lundi 6 juillet 2015

"Souvenirs de Marnie"


Anna a 12 ans. Placée en famille d'accueil suite au décès de ses parents, c'est une enfant solitaire qui se sent toujours "à l'extérieur du cercle". Afin de soigner son asthme, sa tutrice l'envoie passer l'été dans une petite bourgade tranquille. A peine Anne est-elle arrivée sur place qu'elle se prend de fascination pour un manoir décrépit situé au fond d'un marais. Elle y fait la connaissance de Marnie, une fillette de son âge dont les parents toujours absents la laissent à la garde d'une grand-mère sévère et de domestiques peu commodes. Entre ces deux enfants qui se sentent abandonnées, l'amitié est immédiate... 

Dernier film produit par les studios Ghibli, seconde réalisation d'Hiromasa Yonebayashi à qui on devait déjà "Arrietty, le petit monde des chapardeurs", "Souvenirs de Marnie" a fait un flop (certes relatif) tant au Japon qu'à l'étranger, et j'avoue que je peine à comprendre pourquoi. Certes, il ne possède pas la magie des plus grands Miyazaki, mais on y retrouve tous les éléments qui font le charme de films plus contemplatifs tels que "La colline aux coquelicots" ou "Si tu tends l'oreille". Ici aussi, l'héroïne est en équilibre entre l'enfance et l'adolescence; ici aussi, l'atmosphère joliment nostalgique est servie par un travail fabuleux sur les paysages et la lumière; ici non plus, il n'y a pas de lutte contre un antagoniste quelconque: juste la découverte de soi et l'apprentissage parfois doux-amer de la vie. Un très joli dessin animé à mettre devant toutes les mirettes. 




dimanche 5 juillet 2015

Les brèves de la semaine #27




- Lundi, je fais le workout 1 du "6-week 6-pack" de Jillian Michaels. 35 minutes d'abdos purs à un train d'enfer. Quand je termine, je suis tellement trempée de sueur qu'on dirait que je sors de la douche. Mais le lendemain, je n'ai presque pas mal, hourra!

- Ma crève d'été s'éternise; je dois désormais être composée de morve à 90%. 

- Mardi midi, j'apprends que le crabe qui squattait les poumons d'un ami est de retour après avoir été chassé une première fois. Fuck.

- Le soir, le nouveau directeur de collection d'une série que je traduis depuis plus de 15 ans - c'est même moi qui l'ai recommandée à l'éditeur au millénaire dernier - déclare dans une interview "qu'il travaille" à la publication de l'ultime tome récemment paru en VO. Ou bien il pipote, ou bien il y travaille sans moi - ce qui m'étonnerait un peu vu le monstrueux glossaire que j'ai dû établir et que je suis la seule à détenir.

- Mercredi, je snobe le début des soldes: je viens d'entrer dans mon mois de no buy.

- Je me renseigne pour des cours d'aerial yoga. La super nouvelle, c'est qu'il y a une école juste à côté de chez moi avec des horaires et des tarifs qui me conviennent. La mauvaise nouvelle, c'est qu'elle vient juste de fermer - seulement pour les grandes vacances, j'espère!

- Jeudi, je me lève en nage à cause de la canicule, et avec la chanson de l'équipe de foot de St-Etienne qui tourne en boucle dans la tête (pourquoi?). C'est ce qu'on appelle un excellent début de journée.

- Vendredi, je reçois le hors-série de Flow spécial Mindfulness qui tombe à pic pour cristalliser certaines de mes intentions encore un peu floues quant à une future réorientation professionnelle. Dès que j'aurai un peu de temps et d'inspiration, je pondrai un billet sur le sujet.

- Le Takumi compte arrêter mon donburi préféré, celui aux boulettes de poulet mariné, parce qu'elles nécessitent trois cuissons différentes et que c'est un peu chiant. Mais à la place, il devrait y avoir bientôt une autre recette de donburi et une de udon. A tester!

- Samedi, nous retournons au yoga pour la première fois depuis six mois. Le cours en plein air, à l'ombre fraîche des grands arbres d'un parc privé, est un vrai bonheur.

- En allant chercher une pièce de rechange pour notre blender KitchenAid chez International Home of Cooking, nous découvrons qu'il y a un tout nouveau NoaNoa au début de la chaussée de Charleroi. Je me retiens héroïquement d'entrer - j'adore leurs jupes, et ils ont le bon goût de tailler grand.

- Dimanche matin, le marché Flagey rétrécit de plus en plus au fur et à mesure que l'été avance: dommage, c'est quand même la saison la plus riche en fruits et légumes... Heureusement, je peux me consoler de l'absence de poivrons corne de boeuf et d'asperges sauvages avec deux très bons pad thai du food truck Chang Noi.

