vendredi 30 janvier 2015

J'ai testé: le 30 Day Shred - level 2




Pour savoir en quoi consiste le 30 Day Shred et quelles sont les raisons qui m'ont poussée à me lancer là-dedans, cliquez ici
Pour lire mon compte-rendu du niveau 1, cliquez ici

Jour 11 (69,2 kgs; 13h15): Je suis partagée entre l'excitation et l'appréhension avant d'entamer ce niveau 2. ...Et bien, l'appréhension aurait dû l'emporter. Cette séance est INFERNALE. Déjà, on en bave pas mal dans les deux premiers circuits, que je dois me contenter de faire au niveau débutant avec plusieurs défaillances en cours de route. Mais dans le troisième et dernier circuit, il y a plein de mouvements basés sur la planche, et mes mains sont tellement en sueur que même avec des abdos en béton, je ne pourrais pas tenir. Je passe mon temps à glisser et à m'écraser à plat ventre. Franchement, quel est le sadique qui a inventé les plank twists? Et vue la quantité de sauts, je vais devoir caser mes prochaines séances en journée aussi, avant le retour des voisins du dessous. Je termine semi-découragée, mais en me disant que je ne peux que m'améliorer dans les jours à venir. Pendant le reste de la journée, j'ai raisonnablement mal aux épaules, au haut des bras et au bas des cuisses sur l'avant. 

Jour 12 (69,9 kgs; 12h30): Je me lève avec des courbatures très gérables, probablement parce que j'ai bossé comme une patate hier. La balance m'indique un poids supérieur à celui que j'avais avant de commencer le programme; je savais que je n'aurais pas dû me peser avant la fin, parce que là, entre l'infernalitude de la séance qui m'attend et l'impression que ça ne sert à rien, je ne suis pas motivée du tout. Pourtant, il n'est pas question que je lâche. Donc, je m'y mets en me fixant un seul impératif: tenir jusqu'au bout. Je n'hésite pas à faire en débutant les exercices qui m'ont tuée hier; je ne saute pas hyper haut, je ne descends pas hyper bas, mais j'arrive à la fin de la muscu du circuit 3 sans trop de problèmes. Je peine pas mal sur le cardio et je dois m'arrêter 5 ou 10 secondes pendant les plank twists. Mais globalement, c'était une séance très correcte pour moi. Et demain, elle me fera moins peur!

Jour 13 (69,1 kgs; 13h15): J'ai mal aux épaules et aux bras avant de commencer, et ça ne passe pas pendant l'échauffement. Je serre les dents et je tiens quand même, sauf pendant la toute dernière minute où je dois faire une pause au milieu des plank twists. Le circuit 3 est vraiment une grosse saloperie. Pour ne pas glisser sur mes mains trempées de sueur, j'ai trouvé un truc absolument ridicule: vu que je travaille pieds nus, je glisse les mains à l'intérieur de mes baskets pour profiter d'une surface anti-dérapante. Oh, bien sûr, je pourrais aller m'acheter des gants, mais où serait le fun? Par contre, comme hier, j'ai beaucoup de mal à me remettre au boulot après ma séance: j'ai juste envie d'aller m'écrouler dans un coin avec un livre, ou même sans. 

Jour 14 (69,1 kgs; 17h30): J'ai super bien dormi cette nuit et peu de courbatures, mais guère plus d'énergie qu'une vieille serpillère. J'hésite entre une sieste et une séance de fitness. La séance de fitness l'emporte de justesse. Pendant les jumping jacks de l'échauffement, je sens que mes genoux, pas très solides depuis mon accident de ski, commencent à mal encaisser les chocs répétés. A surveiller. Je me débrouille plutôt bien jusqu'à la dernière minute, les maudits plank twists durant lesquels je dois encore faire une pause. Je vais me coucher à 22h45, et je n'ai même pas la force de lire avant de m'endormir. 

Jour 15 (68,7 kgs; 17h): Je me lève aussi crevée que je me suis couchée hier soir. Mes genoux me font mal. Tant pis. Je tiens bien les neuf dixièmes de la séance, et ne dois faire une pause qu'aux trois quarts des plank twists. Dans le miroir, il me semble que mes cuisses s'affinent et que j'ai perdu du ventre; par contre mes ailes de chauve-souris flapflappent toujours autant, damned!

