sont membres d'un comité de lecteurs formé à la manière d'une société secrète, par deux amoureux des romans qui souhaitaient créer une librairie d'un genre un peu spécial. A partir de là, un long flashback dans le bureau d'un policier sympathisant à la cause de la grande littérature va permettre de reconstituer toute l'histoire depuis le début.

J'ai été, je l'avoue, assez déroutée par ce début un peu "tronçonné", qui semblait constamment basculer d'un genre et d'un sujet à un autre. Gênée par le style de Laurence Cossé, dont les dialogues me paraissent empruntés et raides. Incrédule face au luxe de précautions dont s'entourent Ivan et Francesca pour dissimuler l'identité de leurs lecteurs: pour un peu, on croirait qu'ils protègent les témoins d'un procès contre un parrain de la mafia! Du coup, j'ai mis assez longtemps à entrer vraiment dans l'histoire.

Et puis peu à peu, je me suis prise de sympathie pour ces héros improbables, dont le combat anti-Dan Brown et Marc Levy ne pouvait que résonner en moi. J'ai jubilé de la réussite initiale de leur entreprise et enragé face aux attaques anonymes qui les visaient. J'ai eu envie de devenir leur co-conspiratrice ou juste d'aller traîner moi aussi dans les rayons de leur librairie qui déchaînait tant de passions. Je me suis laissée gagner par leur découragement et leur tristesse quelques chapitres avant la fin. Et j'ai noté avec amusement que le nouvel emplacement de la librairie n'était autre que la rue parisienne dans laquelle Editeur Préféré a installé ses bureaux voici un peu plus d'un an.

Bref, malgré ses défauts, j'ai trouvé que "Au Bon Roman" était un livre attachant, mais à réserver sans doute aux amateurs purs et durs de littérature. Les autres risquent d'être rapidement lassés par la longue litanie de noms d'auteurs et de titres d'ouvrages qui émaillent ses pages, et peu intéressés par le plan marketing d'un lancement de librairie ou les guéguerres internes au milieu de l'édition.

mercredi 25 janvier 2012

Swap littéraire "Mondes imaginaires": paquets reçus et envoyés (4)


Découvrez aujourd'hui le colis de Solange pour Laure:


J'ai reçu, hier après-midi, mon merveilleux colis surprise de la part de Solange.

Je n'ai pas pensé à prendre une photo avant le déballage, mais je vous garantis que c'était Noël après l'heure. Chaque objet était très soigneusement emballé dans un papier cadeau très festif. J'ai ouvert la petite enveloppe qui portait mon nom, et y ai trouvé un très gentil mot de Solange ainsi qu'un marque-page métallique ajouré par des motifs de croix celtiques : je vais avoir un peu peur de le perdre mais je vais tout de même l'utiliser dès demain, ce sera mon nouveau doudou de compagnie pendant mes lectures.

J'ai attaqué l'effeuillage des objets par le livre. Je suis ravie, ravie, ravie. Je papote beaucoup avec le fils de quatorze d'un de mes amis. Il est comme moi fan d'Harry Potter et je pense qu'après avoir lu ce livre, je lui en parlerai et sûrement le lui offrirai. Ce sera une découverte totale pour moi. Je ne connais pas l'auteur, mais après ce que j'ai pu lire à son sujet hier soir, j'ai hâte d'entamer ce livre (dès que j'aurai terminé « La face cachée de la lune » de Martin Suter).

Enfin, j'ai découvert les deux cadeaux de Solange : un bloc notes – miroir – crayon très girly, pratique et mignon et puis : top du top, un jeu de 4 mini-bloc post-it rétros que j'ai posé près de mon PC et que je reluque toutes les deux minutes un large sourire aux lèvres !

Je remercie Solange pour avoir apporté autant de bienveillance et de générosité dans ces choix, j'en suis très touchée. Et je remercie Armalite pour m'avoir fait découvrir ce genre d'échange littéraire.

A qui le tour demain?


J'aime pas la musique


"C'est assez audacieux de dire un truc pareil en 2012", s'étonnait hier une de mes correspondantes Facebook à qui je venais de faire cet aveu.

