dimanche 24 juillet 2016

Nouvelle collection permanente au musée BELvue




Le BELvue est un de mes musées préférés à Bruxelles. Situé à côté du palais royal et dédié à l'histoire de la Belgique, il propose toujours des expos de qualité à des tarifs raisonnables (ce qui est hélas de plus en plus rare...). En outre, on y trouve un self où la nourriture délicieuse est vendue au poids et peut être dégustée, soit dans un grand atrium lumineux, soit - si la météo le permet - dans un ravissant jardin clos. L'été, il m'arrive d'y aller juste pour me faire un lunch-lecture en solo. Mais notre visite d'hier avait un but plus culturel que gourmand: nous voulions voir la nouvelle collection permanente révélée au public le jeudi 21, jour de fête nationale...






Occupant deux étages, cette nouvelle collection se compose de salles thématiques: démocratie, économie, solidarité, pluralisme, migrations, langues et Europe. Les éléments sont présentés de façon très claire et pédagogique, voire ludique. J'ai particulièrement aimé:
- l'arbre généalogique de la famille royale, qui m'a enfin permis de relier tous ces gens dans ma tête et surtout de situer la fameuse Joséphine-Charlotte, dite Joséphine-Choucroute à la maison depuis que j'ai découvert (et mal lu, donc) son nom du coin de l'oeil en traversant la station de métro éponyme
- les anciennes et magnifiques publicités du grand magasin Innovation
- le meuble à "doudous" dont chaque case porte la photo et le nom d'un expatrié ou d'un migrant installé en Belgique; quand on ouvre la petite porte, on découvre un objet cher à cette personne, accompagné de son histoire écrite en quatre langues
- le fabuleux tapis qui reprend les diaporamas visibles tout le long de l'expo dans des espèces de box munis de "jumelles"










Dans les couloirs sont exposés des objets typiques de la culture belges, avec des explications accessibles sur les iPads fixés aux montants. Chouchou, qui connaissait déjà par coeur la partie historique, a poussé de grandes exclamations nostalgiques devant certains souvenirs de son enfance disparus depuis lors. J'ai gloussé bêtement devant les moules à gaufre en pensant au capitaine Haddock, et suis restée perplexe devant une paire de bottines argentée façon sabots de chèvre tandis que Plastic Bertrand hululait "Ca plane pour moi". 





A la sortie, après un petit tour dans la boutique de souvenirs très bien achalandée en "belgeries" intéressantes, nous sommes allés retirer au camion stationné devant l'entrée le cornet de frites offert jusqu'à ce soir avec toute entrée payante. Nous étions une fois de plus ravis de notre visite. Que vous ayez des enfants ou pas, que vous connaissiez déjà bien l'histoire de la Belgique ou pas, je vous recommande vraiment cette nouvelle collection permanente du musée BELvue. Il y a de quoi passer un moment très agréable et instructif! 

Place des palais 7
1000 Bruxelles
Ouvert tous les jours
Tarif plein: 7€ (12€ pour un billet combiné avec la visite du Coudenberg)

samedi 23 juillet 2016

"Stranger things"


Je ne suis pas ce qu'on appelle un bon public. Je râle contre le déjà vu et revu, les incohérences du scénario, les fins prévisibles, les morales faciles et les propos creux. Je suis incapable d'apprécier un film "juste pour le fun". Et j'ai du coup une culture cinématographique assez misérable. Par exemple, je n'ai vu quasiment aucun des grands films fantastiques des années 80. "E.T.", "Les Goonies", "Poltergeist", "Les griffes de la nuit", "Carrie", "Prédateur"... Je sais de quoi ils parlent, et ça s'arrête là. Quelles étaient donc les chances pour que j'apprécie une série télé dont l'argumentaire principal est de compiler les éléments les plus marquants des films en question? Nulles, ou presque. Mais depuis sa sortie en bloc sur Netflix le 15 juillet, tout mon entourage s'enthousiasmait pour "Stranger things", et nous n'avons pas grand-chose à nous mettre sous la dent en ce moment, alors je me suis dit que peut-être, sur le facteur nostalgie, ça avait une chance de fonctionner. 

