16.5.08

3 semaines de Wii Fit: le bilan

Nous arrivons en fin de semaine 3 d'utilisation de notre Wii Fit. Pour ma part, j'ai adopté un rythme régulier: des séances de 45 mn six jours par semaine, avec relâche le samedi. Je consacre presque la moitié de ce temps aux exercices d'aérobic; le reste se répartit à peu près également entre les trois autres activités. Pour l'instant, je ne constate pas de perte de poids significative, juste de vagues fluctuations selon ce que j'ai mangé la veille. Je précise que je n'ai rien changé à mon alimentation, mais que c'est à l'étude pour la suite du programme. Sinon, je n'ai pas pris mes mensurations avant de commencer, donc je ne peux pas affirmer chiffres à l'appui que j'ai perdu quelques centimètres de circonférences dans des endroits stratégiques tels que cuisses, mollets ou haut des bras. Mais je me sens plus ferme, plus tonique et plus souple. J'exécute désormais sans problème, et avec des scores presque parfaits, des exercices qui me faisaient perdre l'équilibre ou le souffle il y a trois semaines. Aujourd'hui pour la première fois, j'ai couru vingt minutes d'affilée devant ma télé, parcourant un peu plus de 5 km. Et je crois que j'aurais pu pousser dix minutes de plus.
La Wii Fit présente quelques inconvénients par rapport au sport en salle, mais elle a deux avantages énormes à mes yeux:
- La visualisation du centre de gravité permet de rectifier, de soi-même, sa position de manière beaucoup plus efficace qu'aucun prof ne le pourrait. En yoga, par exemple, j'avais l'impression de faire un arbre ou une chaise magnifique. En réalité, je n'arrêtais pas de vaciller imperceptiblement. Voir le point rouge bouger dans tous les sens me rappelle que je dois verrouiller ma ceinture abdominale pour obtenir une posture parfaite.
- Le rythme imposé par le jeu oblige à faire les exercices à une allure régulière, lente mais calculée pour une dépense calorifique optimale. Quand je courais seule, je partais comme une dératée et j'avais un point de côté au bout de 5 minutes. Là, si je dépasse 60% de mes capacités, on me le signale aussitôt. Pareil pour la gym: en général, j'effectuais les premières répétitions d'un mouvement à toute allure et avec plus d'énergie que d'efficacité; et vers la fin de la série, je soufflais comme un boeuf en tremblant de partout - alors que la Wii Fit m'oblige à faire un abdo/un étirement/une flexion toutes les X secondes pendant la durée entière de l'exercice.
Niveau pratique, la Wii Fit est une réussite absolue. Certes, il faut disposer d'un peu de place pour bouger dans son salon, ou se résoudre à pousser les meubles avant de commencer, et il est préférable de faire l'emplette d'un tapis de gym pour effectuer certains exercices. Mais à côté de ça:
- On peut caser sa séance quand on veut dans la journée, voire la tronçonner (le test physique, en revanche, est plus significatif si on le fait toujours au même moment, mais il ne prend que quelques minutes)
- Les exercices d'endurance peuvent être effectués en regardant la télé. Un conseil: ne faites pas comme moi et évitez le créneau 14-15h pendant lequel vous aurez le choix entre du télé-achat espagnol (?!), le talk-show de Delarue, un épisode antédiluvien de Derrick et le Journal de la Santé sur la 5. Depuis cet après-midi, je suis super-calée sur le sujet de l'hypertension, et je l'ai même pas fait exprès.
- Les exercices de gym et les postures de yoga sont assez nombreux et variés pour que l'on puisse piocher dedans afin se concocter un programme ciblé, ou les alterner histoire d'éviter la lassitude. Bon, j'imagine que d'ici trois mois, j'en aurai quand même un peu fait le tour et en réclamerai d'autres, mais on peut toujours espérer une extension du style "Wii Fit advanced".
- Le système d'attribution de points, bien qu'imparfait, est très motivant pour qui cherche réellement à s'améliorer. Et il crée une émulation entre les différents membres d'un même foyer. C'est ainsi que l'un de nous s'exclame régulièrement: "Ah ah, je suis le roi des pingouins!" Libre à l'autre de trouver ça attendrissant ou juste inquiétant. Quant aux courbes de suivi du poids, de l'IMC et du temps passé à s'entraîner, elles permettent d'éviter le relâchement sur la longueur.

Suspens

Depuis un mois, j'envoyais à l'une de mes éditrices des mails au sujet du prochain tome de la série que je traduis pour elle. Ne recevant pas de réponse, j'ai fini par appeler son bureau. Je suis tombée sur une dame qui m'a informée, sans autre explication, qu'elle avait pris la relève de sa collègue. Soit. J'étais un peu étonnée qu'elle ne se soit pas donné la peine de me contacter pour un job que j'étais censée attaquer dans des délais assez brefs, mais me disant qu'elle venait sans doute d'arriver en poste et qu'elle devait être débordée, je me suis présentée de ma voix la plus aimable avant d'exposer la raison de mon appel.
Quelques jours plus tard, je lui ai envoyé un mail récapitulant les conditions dans lesquelles j'avais l'habitude de travailler avec les deux éditrices qui l'ont précédée. Et là, problème. Visiblement, cette personne a l'habitude d'utiliser la facturation aux 1500 signes réels, alors que lorsque je me suis engagée pour traduire cette série, nous étions partis sur un tarif au feuillet d'imprimerie (ou 1500 signes théoriques). Je ne vais pas vous ennuyer avec des détails techniques; sachez simplement qu'entre les deux, il y a une différence de 15 à 20%. J'ai expliqué calmement que je n'allais pas accepter une baisse de rémunération aussi importante, surtout pour un texte très littéraire et très difficile à traduire qui n'est déjà guère rentable au tarif le plus élevé. Je lui ai dit que si elle préférait changer de traducteur, je comprendrais, mais que j'apprécierais qu'elle me prévienne rapidement afin que je prenne mes dispositions pour boucher le trou de trois mois que cela représente dans mon planning. Je lui ai également donné mon numéro de GSM belge au cas où elle souhaiterait en discuter de vive voix. Ca fait une semaine, et je suis toujours sans nouvelles.
Je ne sais pas ce que je dois souhaiter. En fait, je me débarrasserais volontiers de cette série qui est un pensum pour moi et qui engorge mon emploi du temps jusqu'en 2012, m'empêchant d'accepter des textes plus agréables à traduire. Sur le papier, elle semble bien payée, mais vu la difficulté de la tâche, quand je ramène ça à un tarif horaire, ça doit être le job qui me rapporte le moins. Et je suis raisonnablement certaine de pouvoir combler le vide que sa suppression laisserait dans mon planning. D'un autre côté, je ne bosse pas pour 36 millions d'éditeurs, et amputer le nombre de mes donneurs d'ouvrages d'un pourcentage significatif me paraît un peu risqué. Jusqu'ici, on m'a toujours proposé plus de boulot que je ne pouvais en accepter, et je me dis qu'il n'y a pas de raison pour que ça s'arrête. Mais quand on est indépendant et qu'on ne peut compter que sur soi-même pour assumer l'intégralité de ses dépenses, on traîne toujours une vague angoisse du chômage technique, si injustifiée soit-elle.
Globalement, j'espère quand même que l'éditrice choisira de s'adresser à quelqu'un d'autre pour la suite de cette série. Je ne prendrai pas de moi-même l'initiative d'interrompre notre collaboration, car j'estime m'être moralement engagée à mener la série jusqu'au bout pourvu que mes conditions de travail demeurent inchangées. Mais j'apprécierais cette opportunité d'explorer d'autres pistes de boulot que j'ai négligées jusqu'ici faute de temps. Je voudrais juste savoir de quoi il retourne avant d'être obligée de modifier toute mon organisation en catastrophe.

