mercredi 8 juillet 2020

"La ville sans vent" (Eléonore Devillepoix)


Dans la métropole sous dôme d'Hyperborée, Lastyanax, jeune mage aux origines modestes, décroche son diplôme le jour où son maître est assassiné et se retrouve propulsé ministre à sa place. Au même moment, Arka, guerrière de 13 ans au passé tragique, débarque en ville pour y chercher son père. Les circonstances vont les pousser à une improbable alliance pour déjouer les complots politiques dans lesquels ils seront pris bien malgré eux...

Si comme moi vous avez adoré les deux premiers tomes de "La passe-miroir" et que vous cherchez désespérément quelque chose d'approchant à lire, "La ville sans vent" a toutes les chances de vous séduire. D'abord, il est très bien écrit, d'un style élégant mais pas prétentieux qui fait agréablement couler les phrases. Ensuite, il propose un monde de fantasy original, que j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir - même si maintenant, j'ai envie de me déplacer en tortue le long de paisibles aqueducs plutôt qu'en bagnole sur des routes polluées. Les deux héros très mal assortis de prime abord développent une relation aussi amusante que touchante, et l'intrigue pleine de rebondissements grâce auxquels on ne s'ennuie jamais aborde au passage la question des droits des femmes et celle des inégalités sociales. Seul bémol: le manque criant de diversité des personnages. L'histoire entamée dans ce premier tome se poursuivra et s'achèvera dans le second, à paraître dès le mois d'octobre. 

dimanche 5 juillet 2020

La semaine en bref #130




Lundi:
Pas un seul commerce ouvert à l’aéroport de Blagnac, alors que je suis partie de chez ma sœur sans petit-déjeuner et que je ne serai pas chez moi avant 14h30. Heureusement, un distributeur consent à me vendre une compote de pommes et un mini-paquet de Prince - l'occasion de me rendre compte que le temps où j'adorais ça est révolu. 
 Je croyais que c'était la canicule à Bruxelles, mais il fait à peine 21° quand je descends de la navette à Luxembourg. Limite si je n'ai pas froid avec ma robe sans manches et mes sandales. Franchement, je préfère ça plutôt que crever de chaud.
  Le pad thai de Chouchou m'avait manqué. Pas autant que le cuisinier, bien entendu. 

jeudi 2 juillet 2020

Les conversations absurdes #88


Nous discutons du problème de cristaux dans l'oreille interne qui me fait perdre l'équilibre. 
CHOUCHOU: Tu n'as jamais réalisé l'expérience avec les crevettes en cours de biologie?
MOI, soupçonneuse: ...Non.
CHOUCHOU: En fait, les crevettes s'orientent grâce à leurs poils: le sens dans lequel ils tombent leur indique où est le bas. Sauf que ces poils ne sont pas assez longs pour que la gravité exerce une traction suffisante dans l'eau. Donc, elles les alourdissent en se roulant dans le sable. 
MOI, confuse: Si elles savent où est le sable, elles savent où est le bas. 
CHOUCHOU: Elles savent où est le sable parce qu'elles se sont déjà roulées dedans avant. En fait, elles passent leur temps à le renouveler pour pouvoir toujours s'orienter. 
MOI: Ce serait quand même plus simple de se laisser pousser les poils comme de bonnes féministes radicales.

mardi 30 juin 2020

Où j'invoque Jean de la Fontaine


Photo by Katarzyna Kos on Unsplash

D'ordinaire, j'attends fin décembre pour faire le bilan de l'année écoulée. Mais là, nous sommes à peine à la moitié de 2020 et j'ai l'impression qu'il s'est écoulé une décennie entière depuis que je me suis armée de mes plus belles résolutions pour commencer un nouveau chapitre de ma vie. Je le voulais plus dynamique, plus audacieux, plus confiant. Au lieu de ça, j'ai passé deux mois enfermée à la maison, annulé tous mes projets pour le futur prévisible et frôlé la tentative de suicide. Je crois que c'est ce qu'on appelle un epic fail