mardi 21 avril 2015

Les 10 ans du blog


Lectrices parisiennes: mes billets de Thalys sont réservés: je serai bien dans votre ville le samedi 27 juin. Comme c'est encore un peu loin et que certaines d'entre vous ne savent pas si elles seront libres à cette date, je referai un appel deux semaines avant, et selon le nombre que vous serez, on verra où on se réunit. Je vise le milieu d'après-midi, genre 16h, car j'aimerais aller voir l'expo Harry Potter à la Cité du Cinéma avant (et aussi digérer mon repas de midi avant de remettre éventuellement ça avec un gâteau!). 

Lectrices bruxelloises: plutôt qu'un goûter le week-end (la dernière fois, j'avais eu beaucoup de mal à trouver un endroit approprié), je vous propose un apéro un soir de fin de semaine. Ce sera nettement plus informel; vous n'aurez pas besoin de me prévenir si vous comptez venir ou pas, ce qui vous permettra de vous décider au dernier moment en cas d'emploi du temps incertain. Donc: je serai au bar de l'hôtel Le Berger le vendredi 22 mai à partir de 17h30 et jusqu'à 20h environ. Je vous rappellerai ce rendez-vous quelques jours avant. 

A bientôt j'espère!

L'arbre de la place Henri Conscience, rhabillé pour le printemps!




Début 2014, je vous montrais cet arbre habillé par la très dynamique association YarnBombing Bruxelles. Depuis, sa belle tenue en patchwork avait été fort salie et abîmée par les intempéries. Il a donc eu droit à une parure toute neuve en l'honneur du printemps: un arc-en-ciel de toiles d'araignée... Sa balançoire-pneu, elle, n'a pas bougé, même si je n'ai pas osé la tester! 







(Pour la petite histoire, quand je suis arrivée à Bruxelles, Chouchou habitait à deux pas de là, dans la rue Maes, et ça me fait toujours bizarre de repasser dans le coin: je me rends compte que les débuts de notre histoire me semblent déjà très, trèèèèès loin. Par contre, à l'époque, j'aurais adoré avoir une telle oeuvre de street art quasiment sur le pas de ma porte!)

Voici un petit time lapse de l'opération:



lundi 20 avril 2015

Les brunchs du dimanche (31): Le Yéti 2




L'an dernier, le Yéti, "cantine moderne" située en centre-ville, a ouvert un second établissement à deux pas de chez nous, dans une rue très calme et pas franchement hype. Impossible de ne pas tester! Nous avions donc réservé une table pour deux hier midi. A notre arrivée, il faisait beau mais pas chaud du tout; nous avons donc décliné la proposition de la serveuse de nous installer à l'extérieur, sur la terrasse qui avait pourtant l'air très agréable. A la place, nous avons été conduits dans une petite salle pas super avenante, avec peu de lumière naturelle et où les bruits résonnaient très fort. J'aurais préféré celle d'à côté, pas plus grande ni mieux insonorisée, mais avec de grandes baies vitrées donnant sur l'extérieur. Enfin, tant pis. 








La serveuse m'a expliqué le principe: les boissons chaudes, à volonté, sont en libre service sur le comptoir. L'orange pressée et l'assiette de nourriture sont apportées à table. J'ai donc rempli deux mugs d'Earl Grey (le seul thé disponible) et suis retournée m'asseoir avec Chouchou. Peu de temps après, nos jus de fruits sont arrivés. Puis nous avons attendu... attendu... et encore attendu... Il y avait un courant d'air glacial dans notre salle, au point que comme tous les autres clients, nous avions dû garder nos blousons; par ailleurs, la table voisine étaient occupée par quatre Américains hyper bruyants - un vrai bonheur. Le temps passait et l'agacement nous gagnait. 

Au bout de trois quarts d'heure, Chouchou, de fort méchante humeur car il n'avait rien mangé depuis la veille et venait de se faire une séance intensive de fitness, est allé réclamer au comptoir. Un quart d'heure plus tard, notre table était toujours vide et Chouchou au bord de l'implosion menaçait de s'en aller sans payer les boissons. Je suis allée me rappeler au bon souvenir du personnel, et une heure après notre arrivée, nous avons enfin reçu nos assiettes. Apparemment, le problème venait de ce que, au moment où j'ai commandé, la serveuse a oublié de me donner un numéro à mettre sur la table et à entrer dans son système informatique: pour la cuisine, nous n'existions tout simplement pas... ce qui a bien failli nous gâcher le repas et, par extension, la journée. 