15.5.08

Nouvelle Star - 7ème prime en direct de Baltard

Qu'il soit bien entendu que 1/ je suis toujours en deuil de Thomas, 2/ pour moi la Nouvelle Star a déjà été découverte et virée, 3/ je continue à suivre l'émission uniquement par intégrité bloguistique et du bout des oreilles.
Virgine Efira est somptueuse avec son tailleur pantalon noir sexy-classe. C'est là qu'on voit que d'une part elle n'est pas du tout grosse, d'autre part elle a des jambes de deux kilomètres. Et je n'arrive même pas à la haïr tellement je la trouve drôle, sympa et pas prétentieuse. Une Belge, quoi :)
Lucile ("Hung up"): Tiens, elle passe encore en premier ce soir; ça doit faire la troisième fois. La styliste lui a refilé un top bleu Klein qui a dû être très à la mode la saison passée, et des bottes vérolées en prime - tsss tsss. Lucile en fait des tonnes pour émuler Madonna; personnellement, elle a beau s'agiter dans tous les sens, je m'ennuie en la regardant.
Jules ("Ensemble"): Je déteste de plus en plus son côté petit singe. Le jury, en revanche, est épaté. Sinclair, tu as beaucoup de charme mais des goûts de chiottes.
Amandine ("When a man loves a woman"): Elle est impeccable. Rien à redire, à part: "je veux quand même qu'on me rende Thomas". Je suppose que maintenant, c'est tout droit vers la victoire pour elle. A moins que le vote du public nous réserve encore une surprise affligeante.
Duo Ycare/Cédric ("La bohème"): Une reprise jazzy inégale: Cédric est parfait, Ycare totalement à côté de la plaque.
Benjamin ("Fly me to the moon"): Après le massacre de Ferré la semaine dernière, il a retrouvé le registre dans lequel il est à l'aise. Et, oooh, il se fend même d'un moonwalk. J'ai toujours eu l'impression que ce garçon n'était pas de son temps, et ça se confirme.
Cédric ("Sunday bloody Sunday"): Les mots me manquent pour qualifier son T-shirt rouge à décolleté de pétasse. Hideux, ce serait encore un euphémisme. Je n'aime pas son interprétation de fils à maman qui tente de s'encanailler.
Ycare ("Je suis un homme"): Et le prix de la tenue la plus atroce revient à Crazyman. Oublié le T-shirt de Cédric; là, je ne suis même pas foutue de dire ce qu'Ycare port en bas. On dirait un cycliste en lycra blanc par-dessus un Dim noir opaque. Du coup, je suis sans avis sur sa prestation vocale. Le jury se prononce pour moi: it's blue all around, baby.
Duo Amandine/Jules ("Andy"): Leur petite comédie est sympa comme tout. Bravo à Amandine: réussir à faire semblant d'être folle du corps de cette crevette mal peignée, ce n'est pas un mince exploit.
Lucile ("Les moulins de mon coeur"): C'est la première fois qu'elle me touche. Je trouve que sa voix se prête très bien à cette chanson désuette. Je voudrais juste que quelqu'un lui donne dix euros pour aller s'acheter d'autres bijoux fantaisie que sa foutue parure réglisse.
Jules ("Virtual insanity"): Sa façon de prononcer l'anglais me fait grincer des dents, mais sinon la chanson lui va bien. Après un début en fanfare, cependant, il s'essouffle et mollit. Il a hérité de la troisième fringue innommable de la soirée, un genre de sac pour le torse avec un trou pointu pour passer la tête et sur le devant, des inscriptions turquoise et fuchsia qui font mal aux yeux. Il se prend un râteau total avec 4 rouges. Lio conseille à ses fans indignées de remettre leur culotte parce que "c'est avec les oreilles qu'on écoute". Gonflé de la part de quelqu'un qui n'en porte jamais, de culotte.
Duo Lucile/Benjamin ("Somewhere over the rainbow"): Occupée à expliquer à Hawk pourquoi une mitraillette au Poulycroc, ce n'est juste pas humainement digérable, j'en oublie d'écouter la chanson.
Amandine ("Déjà vu"): Je ne connais pas la version originale de Beyoncé, mais celle d'Amandine me paraît bien. Je voudrais juste savoir pourquoi elle n'arrête pas de se marrer depuis le début de la soirée. Lio a partagé sa récolte maison avec elle avant le début de l'émission, peut-être?
Benjamin ("Halléluiah"): Je préviens que je serai impitoyable avec qui ose reprendre Leonard. Puis la chanson démarre, et je vois sur le bandeau que la chanson est attribuée à Jeff Buckley. Je commence à hyperventiler. "Calme-toi", me conseille Hawk, imperturbable. Pour me distraire, j'écoute Benjamin. Il n'a juste pas la carrure pour interpréter un monument pareil. Il n'est pas horrible; simplement, on sent qu'il n'a pas encore assez souffert dans sa vie pour rendre justice au morceau. Il devrait y avoir des sanglots dans sa voix, et ils n'y sont pas.
Cédric ("Mon manège à moi"): Désolée, mais après avoir entendu Daho la faire en live avant-hier, je suis obligée de boycotter.
Ycare ("Relax"): Sa version est en dents de scie, parfois grinçante, parfois limpide. Globalement, j'aime assez. Mais je lui en veux quand même d'être là à la place de Thomas.
Bon, après le drame de la semaine dernière, je n'ose plus faire le moindre pronostic. Je dirais quand même que Cédric n'a vraiment pas été bon ce soir. Lio et Sinclair sont d'accord avec moi; les deux autres ne se prononcent pas.
Verdict: ...Cédric est le premier sauvé; artistiquement, le public de la Nouvelle Star et moi, c'est le divorce total. Et c'est Lucile qui s'en va, le premier soir où je l'avais trouvée intéressante. Je pense que ma carrière de voyante est à l'eau.

Frit'Flagey is just another name for paradise

Sept mois déjà que je vis à Bruxelles, et jusqu'à hier, pas une seule fois je n'étais allée manger des frites, des vraies: celles qu'on achète dans une baraque appelée "fritkot" et qui sont servies brûlantes dans un cornet de papier gras. Il faut dire que du temps où je venais ici en simple touriste, une visite décevante chez Antoine m'avait quelque peu refroidie. Mais j'ai la gourmandise optimiste, et je voulais bien croire qu'il existait quelque part dans la capitale belge des frites capables de satisfaire mes attentes.
Tout le monde me parlait du Frit'Flagey comme d'un haut lieu de la gastronomie portative, et par un heureux hasard, il se trouve à cinq minutes à pied de chez moi. Après une première tentative ratée lundi, Hawk et moi sommes donc descendus vers la place Flagey toujours en travaux, hier soir vers 20h. Au bout de cent mètres, je regrettais déjà de ne pas m'être davantage couverte. La température avait considérablement fraîchi depuis le moment où j'étais sortie faire les courses, à 18h, et ma jolie robe Comptoir des Cotonniers ne suffisait pas à m'empêcher de frissonner. Entre la faim et le froid, c'est la faim qui l'a emporté: je n'ai pas pipé mot, et nous avons poursuivi notre chemin jusqu'au Frit'Flagey.
Une demi-douzaine de couples faisaient déjà la queue ; songeant au débit des baraques à sandwiches de mon adolescence, je me suis dit que notre tour viendrait vite. Sauf que non. Le monsieur qui officiait à la friteuse était tout seul pour prendre les commandes, cuisiner et servir, et on m'avait longuement vanté son amabilité légèrement inférieure à celle d'un bouledogue atteint de la rage. J'ai donc attendu sans moufter tandis que Hawk, percevant ma lente congélation sur patte, m'entourait de ses bras pour m'empêcher de me transformer réellement en pingouin. Des frites aussi bonnes que celles-ci étaient censées l'être valaient bien que l'on souffre un peu pour les obtenir.
Enfin, nous nous sommes retrouvés face au monsieur. Ou en ce qui me concerne, très très en dessous de lui vu la surélévation du plancher de sa baraque; mon nez arrivait tout juste au niveau du comptoir. J'ai fièrement commandé "deux paquets à un septante et deux Poulycroc", comme si je n'avais fait que ça de toute ma vie (sauf que si c'était le cas, la Wii Fit ne me dirait pas que je suis en surpoids, elle me traiterait carrément d'OBESE). Le monsieur a hoché la tête et répondu "OK". Sagement prévenue par mes connaissances - et néanmoins amis - belges, je me suis bien gardée de commander la sauce avant que les frites soient prêtes. Le choix de ladite sauce avait d'ailleurs fait l'objet d'une longue délibération dans la file d'attente. De la mayonnaise que je voulais au départ, j'avais basculé sur le ketchup en me disant que ce serait plus sage, avant de me laisser tenter par la poivre, d'envisager un instant la béarnaise et peut-être même la mystérieuse samouraï. Au final, je me suis entendu réclamer de la poivre sur un ton tellement décidé qu'il a arraché l'ombre d'un sourire au monsieur, finalement beaucoup moins désagréable que sa réputation ne le laissait supposer.
A la base, nous voulions nous installer sur un banc pour déguster notre butin au bord des étangs. Comme je grelottais, nous avons brièvement envisagé de nous réfugier dans un café à l'autre bout de la place. Mais le temps d'atteindre celui-ci, la moitié de nos paquets avaient déjà disparu dans notre estomac. Nous avons fini le reste en remontant tranquillement vers chez nous. Alors, je confirme: les frites du Frit'Flagey, elles déchirent. J'en ai déjà mangé de meilleures, mais rarement et pas de ce côté-ci de l'Atlantique. Quant à la fameuse sauce au poivre, c'était une pure tuerie. Et d'après les effets secondaires d'aujourd'hui, je pense que périmée, elle doit remplacer avantageusement le Viakal. Pour finir, le Poulycroc que je testais pour la première fois a ravi le monstre boulimique de gras et de croustillant qui se cache en moi. Résultat: Hawk et moi avons décidé à l'unanimité que le 14 du mois serait "le jour des frites".

