lundi 22 janvier 2018

La semaine en bref #3




Lundi:
Histoire de bien commencer la semaine, je réserve notre voyage à Paris de mi-mars (aller en Izy, retour en bus: plus long que le Thalys, mais à peine 32€ l'aller-retour par personne depuis Bruxelles), ainsi qu'une chambre dans un chouette hôtel à Aix-en-Provence pour mon escapade d'avril avec Isa.
 La Sofia, qui gère les droits issus du prêt en bibliothèque, envoie un courrier postal à tous les auteurs/traducteurs d'oeuvres collectives pour leur demander leur pourcentage sur ces dernières. Oui, parce qu'un mail, ça aurait été beaucoup trop rapide, sûr et économique. Là, le timbre de retour va me coûter plus cher que ce que je vais toucher sur des bouquins qui ne doivent plus se vendre depuis des lustres.
 Je voudrais bien tester la salle métro de The Game à Paris en mars, mais elle est déjà complète le week-end, et le vendredi avant 16h, tous mes amis bossent. Je suis frustration.
 Comment ça, minuit et demie, c'est pas une heure pour réorganiser mes placards de cuisine?

Mardi:
 Voyant mon porte-monnaie Totoro, la dame du resto de sushis m'offre un stylo assorti. "On les avait fait fabriquer pour les fêtes, et on a été tellement débordés qu'on a oublié de les donner." Pas de problème, celui-là ira dans une bonne maison.
 La newsletter mensuelle de l'aéroport de Zaventem m'informe qu'à partir de fin mars, Cathay Pacific assurera 4 vols directs par semaine vers Hong-Kong. Voilà qui va rendre notre voyage de l'automne bien plus agréable!
 Le résultat du bilan médical de Trump est tombé: sa tension est meilleure que la mienne, et il a un peu plus de cholestérol mais moins de poids à perdre que moi. Donc, inutile d'espérer qu'un AVC nous en débarrasse. Caramba, encore raté.

Mercredi:
 Très mauvaise nuit passée à me tourner et me retourner dans mon lit, incapable de trouver le sommeil à cause des violentes rafales de vent (le département est en alerte orange).
 La double bonne nouvelle de la semaine, c'est que non seulement ma tension oculaire se maintient à un niveau acceptable, mais je n'ai même pas besoin de changer mes verres de près cette année.
 Pour fêter ça, je m'offre un lunch tardif au resto gastronomique de Monpatelin. Amuse-bouche maison, dos de cabillaud aux chanterelles avec sa crème de châtaignes, brownie aux framboises, et un verre de bon Sancerre, le tout pour 31€. Parfois, la province, ça a du bon!

Jeudi:
 Je me penche enfin sur la lecture du numéro 3 d'Open Mind que j'ai eu tant de mal à me procurer. Je ne suis pas déçue: entre la conscience intuitive extraneuronale, le tarot comme guide de vie, la mémoire de l'eau et l'ornithomancie (la divination par les oiseaux) (si, si), c'est pas un esprit ouvert qu'il me faudrait, c'est un moulin.
 Pendant ce temps, Marianne titre tranquillement: "Accusés, planqués, gênés, muets... Libérons la parole des hommes". J'hésite entre un énorme fou-rire nerveux et une décharge de chevrotine. Sur mon mur Facebook, le consensus est à la chevrotine.

Vendredi:
 Levée avant 7h, matinée la tête dans le guidon, journée de boulot terminé avant midi. Si seulement j'arrivais à faire ça tous les jours!
 Arrivée du manteau Collectif acheté en soldes et en taille 12. Ouf: il me va parfaitement bien, à l'exception des manches trop longues comme d'habitude (mais ma retoucheuse m'arrangera ça). Et la bonne surprise, c'est qu'il est plus épais et sera plus chaud que je ne le pensais. Un bon achat, donc!
 J'entame une cure de Milical en remplaçant mon déjeuner par un de leurs shakes au chocolat préparé avec du lait demi-écrémé. C'est pas mauvais du tout et ça a toujours bien marché pour moi quand je voulais perdre quelques kilos. En plus, ça évite à la flemmasse que je suis de préparer un vrai repas.
 5 librairies dans l'après-midi, 5 bouquins achetés (dont deux guides de voyage à Hong-Kong). Je tiens une bonne moyenne.
 La pâte de la pizza napolitaine chez La pizza è bella est nettement moins aérienne et délicieuse que celle de chez Marco. Dommage, car il y a un grand choix de garnitures toutes plus alléchantes les unes que les autres.