Néanmoins, je dois dire que j'ai adoré ce brunch. D'abord, par opposition aux buffets ruineux et qui incitent à trop manger, dont je déplore la généralisation depuis quelques années, il s'agit ici d'une formule à l'assiette avec des quantités bien calculées: sans avoir pris de petit-déjeuner, je n'ai pas tout à fait réussi à finir (mais Chouchou s'en est chargé à ma place!). Ensuite, la nourriture elle-même est franchement délicieuse: un granola fabuleux, des oeufs au bacon caramélisé, un mini-sandwich jambon-fromage, une salade qui change tous les dimanches (là, c'était pois chiche-céleri), trois divines mini-gaufres au sirop d'érable et une compote de pommes fabuleusement fondante. Enfin, le prix est le plus démocratique que j'ai vu depuis longtemps: 15€ boissons comprises. Et ils acceptent toutes les cartes de paiement. 

Bref, malgré le cafouillage de départ, je suis à peu près certaine que nous reviendrons au Yéti 2: pour bruncher un dimanche où il fera beau et où on pourra s'installer dehors, mais aussi le midi en semaine pour tester les burgers végétariens qui sont leur spécialité. Et cette fois, on saura qu'on a besoin d'un numéro!

Rue du Viaduc 133
1050 Bruxelles
Tel: 02/646.00.49

dimanche 19 avril 2015

Les brèves de la semaine #16




- J'avais abandonné le premier roman pourtant très acclamé de Rachel Joyce à la fin du chapitre 1; j'abandonne son deuxième au milieu du chapitre 7. Je pense que je m'économiserai l'achat du troisième.

- Jeudi, j'ai tellement mal aux genoux que je renonce à faire mon fitness de peur de me blesser sérieusement. A la place, histoire de bien foutre cette journée en l'air pour la cause de la remise en forme, je vais picoler au Berger avec Gasparde et Mlle Mars.

- ...Et pour la première fois de ma vie, je goûte un cocktail à base de gin qui ne me donne pas des haut-le-coeur. Même, je le trouve délicieux. Mes horizons ivrognesques, jusque là limités au rhum et à la vodka, s'élargissent de 50% d'un coup. La tête m'en tourne (mais c'est peut-être l'alcool plus que la joie).

- Vendredi soir, après m'être battue avec la fin de roman la plus ridicule, la plus absurde, la plus incohérente de toute ma carrière, j'éprouve un immense soulagement en envoyant ma traduction à l'éditrice. Pour fêter ça, je crois que je vais même me prendre un jour ou deux de congé en début de semaine prochaine!

- Samedi matin, nous testons la nouvelle Givebox de Jette: alors qu'elle ne sera officiellement inaugurée que le lendemain, elle déborde déjà!

- J'envisageais Tallinn comme prochaine destination de city trip pas trop ruineux. Renseignements pris, on fait "largement" le tour de la vieille ville en une journée, et en dehors de ça, il n'y a pas grand-chose à voir. Euh, OK, on va trouver autre chose. Budapest? Dublin, Edimbourg?

- Dimanche, nous devons aller bruncher à midi. Chouchou part au sport en m'annonçant: "Je rentre à onze heures et demie". Il est là à 11h30 tapantes. A 11h40, il est assis sur le canapé, ses Docs lacées, son blouson enfilé et son bonnet sur la tête, alors que je n'ai pas encore fini de poser mon vernis. Plus tard, comme nous attendons nos assiettes depuis plus de trois quarts d'heure, il va voir la serveuse, pique une grosse colère, revient à la table et m'annonce que si on n'est pas servis d'ici cinq minutes, il se casse sans payer les boissons qu'on a déjà consommées. Ponctuel et énervé? Monsieur, qui êtes-vous, et qu'avez-vous fait de Chouchou?

- A la fin du repas, l'estomac enfin plein et la catastrophe évitée, Chouchou me regarde dans les yeux et me dit tendrement: "Tu es toujours aussi jolie que la première fois que je t'ai vue". Il hésite, puis ajoute: "Bien sûr, depuis, du temps a passé..." Ce qui, on en conviendra, reste plus diplomatique que: "Bien sûr, depuis, tu t'es pris presque dix ans dans la gueule".