14.5.08

Etienne Daho au Cirque Royal

Hier soir, l'honneur d'assurer la première partie du concert d'Etienne Daho au Cirque Royal revenait aux Ukulélé Girls : quatre filles jeunes et jolies qui, munies d'instruments loufoques, font des reprises drôles et originales de morceaux comme "Killing in the name", "Losing my religion" ou "Back in black". ACDC et le ukulélé, ça semble être un mariage bien mal assorti, et pourtant ça fonctionne. La dizaine de morceaux interprétée par les demoiselles est passée toute seule.
Là où j'ai déchanté, c'est en voyant s'installer un second groupe devant le rideau de velours rouge. Daphné? Qui c'est ça, Daphné? La réponse n'a malheureusement pas tardé. Daphné, ce sont d'excellents musiciens, des textes pas déplaisants et... une chanteuse dont la voix m'a fait penser à celle d'Emiliana Torrini en mille fois plus grinçant. Pendant toute sa prestation, j'ai eu l'impression d'entendre des ongles crisser sur un tableau noir. C'était juste insupportable. En plus, les quatre projos qui surplombaient le groupe envoyaient à intervalles réguliers de douze secondes et demie des décharges blanches qui ressemblaient à des flashs d'appareils photo géants. Les yeux fermés, la tête posée sur l'épaule de Hawk, j'ai failli m'endormir de désespoir.
Le temps que le rideau s'ouvre enfin sur Etienne, il était déjà 22h, et je n'espérais plus un concert entier mais juste un set raccourci, à peine plus long que ceux des deux groupes précédents. Inutile de préciser que l'humeur n'était pas au beau fixe. Une minute trente d'intro a suffi pour me réveiller, et bien. Debout dos au public, Daho est apparu très droit, les bras tendus le long du corps et les poings énergiquement fermés, tandis que des faisceaux blancs et rouges s'entrecroisaient sur toute la scène. Le "yeah yeah yeah" de son dernier album m'a immédiatement électrisée. Puis un enchaînement plutôt mou d'une demi-douzaine de chansons que je ne connaissais pas ou n'aimais guère m'a fait craindre le pire. Jusqu'à ce que retentissent les premières notes de "Des attractions désastre". MA chanson. Là, j'avoue que mon coeur a accéléré un petit peu. Il ne devait pas être le seul, car toute la salle s'est levée. Résultat: même si je n'étais qu'au dixième rang du parterre, je devais me tordre le cou pour essayer d'apercevoir Daho entre les tête et les épaules des gens assis devant moi. Ce qui ne m'a pas empêchée de me trémousser avec enthousiasme.
Quand, deux morceaux plus tard, la salle s'est de nouveau levée pour "Saudade", je n'ai pas tenu longtemps avant de filer dans l'allée latérale pour me rapprocher de la scène. Excellente idée. Je me suis retrouvée au niveau du troisième rang, avec une vue quasi dégagée sur Daho et bien assez de place pour danser à ma guise, ce qui est quand même vachement plus fun que de se tortiller sur un fauteuil inconfortable. Passé un premier tiers bof bof, j'ai adoré la suite du concert qui mêlait habilement chansons du dernier album et vieux tubes: "Comme un igloo", un autre de mes morceaux préférés, "Heures hindoues" qui ne me fait pas plus craquer que ça version studio mais qui était absolument magique en live, "Mon manège à moi", "Promesses", "Le grand sommeil", "Ouverture"... Bien sûr, si j'avais fait la playlist, ça n'aurait pas été celle-là. J'ai notamment regretté l'absence de titres de "Réévolution". Mais le plaisir des oreilles était tout de même au rendez-vous, d'autant plus que je partageais ce moment avec Hawk.
Malgré une accoustique assez pourrie, j'ai aimé la salle du Cirque Royal, bien configurée et intimiste juste comme il faut. J'ai moins apprécié la présence de cerbères presque aussi nombreux que les spectateurs, qui bondissaient à la moindre tentative de prise de photo. J'ai quand même réussi à en prendre une en douce à 5 mètres de la scène: elle était désespérément floue. Pas de regrets, donc.
Quant à Etienne... Je retire tout ce que j'ai pu dire avant d'aller le voir: il vieillit très bien. Non que son visage soit épargné par les signes de l'âge. Mais il a de nouveau maigri; il portait son éternelle veste de costard noire sans rien dessous, ce qui nous a permis d'entrevoir un appétissant triangle de poitrine bronzée et glabre; il bouge toujours de façon aussi sexy (malgré des gesticulations un poil trop théâtrales à mon goût: par moments, on aurait dit le mime Marceau s'essayant à la tektonik...); et surtout, il a conservé son charme canaille - celui du gars papillonneur par essence, dont tu sais d'avance qu'il va te briser le coeur, mais qui avant ça t'aura fait vivre un tourbillon de sentiments dont tu resteras nostalgique jusqu'à la fin de tes jours.
J'aime sa façon d'exulter sur scène, d'ouvrir grand les bras et de renverser la tête en arrière avec un sourire ravi, comme si l'amour du public était le soleil qui l'inonde et le sustente. Il est heureux comme un môme de se trouver là, de faire son show et d'affoler les trentenaires en goguette. Au bout de vingt-cinq ans de carrière, il n'est toujours pas blasé le moins du monde. Ses textes sont devenus un peu plus graves, mais on sent encore en lui un élan très juvénile, un appétit inchangé pour les plaisirs de la vie, et cette faculté très séduisante de basculer en un quart de seconde dans une nostalgie poignante ou une mélancolie contagieuse. Il me fait penser qu'il est possible de rester fidèle à soi-même sur la longueur, de mûrir sans pour autant se renier. Hier soir, j'ai eu l'impression de retrouver un vieux copain perdu de vue depuis longtemps et de me rendre compte que, dans le miroir qu'il me tendait, j'aimais ce que moi aussi j'étais devenue depuis notre dernière rencontre.

13.5.08

Etienne, Etienne, Etienne...

