mercredi 1 avril 2020

Stratégies du réenchantement #4: Les petites bénédictions




Depuis quelques jours, j'ai le moral au fond des chaussettes malgré mon demi-Xanax du soir; les mauvaises nuits sont de plus en plus fréquentes et je commence à être totalement démotivée pour bosser - d'autant que je n'ai reçu qu'un seul des trois paiements promis pour mars, et que je n'ose imaginer combien de temps il faudra pour qu'on me règle la grosse traduction  remise hier. Dans ces conditions, à quoi bon m'échiner à travailler? Tout me paraît vide de sens; je voudrais juste m'endormir et me réveiller une fois le confinement levé (et sans Chouchou, jamais me conviendrait tout aussi bien). Les troubles anxieux qui me pourrissent déjà la vie en temps normal ont flambé avec le nombre des hospitalisations dues au coronavirus, et je perds pied un peu plus chaque jour. Pourtant, ma situation est loin d'être dramatique et comparée à beaucoup d'autres gens, j'ai conscience que je reste hyper privilégiée. Aussi, je me suis dit que j'allais coucher par écrit toutes mes raisons de voir le verre à moitié plein.

lundi 30 mars 2020

La semaine en bref #116




Lundi:
Chouchou s'installe dans notre lit pour me déranger le moins possible pendant sa tripotée de vidéo-conférences quotidiennes. Je savais bien que même s'il ne me procurait aucune joie, ce support de laptop réglable servirait un jour! Team Marie Kondo: -10 points.
 A période exceptionnelle, mesures exceptionnelles: je tente un "la maréchale-ferrante".

dimanche 29 mars 2020

L'apocalypse en pyjama




Il y a seulement quelques mois, même mes rêves les plus délirants, jamais je n'aurais imaginé que la moitié de l'humanité passerait le printemps 2020 recluse sous la menace d'un virus. Oh, j'ai lu des romans d'anticipation qui décrivaient une pandémie, et dûment frissonné en pensant que ça pourrait bien arriver un jour. Mais après plus de deux semaines de confinement, la situation garde un côté tout à fait irréel. Sans doute parce que je suis une introvertie et que je bossais déjà à la maison, de sorte que mon quotidien est assez peu chamboulé.

mardi 24 mars 2020

Stratégies du réenchantement #3: Les tactiques pour endurer




Depuis que la Belgique a décrété la fermeture des bars et des restaurants, je ne suis sortie de chez nous qu'une seule fois, pour faire des courses alimentaires. En soi, l'enfermement ne me pèse pas outre mesure: j'y suis habituée, bien qu'avec des fenêtres de liberté qui n'existent actuellement pas. Mais la situation reste épouvantablement anxiogène pour quelqu'un qui imagine douze catastrophes par jour en temps normal. Le décompte des morts augmente chaque soir, et on est toujours incapable d'estimer quand le confinement prendra fin. En onze jours, néanmoins, quelques habitudes se sont mises en place d'elles-mêmes pour préserver ma santé mentale.