- Je passe une partie de l'après-midi à traduire des annonces d'ateliers de rêves et de visualisation pour ma prof de yoga en échange de cours gratuits. Vive le troc de compétences!

- Vers 17h30, enfin, la pluie se met à tomber. J'ai rarement été aussi contente de la voir. J'en suis même à souhaiter un bon gros orage pour cette nuit, histoire de rafraîchir vraiment l'atmosphère...

Bonne semaine à tous.

"Sense8": Vous n'êtes plus seulement vous-mêmes




A Seoul, Bombay, Nairobi, Berlin, Londres, Chicago, Mexico et San Francisco, quatre hommes et quatre femmes ordinaires, que rien ne reliait jusque là, sont simultanément frappés par la même vision brutale. Sans s'expliquer pourquoi ni parvenir à maîtriser ce phénomène, ils commencent à partager leurs sensations et leurs vécus respectifs. Et comme si ce n'était pas assez déboussolant, une organisation mystérieuse tente de s'emparer d'eux...

"Sense8" est une série produite par Netflix, dont la première saison de douze épisodes est disponible depuis début juin. Sortie de l'imagination des Wachowski, elle reprend avec brio le thème de l'empathie et de la connectivité qu'ils avaient déjà traité de manière ambitieuse (mais un poil chiante) dans leur film "Cloud Atlas". Ici aussi, la science-fiction sert de prétexte à explorer le thème de l'humanité; ici aussi, l'intelligence de la réflexion n'empêche pas la présence de scènes d'action très spectaculaires à la "Matrix", rendues d'autant plus originales par le fait que les Sensates peuvent intervenir dans la vie les uns des autres et qu'en situation de crise, ils font généralement front à plusieurs.

Pour le reste, le rythme de la narration est très lent - principal reproche adressé par les spectateurs n'ayant pas accroché au pilote. Entre deux explosions de violence, la série tisse son univers émouvant à coups de rencontres improbables entre deux solitudes séparées par des milliers de kilomètres, de scènes de groupe magiques portées par un choix musical particulièrement judicieux. Les Wachowski ont bénéficié de moyens financiers importants qui leur ont permis de tourner réellement aux neuf endroits où est censée se dérouler leur histoire: les huit cités précédemment, plus l'Islande. Ils ont également su s'entourer de comédiens tous parfaits dans leur rôle, capables d'apporter la force et la fragilité inhérentes à chacun des personnages:

- Nomi, née Michael, est une hackeuse transsexuelle en couple lesbien et biracial.
- Lito, célèbre acteur de télénovelas, dissimule son homosexualité de crainte qu'elle ne lui coûte sa carrière.
- Will, policier comme son père avant lui, est hanté par la disparition inexpliquée d'une de ses camarades d'enfance.
- Riley, DJ en vogue, ne se remet pas de la tragédie qui lui a fait fuir son Islande natale.
- Wolfgang, cambrioleur qui opère en duo avec son meilleur ami, a été poussé sur la voie du crime par une histoire familiale violente.
- Capheus, conducteur de bus et grand fan de Jean-Claude Van Damme, ne sait plus comment s'y prendre pour procurer des médicaments à sa mère atteinte du Sida.
- Kala, étudiante en pharmacie pour qui la science et la religion ne sont nullement incompatibles, se demande si elle doit épouser son fiancé merveilleux mais dont elle n'est pas amoureuse.
- Sun, femme d'affaires le jour et championne de kickboxing la nuit, a promis à sa mère mourante de veiller sur son père et son frère bien qu'ils la méprisent parce qu'elle n'est qu'une femme.




Pour certains, ce casting est une accumulation de clichés racistes choquants. Je n'y ai vu que des archétypes certes pas très subtils, mais qui servent à étoffer l'universalité du propos - et surtout, que l'on oublie très vite tant les personnages sont intéressants et/ou attachants. Leurs histoires individuelles se font écho d'une manière qui permet d'explorer mains sujets douloureux, notamment les rapports familiaux (des plus dysfonctionnels aux plus touchants) et la façon dont ils modèlent une existence. J'ai également beaucoup apprécié l'importance accordée à la notion de genre, et la mise en scène de la sexualité comme quelque chose de bien plus fluide que ne l'imaginent la plupart des gens.