La première fois que j'ai entendu une chanson d'Etienne Daho, je devais avoir douze ou treize ans. Ma cousine Fred avait acheté le 45 tours du "Grand Sommeil" et l'écoutait en boucle. Plus tard pendant notre adolescence je l'ai vue, vautrée sur son lit, se repasser des dizaines de fois d'affilée la cassette de l'album "La notte, la notte" - elle, une fan notoire de Jean-Jacques Goldman! Il me semble même qu'elle avait surnommé son copain de l'époque Kiko. Personnellement, les susurrations du monsieur ne me touchaient guère.
Puis est venue mon année de prépa, et ma petite bande de copains d'école m'a convertie à "Pop Satori". Tout ce printemps-là, j'ai rêvassé sur "Paris le Flore" en écoutant d'une oreille distraite mon prof d'économie nous débiter le programme des concours à 200 à l'heure. C'est peu de temps après que j'ai dû assister à un concert de Daho pour la première fois, avec mon ami Fanfan qui était un grand fan depuis le début.
Ensuite, les souvenirs se mélangent un peu. Je crois l'avoir vu sur scène trois fois lors d'autant de tournées différentes, toujours dans ma ville natale et toujours avec Fanfan. Je n'arrêtais pas de déménager; ma vie sentimentale était un vrai bordel et mes goûts musicaux me portaient plutôt vers le métal et le goth, mais je continuais à suivre fidèlement la carrière d'Etienne. Jusqu'à son album "Eden" dont le son électro m'a fait décrocher.
Je n'ai pas non plus acheté "Corps et armes". Mais quand j'ai rencontré Etre Exquis fin 1997, le "Daholympia" était un de ses albums préférés. Combien de fois avons-nous braillé ensemble la chanson d'ouverture dans le Range Rover qu'il conduisait à l'époque? "M'avez-vous déjà vu quelque part? Rafraîchissez-moi donc la mémoire..." Quand on rentrait tard le soir, ou tôt le lendemain, il mettait systématiquement "Saint-Lunaire dimanche matin" dont l'atmosphère musicale correspondait pile à son humeur.
Les années ont passé. En juin 2004, je nageais en pleine dépression mâtinée de frustration sexuelle. "Réévolution" venait de sortir et je me repassais "L'orage" avec une grosse boule dans la gorge en me demandant si je devais oui ou non tromper l'Homme. Daho se produisait pas loin de chez moi; j'ai voulu aller le voir avec Etre Exquis, mais celui-ci avait déjà prévu d'assister au concert avec sa fuck buddy de l'époque et je ne voulais pas tenir la chandelle. Le soir du spectacle - je m'en souviens encore, c'était le 19 et ça tombait un samedi - j'étais seule chez l'Homme parti en stage d'aïkido pour le week-end. Je sirotais tristement un verre de vin rouge en me demandant comment j'allais sortir de l'impasse dans laquelle j'étais. Rien de tragique, mais ce fut un moment bien down.
Quatre ans plus tard, je vais aller voir Daho interpréter en live son dernier opus, "L'invitation". Il m'a moins touchée que les albums précédents, mais je l'aime quand même beaucoup. Daho a pris un sacré coup de vieux ces dernières années; lors d'un récent passage à la télé, Soeur Cadette et moi l'avions trouvé bedonnant et looké "quinqua qui se prend encore pour un djeûne". De fines lignes sillonnent désormais son visage et, lui aussi, il a la peau qui pendouille sous le menton. Son charme vénéneux de bisexuel assumé en a évidemment pâti. Mais il a accompagné mon histoire sentimentale depuis le début, ou presque. Pour rester dans la continuité, ce soir, j'irai l'applaudir avec Hawk au Cirque Royal.

11.5.08

La Fête de l'Iris

Aujourd'hui, c'était la Fête de l'Iris à Bruxelles: centre-ville interdit aux voitures et animations un peu partout. Hawk ayant bossé jusqu'à 14h, nous sommes sortis de notre tanière assez tard, si bien que nous n'avons pu voir que les deux derniers concurrents de la course de caisses de savon: dommage, ça avait l'air fun! Un petit passage du côté du piknikelektronik m'a confirmé que ça n'était vraiment, mais alors vraiment pas du tout ma tasse de thé (ou peut-être devrais-je dire "ma cannette de Red Bull"). Nous avons déambulé au hasard dans les rues envahies de piétons et d'artistes de rue, nous arrêtant parfois pour faire poser Régis. Le soleil cognait dur; on ne devait pas être loin des 30°. Dire qu'il grêlait encore il y a trois semaines... Le climat belge ne cessera jamais de m'étonner.
Afin de me rafraîchir, une file chaotique devant Australian Ice Cream m'a permis d'obtenir un superbe cornet double chocolat dégoulinant malgré la gaufre censée assurer son intégrité structurelle. Ragaillardie, j'ai entraîné Hawk chez la Bulle d'Or où une vague de nostalgie nous a poussés à faire l'emplette de deux tomes de Gaston Lagaffe, une de ces séries que nous avons tous deux adorée étant mômes et qui manque à notre bédéthèque d'adultes. Les ampoules commençant à venir (dur de remettre des chaussures d'été qui n'ont pas servi depuis huit ou neuf mois), nous avons voulu rentrer avec les transports en commun. Las, il n'y avait pas de 71 et la station De Brouckère était fermée. Nous en avons été quittes pour prendre le tram. Sur le chemin du retour, arrêt à l'Ultime Atome pour bouquiner et nous dessoiffer. Pendant que Hawk s'intruisait, le nez fourré dans "Une guerre à 3000 milliards de dollars", je me suis esclaffée bruyamment en retrouvant le gendarme Longtarin, le gaffophone, la mouette rieuse, le chat psychopathe et les fameux contrats de monsieur De Mesmaeker. Lorsque Hawk a commencé à manifester des envies de portions fromage, nous avons su que l'heure était venue de rentrer dîner.

9.5.08

Good-bye Philadelphia






Emission du 07/05/2008 : Thomas chante Goodbye philadelphia - Nouvelle Star 2008 - wideo
Emission du 07/05/2008 : Thomas chante Goodbye philadelphia - Nouvelle Star 2008 - wideo

Louxor j'adore






Emission du 07/05/2008 : Thomas chante Louxor j'adore - Nouvelle Star 2008 - wideo
Emission du 07/05/2008 : Thomas chante Louxor j'adore - Nouvelle Star 2008 - wideo

Je dis M






Emission du 23/04/2008 :  Thomas chante Je dis M - Nouvelle Star 2008 - wideo
Emission du 23/04/2008 : Thomas chante Je dis M - Nouvelle Star 2008 - wideo

Take me out






Emission du 02/04/2008 : THOMAS chante Take me out - Nouvelle Star 2008 - wideo
Emission du 02/04/2008 : THOMAS chante Take me out - Nouvelle Star 2008 - wideo

8.5.08

"Rendez-moi le jeune!"

Hier soir après la nouvelle tout à fait inattendue de l'élimination de Thomas dans la Nouvelle Star, je suis restée prostrée dans mon canapé jusqu'à minuit et demie, à répéter que c'était vraiment trop injuste et à hululer: "Rendez-moi le jeune!". Aujourd'hui, j'ai passé plus d'une heure à le Googler, ce qui m'a permis d'apprendre qu'il avait un groupe de rock appelé The Sleepwalkers. J'espère qu'un producteur l'aura remarqué pendant les primes et lui donnera sa chance dans un cadre moins formaté que l'album du gagnant d'une émission de télé-réalité. Je veux croire qu'il pourra suivre le chemin d'Olivia Ruiz, de Chimène Badi ou d'Amel Bent (dans un tout autre registre musical, évidemment). En attendant, je serai triste de ne plus le voir toutes les semaines.
Difficile d'expliquer pourquoi son départ me touche à ce point. Certes, il chante très bien, avec un beau timbre capable de passer facilement du grave à l'aigu, comme j'aime. Mais je ne suis pas le pendant féminin d'André Manoukian, capable de rentrer en transe pour une voix. Je crois surtout que Thomas me rappelle une époque révolue, celle où je sortais avec des garçons blonds à cheveux longs, zyeux bleus et sourire coquin. Celle où je débordais d'énergie et d'hormones, où j'aimais me donner en spectacle comme lui sur la scène de Baltard. Celle où j'étais encore assez innocente et arrogante pour penser qu'un jour, le monde serait à mes pieds.
Je ne voudrais pour rien au monde revenir en arrière; mes 20 ans n'ont été une période faste sur aucun point de vue, et je me sens infiniment mieux dans ma peau aujourd'hui que quand j'avais l'âge de baver ouvertement sur Thomas. Mais j'ai tout de même la nostalgie de certaines choses qui, je le sais, ne reviendront pas. Si ça fait de moi une midinette, alors tant pis, j'assume entièrement.
PS: Je voudrais ajouter une mention spéciale pour Hawk qui, au lieu de ricaner "Tu es ridicule" comme l'auraient fait l'Homme et ses prédécesseurs, m'a serrée tendrement dans ses bras en me disant que oui, Thomas était génial et qu'on entendrait forcément parler de lui d'ici peu. S'il avait pu expulser lui-même Ycare à coups de pied dans l'arrière-train pour remettre mon chouchou à sa place, Crazyman serait actuellement en orbite autour de la lune.