- En guise de promenade digestive, nous allons photographier le nouvel habillage de yarnbombing de l'arbre de la place Henri Constant, puis nous descendons jusqu'à la place Flagey où nous faisons un tour chez Brüsel, déambulons quelques minutes parmi le marché dont les commerçants sont en train de remballer, et rentrons en marquant un arrêt par le fleuriste de la rue Malibran que j'aime bien. Comme il a été dévalisé en pivoines et en tulipes, je me rabats sur ses derniers lisianthus.

Bonne semaine à tous.

Heroes and role models




Eva Joly
Pour moi, elle incarne le parfait mélange d'intelligence, de pragmatisme et d'intégrité. C'est la seule candidate à l'élection présidentielle dont le programme m'a jamais authentiquement enthousiasmée. Si nos dirigeants lui ressemblaient ne serait-ce qu'un tout petit peu, on vivrait dans un monde bien meilleur...

Leonard Cohen
Leonard a tout vu; Leonard a tout vécu; Leonard en a retiré une empathie, une sagesse et une humilité qui, combinées à sa voix extraordinaire, m'ont fait pleurer d'émotion trois heures de rang la première fois que je l'ai vu sur scène. 

Elizabeth Gilbert 
Un peu pour "Mange, prie, aime", et surtout parce que c'est une apôtre de la bienveillance extrêmement active sur internet, qui sait faire passer ses messages ultra-positifs de façon très efficace. 

Barack Obama
Si créer enfin une assurance maladie décente pour les Américains moyens et admettre la menace constituée par le changement climatique étaient les deux seules choses positives qu'il avait faites en 8 ans, ce serait déjà mon héros. Mais en plus, il a un charisme et une maîtrise de lui-même qui m'époustouflent à chacune de ses apparitions publiques. 

Amanda Palmer
Une découverte récente, et une personnalité très éloignée de la mienne. Elle m'intéresse par son approche novatrice du métier d'artiste, basée sur la notion de communauté et d'entraide, et par son incroyable capacité à se montrer ouverte et vulnérable. 

Stephen Hawking
Il est sans doute l'esprit scientifique le plus brillant du siècle qui vient de s'écouler, et ce malgré une maladie atrocement diminuante qui aurait réduit la plupart des gens à la dépression et à l'apathie. Je n'ai pas de mots assez forts pour exprimer mon admiration. 

J.K. Rowling
Outre le fait qu'elle est l'auteur d'une série fabuleuse qui a donné le goût de la lecture à toute une génération, cette personnalité discrète mais très active dans le milieu caritatif intervient sur les sujets qui lui importent avec une classe sans faille et des arguments qui font mouche à tous les coups.

Neil Gaiman
Un écrivain incroyablement talentueux et prolifique, doublé d'un homme extrêmement gentil. Ses livres ont beaucoup contribué à façonner mon imaginaire. Chaque fois que je suis dans le métro londonien, je m'attends à voir surgir des personnages correspondant au nom des stations...

Jillian Michaels
Sa bienveillance dure, encore bien plus poussée que la mienne, était exactement l'approche dont j'avais besoin pour devenir une adepte du fitness après avoir détesté le sport toute ma vie. J'aime sa croisade pour un style de vie plus sain et l'énergie qu'elle déploie afin de convaincre son public.

Et vous, qui sont les gens connus (vivants) qui vous inspirent? 

samedi 18 avril 2015

La revue de presse du week-end #18




[ALIMENTATION] Et si ces enfoirés de vegans avaient raison? Ou quand un carnivore à l'esprit ouvert se penche réellement sur les arguments de "l'autre partie".

[CULTURE] Pourquoi les livres sont-ils tellement plus chers en Belgique? A cause d'une taxe qui n'a plus lieu d'être. 

[DEVELOPPEMENT DURABLE] "La bataille du climat se joue maintenant; si on la perd, on perd toutes les autres": une interview très intéressante du président du mouvement écologiste Alternatiba.

[ECONOMIE] Le processus de création monétaire expliqué très clairement - toujours bon à comprendre à l'heure où les banques dirigent le monde.