Mais surtout, j'ai aimé le message qui sous-tend chacune des scènes, des plus brutales aux plus sereines, des plus poignantes aux plus hilarantes: l'évolution positive de la race humaine passera par l'empathie. Nous serons sauvés de la solitude, de nos drames personnels et des Grands Méchants non par notre propre force, mais par notre capacité à connecter avec autrui, par notre volonté d'oeuvrer tous ensemble à la résolution des problèmes qui se présenteront à nous individuellement ou à l'ensemble de notre communauté. La philosophie peut sembler un peu simpliste, mais mise en scène par les Wachowski, je vous jure qu'elle est aussi belle qu'inspirante - à tel point que pour moi, elle relègue l'aspect "conspiration" de l'intrigue assez loin à l'arrière-plan.

J'aurais encore beaucoup de choses à dire, notamment sur les scènes les plus marquantes (drôles/jouissives/émouvantes) de cette première saison, ou encore les relations privilégiées qui se nouent entre certains des héros, mais je m'en voudrais de déflorer "Sense8" aux anti-spoilers. Alors, je vais juste conclure en disant que les Wachowski ont prévu de boucler leur histoire en cinq saisons (non, "Sense 8" ne sera pas un second "Lost" qui ne sait pas où il va), dont la deuxième et la troisième sont déjà signées. Mon impatience d'être en juin prochain n'a d'égale que ma crainte que la série ne parvienne pas à soutenir un niveau pareil jusqu'au bout.




samedi 4 juillet 2015

La revue de presse du week-end #28




[ECOLOGIE] "Nous sommes une société qui fait du bien au monde", affirme sans frémir le porte-parole de Monsanto.

[ECONOMIE] Contre le totalitarisme financier, l'Europe doit changer ou mourir

[IMMIGRATION] Un magnifique texte dédié "à ceux qui pensent qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde". Et si, au contraire, ouvrir les frontières générait de la richesse?

[IMMIGRATION] Le village italien qui doit sa survie aux migrants.

[SANTE] Se pourrait-il que la dépression soit une maladie physique et non mentale? (En anglais)

[SANTE] Cuba devient le premier pays à éliminer la transmission mère-enfant du HIV. (En anglais)

vendredi 3 juillet 2015

Canicule




Je me lève une heure plus tôt que d'habitude, chassée de mon lit par la chaleur qui colle mon corps moite aux draps. 
Je me douche tout de suite pour ne pas passer la journée à mariner dans mon jus, alors que d'habitude, c'est un miracle si j'arrive à me traîner à la salle de bain avant 17h.
J'hésite: un thé chaud pour me réveiller, un thé froid pour me rafraîchir? 
Je dois me violenter pour arriver à bosser dans notre petit appartement changé en étuve plutôt que de faire... n'importe quoi d'autre, mais ailleurs. 
Je bouge au minimum pour retarder le moment où je sentirai ma sueur recommencer à couler. 
Depuis lundi, je n'envisage même plus de faire du fitness. C'est tout juste si, mercredi, je me suis fendue d'une séance quasi immobile de yin yoga. Et même quand je sors, je n'atteins pas les 10 000 pas dans la journée parce que c'est désagréable de marcher par des températures pareilles, surtout à ma vitesse habituelle. 
("Tu as la police aux trousses?" me demandait souvent un de mes ex dont les jambes faisaient un demi-mètre de plus que les miennes.)
L'avantage, c'est que la chaleur me coupe l'appétit; du coup je mange très peu et même sans bouger, je perds quand même du poids. 
Dès que mon planning le permet, je prends une deuxième douche; je m'habille juste assez pour éviter l'arrestation et je fuis. 
Dans une salle de cinéma climatisée pour voir "Inside out".
Chez Les gens que j'aime où je commande une limonade maison que j'aspire bruyamment, presque d'un trait. 
Dans des magasins où je n'ai pas l'intention d'acheter quoi que ce soit malgré les soldes - juste parce qu'il y fait vaguement frais.
A l'Amour Fou pour boire des cocktails en lisant le hors série Mindfulness de Flow.
Sur la place Flagey où je regarde les enfants en maillot de bain s'éclabousser sous les jets d'eau en regrettant de ne pas pouvoir me joindre à eux. 
Malgré la crème Nok dont je m'enduis les pieds avant de sortir, j'ai rapidement des ampoules. 
Meds jambes sont lourdes et gonflées; il me semble que je marche à travers de la purée de pois. 
Je ne râle pas: j'ai grandi dans une ville où il faisait plus de 35° pendant toutes les grandes vacances. Je n'aime pas ça, mais j'ai l'habitude.
Et puis j'ai passé tout l'hiver à appeler le soleil de mes voeux, je ne vais pas me plaindre maintenant qu'il est enfin là. 
Trop vite, de toute façon, l'été passera; les résultats d'examens et les noms des élus tomberont - et les héros de notre jeunesse avec eux; il faudra prendre des décisions à contrecoeur, regarder des vérités cruelles en face, sentir le sillon des rides se creuser, trouver le moyen de vivre quand même. 
Mais en attendant qu'éclate l'orage, le temps est provisoirement suspendu. 