7.5.08

Nouvelle Star - 6ème prime en direct de Baltard

Tout le jury est habillé sobrement cette semaine; pfffff, de quoi je vais bien pouvoir me moquer? Par contre, la robe blanche de Virginie Efira ne va pas aider à faire taire les rumeurs de grossesse qui courent à son sujet.
Lucile ("Ain't no other man"): Deux semaines qu'elle passe en premier, faut-il y voir un message? "Dehors!", rigole peu charitablement Hawk. N'empêche qu'elle n'est pas mal en Christina Aguilera Junior; vocalement ça lui va bien. She still doesn't rock my world, though.
Cédric ("Bonnie and Clyde"): Vouloir faire Serge Gainsbourg et Brigitte Bardot à lui seul, ça me paraît un peu ambitieux. "Peut-être espère-t-il récolter huit bleus", commente Virginie qui a finalement dû avaler un clown plutôt qu'un polichinelle. Je dirais: pas mal, mais pas fracassant. Manoeuvre trouve qu'il s'est viandé et le traite carrément de pédalo. Un petit intermède vidéo nous permet de constater qu'à tout le moins, c'est un pédalo sacrément bien foutu.
Thomas ("Louxor j'adore"): Moi c'est son petit look que j'adore. Je trouve qu'il la chante un poil trop bas, mais pas de doute c'est un vrai showman; à 18 ans seulement, il a une aisance scénique bluffante. D'ailleurs, Lio le regarde avec un sourire carnassier qui ne laisse planer aucun doute sur son avis. "J'ai des oreilles de cochonne", commente-t-elle. D'après un post d'Isadora, elle en a aussi les habitudes sous-vestimentaires, hin hin hin (<- rire de hyène). Sinon, je suis d'accord avec Dédé: ça serait bien que Thomas se débarrasse de son pseudo-accent canadien.
Amandine ("Bad girls"): La chanson n'est pas vraiment dans son registre mais elle s'en sort très bien; pourtant, sur ce coup-là, elle ne me fait pas vibrer. Par contre, je retiens l'expression polie de Lio trouvant que ses camarades jurés ergotent sur des détails: "C'est de la maltraitance de mouches".
Ycare ("Mistral gagnant"): Semaine paire, il devrait être mauvais. D'autant que comme le fait remarquer Hawk, c'est une chanson pour quelqu'un de plus âgé. ...OK, deux phrases et je le donne sortant pour ce soir. C'est trop haut perché, souvent faux, et je sens aucune émotion.
Jules ("Dis quand reviendras-tu?"): Ouf, un instant j'ai eu peur qu'il nous fasse "L'aigle noir". Là, je ne connais pas l'original, mais... Niveau inadéquation entre le morceau et le candidat, c'est encore pire que la prestation d'avant. Je trouve ça scolaire et ennuyeux. "Barbara, c'est la chanteuse la plus difficile à reprendre", déclare Manoeuvre. J'ai l'impression d'entendre ça à propos de la moitié des interprètes originaux. Ca laisse quoi comme choix de répertoire aux candidats, les 2be3?
Benjamin ("D.A.N.C.E."): Lio a des bouffées de chaleur. Benjamin est bien; juste, j'ai l'impression que le spirit constipé de Julien le chevelu (candidat éliminé il y a quelques semaines) est revenu le posséder.
Lucile ("Pull marine"): Tout peut arriver: pour une fois, j'aime beaucoup ce qu'elle fait. C'est moins chichiteux que l'original qui m'énervait infiniment. Message personnel à la styliste: je veux ses chaussures!!!
Cédric ("Let's dance"): Je pense que jusqu'ici, David Bowie a été le chanteur le plus repris de cette saison. Exceptionnellement, Cédric ne m'endort pas trop. Il pourrait cependant se dispenser de gueuler "flower" comme s'il se prenait pour un lion rugissant.
Thomas ("Good-bye Philadelphia"): ...Je reste sans voix. Ce môme est fabuleux. (Et honteusement sexy, mais c'est une autre histoire.) En fermant les yeux, on a l'impression d'entendre un très très bon chanteur pop anglais. Vu la façon dont il monte en puissance à chaque prime, tous les espoirs sont permis pour lui.
Amandine ("Lola"): Ca non plus, ça ne va pas faire taire les rumeurs d'homosexualité à son sujet. On s'en fout, elle couche avec qui elle veut et elle est très bien sur cette chanson que je connaissais pas - même si, de Superbus, j'avais préféré la reprise de "Butterfly" qu'elle avait faite au théâtre. Stupeur! Le jury lui colle ses deux premiers rouges et des avis totalement injustes de mon point de vue. D'abord, monsieur Manoeuvre, on ne juge pas Superbus mais Amandine. Ensuite, monsieur Dédé, je n'ai pas trouvé qu'elle minaudait, juste qu'elle était diablement sexy.
[Parenthèse: je viens de trouver à qui Sinclair me faisait penser depuis le début, avec ses cheveux roux laqués à la verticale: c'est le frère caché de Lanfeust de Troy!!!]
Ycare ("Crazy"): Ah ben c'était pas une question de semaines mais de numéro de prestation. Là, je le trouve beaucoup mieux. Visiblement cinglé, mais bon, c'est ce qui fait sa spécificité d'intreprète. Dédé commente en étalant sa culture. Rassure-toi, Virginie, moi aussi je pensais qu'Axl Rose c'était juste le chanteur de Guns'n'Roses.
Jules ("Machistador"): Haaan la veste, horrible, il a juste l'air déguisé. On dirait un personnage de Oui-Oui au Pays des Jouets. Et comme très souvent, il se la pète un max. Les minettes du public hurlent Patriiiiick! son nom. Je suis d'accord avec Sinclair: il singe.
Benjamin ("Avec le temps"): Je me souviens de la très bonne reprise de Thierry Amiel pendant la saison 1. Je pensais que Benjamin pouvait faire quelque chose d'encore mieux mais... Sa prestation est juste affreuse. Je suis consternée. Léo Ferré ne se retourne plus dans sa tombe, il fait la toupie. C'est un massacre. Sa voix flageole et il est faux la moitié du temps. Comme Amandine la semaine dernière, je pense qu'il a trouvé ses limites.
Bon, ce coup-ci, je vous livre mes pronostics pour tout le mois qui vient - hé ouais, même pas peur. Ce soir, Ycare s'en va. Ensuite Lucile, puis Jules, puis Cédric. Le classement du trio de tête dépendra de la progression de Thomas, qui depuis deux ou trois primes égale voire dépasse les deux finalistes prédits depuis le début: Amandine et Benjamin.
Une petite chanson de groupe: "Je suis venu te dire que je m'en vais". Chouette interprétation et texte prophétique pour l'un des candidats.
Résultat des votes du public:
...
Non.
C'est pas possible.
Marianne, reviens dire au public qu'il a de la merde dans les oreilles.
Si seulement les jurés n'avaient pas gaspillé leur joker sur ce gros nul de Kristov!
Thomas s'en va.
Je suis dégoûtée.
Et pas du tout certaine de continuer à suivre l'émission.