[ECONOMIE] L'hyper-flexibilisation du marché du travail ne créera pas d'emplois, bien au contraire.

[ECONOMIE] Le très jeune patron qui baisse son salaire de 93% pour pouvoir augmenter ses employés, et qui considère ça comme un investissement. On en voudrait plus, des comme lui.

[POLITIQUE] "Nous ne sommes plus en démocratie, et personne ne s'en soucie": CitizenFour, le documentaire sur Edward Snowden dont on préfèrerait que ce soit juste un film de science-fiction.

[SOCIETE] La bonne idée qui mériterait d'être importée en Europe: au Brésil, un "feed truck" pour limiter le gaspillage alimentaire et nourrir les sans-abri.

vendredi 17 avril 2015

Remise en forme, phase 2


Ca fait maintenant un peu plus de 3 mois que je me suis mise au fitness à raison de 6 séances de 30 à 40 mn par semaine (en moyenne). Si je me suis visiblement affinée de la taille et des cuisses, mon ventre et mes bras - les deux zones à problème que je visais en priorité - n'ont qu'assez peu bougé, et sur la balance, j'accuse seulement 4 kilos de moins. Autrement dit: oui, il y a des résultats, mais ils ne sont pas aussi spectaculaires que je l'espérais, loin s'en faut. Comme je mange très sainement, il ne me reste guère que deux domaines dans lesquels je peux encore intervenir:

1. Augmenter mon niveau d'activité générale
Le fitness tous les jours ou presque, c'est super, mais ça ne suffit pas pour quelqu'un d'aussi sédentaire que moi. J'ai besoin de bouger davantage. Ca tombe bien: avec le retour des beaux jours et la fin de la période de boulot assez intense que j'ai connue depuis le début de l'année, je vais avoir à la fois le temps et la motivation nécessaires pour faire de grandes promenades plusieurs fois par semaine, et éviter de prendre les transports en commun chaque fois que je pourrai plutôt me déplacer à pied. 

2. Consommer moins de calories
La qualité de la nourriture, c'est important, et j'y veille déjà. Mais il me semble assez clair que je pourrais faire un effort sur la quantité. J'ai vraiment tendance à manger, non pas trop gras ou trop sucré, mais juste trop tout court pour mon gabarit. Du coup, j'ai pris deux mesures dont j'espère qu'elles se révèleront efficaces:
- Pour mes repas du midi, souvent composés de féculents, j'ai acheté des bols plus petits que les récipients qui nous servaient d'assiettes jusqu'ici afin de diminuer la taille de mes portions. Au lieu de mes 100 à 125g de pâtes ou de riz habituels, je suis tombée à 75/80.




- Pour mes repas du soir, j'ai supprimé les féculents. La saison s'y prêtant bien, à la place, je prépare de grandes salades contenant: 
une légumineuse (pois chiche, lentilles, haricots secs...) pour la sensation de satiété 
+ quatre ou cinq légumes frais de couleurs différentes (parce que c'est plus appétissant, mais aussi parce que ça indique qu'ils contiennent des éléments nutritionnels variés) 
+ un fromage (chèvre frais ou feta, plus digestes que les fromages au lait de vache) et/ou un oeuf dur + éventuellement des fruits secs concassés (j'adore les noix de cajou...) et/ou des graines. 
En guise de sauce, le plus souvent, je mélange le jus d'une orange avec une cuillère de moutarde au vinaigre de cidre: c'est super frais, ça donne un bon petit goût, et ça ne rajoute ni sel ni gras. 
A côté de ça, je ne me prive pas d'aller au resto une ou deux fois par semaine, et j'y mange le plat qui me fait envie (mais qui, désormais, est rarement un truc crapuleux dont je sais qu'il me restera sur l'estomac). Comme je ne suis pas très dessert, m'en passer ne constitue pas du tout une privation. 
Quant à l'alcool, je ne suis pas une grosse buveuse et n'en consomme jamais à la maison; je m'accorde donc sans remords un cocktail avec mes copines environ deux fois par mois, et éventuellement un verre de vin dans les restos autres qu'asiatiques. 

Avec tout ça, j'espère avoir perdu 7 kilos de plus d'ici la rentrée de septembre, ce qui ne me semble toujours pas démentiel mais qui me ramènerait au poids de forme de mes 30 ans.