Le fait est que j'ai l'impression de faire partie d'une toute petite minorité sur ce coup-là.

La musique, comme tout le monde, j'en ai écouté beaucoup à l'adolescence - essentiellement du rock, qu'il soit hard ou progressif. Je me suis enfermée dans ma chambre avec un casque sur les oreilles en m'absorbant dans les guitares saturées de Marillion et en me disant que si, tiens, finalement, quelqu'un me comprenait. A l'époque, oui, l'histoire de la fille qui se déshabille nerveusement dans les rayons dansants du phare de Fidra faisait vibrer ma petite âme en mal d'expression.

Et puis j'ai fait de la danse pendant longtemps. Alors forcément, la musique classique ou moderne faisait partie de ma vie. Je réécoutais les mêmes morceaux des dizaines, des centaines de fois pour arriver à bien placer mes gestes, sortir des coulisses sur le 4ème temps et non sur le 5ème, terminer une pirouette sans mordre sur le mouvement d'après. L'Adagio d'Albinoni à tous les sauces, les doux rêves d'Eurythmics jusqu'à ce qu'ils peuplent effectivement mes nuits. Toute de noir vêtue, je me suis agitée en boîte tandis que la voix grave de Ian Curtis scandait que l'amour nous déchirerait encore, ou que le chanteur de Suicidal Tendencies se lamentait parce que personne ne l'entendait (si, moi!).

Je ne sais pas trop ce qui a fait que j'ai cessé d'écouter de la musique au milieu des années 90. L'époque des caves d'Aix-en-Provence était révolue et je venais de commencer un boulot pour lequel j'avais besoin de silence et de concentration, moi qui ai toujours été incapable de faire deux choses à la fois. Et puis les nouveaux courants musicaux ne me séduisaient pas du tout.

Aujourd'hui, le morceau le plus écouté sur mon iTunes (le seul support que j'utilise) l'a été seulement 86 fois en, quoi... dix ans ou presque. Je ne mets de musique que le dimanche, pour me donner un peu d'entrain pendant que je fais le ménage, et j'écoute toujours les mêmes trucs. 95% d'entre eux datent d'avant 1994. Le reste? Du Muse, un peu de variété française, deux-trois OMNI genre Cansei de Ser Sexy, Sigur Ros ou les Fatals Picards. De temps en temps, je clique sur la vidéo d'un truc récent posté par un contact Facebook: hier, "No death" de Miral Wagner que la personne avait qualifiée de "Leonard Cohen noire". C'te blague. Je coupe généralement au bout de 30 secondes en poussant un grognement de douleur.

Même quand je fais des choses répétitives comme crocheter, le bruit que je préfère reste celui de mon monologue intérieur. Taxez-moi d'égocentrisme suraigü, mais c'est dans ces moments-là que je développe mes idées de posts les plus fouillées, que j'enfile comme des perles les arguments à opposer au prochain fâcheux qui osera me contredire, que je laisse doucement mûrir mes décisions importantes - en écoutant la petite voix dans ma tête plutôt qu'un quelconque CD.

Alors voilà, je n'ai pas peur de le dire: j'aime plus la musique.


Illustration empruntée ici.

mardi 24 janvier 2012

De l'élection potentielle de Frodon Hollande


MOI (un peu consternée): - Non mais tu te rends compte que tous les espoirs de changement de la France reposent sur François Hollande? François Hollande! Flamby!

CHOUCHOU (le plus sérieusement du monde): - Et alors? Tous les espoirs de la Terre du Milieu reposent bien sur un hobbit.