6.5.08

Monpatelin, avril-mai 2008


7 jours de vacances dans le Midi

- 3 trajets en train et 1 en avion - Hawk ayant réservé ses billets trop tard pour rentrer avec moi par le vol du mardi après-midi. Comme je suis une quiche et que j'avais totalement oublié qu'il se tapait deux changements pendant son trajet retour (dont un à Paris avec RER de la gare de Lyon à la gare du Nord), je lui ai confié la totalité de nos bagages dans une valise qui doit peser la moitié de son poids. Si je dois pousser sa chaise roulante jusqu'à la fin de nos jours, je ne pourrai m'en prendre qu'à moi.
- 6 petits déjeuners tardifs sur le balcon ensoleillé, avec le gazouillis des oiseaux en guise de bande-son et les branches d'un immense pin agité par la brise en ligne de mire. Détestez-nous.
- 2 déjeuners en plein air sous un parasol. Vendredi midi, nous avons mangé au Bar de la Poste sur la place de Monpatelin: délicieux steaks à cheval apportés par un jeune serveur qui ronchonnait "Je peux pas faire plus vite que la musique!", tandis qu'à la table d'à côté un autochtone beuglait "Oh, attends-moi Marcel!", avé l'assent siouplé. On se serait presque cru dans un roman de Pagnol. Changement d'ambiance radical samedi à l'Hôtel Bor, le QG d'Etre Exquis: terrasse de bois sombre, meubles chocolat design, vagues qui viennent mourir deux ou trois mètres plus loin. Les darnes de saumon avec tagliatelles aux herbes ne cassaient pas trois pattes à un canard, mais dans un décor pareil, qui se soucie de la cuisine? Et nous avons pu passer tout l'après-midi là, à lézarder en échangeant trois mots toutes les cinq minutes. Du pur farniente.
- 2 goûters crapuleux: mercredi à la Théière avec Etre Exquis, dimanche chez C&C que Hawk rencontrait vraiment pour la première fois.
- 1 commande de pizzas: aubergines pour lui, tartiflette jambon/champignons/oeuf pour moi. Une moitié le soir et une autre le lendemain à midi avec un demi-melon - nous avons réussi à contrôler les monstres boulimiques tapis en nous.
- 1 dîner au Chinois-du-bout-de-l'avenue, dont la cour intérieure n'était malheureusement pas encore ouverte pour la saison.
- 2 visites chez le docteur qui m'ont immensément rassurée sur mon état de santé (mais quelque peu inquiétée quant au devenir de ma peau, qui n'est déjà pas ce que j'ai de mieux à la base).
- 1 visite chez l'esthéticienne qui s'est traduite par une épilation assez approximative: visiblement, elle avait plus la tête à ses nouvelles amours qu'au fignolage de mes mollets.
- 1 vilaine averse le lendemain de notre arrivée, histoire sans doute que Hawk s'acclimate progressivement. Une autre la nuit juste avant notre départ pour ne pas nous faire regretter de rentrer à Bruxelles où, paraît-il, il fait 26° en ce moment.
- 1 énorme coup de soleil sur le crâne, le visage et les bras de Hawk, ainsi transformé bien malgré lui en Darth Maul; 1 coup de soleil plus léger sur mes bras seulement, car suite à la visite chez mon généraliste, j'avais pris la précaution de m'enduire la figure d'écran total.
- 1 séance de Wii Sport durant laquelle nous nous sommes faits laminer au tennis et au bowling par Raf (13 ans) et Choupie (5 ans 1/2). Du moins n'avons-nous pas encore réduit, à force de gesticulations, la collection d'étoiles Swarovski en série limitée de la maîtresse de maison.
- 6 séances de Wii Fit se traduisant par le déblocage de toutes les activités, quelques chutes comiques de Hawk pendant le step dancing, une compétition acharnée pour savoir qui de nous deux réussira à faire le plus de tours de hula hoop, et ma consécration en tant que "Muscles d'acier" avec un score maximum aux exercices d'abdominaux. Accessoirement, je suis le dieu du vent et un arbre quasi-parfait. Quant à Hawk, il a conquis de haute lutte le titre de pingouin professionnel. Ben ouais, on a la gloire qu'on peut.
- 4 films en DVD: "Le Diable s'habille en Prada", "Lords of Dogtown", "Jeux d'enfants" et "Avant qu'il ne soit trop tard". Je n'avais jamais vu le premier, que Hawk et moi avons unanimement trouvé plat et inintéressant. Je suis fan des trois autres, qu'il a appréciés à des degrés divers.
- Un nombre indéfini de bandes dessinées et de magazines lus au lit: les trois premiers tomes de "La Nef des Fous", plus le premier de "Garulfo" et le premier de "Skydoll" pour Hawk, les deux "Great lies to tell kids" d'Andy Riley pour moi, ainsi que le Elle de la semaine et les derniers numéros en date de Creating Keepsakes et Simple Scrapbooks.
- 1 prime de la Nouvelle Star qui m'a vue déçue par Amandine pour la première fois, mais de plus en plus enthousiaste vis-à-vis de Thomas.
- 2 bains moussants en duo et autant de câlins aquatiques: le comble du pratique (sitôt sali, sitôt lavé) et de l'écologie (double utilisation pour l'eau consommée).
Nous espérons remettre ça en octobre...

3.5.08

Un grand moment de romantisme

HAWK (se couvrant le visage de ses mains pour cacher ses joues et son front rouge fluo séparés par une splendide marque de lunettes blanche): Tu m'aimes?
MOI (me penchant tendrement vers lui pour l'embrasser): Bien sûr que oui. Tu es mon vrai chemin...
MOI (amoureuse mais pragmatique): ...Même si tu pues la Biafine.

[Ceci n'est PAS un poème]

Ce matin en me réveillant
j'ai réalisé qu'on était le 3 mai.
Et que ça faisait donc deux ans tout juste
qu'après une énième nuit passée à pleurer dans le canapé
j'avais annoncé à l'Homme que je m'en allais
puisqu'il ne m'aimait et ne me voyait même plus.

Pendant ces deux ans j'ai découvert
qu'il n'était pas celui qu'il prétendait
et que je n'étais pas non plus celle pour qui il me faisait passer.
Je suis partie loin;
j'ai laissé des impressions d'ailleurs
me distraire de mon chagrin.
J'ai voulu rejouer à l'amour,
une fois pour rien et la deuxième:
- une révélation.
Jour après jour
je suis devenue ce que j'étais depuis le début
et que j'avais étouffé pour le retenir.
L'impression
d'avoir été chassée de ma propre vie
d'errer dans une existence qui n'était pas la mienne
s'est progressivement estompée.
Aujourd'hui je sais
que le second chemin était le bon
celui que j'aurais dû suivre dès le départ.

Et penser à lui
ne me fait plus mal.

2.5.08

Le dilemme du jour

Avant-hier, chez Douce Gynéco, je me répands en louanges sur le Lutényl, médicament qu'elle m'a prescrit il y a un an pour lutter contre mon endométriose: "Je n'ai quasiment plus mal la semaine de mes règles, et jusqu'ici, je n'ai constaté aucun effet secondaire." "Alors, on continue comme ça jusqu'à la ménopause!" me répond-elle gaiement.
Aujourd'hui, chez Merveilleux Généraliste, après un rappel de vaccin et un examen rapide pour vérifier que mon torticolis n'était pas le symptôme d'une tumeur du cerveau, je demande une recommandation pour un dermatologue. "Parce que ça fait six mois que j'ai le front couvert d'horribles taches de vieillesse, et je trouve qu'il est encore un peu tôt pour ça". Un bref coup d'oeil et le verdict tombe: "Ce ne sont pas des taches de vieillesse, c'est ce qu'on appelle un masque de grossesse..." "QUOIIIII?" "...Et qui peut survenir soit quand on est enceinte, soit quand on prend un produit fortement dosé en hormones comme le Lutényl."
Horribles maux de ventre une semaine par mois et curetage sous anesthésie générale tous les deux ans, ou tête de vieille pomme tavelée nécessitant trois couches de fond de teint pour ne pas faire quarante ans de plus que mon âge réel? Entre les deux, mon coeur balance...

Les jours se suivent...

...et ne se ressemblent pas.