Samedi:
 Hier je me suis écroulée à 22h30, ce matin j'émerge à 9h passées. Voilà comment mon corps se venge quand je le force à sortir du lit à une heure indue.
 On a revendu deux gros sacs de bouquins (pour une fois, c'était Chouchou qui en avait le plus!) et quelques figurines qui encombraient les étagères, histoire de récupérer des sous et surtout de la place.
 Une lectrice m'a appris qu'une copine auteure m'avait mentionnée dans les remerciements de son dernier bouquin, pour "mon blog et mes messages positifs qui l'aidaient à tenir le coup et à garder espoir". Là, pour le coup, je me suis sentie vraiment utile - et flattée, bien entendu. 
 On est passés chez Filigranes prendre un verre avec Laurie qui accompagnait son boss du moment en dédicace. Ca m'a amusée de découvrir qu'elle avait rencontré une de mes copines éditrices mardi soir - le monde est tout petit!
 L'échange d'oreiller m'a rapporté un remboursement de 9€ en liquide conquis de haute lutte (le vendeur voulait me faire un avoir, mais je n'ai pas l'intention de changer notre lit prochainement),  et aussitôt réinvesti dans une botte de tulipes rouge vif.

Dimanche:
 Petit fond de migraine; je me contente de faire du rangement, de préparer de la brioche perdue aux framboises pour le goûter, de poursuivre la lecture du pavé attaqué avant-hier avec un thé Neige Blanche de Lupicia et d'organiser notre prochain day trip belge (expo + escape game + cocktail bar: les basiques).

dimanche 21 janvier 2018

Où l'achat de nouveaux oreillers met mon féminisme à rude épreuve




En ce début d'année 2018, j'avais décidé de changer nos oreillers: d'abord, je les trouvais dégoûtants après plus de dix ans d'utilisation; ensuite, plusieurs des apparts Air B'n'B où nous avons séjourné possédaient une super literie qui m'avait fait fantasmer à mort: des draps en lin fin à Edimbourg (depuis, j'en ai acheté pour Monpatelin), des couettes individuelles divines à Oslo, et des oreillers de compète à Galway. Samedi matin, avant d'aller nous ravitailler au Delhaize Flagey, nous sommes donc passés à l'Univers du Sommeil avenue Louise. 

vendredi 19 janvier 2018

Les conversations absurdes #23


Nous sortons d'un resto italien où Chouchou a bu un demi-doigt de limoncello et nous plantons à l'arrêt de bus le plus proche. Comme il fait froid, je remonte le col de mon manteau pour y enfouir le bas de mon visage. 
CHOUCHOU: Tu ressembles à un baron Harkonnen.
MOI (vexée): Hein? Mais n'importe quoi! Une Bene Gesserit, à la limite, mais un baron Harkonnen! D'où tu sors ça?
CHOUCHOU (bredouillant): Un méta-baron. En fait, je voulais dire que tu ressembles à un méta-baron. 
MOI (sèchement): Tu es ivre, Sue Ellen. 

mardi 16 janvier 2018

"Be kind and be useful"




La semaine dernière, alors que je parcourais le bel album photo consacré à la présidence de Barack Obama, je suis tombée sur ce conseil de vie qu'il avait donné à sa fille aînée Malia: "Be kind and be useful". Autrement dit: "Sois bienveillante et rends-toi utile". En effet, je crois que c'est le mieux qu'on puisse demander à un être humain, le mieux à quoi chacun de nous puisse aspirer. Et si je fais mon propre bilan à l'aune de ces critères... Honnêtement, ce n'est pas brillant. 