"Kitchen" T1


Quatre copines se retrouvent sur le toit d'un immeuble pour faire griller les huîtres sauvages envoyées par la mère de l'une d'elles. Pendant une grosse averse, une étudiante provinciale et le camarade de Séoul pour qui elle a le béguin évoquent leur nostalgie des crêpes salées sous un abribus. Une jeune femme dont la mère est récemment décédée guide, par téléphone, son père dans la préparation de son premier ragoût de doenjang. Un employé qui a fait perdre beaucoup d'argent à son patron tente de se racheter en lui confectionnant des mini-tonkatsu pour le déjeuner. Une boulangère réalise qu'elle a choisi son métier parce que l'odeur et la texture du pain chaud lui rappellent sa mère qui l'a abandonnée. Une jeune épouse et sa belle-mère se disputent la préférence de l'homme de la maison autour d'un panier de crabes beus. Une ado va chercher des pickles au piment chez sa grand-mère qui a toujours préféré son frère pour la seule raison que c'est un garçon. Une autre cède au chantage de sa mère et l'accompagne aux bains publics alors qu'elle déteste ça, juste pour pouvoir boire un lait à la banane à la fin. Une jeune femme fauchée en est réduite à assister aux obsèques de gens qu'elle ne connaît pas pour profiter de la collation servie après. Une étudiante gourmande hésite: dévorer le cheesecake posé sur le bureau de son prof, ou se jeter sur celui-ci pour l'embrasser?

En lisant le premier tome de "Kitchen", je n'ai pu m'empêcher de penser à "La colère des aubergines" de Bulbul Sharma, car même si l'un est un manhwa et l'autre un recueil de nouvelles, même si l'un a pour cadre la Corée et l'autre l'Inde, l'esprit qui sous-tend les deux ouvrages est identique. Dans les deux cas, il s'agit d'une série de récits courts tournant autour du thème de la cuisine et de la place qu'elle occupe dans la vie des gens. Dans les deux cas, c'est une réussite qui met l'eau à la bouche du lecteur tout en le faisant passer par une grande variété d'émotions. Bien que les moments drôles et chaleureux ne soient pas exclus, je dirais que le manhwa de Jo Joo Hee se distingue quand même par une atmosphère plus grave et plus mélancolique. J'ai beaucoup aimé son dessin fin et expressif, ainsi que les anecdotes personnelles qui suivent chaque chapitre. Les tomes 2 et 3 devraient suivre rapidement; j'ai déjà hâte de les déguster.

Mini-cakes à la fraise et au fromage blanc


Pour lutter contre la déprime hivernale, j'aime bien préparer des petits gâteaux le soir ou le week-end. Mon avant-dernière tentative d'impro, des madeleines au coulis de caramel, s'est soldée par un échec retentissant. La première fournée était toute brûlée sur le dessous; la seconde a débordé des empreintes et j'ai dû arrêter la cuisson alors qu'elle était encore à moitié crue; et même ces pitoyables tentatives m'ont permis de me rendre compte que mon mélange produisait une pâte trop compacte dont le goût de caramel ne ressortait pas vraiment. Fail.

Hier, sans me laisser décourager, j'ai sorti du placard le sachet de fraises séchées acheté au Paradis Gourmand pendant les vacances de Noël, et je me suis demandé ce que je pourrais bien en faire. Des mini-cakes aux fruits, pourquoi pas? J'aurais bien rajouté une cuillère à café d'extrait de fraise pour donner plus de goût, mais je n'avais que du citron ou de l'abricot. Des fruits secs, alors? Avec des poires, j'aurais mis des noix; avec des abricots, des amandes; avec des pépites de chocolat, des noisettes. Mais avec de la fraise, euh... A défaut, je me suis dit que j'allais faire une pâte aussi moelleuse que possible. Je n'avais pas de yaourt nature au frigo. Du coup, j'ai opté pour du fromage blanc demi-écrémé (genre Câlin). Et ce fut une franche réussite, avec une pâte d'une consistance et d'un goût parfait, à laquelle les fraises prêtent une note acidulée idéale. Si le coeur vous en dit d'essayer, voici comment j'ai fait.

Pour 8 mini-cakes:
- 2 oeufs
- 70g de sucre roux
- 120g de farine
- 100g de beurre salé fondu au micro-ondes (1 mn)
- 3 cuillères à soupe bombées de fromage blanc
- 2 cuillères à café rases de levure
- 1 grosse poignée de fraises séchées, grossièrement hachées
Dans un saladier, fouetter les oeufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange mousse. Ajouter les autres ingrédients dans l'ordre de la liste. Répartir la pâte dans les moules (sans les remplir plus qu'aux 3/4) et faire cuire 25 mn environ dans un four préchauffée à 180°.

lundi 23 janvier 2012

Swap littéraire "Mondes imaginaires": paquets reçus et envoyés (3)


- Le paquet d'Aratta pour Nuryko est visible ici.