Jour 16 (68,2 kgs; 12h45): Bien que j'aie un peu mal au dos en me levant, la pesée du matin me met de bonne humeur pour attaquer une nouvelle semaine. Mes lunges et mes squats sont de plus en plus bas, même si je ne descends toujours que de 20 cm en vraies pompes. Mes jumping jacks sont devenus "explosifs" comme le réclame Jillian, mais mes skater's lunges ressemblent plutôt à des pétards mouillés. Je m'interromps de plus en plus tard dans les plank twists, et mon objectif est de les passer d'ici le jour 20. Malheureusement, c'est toujours aussi dur de me remettre au boulot après le déjeuner. 

Jour 17 (68,2 kgs; 17h): Cette fois, je préfère attendre d'avoir fini de bosser pour faire ma séance, histoire de ne pas trop ramer l'après-midi. Mes hormones me font des misères depuis deux-trois jours, et mon poignet droit commence à protester contre tout le temps passé en planche. Mais je ne me laisse pas le choix, et pour la première fois, je tiens les maudits plank twists! Le soir, alors que j'agonise dans mon lit avec une bouillotte sur le ventre, je regarde la vidéo du niveau 3 histoire de voir ce qui m'attend, et je suis à deux doigts de me lever pour essayer les exercices. Je crois que j'ai perdu la raison. 

Jour 18 (68,2 kgs; 13h): Depuis hier matin, j'ai mes règles. Ce n'était pas arrivé depuis presque 8 ans: je suis un traitement censé les supprimer afin d'"endormir" mon endométriose. J'imagine que la reprise du fitness a bouleversé mon équilibre hormonal. Je n'arrive pas à croire qu'une chose a priori aussi positive pour ma santé - le sport - puisse provoquer un tel cataclysme. J'essaie de rester calme, mais c'est vraiment dur de ne pas imaginer le retour des douleurs insupportables et les interventions chirurgicales répétées (j'en ai déjà eu deux avant d'être mise sous Lutényl). Je fais ma séance normalement, mais arrivée à la fin, j'ai envie de pleurer de fatigue et trouille. Sur le groupe Facebook "30 Day Shred" que j'ai créé, des filles plus avancées que moi me racontent qu'elles ont vu leur cycle bouleversé, mais que c'est rentré dans l'ordre au fil des mois - et que, effet intéressant, leur SPM a considérablement diminué. Ca me rassure un peu. 

Jour 19 (68,2 kgs; 15h): Mon poids n'a pas bougé depuis quatre jours, j'aimerais bien qu'il recommence à descendre! Je suis tellement fatiguée qu'aujourd'hui ce ne sont pas mes muscles qui font bouger mon corps: c'est mon cerveau tout seul. Mind over matter, truly. J'arrive à faire une série de doubles sauts de corde sur les deux, mais après, je dois marquer une pause pendant les plank twists. J'ai hâte d'en avoir terminé avec ce niveau.

Jour 20 (68,8 kgs; 12h30): Hier soir j'ai eu grand besoin de comfort food; ce matin, je paye mon énorme pad thai sur la balance. Dernière séance sans histoire mais sans enthousiasme non plus. Globalement, je n'ai pas trop aimé ce niveau, et je suis contente d'en changer demain, même si le suivant sera sans doute pire!

Mes impressions jusqu'ici: Même en laissant de côté l'aspect hormonal, ce niveau 2 m'a fatiguée au-delà de tout ce que j'imaginais. Mais mes courbatures sont restées raisonnables dans l'ensemble, et j'ai fini par réussir tous les exercices. Mon poids a enfin commencé à descendre et ma silhouette à s'affiner, mais vraiment rien de spectaculaire. Cela dit, j'ai presque oublié mon objectif initial qui était de perdre une ou deux tailles de fringues (presque). Ce qui me pousse à faire mes séances, même quand je pourrais me trouver des tas d'excuses pour m'abstenir, c'est la sensation que je deviens chaque jour un peu plus forte et plus endurante. J'ai toujours eu une piètre opinion de mes capacités physiques et aucune motivation pour tenter d'y remédier - après tout, on ne va pas demander à une intello d'être sportive par-dessus le marché. C'est comme si un blocage que je traînais depuis l'enfance venait de sauter. Je me rends compte que les limitations n'ont jamais existé que dans ma tête, et ça me plaît beaucoup. Niveau 3, me voilà!





jeudi 29 janvier 2015

"Station Eleven"


Par une soirée enneigée à Toronto, le célèbre acteur Arthur Leander meurt sur scène en interprétant le rôle de sa vie. Le même jour, un virus aussi foudroyant que meurtrier a débarqué en Amérique du Nord. Il éradiquera 99% de la population mondiale en l'espace de quelques semaines.