1.5.08

Embellie vespérale

(...Je sais, je suis nulle en titres.)
Hier après-midi, j'avais rendez-vous à la clinique où je suis née et où j'ai subi mes trois opérations sous anesthésie générale pour une visite de contrôle qui m'angoissait légèrement. Une heure d'attente dans un couloir stérile à lire le Glamour américain (pour moi) ou à découvrir le Mah-Jong sur DS (pour Hawk). Et au final, le verdict rassurant de ma gynéco: mon endométriose semble sous contrôle et je n'ai pas plus de risque que n'importe qui de développer un cancer du col de l'utérus. Je ressors de là le pas bien plus léger. Comme pour se mettre au diapason de mon humeur, la pluie a cessé de tomber et le ciel commence à se découvrir.
Nous faisons un tour au centre commercial. Premier magasin à droite: la FNAC. Hawk s'offre une bédé hommage à Gotlib tandis que je note le titre d'un roman japonais à acheter quand il sortira en poche. Nous regardons les appareils photos numériques: les deux nôtres doivent être changés, mais nous n'avons pas trop les sous en ce moment. Tant pis, ça attendra. Premier magasin sur la gauche: un Go Sport où nous faisons l'emplette d'un tapis de sport pour les exercices de gym sur Wii Fit. Nous cherchons aussi un pantalon de yoga pour homme, mais en vain. Apparemment, si tu es muni d'une paire de gonades, tu n'as le choix, pour faire du sport les fesses couvertes, qu'entre des moches survêtements ou des shorts de footballeur XXL. En même temps, un hommes avec des jolies fesses qui se dandine devant moi en boxer moulant, je trouve ça assez sexy, donc ce n'est pas demain la veille que je lance ma propre ligne pour pallier ce manque. Deuxième magasin sur la droite: je craaaque pour les adorables ballerines Volcom repérées le mois dernier; elles sont disponibles dans ma pointure, very Elise Flannigan, et elles passent en machine. "En plus, 58 euros, c'est même pas cher", commente Hawk dont les critères financiers diffèrent étonnamment selon qu'il s'agit de mes dépenses ou des siennes.
Bon, on ne va pas continuer à faire toute la galerie en achetant un truc dans chaque boutique: il doit y en avoir 150, dont une demi-douzaine de bijouteries; ça risque de faire cher à la sortie. Un petit tour chez Carrefour pour prendre de quoi petit-déjeuner jusqu'à vendredi et la réouverture de Champion, et il est déjà l'heure de rejoindre Etre Exquis au salon de thé.
Quand nous émergeons à l'air libre, le soleil a fait son retour, et Hawk peut étrenner les lunettes de soleil qu'il vient de s'offrir. Cette fois, nous nous sentons vraiment en vacances. Amatrice de températures modérées (je ne supporte ni la chaleur ni le froid), je savoure la brise tiède en poussant de petits soupirs de bonheur. Etre Exquis est particulièrement élégant aujourd'hui avec ses Olivers People et sa veste en tweed. Hawk et moi commandons un goûter crapuleux: une tranche de brownie presque fondant au milieu, une autre de cake et une de brioche toastée, plus une madeleine, le tout maison et accompagnée de beurre, de marmelade artisanale et de fromage blanc vanillé. Pas difficile de comprendre pourquoi cet assortiment porte, sur la carte, le nom de "tant pis, je ne dîne pas ce soir". Nous arrosons tout cela avec un délicieux thé vert parfumé.
Vers 18h40, c'est parfaitement repus que nous remontons vers la gare pour mon rendez-vous épilation. Je laisse Hawk (et ma DS) à une terrasse de café avant de monter chez mon esthéticienne. Je la trouve rayonnante: elle a un nouveau petit ami de dix ans plus jeune qu'elle, absolument merveilleux mais... qui part s'installer en Thaïlande pour 3 à 5 ans fin mai. Je la félicite de n'avoir pas hésité à sortir avec lui quand même: tous les petits bouts de bonheur sont bons à prendre, et on ne sait jamais quelles surprises réserve la vie. En sortant de chez elle, Hawk et moi nous précipitons à la gare routière et attrapons de justesse le bus qui va nous ramener à Monpatelin à temps pour la Nouvelle Star.
L'émission terminée, nous mettons en place la Wii Fit pour notre séance de gym quotidienne. A une heure et demie du matin, nous sommes encore en train d'imiter un arbre ou une chaise, de courir sur place, de boxer le vide, de nous tortiller pour maintenir une demi-douzaine de cerceaux virtuels en l'air et de nous trouver extrêmement mignons déguisés en pingouins. Demain, le réveil risque d'être tardif...

30.4.08

Nouvelle Star - 5ème prime en direct de Baltard

Les huit candidats encore en lice ouvrent l'émission en interprétant "Toute la musique que j'aime". Tiens, ils ont tous des guitares, même ceux qui ne sont pas musiciens. "Eux aussi, ils ont dû s'entraîner à Guitar Hero", commente Hawk.
Ce soir, Lio est coiffée comme Elisa Legrand (la méchante de Candy, pour ceux de mes lecteurs nés après les années 70). Elle porte un gilet super décolleté qui laisse voir tout son soutif. A mon avis, la styliste a repompé le look de la copine parisienne de Julie. Manoeuvre a changé de lunettes et tombé la veste, pour une fois; j'aime bien sa chemise à tête de mort. Dédé et Sinclair sont désespérément sobres et non-coiffés.
Jules ("Calling you"): Il faudrait qu'on m'explique pourquoi les gens qui ne comprennent pas l'anglais s'obstinent à chanter dans cette langue. Personnellement, ça me gâche tout le plaisir que je pourrais prendre à les écouter. Bon, là, même en français, les grimaces de Minipouss me donneraient envie de lui claquer le beignet, donc je ne perds pas grand-chose.
Lucile ("J'traîne des pieds"): Sur MSN, ils titraient aujourd'hui: "Lucile, favorite pour l'élimination?". Ce qui m'a étonnée, car Ycare et Kristov me paraissent nettement plus en danger. Bref. Sa prestation de ce soir est quelconque; il faut dire que la chanson ne se prête pas à des exploits vocaux ou interprétatoriaux. Par ailleurs, et bien que ça n'ait aucun rapport, je lui trouve le mollet étonnamment dodu pour une petite chose comme elle.
Duo Jules/Ycare (You never can tell"): Je n'écoute rien, je suis focalisée sur la hideur des mocassins blancs de Jules.
Benjamin ("A song for you"): Ne connaissant pas la chanson, je ne peux pas m'offusquer de ne pas la reconnaître sous la débauche habituelle d'arrangements. Benjamin est très bien, intense, puissant et retenu à la fois. Lio en a presque la larme à l'oeil. Il est brun, taiseux juste ce qu'il faut, et d'après ce que je lis sur le net depuis quelques semaines, il émeut autant la minette à peine pubère que la ménagère de moins de 50 ans. Probablement de la graine de finaliste.
Kristov ("Confidences pour confidences"): Il en fait des tonnes, c'est juste horrible. Le jury le descend en flammes; ça me fait presque de la peine pour lui.
Duo Amandine/Benjamin ("C'est comme ça"): J'adore les collants rayés mais honnêtement, ça n'arrange pas le cuissot. Le son est pourri, on ne les entend pas du tout. Dommage, ils bougent bien et ce duo de favoris aurait pu tout déchirer.
Cédric ("Eteins la lumière"): Une fois de plus, il reprend une chanson que j'adore; une fois de plus, il ne me convainc pas en rocker. Le jury n'est pas d'accord avec moi, mais il a le droit d'avoir mauvais goût.
Duo Lucile/Thomas ("Unchained melody"): Je n'aime pas du tout l'arrangement et Thomas chante trop haut à mon goût; par contre, Lucile est bien. A mon avis, la styliste de l'émission a eu un prix de gros sur les robes coupées comme des sacs à patates.
Ycare ("Le vent de l'hiver"): C'est une semaine impaire, donc Ycare est bien. Par contre, je me permets d'insister: ça fait quelques morceaux qu'on n'entend presque plus les candidats chanter; que fiche l'ingénieur du son? Dédé est en baisse de régime cette année, mais Manoeuvre a apparemment décidé de reprendre le flambeau du jury qui se fait remarquer: la tradition est sauve.
Duo Cédric/Kristov ("Femme libérée"): Ils sont habillés en symétrique, que c'est meugnon. Leur version est sympatoche.
Thomas ("Come undone"): Il faudrait qu'il arrête de sourire à la Jack Nicholson sur une chanson qui ne s'y prête pas vraiment. Sinon, son interprétation est rock et puissante. Même allongé, il envoie un max. Et puis le cheveu mi-long, rhââââ. Et le pantalon en cuir, glups. Juste glups. Je suis à deux doigts de fantasmer sur un môme qui a moins de la moitié de mon âge. Je devrais peut-être m'inquiéter...
Amandine ("Against all odds"): Mais que fait-elle? Elle se mélange dans les paroles; elle agite la main comme si elle était atteinte de la maladie de Parkinson; je n'aime pas son rythme saccadé ni le ton sur lequel elle a pris cette chanson que j'adore. C'est bien la première fois que je lui collerait un rouge. Je suis trèèès déçue. Surprise: le jury l'encense; Dédé la compare à du fromage de canut; Lio a la voix brisée par l'émotion; Manoeuvre trépigne dans son siège. Je ne comprends rien à la musique. Heureusement que je gagne bien ma vie comme traductrice parce que jury de la Nouvelle Star, de toute évidence, ne fait pas partie des reconversions professionnelles envisageables pour moi.
Tous les candidats ("Umbrella"): Drôle de choix mais leur version me plaît bien.
Bon, mon choix est fait depuis un moment: Kristov doit partir. Je le trouve absolument inodore et sans saveur.
...Le public est d'accord avec moi. Virginie Efira demande une dernière déclaration à l'éliminé: "J'ai envie de faire caca". Euh, OK.