- ...Et celui de Clochette pour Isa R., .

A la découverte de Gand (2/2)


(Suite de ce post)

Après notre passage au musée du design, place au geocaching. En l'absence de caches traditionnelles dans le centre proprement dit, nous nous dirigeons vers la périphérie de Gand. Nous faisons coup sur coup la Park#2 et la Oud Justitiepaleis, qui se trouvent presque face à face de part et d'autre du canal. La première est une taille 2 planquée sous une grosse pierre et plus trop étanche; le logbook est trempé. Elle ne contient pas grand-chose, mais je procède quand même à un petit échange. La seconde utilise un conteneur plat et noir, si discret que nous mettons un long moment à le trouver dans les montants d'une série de sièges métalliques peints en bleu. Cette fois, c'est Philou qui finit par s'écrier: "J'ai!". A trois, évidemment, on a plus de chances de réussir!

Dans ce quartier se trouve une librarie de bédé grande et bien achalandée appelée De Poort, dont la devanture précise qu'elle vend aussi des ouvrages en français. Ravie, je me précipite à l'intérieur pour acheter "Sept naufragés" dont le scénario est signé par ma copine Andoryss, ainsi que le tome 9 d'"Ikigami" et le 3 d'"Afterschool Charisma". Je repère au passage un manga culinaire coréen qui me semble très sympa: allez, embarqué! Ca me fera de la lecture pour dimanche. Par contre, les prix sont évidemment plus élevés qu'en France, et on ne peut pas payer en carte Visa.

Nederkouter 137
9000 GENT

Deuxième duo de caches dans un tout autre coin de la ville. La De Lieveling est une micro planquée derrière une boîte à lettres; la Kreeser utilise le même conteneur et la même cachette que la Oud Justitiepaleis, aux abords de la statue rigolarde d'un bonze nu planté au milieu d'une pelouse. On fait parfois de ces découvertes...

Nous avons beaucoup marché et l'heure du goûter approche. Chouchou a déniché sur internet l'adresse du salon de thé Julie's, dont les gâteaux et la déco ont l'air très sympa. Hélas, là aussi, nous trouvons porte close. Petit arrêt chez Simon Lévelt, marchand de café et de thé dont j'avais déjà visité la boutique amstellodamoise; je me laisse tenter par un Buddha Amacha (thé vert japonais) et un Misty Green (thé vert indien biologique). Après avoir essuyé une averse brève mais intense, nous nous posons finalement au café 3.14, un poil trop moderne à mon goût, mais l'absence de friandises sur la carte m'épargnera toute culpabilité après coup. Chocolat chaud quelconque; je n'ai pas osé prendre de thé craignant que ce soit des sachets de Lipton, mais Chouchou qui s'est montré plus audacieux est récompensé par une théière de jasmin en vrac au parfum fort agréable.

Il reste deux caches sur ma liste, mais la plus proche se trouve à 800 mètres et nous avons tous un bon coup de barre. De plus, la nuit ne va pas tarder à tomber et la pluie menace de nouveau. Nous décidons que la journée a déjà été bien remplie. Pour la clôturer, nous faisons un détour par Zoot, une boutique de chaussures que m'avait recommandée Miss Sunalee. Pas mal de jolies paires Seychelles, Annabel Winship, Miss L. Fire ou Shelly's soldées très correctement, mais je n'ai décidément plus envie de chaussures. 18h, les magasins ferment (ceux du moins qui avaient daigné ouvrir pour la journée) et nous reprenons le chemin du parking où nous avons laissé la Chouchoumobile. Malgré des commerçants apparemment peu soucieux de faire des affaires, je suis séduite par la jolie ville de Gand, et nous y reviendrons sûrement bientôt chercher les deux caches que nous avons eu la flemme de faire aujourd'hui.