lundi 21 janvier 2019

La semaine en bref #54





Lundi:
En pleine séance de yoga, une éditrice avec qui je marche sur des oeufs mais pour qui je voudrais vraiment bosser de nouveau m'appelle pour me demander si je peux relire en urgence les épreuves de la trad faite pour elle au printemps dernier: l'autrice sera à Paris le mois prochain, et elle voudrait lui montrer le bouquin fini. Bien entendu, j'accepte avec empressement. 
 Saisie d'angoisses multiples au moment de me coucher, je ne parviens pas à trouver le sommeil, d'autant que j'ai trop chaud avec la couette et que Chouchou ronfle comme un sonneur. Je finis par déménager sur le canapé vers 2h30, et par m'assoupir vers 4h30 pour deux pauvres heures. Quelle nuit pourrie. 

dimanche 20 janvier 2019

3 idées fausses sur le yoga



Source: Lululemon


Le yoga, c'est pour les gens souples
Quand toutes les publicités pour des écoles, des sites internet ou des magazines de yoga montrent des pratiquantes contorsionnées comme des pretzels dans des postures qui défient simultanément les lois de la gravité et la configuration du corps humain, c'est facile de se décourager avant même d'avoir commencé. En réalité, le yoga, c'est 90% de mouvements accessibles à n'importe qui, à condition de ne pas vouloir les exécuter parfaitement ou à fond dès le début. Des vieillards de plus de 90 ans font du yoga. Des personnes en chaise roulante font du yoga. Le principe de base, c'est de bouger en accordant son souffle à ses mouvements. Vos poumons fonctionnent? Vous pouvez faire du yoga. Vos poumons ne fonctionnent pas? Vous n'êtes pas en train de lire cet article, donc peu importe. Et si vous êtes raide comme un bout de bois, vous allez constater une amélioration encore plus rapide et plus spectaculaire que que les pratiquants croisés avec un chewing-gum. Vous avez peur de vous sentir ridicule? S'il y a une communauté où les gens sont bienveillants et ne jugent pas les autres, c'est bien celle du yoga. Au pire, commencez chez vous avec des vidéos faciles. En plus, le yoga boostant l'estime de soi et l'auto-compassion, il vous aidera à accepter vos limites et à ne plus craindre le ridicule dans quelque domaine que ce soit. 

samedi 19 janvier 2019

Ces autres choses j'ai apprises et qui ont drôlement amélioré ma vie





- Ne me sentir en compétition avec personne d'autre que moi-même (ma soeur, mes collègues, mes amies ont leurs propres qualités, leurs propres défauts et leurs propres luttes; il y aura toujours des gens meilleurs et des gens plus mauvais que moi dans un domaine donné, et on s'en fout parce que la vie n'est pas une épreuve olympique)
- Viser le progrès plutôt que la perfection 
- Avoir confiance en moi 
- Me blinder contre le jugement d'autrui
- Etre consciente de ma chance, et reconnaissante pour tout ce que j'ai plutôt qu'envieuse de ce que je n'ai pas
- Vivre en-deçà de mes moyens (mais pas trop, parce qu'il faut quand même profiter)
- Réclamer l'argent que mes clients me doivent; dire quand j'estime en mériter plus
- Solliciter du boulot sans me sentir humiliée (et ça, c'est très récent...)
- Préférer avoir la paix dans mon couple plutôt que le dernier mot dans les discussions
- Ravaler un trait d'esprit que personnellement je trouve irrésistible s'il risque de blesser quelqu'un
- Ne JAMAIS balancer d'horreurs même sous le coup de la colère (la dispute passera; les mots et la blessure qu'ils ont provoquée resteront)
- Cesser de tenir mes parents responsables pour tout ce qui a foiré dans ma jeunesse
- Savourer les petits bonheurs du quotidien
- Ne pas engager de long débat avec des inconnus sur les réseaux sociaux (en revanche, il m'arrive encore de céder à la curiosité malsaine de lire les commentaires sur des articles polémiques, et le monde me paraît toujours un peu plus moche après)
- Ignorer les injonctions des médias, particulièrement en matière de féminité
- Déconstruire les messages sociaux racistes/sexistes/homophobes
- Remettre mes préjugés en question si on me fournit des arguments valables
- En cas de doute sur le bien-fondé d'une pratique médicale, me référer à la Cochrane Library 
- N'écouter ma mère que d'une oreille distraite et me contenter de "Mmmmh" qui n'engagent à rien quand ce qu'elle dit me fait bondir à l'intérieur
- Utiliser le strict minimum de produits cosmétiques (ma peau me remercie tellement, et mon porte-monnaie aussi)
- Accepter qu'à moins de m'affamer, je ne serai jamais mince - et faire ma paix avec ça; apprécier mon corps tel qu'il est pour tous les services qu'il me rend chaque jour
- Acheter ma taille de vêtements, même si je n'aime pas le chiffre sur l'étiquette (je mérite d'être à l'aise au quotidien plutôt que constamment boudinée dans mes fringues)
- Savoir ce qui me va et éviter le reste (du coup, je porte toujours le même genre de robes, de tops et de chaussures, mais j'ai choisi de considérer ça comme Mon Style)
- Me détacher de la plupart de mes possessions matérielles (la numérisation de la culture aidant vachement)
- Lire sur Kindle (je fais des économies de malade, et je ne vous raconte pas la place que je gagne dans mes bagages)
- Voyager léger (vous avez vu mon sac de Mary Poppins?)
- M'arrêter de boire quand je suis gaie mais pas encore bourrée
- Brancher une prise USB dans le bon sens du premier coup (c'est quand même pas compliqué: faut tourner la jointure vers le bas)


Mon cultivateur de bonnes habitudes

jeudi 17 janvier 2019

Et petit à petit, apprendre à aimer l'hiver





J'ai longtemps détesté l'hiver. Sans aller jusqu'à souffrir de dépression saisonnière, j'avais beaucoup de mal à garder le moral pendant ces quelques mois où je souffrais du froid et du manque de lumière, où je peinais à me lever le matin et avais envie de me coucher avec le soleil en milieu d'après-midi. Je  me plaignais en boucle et vivais les yeux rivés au calendrier, attendant le retour du printemps. Puis vers la quarantaine, comme je sentais le cours du temps accélérer et ma biologie interne ralentir, j'ai eu une sorte de déclic. J'ai commencé à percevoir la beauté de toutes les saisons, à éprouver la nécessité de leur succession, à accompagner ce cycle au lieu de me rebeller vainement contre lui. J'ai collectionné les petits plaisirs spécifiques de l'hiver et développé des stratégies pour pallier ses difficultés. 

mardi 15 janvier 2019

[LIEGE] Génération 80 Expérience





Chouchou et moi sommes nés au début des années 70. Les années 80 sont donc celles de notre adolescence: une période riche en souvenirs et en références culturelles de tout poil. Aussi ne pouvions-nous pas manquer d'aller voir l'exposition qui leur est actuellement consacrée à la gare de Liège Guillemins. Et comme, jusqu'à fin janvier, on peut avoir deux places pour le prix d'une en les achetant sur internet, nous avons voulu en profiter le week-end dernier avant mon retour en France pour les semaines à venir.