Lectures 2ème trimestre 2015


ROMANS
- "Lève-toi et charme" (Clément Bénech) ♥︎
- "Me before you" (Jojo Moyes) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Deux secondes de trop" (Rachel Joyce)
- "Who is Tom Ditto?" (Danny Wallace) ♥︎♥︎
- "Pouvoirs magiques" (Cécile Reyboz) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "L'histoire d'un mariage" (Andrew Sean Greer) ♥︎♥︎
- "Elizabeth is missing" (Emma Healy)
- "PopCo" (Scarlett Thomas) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Of things gone astray" (Janina Matthewson) ♥︎
- "La cigale du huitième jour" (Mitsuyo Kakuta) - en cours de lecture
- "Les invasions quotidiennes" (Mazarine Pingeot) ♥︎
- "A darker shade of magic (V. E. Schwab) ♥︎♥︎
- "The seven sisters" (Lucinda Riley)
- "Le vase où meurt cette verveine" (Frédérique Martin) ♥︎♥︎♥︎
- "The invisible library" (Genevieve Cogman) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Dix minutes par jour" (Chiara Gamberale) ♥︎♥︎♥︎
- "La balance brisée T1: Subliminale" (Lise Syven) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Ma femme de ta vie" (Carla Guelfenbein)
- "The versions of us" (Laura Barnett) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "La balance brisée T2: Phénoménale" (Lise Syven) ♥︎♥︎♥︎
- "Denton Little's deathdate" (Lance Rubin) ♥︎
- "The sunken cathedral" (Kate Walbert) - en cours de lecture
- "La femme au carnet rouge" (Antoine Laurain) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes" (Karine Lambert) ♥︎
- "Ma vie de pingouin" (Katarina Mazetti) ♥︎♥︎♥︎
- "The Rosie effect" (Graeme Simsion) ♥︎♥︎
- "Au service surnaturel de Sa Majesté" (Daniel O'Malley) - en cours de lecture

BEDE 
- "Soucoupes" (Obion/Le Gouëfflec) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Vous êtes tous jaloux de mon jetpack" (Tom Gauld) ♥︎♥︎
- "The sculptor" (Scott McCloud) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Le quartier de la lumière" (Inio Asano)
- "Le grand méchant renard" (Benjamin Renner) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Irmina" (Barbara Yelin) ♥︎♥︎♥︎
- "Carnets de thèse" (Tiphaine Rivière) ♥︎♥︎♥︎
- "Histoire d'un couple" (Yeon-Sik Hong) ♥︎♥︎♥︎
- "Allô, Dr. Laura?" (Nicole J. Georges) ♥︎♥︎♥︎
- "Six half" T1 à 5 (Ricaco Iketani) ♥︎♥︎♥︎
- "Martin Bonheur" (J. Félix/S. Louis) ♥︎
- "Double je" T2 (Reiko Momochi) ♥︎♥︎
- "A boire et à manger" T3 (Guillaume Long) ♥︎♥︎
- "Bouche d'ombre, T2: Lucie 1900" (Maud Begon/Carole Martinez) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Les promeneurs sous la lune" (Zidrou/Mai Erguza) ♥︎♥︎
- "Perles et pirates" (Yohan Zaoui/Clotka) ♥︎♥︎
- "Les petits riens T7: Un arbre en furie" (Lewis Trondheim) ♥︎♥︎♥︎
- "Mille tempêtes" (Tony Sandoval) ♥︎♥︎♥︎
- "Erased" T5 (Kei Sanbe) ♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- "To Do List" (Sasha Cagen) ♥︎♥︎♥︎
- "L'étrange cabaret des fées désenchantées" (Hélène Larbaigt) - en cours de lecture
- "Zen habits" (Leo Babauta) - en cours de lecture
- "Radical self-love" (Gala Darling) - en cours de lecture
- "The worrier's guide to life" (Gemma Correll) ♥︎

jeudi 2 juillet 2015

30 new things: week 3



Jour 15: Tester la terrasse du Stam
Je cherchais un endroit calme, pas trop loin de chez moi, où boire un verre en bouquinant les après-midi de flemme. Le Stam remplit parfaitement mon cahier des charges, surtout qu'il propose des thés glacés maison aromatisés aux fruits frais et pas trop sucrés, juste comme j'aime. L'essayer, c'est l'adopter!