Les vacances commencent bien

Hier, le chef de bord n'avait pas le plan d'occupation du train et ne pouvait pas nous attribuer deux places côte à côte; nous avons dû changer de sièges trois fois au fur et à mesure que nous étions chassés par des gens munis de réservations. Puis notre TGV est arrivé avec dix minutes de retard, soit juste assez pour que nous rations le bus censé nous conduire jusqu'à Monpatelin; nous avons attendu le suivant une grosse demi-heure (avec, pour la moitié d'entre nous, une envie de pipi urgente). Enfin, "Le diable s'habille en Prada", DVD choisi pour terminer la journée en douceur, était encore plus nul que le bouquin dont il s'inspirait. Bon.
Ce matin, nous nous levons sous un ciel couvert alors qu'hier il faisait 25° et un soleil éclatant. Je crains que la météo bruxelloise nous ait suivis jusqu'ici. Nous partons faire les courses au village sous une pluie battante. Le temps de parcourir les 500 mètres qui nous séparent de la Poste, nous sommes ruisselants malgré nos parapluies. Le guichetier me remet un énorme colis qui occupe la moitié du chariot initialement prévu pour contenir nos provisions de la semaine. Au lieu de poursuivre vers Champion, nous rebroussons donc chemin vers la maison afin de déposer ledit colis.
Arrivée là, je me rends compte que le super sac en cuir tout neuf qui m'a coûté un rein est trempé, tout comme mon chariot en toile de jute, ravissant mais fort peu pratique. Ce dernier laisse en outre derrière lui de grosses taches de peinture bleu marine. Tant pis pour les courses, nous tiendrons sur mes réserves jusqu'à vendredi - car évidemment, demain est l'un de seuls jours fériés de l'année où Champion n'ouvre pas le matin. J'aimerais d'ailleurs qu'on m'explique pourquoi on fête le travail en chômant; c'est un principe que je n'ai jamais compris.
Et ce n'est pas terminé! Cet après-midi, déluge ou pas, il faut aller en ville pour mon rendez-vous chez la gynéco et ma séance de dépoilage. Seule consolation: quoi qu'il advienne, nous goûterons avec Etre Exquis dans mon salon de thé préféré.
...A moins, évidemment, que les hommes en noir l'aient fermé cette semaine pour travaux ou quelque chose dans le genre.

28.4.08

Vacances j'oublie tout

Yesssssss! J'ai terminé de bosser il y a une heure et Hawk vient juste de rentrer du boulot; nous voici officiellement en vacances pour une semaine ! Demain, nous prenons le train pour le sud de la France avec une très grosse valise.
D'accord, ce n'est pas (encore) Copenhague, Prague ou Barcelone. D'accord, il faudra quand même que je travaille deux grosses demi-journées pendant notre séjour. D'accord, je dois caser deux rendez-vous médicaux rapides mais un poil angoissants, ma séance de torture mensuelle chez l'esthéticienne, le règlement par téléphone de quelques problèmes administratifs et la rédaction de ma 2042 de l'an dernier avec l'Homme-ce-Traître. D'accord, on ne pourra pas aller à Nice et sans doute pas non plus à Aix comme on pensait le faire le mois dernier. Nos sorties seront donc limitées à Monpatelin et à la grande ville voisine.
Mais on s'en fout.
A nous les grasses matinées crapuleuses qui se prolongent jusqu'en début d'après-midi, les déjeuners au soleil sur le balcon, les promenades main dans la main au bord de mer, les photos en vêtements légers sous un beau ciel bleu, les goûters en terrasse de mon salon de thé préféré, les sessions Wii Fit avec plein de place autour (et au-dessus...) pour faire les exercices, les bains moussants bien mérités en duo, les petits plats mitonnés amoureusement avec des légumes frais, les soirées DVD vautrés sur le canapé. Le mélange parfait d'activités plaisantes et de douce indolence.

27.4.08

Wii Fit: l'heure de vérité

D'abord, quelques tests pour situer ma condition physique. Ca commence bien: mon centre de gravité est placé de manière quasi-parfaite, 50,2% à droite et 49,8% à gauche. Je sens que ce jeu va me plaire. La pesée, maintenant. Je ne me fais pas d'illusions: je sais que mon IMC doit taper dans les 26 et quelques. "Vous êtes en surpoids", m'annonce la balance board. Le dernier mot est écrit en rouge pour bien signifier que c'est GRAVE. Oui, bon. Maintenant, mon âge Wii Fit. Comment ça, 44 ans??? J'en ai 7 de moins et je suis dans une forme qui me paraissait honorable il y a encore cinq minutes. Hawk est mort de rire. Il déchante assez rapidement quand, son tour venu, le verdict tombe: IMC supérieur à 27 et âge Wii Fit 46 ans, soit 8 de plus que son âge réel. Alors qu'il fait du sport deux à trois fois par semaine. Je suis vengée. Tout de même, nous avons payé 90 euros pour nous faire insulter par une machine. Pas de doute, nous sommes masos. Mais nous ne devons pas être les seuls, vu les ruptures de stock massives sur le jeu dès le lendemain de sa sortie.

"Etant donné que vous êtes en surpoids, ce serait peut-être une bonne idée de faire de l'exercice pour ramener votre IMC à un chiffre correct", nous dit la balance board. Elle ne rajoute pas "espèce de gros lard", mais elle le pense si fort que nous l'entendons. En même temps, nous n'avons pas acheté le jeu pour le laisser dans un placard, donc allons-y: fixons-nous des objectifs de perte de poids et attaquons l'entraînement.

Quatre activités sont proposées: aérobic, gym, équilibre et yoga. L'aérobic, ça va peut-être faire un peu violent pour une première fois, et je n'ai pas hyper envie de courir sur place dans mon salon. Essayons la gym. Je tombe de la balance board au premier exercice; je n'arrive même pas à débuter le second (les pompes et moi, ça a toujours fait deux); le troisième est ridiculement facile et je ne retire aucune gloire de mon bon score; le quatrième me donne enfin l'occasion de triompher: 100 points et la mention "abdominaux d'acier", mwa ha ha; quant au cinquième, c'est le développé, un vieux classique des salles de muscu qui ne me pose pas vraiment de problème. Bilan global: j'ai une trèèèès grosse marge de progression sur certains exercices, mais je pense qu'en les répétant régulièrement et en augmentant petit à petit le nombre de répétitions, je ne devrais pas tarder à voir des résultats.

Testons maintenant les jeux d'équilibre. Au foot, mon Mii n'est pas très réactif; je laisse passer pas mal de ballons et prends plein de baskets dans la figure. Score: 18 points à la première tentative, 29 à la seconde. Hawk se moque. Dix minutes plus tard, il fait respectivement 6 et 18 points. Who's laughing now? Au parcours de ski, je loupe 7 portes à la première tentative et 2 à la seconde. Hawk se re-moque. Et re-fait des scores pire que les miens une fois son tour venu. Non, sa cheville pourrie et mes X années de danse classique ne constituent en aucun cas une explication et encore moins une excuse.

Il me faut quelques essais pour trouver la bonne position de saut à ski; mine de rien, elle doit finir par bien muscler les cuisses. Le jeu de billes est fun et j'arrive au niveau 5 sans trop galérer (par contre, il me manque toujours une demi-seconde pour le terminer, aaargh!). En funambule, je boucle le parcours à ma deuxième tentative avec seulement 2 centièmes de marge sur le chrono, ouf! Bilan de la catégorie: des exercices amusants et d'autres beaucoup moins; les différents niveaux de difficulté doivent les rendre assez efficaces à long terme.

Le yoga, j'en ai fait un peu il y a... pfiou, longtemps. J'ai encore de beaux restes et, toute fière de mon titre de "yogi" décerné par le jeu, j'exécute une petite danse de la victoire sur la balance board. Mais Hawk passe après moi; il fait les positions de travers et il en oublie de pratiquer la respiration abdominale; pourtant, il obtient de meilleurs scores que moi sur certains exercices. La machine, bien que sophistiquée, ne peut pas prendre en compte tous les paramètres. Je pense que sur le yoga notamment, le jeu peut créer des défauts de posture assez fâcheux, voire nuisibles.

Ce petit défaut mis à part, je suis conquise par la Wii Fit. C'est un très bon moyen de pratiquer une activité physique amusante et variée, à son rythme et surtout, sans sortir de chez soi. En plus, le suivi précis des progrès techniques et de la courbe de poids semble super motivant. Autrement dit, c'est LE truc que j'attendais depuis des années. Je n'aurai donc aucune excuse pour ne pas en faire régulièrement. D'autant que là, Hawk est en train de danser en slip mauve au milieu du salon parce qu'il vient de réussir le parcours à ski, et rien que ça, ça devrait suffire à me motiver pour pousser les meubles tous les soirs.