J'ai toujours pensé que la vie n'avait pas de sens particulier, qu'on ne naissait pas pour accomplir quelque destin que ce soit et qu'on n'avait pas à justifier sa présence sur Terre. Personnellement, j'ai choisi de vivre pour moi-même, de ne pas avoir d'enfants et de ne me créer qu'un minimum de responsabilités afin de profiter au maximum des choses que j'aime: voyager, écrire, sortir. Etre aussi libre que possible dans les paramètres de notre société moderne. Faire le moins de mal possible autour de moi, que ce soit à la planète ou aux gens. Ce qui n'est pas tout à fait la même chose que chercher à faire activement du bien. Et pendant très longtemps, ça m'a suffi. 

Oh, j'ai bien fait du bénévolat auprès des personnes âgées isolées quand j'étais plus jeune, mais assez vite, la patience et la tolérance m'ont manqué. Depuis, j'étouffe tous mes élans solidaires en me remémorant que je n'aime pas les gens - que j'aime l'idée de les aider dans l'absolu mais ne supporte ni leur présence physique, ni le fait de devoir interagir avec eux. Je ne suis même pas capable d'aller manifester parce que l'idée de me retrouver prise au milieu d'une foule m'oppresse atrocement. Du coup, je fais la seule chose qui ne me coûte guère: je donne des sous. Je m'achète, au sens littéral du terme, un peu de tranquillité de conscience. Oui, je sais, je pourrais aussi ne rien faire du tout. Mais j'ai de plus en plus honte de ne pas faire davantage alors que notre époque l'exige tant. 

Le problème, c'est que je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus sans que ce soit pour moi une contrainte à laquelle je chercherais tous les prétextes du monde pour me soustraire. Je n'ai pas élevé les grands esprits de demain. Je n'ai pas écrit de brûlot féministe ni de manifeste écologiste propre à éveiller les consciences. Je n'ai pas créé d'entreprise solidaire ou inventé de truc qui facilite le quotidien. Je ne travaille ni dans l'éducation ni dans la santé; je ne produis aucun bien de première nécessité. Je ne fais pas de politique dans l'intention sincère d'améliorer le sort des classes populaire et moyenne. Je ne suis même pas foutue de devenir coach pour transmettre ce que j'ai appris - je le partage sur ce blog, mais même s'il paraît que ça aide parfois certain(e)s d'entre vous, il ne s'agit jamais que d'un effet secondaire accidentel.

Alors, je cherche en quoi une quasi-quinquagénaire asociale et qui fuit les responsabilités comme la peste peut bien contribuer de façon positive à la société. Parce que j'ai trop conscience de ma chance pour ne pas ressentir de plus en plus le besoin de "rendre" quelque chose. Si je trouve quoi et comment, je vous fais signe.

(Quant à la bienveillance, je dois toujours écrire un billet dessus, poussez pas, ça arrive.)

dimanche 14 janvier 2018

La semaine en bref #2




Lundi:
Tombée du lit à 7h20, à 10h45, j'avais fini mon quota de pages de la journée. Si ça pouvait être comme ça tous les jours!
 Du coup, j'ai pris le temps d'un lunch-lecture au Taihon. La cuisine a beaucoup baissé depuis qu'ils ont "rationnalisé" leur carte, mais ça reste acceptable, et c'est l'un des rares restos du quartier ouvert le lundi. 
 En lisant le premier tome d'"Ekhö", je me suis souvenue pourquoi j'avais laissé tomber les bédés de fantasy il y a longtemps déjà: parce que dans la plupart d'entre elles, les héroïnes ressemblent au rêve humide d'un ado boutonneux, et les femmes sont traitées comme des morceaux de viande.