An 20 après l'effondrement de la civilisation. Kirsten Raymonde, qui incarnait une des trois filles du roi Lear le soir de la mort d'Arthur, voyage avec la Symphonie Errante. Cette caravane de musiciens et de comédiens joue de la musique classique et des pièces de Shakespeare dans les minuscules communautés qu'elle croise sur sa route. Passée la violence omniprésente des premiers temps, les survivants de la Grippe Géorgienne s'efforcent de rebâtir leur existence sans aucun de leurs proches ni des ressources qu'ils tenaient pour acquises autrefois...

Le post-apo, ce n'est vraiment pas mon genre littéraire préféré: beaucoup trop angoissant pour moi. Pourtant, je me suis laissée séduire par les excellentes critiques de "Station Eleven", ainsi que par sa jolie couverture et par la belle écriture aperçue en feuilletant les premiers chapitres.

Difficile de raconter ce roman qui ne possède pas d'intrigue à proprement parler. Le passé et le présent s'y emmêlent pour reconstituer la trajectoire des différents protagonistes, dont la plupart sont liés à la représentation théâtrale sur laquelle s'ouvre "Station Eleven" - une soirée ordinaire en apparence, mais qui sera la dernière de la civilisation telle que nous la connaissons. D'un côté, une ère de confort absolu pour les Américains qui mènent des existences passablement vides; de l'autre, une ère de dénuement et de danger qui engendre pourtant des scènes d'une beauté étrange autant que poignante. Et à travers tout cela, une question sous-jacente: qu'est-ce qui, dans la civilisation, vaut la peine d'être préservé? Qu'est-ce qui justifie le combat pour la survie de l'individu et de la race humaine? J'ai été agréablement surprise par la profondeur de sentiments et la puissance d'évocation dont parvient à faire montre la très jeune auteure. Mélange de pragmatisme brutal et de poésie surréaliste, "Station Eleven" fait partie de ces oeuvres capables de hanter ses lecteurs très longtemps.

Ce roman n'a pas encore été traduit en français, mais vu le succès qu'il a remporté sur le marché anglophone, j'imagine que ça ne tardera pas!

"The affair"


Noah Solloway mène une vie enviable: un métier de prof qu'il adore, un premier roman qui a séduit la critique, une femme toujours amoureuse après plus de vingt ans et quatre enfants en pleine forme. Pourtant, il n'est pas ravi à l'idée d'aller passer les trois mois d'été dans la petite ville côtière de Montauk, où habitent ses riches beaux-parents - sans doute parce que ces derniers ne manquent jamais une occasion de lui rappeler l'aide financière qu'ils apportent à sa famille. Noah peine à trouver une idée pour son second roman, et ses deux aînés ont des problèmes qu'il ne sait pas comment gérer. C'est dans ce contexte qu'il rencontre Alison, serveuse au diner local. D'une dizaine d'années plus jeune que lui, elle a été brisée par la mort de son fils Gabriel. Depuis, c'est une femme à la dérive qui se fiche bien de ce qui peut lui arriver. Entre Noah et elle, l'attirance est immédiate...

Comme son nom l'indique, "The affair" est le récit d'une liaison extra-conjugale a priori assez banale, et pourtant d'une extrême puissance. L'histoire est racontée tour à tour par chacun des deux protagonistes principaux, et très vite, on s'aperçoit que leurs souvenirs divergent. Par exemple, chacun attribue à l'autre la responsabilité de l'avoir dragué, et chacun se présente comme une personne différente de celle que l'autre voit. Mais surtout, il existe une troisième version des faits, racontée en voice over à un policier qui, des années plus tard, enquête sur la mort de quelqu'un faisant partie de l'entourage de Noah et d'Alison, et dont on ne découvre l'identité qu'au bout de plusieurs épisodes. Le spectateur fasciné est bien en peine de reconstituer les faits tels qu'ils se sont réellement déroulés.