Et ça a fait mieux que fonctionner: ça m'a complètement emballée. Peut-être parce que dès la scène de pré-générique du pilote, les jeunes héros, qui ont pile le même âge que moi en 1983, jouent à Donjons & Dragons qui va servir de référentiel pendant toute la série - ce qui a très fort facilité mon identification. Peut-être parce que les personnages sont tous hyper-attachants et les acteurs fantastiques de bout en bout (même si je trouve que Winona Ryder en fait un poil trop dans le registre de la mère hystérique de l'enfant disparu). Peut-être grâce à la bande-son qui m'a très efficacement renvoyée à mon adolescence. Peut-être parce que, même archi-convenue, l'histoire est sacrément bien troussée, et le rythme dosé juste comme il faut pour qu'on ne s'ennuie pas. Peut-être parce que j'ai eu l'impression d'être dans un roman de Stephen King correctement adapté à l'écran, pour une fois. Bref, j'en suis la première surprise, mais j'ai adoré "Stranger things", la série fun de l'été. (8 épisodes de 45 mn, tous disponibles sur Netflix.)




mercredi 20 juillet 2016

Envies de juillet


Plus des objectifs, donc: juste des envies du moment en vrac, dont je ferai peut-être quelque chose et peut-être pas en fonction de l'inspiration, des opportunités, de la météo et de mon humeur!




mettre des cactus lune sur mes rebords de fenêtre
acheter du sumac pour en foutre partout (mais surtout sur des oeufs durs)
me nourrir quasi exclusivement de fruits d'été
nager dans la mer, comme ça ne m'est pas arrivé depuis 20 ans au moins
faire une balade (et des photos!) dans les dunes
investir dans deux carafes conçues spécifiquement pour préparer du thé glacé
passer le plus de temps possible à lire en terrasse
remplacer ma photo de présentation par un portrait d'illustratrice
organiser le week-end à Amsterdam de début septembre...
...et le week-end à Nantes de fin octobre
relire la série des "Princes d'Ambre" de Zelazny...
...et "Neverwhere" de Neil Gaiman

lundi 18 juillet 2016

Les joies de la semaine #28




Lundi: enlever enfin la couette de notre lit / caler début octobre le test de l'escape game à thème Mayas auquel nous sommes invités sur Paris / le retour de "Mr. Robot", yeaaaaah!

Mardi: une autre invitation à tester une salle d'escape game qui ouvrira à la rentrée à Bruxelles / fini le cours de CSS / commandé deux romans jeunesse prometteurs sur le thème du voyage dans le temps

Mercredi: "J'ai confiance en ton Nord", m'écrit une amie déboussolée: best compliment ever / j'attaque le cours de JavaScript / la fin de "Le monde caché d'Axton House" est juste ouaaaah

Jeudi: la douleur à l'omoplate gauche qui m'a pourri la journée d'hier a disparu / ça faisait longtemps que je ne m'étais pas offert quelques bricoles cosmétiques chez Di / retrouver Andrea, avec qui j'avais sympathisé au Berger et qui officie désormais au bar de l'hôtel Jam / la vue sur Bruxelles depuis la terrasse du 7ème étage

Vendredi: mon article d'hier en petite Une de HelloCoton / alors que je sors de la salle de bain complètement défaite après avoir vomi tripes et boyaux, Chouchou m'informe sans ironie aucune qu'il est fou amoureux de moi

Samedi: un autoportrait rigolo en panda / respirer l'air de la campagne une fois de temps en temps, c'est bien aussi / discuter expos, bouquins, brunch et politique avec un couple de jeunes mariées / mais au fait, comment ça fonctionne une luciole? / danser assis sur "Alexandrie, Alexandra" dans la 500 Cambio

Dimanche: les fabuleux choux de Chouconut + leurs fauteuils ultra-confortables + personne dans la salle du haut à part moi + un excellent bouquin = un après-midi parfait / un tour de grande roue à la Foire du Midi / en effet, "Strangers things" est délicieusement régressif

dimanche 17 juillet 2016

Le ras-le-bol des objectifs




Depuis quelque temps déjà, je constate que ça me gonfle d'établir des listes d'objectifs mensuels et de me sentir tenue par elles pour organiser mes activités alors que, de plus en plus souvent, mes priorités changent durant le mois. Je me dis que les corvées indispensables seront expédiées de toute façon, que je n'ai plus envie de me forcer à faire des trucs "qu'il faudrait" mais qui me gonflent, et que ce n'est peut-être pas la peine de planifier mes loisirs de façon aussi rigide. Cette année est difficile, à la fois en raison d'une actualité pesante et pour des raisons personnelles, et je commence à vivre mon propre impératif de productivité comme une violence auto-infligée, la plus stupide de toutes. 

Ce qui me ferait du bien, là, c'est de me lâcher un peu la grappe, d'arrêter de fabriquer du stress toute seule. Continuer à mettre des Post-It de rappel dans mon agenda pour quand je dois payer ma TVA, certes, mais pour le reste, faire en fonction de l'inspiration du moment. Fonctionner à l'envie plutôt qu'à l'obligation auto-imposée. Cesser de vouloir tout contrôler et optimiser ma vie coûte que coûte. De toute façon, il y aurai toujours moyen de faire plus, de faire mieux, mais est-ce bien l'essentiel? En ce moment, pour moi, la réponse est non. Je ne veux pas rentabiliser mon temps et mon énergie; je veux de la souplesse, de la spontanéité, du lâcher-prise. De légèreté et de la douceur.