Jour 16: Préparer des enveloppes-mystère
Ma proposition est accueillie avec enthousiasme, et je reçois immédiatement une vingtaine de demandes. Du coup, comme je ne pète pas la forme et suis assez préoccupée, je m'attelle immédiatement à la confection des enveloppes histoire de me changer les idées. C'est plus de boulot que je ne le croyais, et bien entendu, après avoir fermé les premières, je pense à plusieurs choses que j'aurais pu faire différemment et mieux.



Jour 17: Assister à la Gay Pride
Je pourrais retenir mon diagnostic de peau chez Kiehl's, ou le mugicha découvert dans un super restaurant japonais, mais la nouvelle chose la plus marquante de ce samedi, c'est quand même cette Marche des Fiertés que je vois passer pour la première fois. Je craignais qu'elle ne gâche ma rencontre de lectrices chez Betjeman & Barton, devant laquelle elle défile à partir de 17h30, et en fait, je suis ravie de cette occasion d'y assister. Tant de gens qui manifestent aussi festivement et contre rien du tout, je trouve ça assez génial, surtout le lendemain de la légalisation du mariage pour tous dans l'ensemble des USA - de quoi faire le plein de bonne énergie!



Jour 18: Goûter le mélange "Comme une étoile" de Betjeman & Barton
Hier je me suis laissée tenter par un nouveau mélange au nom poétique et une jolie boîte rose fluo chez Betjeman & Barton; aujourd'hui, je goûte! Chaud - je trouve l'association fleur d'oranger-violette-kiwi-pêche-bergamote assez agréable bien que pas révolutionnaire. Froid - la violette prédomine sur tout le reste à un point que je trouve écoeurant. On va donc dire que je ne suis pas fan de ce thé (mais que je kiffe quand même la couleur de la boîte réutilisable).



Jour 19: M'inscrire à mon premier MOOC
Longtemps après être entrée dans la vie active, j'ai continué à étudier en cours du soir ou par correspondance, juste pour le plaisir. Si j'avais pu me le permettre, je serais restée étudiante à jamais. Puis je suis devenue paresseuse pragmatique. Mais aujourd'hui, grâce aux MOOC, on peut étudier toutes les matières possibles et imaginables gratuitement, avec les meilleurs professeurs du monde, chez soi et à son rythme. J'ai longtemps repoussé le moment de m'y mettre; ce défi est l'occasion rêvée de m'inscrire. J'ai repéré deux cours de psychologie positive, un de 8 semaines à 4-5 heures de travail hebdomadaire annoncé, l'autre de 6 semaines à 2-4 heures de travail. Mais seul le premier est disponible pour le moment - même s'il ne commence réellement que le 8 septembre. Me voilà donc inscrite au MOOC "The science of happiness" de l'université de Berkeley. Et en train de de passer en revue la liste des autres cours sur lesquels je pourrais me faire les dents pendant l'été - je suis assez tentée par ceux qui traitent de développement durable.



Jour 20: Marcher au milieu du boulevard Anspach
A Toulon, le coeur de la ville est piétonnier depuis aussi loin que remontent mes souvenirs. A Toulouse, la rue d'Alsace-Lorraine l'est devenue il y a quelques années. Et depuis dimanche, une portion du centre de Bruxelles est fermée à la circulation automobile. C'est très bizarre de pouvoir désormais marcher sur le boulevard Anspach qui était jusqu'ici toujours encombré de voitures. Je sais que beaucoup de Bruxellois sont mécontents, mais moi, je salue toute initiative susceptible de limiter l'utilisation des bagnoles et de favoriser la marche à pied ou les TEC. Dans bien d'autres grandes villes, l'expérience a prouvé que ça n'était pas nuisible pour le commerce, au contraire. Je ne vois donc que des raisons de me réjouir.



Jour 21: Préparer des scones
La recette à l'Earl Grey issue d'une ancienne Thé Box est imprécise à souhait, mais sans doute pas autant que mes mesures car je n'ai ni verre doseur ni balance, ayant oublié de remplacer ceux que nous avons cassé il y a déjà... pfiou, au moins ça. En plus, ma levure est périmée. Ma pâte colle un peu malgré un rajout de farine, ce qui rend difficile l'utilisation d'une tasse retournée en guide d'emporte-pièce, et au final, je modèle mes scones à la main. Au sortir du four, légèrement plus compacts que le pain de voyage nain, ils peuvent éventuellement être biclassés "armes contondantes". Mais pour le goûter, euh, je vais plutôt manger une banane.