Quels mensonges nous racontons-nous pour nous dédouaner de nos propres actions? Se peut-il que dans certaines situations, il n'existe pas de vérité absolue - seulement des points de vue différents? Telles sont les questions que "The affair" semble poser. Au-delà de son récit intrigant, la série possède de nombreuses qualités qui la rendent très accrocheuse. Les caméras filment les paysages de la côte Est de façon presque lyrique et suivent les personnages dans ce qu'ils ont de plus intime, au point qu'on se sent presque voyeur. L'accompagnement musical est superbe, tour à tour mélancolique et poignant. Et je ne connaissais ni Dominic West ni Ruth Wilson, mais tous deux sont des acteurs magnifiques. Le premier campe un mari infidèle qui pourrait facilement tomber dans la caricature, et qu'on n'arrive pourtant jamais à détester ou à mépriser. Récemment primée aux Golden Globes, la seconde compose une femme blessée insaisissable, dure et vulnérable à la fois, changeante comme un ciel d'orage. "The affair" sera sans doute mon gros coup de coeur de la saison télévisuelle 2014-2015.

mardi 27 janvier 2015

Soupe de lentilles et de patate douce




Pour 4 grands bols:
- 200g de lentilles vertes
- 350g de patate douce, découpée en cubes
- 1 petite pomme, découpée en cubes
- 1 oignon blanc, émincé
- 1 gousse d'ail, émincée
- 1 petit bout de gingembre frais, émincé
- 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
- 1 cuillère à café de curry en poudre
- 10 cl de crème liquide
- Un peu de fromage de chèvre frais
- 1 litre de bouillon de légumes, déjà chaud

Dans une grande casserole, faire chauffer le curry à sec pendant 30 secondes.
Rajouter l'huile d'olive et laisser cuire 30 secondes.
Rajouter l'oignon, l'ail et le gingembre et laisser cuire 1 mn.
Rajouter les lentilles et la pomme et laisser cuire 2 mn.
Rajouter la patate douce et couvrir avec le bouillon chaud.
Porter à ébullition, puis laisser cuire à feu moyen, avec un couvercle, pendant environ 30 mn.
Mixer. Ajouter la crème. Mixer encore.
Servir et ajouter du fromage émietté sur le dessus.

A la fois nourrissante, parfumée et diététique, cette soupe est parfaite pour les soirs d'hiver!

Ceci est une version légèrement rectifiée d'une recette trouvée dans le magazine Avantages. 

lundi 26 janvier 2015

Où le fitness révolutionne ma vie




Je ne me reconnais plus. 

Désormais, mes journées sont structurées autour de ma séance bien plus qu'autour de mon boulot. Le matin, je me dépêche de faire la moitié de mon quota de pages pour pouvoir sortir mon tapis de gym dès que Chouchou fonce à la salle de son côté. L'après-midi, par contre, je suis crevée et me remettre au boulot réclame un effort quasi inhumain. Le week-end, je calcule mes loisirs pour avoir trois quarts d'heure de libres au moment opportun (je compte la douche, dans laquelle j'aime traîner parce que l'eau chaude fait du bien à mes muscles endoloris). 

J'ai toujours un peu mal quelque part: aux épaules et en haut des bras, et puis aussi aux genoux depuis le début du niveau 2. J'apprends à ignorer la douleur et la fatigue. Je me sens un peu comme une guerrière. C'est très bon pour mon ego (qui ne souffrait pas précisément d'atrophie à la base, certes). 

Je me regarde nue dans la glace, et non, je ne rêve pas: mon ventre est en train de fondre. Mes cuisses s'affinent. Mes ailes de chauve-souris font toujours flap-flap pour le moment, ce qui est un poil frustrant vu le temps que je passe en planche depuis une semaine - mais elles aussi, elles finiront par disparaître.

Je ne suis plus incommodée par ma propre sueur: je me dis que je transpire du gras, et en sentant une petite goutte couler sous mon menton lorsque je descends en écart facial, je jubile presque. 

J'ai commandé de jolies fiches sur lesquelles noircir les jours où j'ai bien fait mon fitness. 

Quand je glande devant mon ordinateur, au lieu de jouer à Farm Heroes, je regarde d'autres vidéos pour choisir sur quoi je vais enchaîner après le Shred. Et je rêvasse à ma séance du lendemain: bouger encore, bouger toujours!

J'ai déjà entraîné une demi-douzaine de copines à ma suite, et au moins autant m'ont demandé des renseignements pour se lancer bientôt. Il semblerait que j'aie l'enthousiasme communicatif. 

J'ai l'impression de m'être trouvé un gourou. Et en même temps, j'aurais pu faire pire que quelqu'un qui prône une bonne hygiène de vie, sportive autant qu'alimentaire, tout en répétant qu'on ne doit pas avoir peur de manger et que faire les choses correctement 80% du temps suffit bien. Jillian me scande à longueur de séance que je suis plus forte que je ne crois, que je peux y arriver mais que je dois me bouger les fesses parce que personne ne peut le faire à ma place. Elle me dit à la fois que ma santé est ma responsabilité, et que cette responsabilité est parfaitement à ma portée. C'est mon genre de philosophie. 

C'est drôle, parce qu'en début d'année, j'avais décidé de me focaliser sur le lâcher-prise par rapport au comportement des autres et aux événements extérieurs que je ne pouvais pas maîtriser. J'étais loin de me douter du virage à 180° que je prendrais presque à mon insu. 2015 s'annonce plutôt comme l'année de la remis en forme - encore que les deux choses ne soient pas mutuellement exclusives. Je sais juste une chose pour le moment: si je lâche prise, ce ne sera pas sur mes haltères. 

Les brèves de la semaine #4




- Lundi matin, je reçois un mail de l'éditrice de "Touch" qui m'écrit: "Franchement, chapeau! Ta traduction est superbe, un véritable plaisir à lire". Et quand je passe ses corrections en revue, il y en a si peu que je crois un instant qu'elle s'est trompée de fichier. Je suis horriblement fière.

- Mardi soir, je jette l'éponge au 3ème épisode de "Transparent". L'histoire me déprime; j'ai envie de foutre des baffes aux gamins adultes et beaucoup de mal à supporter l'esthétique 70's. Dommage, le sujet était intéressant.

- Il faut vraiment que je fasse de la place dans mes placards. Mercredi après-midi, j'ai donc rendez-vous avec une copine toute neuve qui chausse elle aussi du 35 et demi et qui, contrairement à moi, arrive à marcher avec des talons de plus de 7 cm, pour lui donner deux paires d'escarpins ravissants mais que je ne porte pas. En passant devant les Anonymes, j'aperçois les Géraldine de Chie Mihara, devant lesquelles je bave depuis des mois. Il n'en reste qu'une seule paire, soldée à - 40%, et c'est ma pointure. Bon, ben, euh, ça fait quand même - 1 paire pour ma penderie.

- Jeudi après-midi, UPS me livre les nouveaux autocollants du blog, commandés chez Moo. Ils sont très chouettes; j'ai hâte de commencer à les coller sur mes envois!

- Jeudi soir, nous regardons le pilote du "Maître du Haut-Château". Chouchou a lu le roman de Philip K. Dick dont la série produite par Amazon est/sera tirée, moi pas, mais nous trouvons tous les deux ça plutôt poussif et pas très excitant. Next!

- Vendredi soir, pour changer un peu de l'houmous classique, je remplace la moitié des pois chiche de ma recette par des haricots noirs. Ben, c'est vachement bon aussi.

- Le pilote de "The affair" est LA découverte de la semaine; nous sommes super emballés par cette histoire d'adultère raconté alternativement du point de vue de l'époux infidèle et de la maîtresse. Bien entendu, leurs souvenirs divergent...

- Samedi matin, le quartier est tout blanc lorsque nous nous réveillons. Il n'y a que quelques centimètres de neige et elle ne tiendra pas longtemps, mais quand même, c'est bien joli.

- Dimanche, je boucle la récapitulation annuelle de ma compta pro de 2014. La bonne nouvelle, c'est que la vérification de mes soldes bancaires tombe juste du premier coup - presque un exploit si on considère que je fais tout à la main avec un immense registre et une calculette pour élève de primaire. La mauvaise nouvelle, c'est qu'entre 2013 et 2014, mon chiffre d'affaires a baissé de 10% pour la même quantité de travail (sachant qu'il avait déjà pris un bon coup dans l'aile entre 2012 et 2013). Disons que je m'estime heureuse d'avoir encore de quoi vivre très décemment, et n'en parlons plus.

- Le drame de la semaine: mini-MTLM a disparu à la laverie où Chouchou était allé faire sécher une lessive. Je ne suis pas aussi triste que lorsque nous avions perdu Régis 1er à Toulouse, mais presque.

- J'ai créé un groupe Facebook pour les copines qui suivent le 30 Day Shred avec quelques jours de décalage par rapport à moi. Le but: s'encourager mutuellement quand on aura l'impression de stagner ou pas envie de s'y mettre, mais aussi se réjouir ensemble des résultats obtenus.

Bonne semaine à tous.